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Histoire de la bonne zique !

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51 Re: Histoire de la bonne zique ! le Sam 10 Jan - 20:35

pilou


jamais content
Merci Alphie ;-)

Un vrai monument, album fondateur s'il en est, coup de génie total pour une première oeuvre...
Quelles mélodies !
Intemporel et immortel. Du très grand art.

Et quelle pochette !!!!



De gauche à droite: Robert Fripp, Ian McDonald, Michael Giles & Greg Lake (1969).

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52 Re: Histoire de la bonne zique ! le Sam 10 Jan - 22:31

alphie712


Black Sabbath Talent Aiguille


THE STOOGES FUN HOUSE (1970)


"Le meilleur album de tous les temps" Jack White

Si je devais expliquer à un extraterrestre ce qu'est le rock, je lui ferais écouter Fun House...
Album halluciné, d'une violence et d'une sauvagerie inouïes, qui ferait passer le plus hard des groupes metal pour des membres d'une chorale paroissiale...
Curieusement, je n'ai découvert ce disque (et le suivant du même acabit "Raw Power") que des années après leur sortie. Sans doute, ne passaient-ils pas à la radio ( trop violents, trop bordéliques...).
Cultissime !!!

Wikipedia :

Fun House est le deuxième album des Stooges, produit par : Don Gallucci. Il a été édité pour la première fois le 18 août 1970. Un single en fut extrait : Down On The Street. La réédition de 2005 contient des prises alternatives et les versions singles des chansons de l'album. Philippe Manoeuvre, le célèbre rédacteur en chef de Rock & Folk, le considère comme le meilleur album rock de tous les temps.



Tracklist


Tous les titres ont été écrits par The Stooges.

Face A



  1. Down On The Street - 3:43
  2. Loose - 3:34
  3. T.V. Eye - 4:17
  4. Dirt - 7:03


Face B



  1. 1970 - 5:15
  2. Fun House - 7:47
  3. L.A. Blues - 4:57


Musiciens



  • Iggy Pop - chant
  • Dave Alexander - basse
  • Ron Asheton - guitare
  • Scott Asheton - batterie
  • Steve MacKay - saxophone

Chronique sur Nightfall.fr:





Un an après le premier, voici le second album des Stooges, dernier L.P. du groupe pour le label Elektra qui ne sera pas satisfait du style
invendable du groupe. Sous une pochette iconographiant leur musique,dans un rouge entre flammes et sang, et avec un titre en parfaiteosmose avec son contenu, Fun House fait entrer les quatre enfants terribles de Ann Arbor dans la légende. Imaginez-vous la banlieue de
Detroit, des immeubles, des usines, des cartiers résidentiels
décrépits. La grande cité dans tout ce qu’elle a de plus désespérant.
Au milieu des pavillons tous bâtis sur les même plans trône une maison
plus branlante que toutes les autres. Son jardin n’est sans doute pas
entretenu, quelques ordures y traînent très certainement, délaissées
par les éboueurs. Vous avez devant vous la Fun House, le quartier
général des Stooges. Dedans, l’atmosphère est enfumée, les veines
aspirent goulûment les drogues qu’on leur offre, et Iggy Pop imagine le
matériel de son premier chef d’œuvre.

Oubliez la production pataude de John Cale, l’ex-Kingsmen Don Gallucci
qui officie ici a su capter l’essence des Stooges comme personne
d’autre (et certainement mieux que David Bowie trois ans plus tard).
Enregistré en une semaine, consacrant chaque journée à un nouveau
morceau, Fun House sonne stoogien : live, brut, violent, fou. Le mur
sonore est un énorme monolithe d’acier écrasant de tout son poids le
silence ambiant. Album le plus assourdissant de l’époque, Fun House est
sans comparaison, superlatif, et indescriptible.
Sa seule pochette en
serait en fait la meilleure critique, la meilleure image. On se répète
souvent ces dernières années l’anecdote de Jack White, l’âme des White
Stripes qui a redonné à Detroit ses lettres de noblesse rock,
découvrant ce terrible L.P. dans une poubelle derrière chez lui, et se
laissant envoûter par les Stooges. Cette anecdote, dont l’authenticité
ne présente aucune espèce d’intérêt, révèle tout du statut de Fun House
dans le paysage rock. C’est un épicentre, un briseur de vies. Cet ado
ou un autre, tous ceux qui comme lui sont tombés dans la marmite quand
ils étaient petits en ont été changés. Combien de jeunes groupes de
rock ont-ils appris à jouer sur ce disque ? Combien d’âmes déçues se
sont elles réconfortées en faisant tourner ces sillons sur leur platine
?

Avec le temps, la vieille masure décrépie fut donc classée monument
historique par les parangons du rock. Ce foutoir est devenu un mythe.
Mais bien sûr, parce qu’il s’agit de rock, que la musique parle au
corps et déconnecte l’esprit, parce que l’entrée de ce monument est
ouverte à tous, Fun House a échappé à la mort et à la poussière des
musées. Les flammes de sa pochette ne se sont jamais éteintes. Le sang
a continué de couler, et la drogue avec lui.

Bien meilleurs musiciens qu’à leurs débuts, arpentage de scènes et
répétitions forcenées aidant, les Stooges sont capables de choses
beaucoup plus grandes. Ce son qu’ils ont trouvé, maîtrisé et adopté
comme leur propriété exclusive, ils vont maintenant découvrir comment
l’exploiter à sa pleine puissance. Ils sont en quelques sortes
débarrassés de toutes attaches, débridés. Il n’y a que comme ça qu’un
Iggy Pop puisse gueuler son « I feel alright » à pleins poumons sur
1970, par dessus une ligne de basse en forme de grand huit. Du magma
sonore s’échappent deux instruments qui rendent Fun House unique :
cette basse, mixée en avant et guidant toutes les cavalcades du groupe,
et le saxophone de Steve McKay réintroduisant dans le rock des Stooges
leur goût premier pour l’expérimentation. Dans la vision d’Iggy Pop,
c’est la curiosité à toutes les formes musicales qui apparaît ici. La
basse, c’est celle du funk et de la soul, ce rythme légendaire issu du
vaudou qui rend les musiques noires si vigoureuses. Le saxophone ténor
est noir, lui aussi, il nous vient de Coltrane. Free, libre, son timbre
de cuivre apporte une texture sonore originale à la seconde face, les
morceaux Fun House et 1970.


Dans les cris, dans le bruit, les Stooges vont aller jusqu’à
l’extrémisme. Plus de We Will Fall branlant, mais leur propre
équivalent du bruit aberrant et déshumanisé de Sister Ray : L.A. Blues.
Cinq minutes mixées à partir d’un jam quatre fois plus long. Un magma
de folie pure mêlant les hurlements d’Iggy à ceux des quatre
instruments. Tout se mélange pour former le son de la folie. Quand
toutes les couleurs sont assemblées, le résultat est le noir. Quand
tous les sons sont assemblés, c’est le bruit blanc qui déchire les
enceintes. Après sa pochette et son titre, c’est cette profession de
foi extrême qui forme le troisième élément descriptif de Fun House.
Equivalent sonore des mutilations d’Iggy sur scène, L.A. Blues fait
écho au Velvet Underground et annonce Metal Machine Music de Lou Reed.
A une plus faible échelle, il fait exploser les limites du rock.

Ce point de chute étant atteint, on peut en revenir à des structures
plus pertinentes, ne conservant que la folie nécessaire au génie et à
l’inspiration. La violence reste au centre de tout. T.V. Eye impose le
riff le plus lourd et tranchant qui soit. Répété, répété, et même
repris après un blanc assourdissant en fin de pont. Cris de macaque
d’Iggy par dessus ça, psychopathe échappé de la jungle urbaine. La
transe vaudou évoquée plus haut devrait ici quitter les musiciens pour
s’emparer de leurs auditeurs. Communion via la musique, violence
exacerbant les personnalités.

Down On The Street et Loose n’en font pas moins. Iggy hurle et éructe
beaucoup, avant de se décider à chanter. Et les Stooges travaillent au
plus pur des rocks. Equation parfaite de la section rythmique et de la
guitare du riffmeister, celle qui va expliquer à ceux qui n’ont pas
compris qu’il est temps d’abandonner tout espoir de consensualité
sociale et de commencer, enfin, à sauter partout. « Loose » (à hurler
avec autant de « o » que nécessaire), libérez vous, relâchez vous,
laissez vous aller. Les tambours martelés par Scott Asheton donnent le
rythme, le tempo que le corps humain ne peut pas refréner. Tout cela
fini dans le sexe, bien évidemment, comme toujours. Et Iggy de hurler «
I stick it deep inside » ou de raconter l’histoire de cette nana qui a
« l’œil T.V. » pour lui. Autant de déclinaisons parfaites de I Wanna Be
Your Dog, en attendant Penetration.

Plus loin, la transe prend une autre forme. Sombre, malsaine.
Réellement effrayante. Dirt. La basse fait trembler les murs de la Fun
House qui menace de s’écrouler. Lente, sourde, elle martèle nos tympans
sept minutes durant, jusqu’à l’épuisement. Iggy narre les méandres de
son âme, salle et déchirée. Brûlant de l’intérieur, très exactement
comme il est représenté sur la pochette. C’est une icône du rock, un
sain à sa manière. Ce monde de souffrance et de désillusion est
transpercé de part en part par le gémissement ardent de la guitare, des
cordes tordues jusqu’à extinction de l’ampli lui même. Chaque cri
d’Iggy dans l’album nous amène vers un de ces solo de Ron Asheton qui
tresse des formes dans les airs alors que son frère Scott et Dave
Alexander restent pied à la grosse caisse, lourdement accrochés au
plancher des vaches.

Toujours cette basse, toujours ces cris, une batterie martelée, la
guitare égrillarde, puis le saxo qui vient compléter Fun House comme
une épice exotique. Ce morceau final d’avant le L.A. Blues est le plus
jazz et donc le plus débridé. Il s’échappe tel un jam du MC5 période
Kick Out The Jams, et forme le pendant vif et sauvage, sans retenue, de
la transe de Dirt. Ces deux morceaux sont l’emblème de ce que les
Stooges ont fait sur leur second album et qui ne sera plus jamais
reproduit. Plus « classique », 1970 envoie le riff à cent à l’heure et
envoie les Stooges en orbite, géniaux, laissant le saxo le soin d’une
envolée lyrique pour un solo vraiment rock.

Utilisation parfaite de chacun des éléments du son unique que les
Stooges ont trouvé, Fun House est la drogue des âmes les plus violentes
du rock, un exutoire parfait à l’agressivité qui embrouille l’esprit.
La maison insalubre, passée au karsher, s’écroule dans un sursaut
salvateur pour le rock tout entier.
A partir de ça, les 70’s vont
peut-être pouvoir faire quelque chose de bon, loin du hard-rock et du
prog qui n’ébranlent même pas des stades trop grands pour eux. Mais
tout ça, bien sur, est plus facile à dire aujourd’hui qu’en 1970.
Lassés de ce qu’ils considéraient comme les pitreries d’un trublion
sans intérêt, Elektra a lâché l’affaire. La drogue n’aidant pas les
choses, Iggy Pop est tombé bien bas, Dave Alexander est mort…
Heureusement il y aura Bowie, pour Raw Power, la remise en cause de
tout ce qu’a apporté Fun House. Déjà !

xsilence.net
:


La pierre angulaire, le classique, l'Himalaya rock... Chaque groupe se
formant après cette année 1970 l'a fait ou devrait le faire pour se
mesurer à ce gargantuesque album. Et ceux déjà en activité n'ont que
leurs yeux pour pleurer.
D'une violence sexuelle inouïe, ce Fun House,
enregistré en prise directe pour que l'ensemble sonne dynamique (on
croit rêver en entendant le résultat...), est l'album rock terminal où
les pulsions adolescentes, la violence urbaine et l'ennui se
télescopent pour donner naissance à une musique en fusion, une transe
rock tribale.

Sept morceaux et pourtant on a l'impression que le groupe ne s'arrête
jamais, que le carnaval métallique ne ferme jamais ces portes. Tout
commence par la paire rageuse "Down On The Street" et "Loose", deux
rock à haute énergie où la dynamique du groupe fait chaud aux tripes.
La tension ne descend pas avec le bestial "TV Eye" et son rythme
impressionnant. Les Stooges décident à ce moment là de ralentir le
tempo pour un "Dirt" d'anthologie, un blues cramé totalement novateur
où la cohésion du gang laisse l'auditeur pantois. Sous l'impulsion d'un
Iguane totalement survolté, le groupe remet le bleu de chauffe pour de
titres possédés aux limites du free jazz. Le disque se termine sur LA
Blues, grand chaos sonique.
Depuis, personne ne s'en est remis et surtout pas le groupe qui explosa après sa sortie. Mais comment s'en remettre?


Gutsofdarkness.com :


Du métal lourd en train de fondre, Iggy qui se répand en imprécations
sardoniques, des compositions primaires et brutales dont les structures
explosent et se liquéfient en improvisations incandescentes, avec le
fuzz envahissant de Ron Asheton, le marteau-piqueur de Scott, l'apport
du saxophoniste Steven McKay, qui part en roue libre et s'impose
immédiatement comme vrai un membre du groupe... Ce disque est le plus
emblématique des Stooges. Et c'est aussi leur meilleur, un manifeste
rouge de colère et noir de haine. Maison du plaisir ou maison des fous,
antre du jouir et de la souffrance d'où sortent des hurlements
tonitruants captés en live avec prise de son directe. Nous sommes en
1970 et jamais le rock ne s'était autant fait violence. Tout ce que la
musique populaire compte de plus rageur, sombre et brutal vient de là
(je laisse à chacun de le soin de trouver ses références). La force du
premier opus est pour ainsi dire décuplée. Cela se ressent dès les deux
premiers titres : son plus profond, rythmique plombée... de ce
heavy-blues primaire émane déjà l'intoxication du souffre, la brûlante
noirceur du basalte. Et puis le volcan se répand plus violemment encore
en épaisses couches de lave : dans "T.V. eye", Iggy est véritablement
en transe, aidé en cela par le riff oppressant et répétitif de Ron...
un damné ; et la possession démoniaque se pousuit sur le génialissime
"Dirt", vipère musicale rampante et venimeuse ; "1970" donne une suite
à "1969" puissance 10 ; "Fun house" n'est ni plus ni moins qu'une jam
session de free rock enragée ; et puis tout s'achève sur un "L.A.
blues" qui voit le groupe se répandre en giclées bruitistes
foudroyantes juste avant l'épuisement définitif. Un des grands moments
de l'histoire du rock.





écoute sur deezer :

http://www.deezer.com/#music/result/all/stooges%20fun%20house


PS A écouter à plein volume, au casque ! Laughing

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53 Re: Histoire de la bonne zique ! le Sam 10 Jan - 23:32

pilou


jamais content
Halluciné, sauvage, c'est exactement ça...
Je dirais même primal, démoniaque, orgiaque et foutrement bon!
Perso je suis très longtemps totalement passé à côté des Stooges, tout en étant assez fasciné par le personnage de l'iguane et ses frasques...
D'ailleurs, chaque fois que je vois Iggy, je me demande par quel miracle ce mec est toujours en vie, avec tout ce qu'il s'est infligé depuis un chtit demi siècle...
Meilleur album de rock de tous les temps, je ne sais pas.
Ce qui est certain, c'est qu'il est essentiel à connaitre, ne serait-ce parce qu'il explique à lui seul les influences de centaines de groupes depuis...

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54 Re: Histoire de la bonne zique ! le Sam 10 Jan - 23:48

alphie712


Black Sabbath Talent Aiguille
Back in Black : très grand album, superbement produit ( mieux que Highway to Hell qui pourrait le concurrencer comme meilleur album du groupe )
Je me rappelle que jadis Berny disait qu'il avait un peu de mal avec AC/DC... (tout le monde peut changer d'avis lol )

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55 Re: Histoire de la bonne zique ! le Dim 11 Jan - 9:57

pilou


jamais content
Après ces deux grands moments de folie et de déchainements de riffs assassins, calmons nous un peu.... ;-)

Bob Dylan - Highway 61 revisited - 1965



Pas facile de choisir parmi les meilleurs albums de Dylan lequel mettre au top. Il y en a plusieurs en réalité.
Aujourd'hui, j'ai choisi celui là pour deux raisons: 61 est mon année de naissance, et surtout cet album contient la mythique song "Like a rolling stone" (laquelle est n°1 des 500 plus grandes chansons de tous les temps selon le mag Rolling Stone, excusez du peu !)

From Wiki
Présentation de l’album
Highway 61 Revisited est le sixième album réalisé par Dylan. Il comprend neuf chansons originales, y compris le hit Like a Rolling Stone.

Highway 61 est le nom d’une autoroute qui va de La Nouvelle-Orléans à la frontière avec le Canada, en passant par Duluth, la ville natale de Bob Dylan. Selon certains, elle représentait pour Dylan le symbole de la liberté, de l’indépendance et une chance de s’échapper de la vie qu’il ne voulait plus à « Hibbing ».

Alors que Like A Rolling Stone a été composé à la mi-juin 1965, le reste de l’album a été enregistré plus tard avec un autre producteur, Bob Johnston, en quatre jours et peu de temps avant son passage tumultueux au Festival de folk de Newport. La chanson Positively 4th Street, qui avait été enregistrée au même moment, n’a pas été incluse dans cet album.

L’album a été classé #3 au Billboard et Like a Rolling Stone a été #2 au classement des chansons aux États-Unis.

Composition et enregistrement
Avant de commencer l’enregistrement, Dylan a fait une tournée rapide en Angleterre en mai 1965 (c’est l’objet du film de Don A. Pennebaker Don't Look Back). Son album précédent, Bringing It All Back Home a eu un bon succès commercial, montrant que la version « électrique » du folk à la Dylan avait un public.

Dylan était aussi occupé à écrire un livre, Tarantula, qui ne sera publié que bien plus tard, en 1971, mais dans sa prose il y avait un passage qui allait devenir la base de son tube Like a Rolling Stone.

Pour l’accompagner sur cet album, Dylan a recruté Michael Bloomfield qui avait son propre groupe à l’époque et qui avait joué avec Dylan en 1963. Le producteur, Tom Wilson, a invité Al Kooper à se joindre au groupe, mais comme Bloomfield était un meilleur guitariste, Al Kooper allait faire banquette jusqu’à ce que ce dernier eut l’idée de prétendre qu’il jouait de l’orgue (ce qui était faux). Comme il fallait un organiste pour Like A Rolling Stone, Al Kooper fut mis à contribution et joua le célèbre morceau, avec le son de l’orgue bien en évidence, à la demande de Dylan et contre l'avis de Tom Wilson.

L’enregistrement a été un moment interrompu pour permettre à Dylan, avec Bloomfield et Kooper, de faire un passage très controversé au festival de folk de Newport. Il est ensuite repris avec un nouveau producteur, Bob Johnston. Tous les titres autres que Like a Rolling Stone ont alors été enregistrés, un morceau (Can You Please Crawl Out Your Window?) a été abandonné, il sera re-enregistré plus tard. Seul l’enregistrement de Desolation Row posait problème, car Dylan n’était pas satisfait de la qualité de l'enregistrement. Finalement, deux prises seront combinées pour l’album, et avec l’aide de Charlie McCoy la dernière chanson de l'album est finie le 4 août 1965 (le bassiste, Russ Savakus, ne termine pas les enregistrements, il est remplacé par Harvey Brooks).


Titres de l’album
Face 1
Like a Rolling Stone
Tombstone Blues
It Takes a Lot to Laugh, It Takes a Train To Cry
From a Buick 6
Ballad of a Thin Man

Face 2
Queen Jane Approximately
Highway 61 Revisited
Just Like Tom Thumb's Blues
Desolation Row

Les chansons
Like A Rolling Stone est sans doute une des chansons rock les plus connues, elle parle d’une personne qui a connu une vie aisée et qui connaît ensuite une période difficile. Elle est d’une durée inhabituelle pour l’époque (6:13), Dylan provoqua une petite révolution en ayant un hit avec cette chanson.

Desolation Row est la chanson la plus ambitieuse et sera pendant longtemps sa plus longue (11:22).

Bio express de Bob Dylan (fm Wiki)

Depuis ses débuts dans les années 1960, Dylan a, par ses textes et par sa recherche de voies nouvelles (à l’encontre de son public parfois), sensiblement marqué la culture musicale contemporaine : en témoignent les nombreux artistes qui se réclament de son influence (David Bowie, Jeff Buckley, Tom Waits, Elvis Costello, etc.), ou le vaste répertoire des chansons qu'il a composées, dans lequel puisent des musiciens de tous les horizons et de toutes les générations (Elvis Presley, The Beatles, Neil Young, U2, P.J. Harvey, The White Stripes, Syd Barrett, Guns N' Roses, Jimi Hendrix etc.).

Les références dont s’inspire Bob Dylan pour faire évoluer son art sont non seulement à chercher du côté de musiciens américains légendaires, tels Hank Williams, Woody Guthrie et Robert Johnson, mais aussi chez des écrivains de la Beat generation, comme Jack Kerouac ou Allen Ginsberg. Il apprécie également Arthur Rimbaud, à qui il sera souvent comparé, et s’intéresse à des dramaturges, tel Bertolt Brecht.

Au XXIe siècle, près de 50 ans après la parution de son premier album, Dylan parcourt le monde de concert en concert et continue de composer.

Complexe, en constante évolution (il réinvente régulièrement chacun de ses standards dans différents registres, allant du rock agressif au jazz en passant par les ballades), proche des aspirations sociales et culturelles des époques qu’elle a traversées, l’œuvre de Dylan a, peut-être plus que toute autre, fait évoluer le rôle de la musique populaire en Occident. Depuis 1997, Bob Dylan est régulièrement mis en nomination pour l’obtention du Prix Nobel de littérature. Par ailleurs, les textes de ses chansons, qui se situent entre poésie surréaliste et musique traditionnelle américaine, sont étudiés dans les universités américaines. Son dernier album studio, Modern Times, paru fin août 2006, est entré directement n°1 dans les charts aux États-Unis, faisant de lui l'unique chanteur au monde âgé de 66 ans encore en vie, N°1 au hit parade



From Destination rock:
Dylan, après le succès de Subterranean Homesick Blues puis de Bringing It All Back Home, était prêt à continuer sur sa lancée. La consécration était toute proche, il lui fallait donner un coup de collier supplémentaire pour atteindre enfin la dimension qu’il méritait et la notoriété qu’il poursuivait depuis le début de sa carrière. C’est ainsi qu’il retourna en studio pour enregistrer son nouvel album, sous la houlette de Tom Wilson puis de Bob Johnston.

Highway 61 Revisited est un catalyseur, le résumé parfait d’une époque, d’une œuvre, d’un homme. Les titres sont d’un niveau jamais atteint auparavant dans la musique populaire anglo-saxonne, sauf par les Beatles, qui n’avaient cependant pas encore produit d’album pouvant rivaliser dans la durée avec ces fantasmes dylaniens. L’homme du Minnesota, entouré de musiciens talentueux, comme le virtuose Mike Bloomfield à la guitare ou encore le roublard Al Kooper à l’orgue livre enfin la formule parfaite de l’alchimie entre poésie beat, rock puis folk acoustique. Les orchestrations sont luxuriantes, servies par une production claire, distincte, précise. L’artiste n’hésite pas à lancer des cavalcades frénétiques, accompagné sans faillir par d’impeccables musiciens de studio. On peut citer dans ce cas le véhément Tombstone Blues, où Bloomfield démontre aux yeux du monde l’étendue de son talent ; mais aussi l’imposante chanson-titre, aux accents bibliques en même temps que parodiques, reprenant la veine de Bob Dylan 115th Dream sur l’album précédent, tout en la plaçant à une hauteur artistique défiant l’entendement.

C’est en écoutant ces chansons qu’on se rend compte d’une chose : ce disque est beaucoup plus bluesy que tout ce qu’à écrit Bob Dylan auparavant. Ce fait doit contribuer au charme irrésistible qui se dégage d’Highway 61 Revisited. Il s’agit certes de blues, mais d’un blues dylanien, avec des structures n’hésitant pas à s’éloigner des canons du genre. It Takes A Lot To Laugh en est l’exemple topique : une fusion de folk, de blues, avec une pointe de soul très bien venue. From A Buick 6 est également la preuve que Dylan excellait dans la composition de blues, en marquant ces morceaux de sa marque indélébile. L’orgue, les solos de guitare mais encore le piano s’intègrent avec bonheur aux compositions, formant l’un des disques les plus riches de toute l’œuvre de Bob Dylan. Les ballades ne sont pas oubliées : Queen Jane Approximately ou Just Like Tom Thumb’s Blues apportent une atmosphère nostalgique mais apaisée particulièrement appréciable. La voix de Dylan est à son summum : étranglée, nasillarde, fausse, mais inexplicablement charmeuse, accrocheuse, captivante. Les textes resteront dans l’histoire du rock comme demeurant parmi les plus audacieux, les plus virtuoses, ne pouvant être concurrencés que par certaines déclamations de Lou Reed ou de Jim Morrison.

C’est là qu’on en vient aux sommets de l’album. Car oui, malgré l’excellence désarmante de tous les titres de l’album, certains font montre d’une beauté époustouflante, éclipsant presque les autres. L’inévitable Like A Rolling Stone, poème virtuose de six minutes, est l’un de ceux-là. Malgré sa longueur, le titre sortit en single, parvenant à la seconde place des classements américains. Ballad Of A Thin Man, digne descendant de It’s Alright Ma, rempli de visions cryptiques de coulées sinistres de piano sur un rythme obsédant, montre une fois de plus le génie dylanien dans la création de climats nuancés. Reste enfin Desolation Row, une performance poétique à couper le souffle, adossée à un folk minimaliste durant plus de dix minutes, une distance jamais vue à l’époque. Chaque note de ces trois morceaux touche au sublime, chaque mélodie déborde de sincérité, chaque accord ruisselle d’authenticité. Ce sont ces titres qui justifient la réputation de Bob Dylan comme artiste complet, bien plus que ses premiers succès acoustiques. Ici, l’on est indéniablement en présence de rock, d’un rock certes singulier, particulier à son auteur, mais d’un rock indéniablement efficace, sans sacrifier à l’autel de l’asepsie commerciale.

Pour conclure, Highway 61 Revisited est un disque superbe, sublime, étonnant. Chaque morceau vaut le détour, certains resteront comme parmi les meilleures réalisations de Dylan. L’auteur est à son sommet poétique, musical, artistique. On peut classer ce disque dans les meilleurs albums des années 1960. Il peut rivaliser sans peine avec les réalisations des Beatles ou des Rolling Stones. Bob Dylan, envahi, voire dominé par un irrépressible génie, donna naissance en 1966 à Blonde On Blonde, égal en inspiration à cet album.

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56 Re: Histoire de la bonne zique ! le Lun 12 Jan - 11:35

bro'Zach


OncleZ'fan
OncleZ'fan
Merci pour la chronique sur "In The Court of The Crimson King" Alphie Very Happy

Lorsque DestinationRock cause de mystère sur cette fameuse maîtrise des contrastes, je pense à l'écriture classique où la rupture est maître. N'est-il pas ?
Dans d'autres groupes dits progressifs, tel que Genesis (une petite chronique, Pilou ?), c'est aussi un régal Cool

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57 Re: Histoire de la bonne zique ! le Lun 12 Jan - 21:19

pilou


jamais content
OK Tony ça viendra ;-)
Mais en matière d'incontournables, et de musique dite progressive (que de mon temps on nommait plus simplement et de manière plus évocatrice "planante"), vous allez avoir droit à un monument du genre:

PINK FLOYD "Dark side of the Moon" - 1973



Sans être un fan absolu du Floyd, ce groupe m'a toujours inspiré un grand respect. D'abord c'est un vrai groupe de rock, avec ses légendes et histoires de rock stars: la folie de Syd Barett, la rivalité entre David Gilmour et Roger Waters, l'inspiration torturée d'un Waters qui nous pondra une oeuvre telle que "the Wall", les concerts démesurés de tournées gigantesques... et quelques vraies pépites au sein d'une très longue discographie. Rien que ça !
Je ne saurai jamais si je préfère "Dark side" ou "Wish you were here", ou encore "The wall". Chacun a son atmosphère et ses incontournables tubes énormissimes...
Les historiens du rock citent volontiers d'abord "Dark Side".... alors direction The Moon :-)

From Wiki:
The Dark Side of the Moon est le huitième album du groupe de rock progressif britannique Pink Floyd. Sorti en 1973, il est souvent considéré comme leur disque le plus abouti. Il aborde des thèmes universels, comme le travail (Breathe), l'argent (Money), la vieillesse (Time), la guerre (Us and Them), la folie (Brain Damage) et la mort (The Great Gig in the Sky).

Resté dans le Billboard 200 américain pendant la période record de 741 semaines, dont 591 consécutives, le disque représente, jusqu'à aujourd'hui, l'une des meilleures ventes d'albums de tous les temps. En tout, il s'est en effet vendu plus de trente millions d'exemplaires. Il s'agit du troisième album le plus vendu dans l'histoire de la musique.

Le titre Money, qui a propulsé Pink Floyd en tête des ventes pour la première fois, est, avec All You Need Is Love des Beatles, le seul titre dont la signature rythmique est 7/4 à avoir atteint la tête du classement des meilleures ventes. Le solo de David Gilmour en 4/4 ramène le groupe vers la mesure rythmique typique du rock.

The Great Gig in the Sky est une improvisation de Clare Torry à qui le groupe avait donné comme seules indications avant d'enregistrer : « Pense à la mort, à l'horreur, et chante. » Elle a enregistré rapidement et a présenté ses excuses en sortant car elle pensait avoir mal chanté, alors que les quatre membres du groupe avaient tous trouvé la prestation fantastique.

Le titre Brain Damage est un hommage musical tourmenté, ce morceau est ponctué d'éclats de rire et de refrains majestueux évoquant l'univers tourmenté de Syd Barrett, ex-membre de Pink Floyd gagné par la folie et la paranoïa.

Enregistrement
L'album utilise des effets sonores très innovants pour la période à laquelle il a été réalisé (on ne disposait alors pas des nombreux effets numériques synchronisés actuellement courants dans les studios). On y trouve également divers bruitages, comme le bruit d'une personne courant autour d'un micro (On the Run) ou l'enregistrement de plusieurs horloges (Time). Cet enregistrement a nécessité l'utilisation de bandes enregistrées sans fin sur lesquelles était gravé le son de ces horloges. À l'époque, les ordinateurs ne permettaient pas le « copier-coller » d'aujourd'hui utilisé en studio ou chez soi, d'où les problèmes facilement imaginables de synchronisation des bruitages.

Lors de l'enregistrement de l'album, les membres de Pink Floyd disposèrent des cartes sur un pupitre à l'entrée des studios Abbey Road. Chaque personne qui travaillait dans le studio (notamment Paul McCartney et les Wings) devait retourner une carte et répondre à la question qui y était inscrite (il s'agissait de questions métaphysiques sur le sens de la vie, la mort, etc.). Le concierge des studios se vit proposer une question à propos de la Lune et y répondit tout simplement par « Il n'y a pas de face sombre de la Lune... en fait elle est complètement sombre. » (There is no dark side of the moon, really... matter of fact it's all dark). Impressionnés par cette réponse, les membres du groupe l'enregistrèrent à la toute fin de l'album.

Influence
Le titre de l'album a souvent été repris et parodié. En 1974 est sorti le seul album solo de Keith Moon, le batteur des Who, intitulé Two Sides of the Moon. Il ne connut pas un grand succès. Le groupe Ministry a lui aussi parodié le titre de cet album en intitulant un de ses disques Dark Side of the Spoon (1999). Le groupe Easy Star All-Stars a également repris le titre de l'album, l'arrangeant en Dub, et l'intitulant The Dub Side of the Moon. Le guitariste Jean-Pierre Danel dédia un titre à sa guitare de collection préférée en s'inspirant de l'ambiance et du nom de Pink Floyd et de cet album, pour son hit "The pink side of miss daisy". Evidemment, on n'oubliera pas le groupe belge Sttellla, qui signe en 1995 l'album intitulé The Dark Side of The Moule.
Plusieurs films ont pour titre (The) Dark Side of the Moon : le quatrième long métrage d'Erik Clausen, sorti en 1986, ou un film de science-fiction de 1990. Il est toutefois difficile de dire s'il s'agit de références directes à Pink Floyd, ou simplement à l'expression anglaise consacrée.

Plusieurs artistes ont créé des albums influencés par cette œuvre de Pink Floyd :
Eclipse de Eclipse (1976) ;
Mannah de Water on Mars (2004).
Le groupe de metal progressif Dream Theater a joué l'intégralité de l'album lors d'un concert.

Synchronisation
L'album est réputé pour offrir un certain nombre de coïncidences troublantes avec le film Le Magicien d'Oz lorsqu'on le regarde en même temps que l'on écoute l'album.
D'autres ont trouvé des cas de synchronicité entre cet album et l'opéra révolutionnaire chinois ou les films The Shining (de Stanley Kubrick) et Blade Runner (de Ridley Scott).

Titres
Speak to Me (Nick Mason) – 1:00
Breathe (David Gilmour, Roger Waters, Richard Wright) – 2:59
On The Run (David Gilmour, Roger Waters) – 3:35
Time/Breathe (reprise) (David Gilmour, Roger Waters, Richard Wright, Nick Mason) – 7:04
The Great Gig in the Sky (Richard Wright, Roger Waters, Clare Torry) – 4:48
Money (Roger Waters) – 6:24
Us and Them (Roger Waters, Richard Wright) – 7:49
Any Colour You Like (David Gilmour, Nick Mason, Richard Wright) – 3:26
Brain Damage (Roger Waters) – 3:50
Eclipse (Roger Waters) – 2:04



From destination rock:
Cet album, passé à la postérité comme la pièce maitresse de l'oeuvre du Floyd, nous rappelle que la musique moderne n'a pas toujours été là pour satisfaire uniquement aux désirs marchands de maisons de disques. Dans les années 70, commercialisation allait de pair avec inventivité et cette richesse créatrice fit de cette décennie l'age d'or de la Pop Music.
Prés de trente ans plus tard, Dark Side Of The Moon, album de légende d'un groupe de légende, porte encore en lui toutes les promesses d'une musique libérée de toute contingence et annonce, avec quelques années d'avance, les futurs courants musicaux qui jalonneront la création durant trois décennies. De la Techno par l'utilisation de samples au mouvement électro en passant par le Rock ou la Pop music, toutes les directions musicales friandes d'expérimentation, se revendiqueront à un moment ou un autre de cet album.
En neuf chansons d'anthologie, un Pink Floyd inspiré, enfin débarrassé du complexe Syd Barrett, nous livre ici une pièce de théâtre, introspective mais ludique, sur la diversité des comportements humains.
La sensation d'espace est omniprésente, tant le groupe sait jouer avec la plus grande habilité sur les silences autant que sur les mélodies passées à la postérité.
Chacun des personnages qui compose le Floyd trouve ici sa vraie place et, bien loin des rivalités Gilmour/Waters, le groupe nous montre une osmose inégalée depuis, dans le sens d'une créativité jamais prise en défaut. Et ça fonctionne!!! L'auditeur se laisse totalement submerger par la densité mélodique et se laisse emporter dans le voyage proposé.
Encore aujourd'hui, alors que cet album a bercé plusieurs générations de mélomanes, la magie opère toujours et on se surprend à regretter cette alchimie si parfaite qu'elle nous manque tant sur les derniers albums du Floyd...

Ils ont dit
« Pour moi, la différence majeure avec cet album c'est que nous l'avons joué sur scène avant de l'enregistrer. Bien sur on ne pourrai pas faire ça de nos jours, on serait trop piraté. Mais quand nous sommes entrés dans le studio, on connaissait déjà tout. Note jeu était très bon, avec un feeling naturel. Et c'était une sacré bonne pochette. La musique, le concept, la pochette, tout cela allait très bien ensemble. Pour moi c'était la première fois que nous avions de bonnes paroles. Les autres étaient satisfaisantes, ou faites à la va-vite ou tout simplement mauvaises. Sur Dark Side, Roger a décidé qu'il voulait que personne d'autre n'écrive les paroles. »
David Gilmour, Mojo Magazine, mai 1994



La chronique d'Inside Rock, c'est ici: http://www.inside-rock.fr/The-Dark-Side-of-The-Moon.html

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58 Re: Histoire de la bonne zique ! le Mar 13 Jan - 12:24

bro'Zach


OncleZ'fan
OncleZ'fan
Quel monument en effet ! Le temps n'a pas de prise sur ce genre d'oeuvre.

Un souvenir de mes vingt ans : nous dormions à la belle étoile au pied des Météores quand au milieu de la nuit une musique nous a happé. Pas sûr de nous au début, il nous a fallu près de cinq minutes pour nous convaincre que ce son était réel et venait de la plaine de Klamata (ou ailleurs, peu importe). Cette dimension extra-terrestre prenait toute sa valeur avec ce type de musique.

A chaque morceau peut être attaché une histoire, une génération, une vibration singulière. Avec Pink Floyd c'est souvent du lourd... ou du pas du tout, pour certains.

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59 Re: Histoire de la bonne zique ! le Mar 13 Jan - 19:41

berny


Taulier de la Taulière, admin
Taulier de la Taulière, admin
Aaaah Dark Side of the Moon ... A mon sens, le meilleur album de tous les temps. Un des très rare album où pas une seconde n'est inutile ou ennuyante.
Avec des moments proprement faramineux : des titres comme "The Great Gig in the Sky" laissent l'auditeur sur le cul. Ce disque est un pur chef d'oeuvre de composition, d'interprétation, de mixage et de production.


_________________
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60 Re: Histoire de la bonne zique ! le Mar 13 Jan - 20:24

alphie712


Black Sabbath Talent Aiguille
Oui , y a pas à dire , c'est un chef d'oeuvre éternel...
Pour des raisons sentimentales, "The Wall", parfois décrié, m'est encore plus cher...
Mais bon , le choix entre des chefs d'oeuvre est toujours difficile...

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61 Re: Histoire de la bonne zique ! le Mar 13 Jan - 20:41

pilou


jamais content
Perso, j'ai toujours adoré le titre "Time"....
Intro flippante (les bruits de tic tac, les sonneries de réveils), thème éternel (le temps qui passe inexorablement), rythme parfait, voix envoûtante, grattes déchirantes...
Une ouferie.... que voilà ;-)



Et la pochette, quelle réussite.... on passe devant, on est irrésistiblement attiré, on est obligé d'acheter !

Alors OK, Le Floyd est devenu une machine gigantesque, leurs albums récents ne valent pas ceux du début (quoique perso, je trouve toujours au moins un titre ou deux qui m'épatent...The Division Bell, par ex, n'est pas mauvais du tout).
Mais bon, voila un groupe souvent décrié (Après Syd c'est de la merde, Gilmour est nul, etc), et qui nous a quand même livré au moins trois pures pépites...



Dernière édition par pilou le Sam 24 Jan - 15:16, édité 1 fois

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62 Re: Histoire de la bonne zique ! le Mer 14 Jan - 11:42

bro'Zach


OncleZ'fan
OncleZ'fan
Ils ont trouvé un truc qui rendent également intemporels des albums comme "Wish you were here", "Animals" et "Meddle" (rien que pour Echoes).

Je comprends très bien qu'on apprécie pas ce groupe, qu'on arrive pas à y rentrer, pour la raison que leur écoute peut être assez flippante, voire srtessante. C'est la marque de certains groupes et artistes de manière plus générale.

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63 Re: Histoire de la bonne zique ! le Sam 17 Jan - 9:14

pilou


jamais content
The Clash - London Calling - 1979



London Calling est le troisième album du groupe britannique The Clash, édité par CBS Records et sorti le 14 décembre 1979 au Royaume-Uni puis en janvier 1980 aux États-Unis sous le label Epic Records.

Référence des albums de rock, ce disque polyvalent touche à de nombreux styles : rock 'n' roll, ska, reggae, pop, rap, soul, punk. Les thèmes abordés et dénoncés à travers les morceaux sont le chômage, la consommation de drogues, les conflits raciaux, la politique ainsi que les responsabilités des adultes dans la société.

Le disque se classe dans le top 10 des charts au Royaume-Uni en 1979, et son principal single éponyme, London Calling atteint le top 20 des ventes. Vendu à près de deux millions d'exemplaires dans le monde, l'album est certifié disque de platine aux États-Unis.

En 2003, London Calling est huitième dans la liste des 500 plus grands albums de tous les temps par le magazine Rolling Stone, tandis que la chanson du même nom est désignée en 2004 quinzième meilleure chanson de tous les temps.

Contexte
Après un premier album jugé trop brut par CBS Records, le groupe a pour souhait de trouver le succès à l'étranger, et notamment aux États-Unis. Avec un budget plus important, il décide de quitter le Royaume-Uni et d'enregistrer son second album intitulé "Give 'Em Enough Rope" avec Sandy Pearlman, connu pour avoir produit Blue Öyster Cult, un groupe de hard rock américain des années 1970. Malgré la présence de quelques titres phares comme Tommy Gun et English civil War, le succès n'est pas au rendez-vous à la sortie du disque, l'album étant jugé trop américanisé.
Après ce second album et de retour en Angleterre, le groupe se sépare de son manager Bernard Rhodes. Cette séparation contraint la bande à changer de locaux pour l'enregistrement de son album suivant. Les Clash quittent alors les studios de Camden Town à Londres, et recherchent un nouvel endroit pour procéder aux enregistrements.

Déroulement
Durant l'été 1979, le groupe commence à travailler à l'écriture et à la composition des chansons de l'album, suivant de leurs influences rockabilly, ska, reggae et jazz. Johnny Green, le nouveau manager, trouve au groupe des locaux au centre de Londres, à Pimlico, dans la cité de Westminster, pour composer et répéter ses chansons. Joe Strummer écrit les paroles des morceaux et Mick Jones compose et arrange la musique. En août de la même année, il investit les studios Wessex Sound à Highbury, au centre-nord de la ville, avec leur nouveau manager. Ces studios sont réputés pour avoir accueillis des groupes comme les Rolling Stones, Queen, les Sex Pistols ou encore The Sinceros.
The Clash demande à Guy Stevens de produire l'album, à la consternation de CBS Records. Stevens a des problèmes d'alcool et de drogues, et ses méthodes de production sont réputées non conventionnelles. L'ex-producteur de Mott The Hoople peaufine le son du groupe tout en lui laissant son identité et le disque est réalisé rapidement, en quelques semaines, car peu de prises ont été nécessaires à l'enregistrement des morceaux.

Musicalité et engagement
London Calling est considéré comme étant un manifeste social de l'Angleterre. L'album en donne en effet une description précise et cohérente. Le groupe, à travers les paroles et la musique, veut véhiculer un message, en utilisant la fusion des genres musicaux, parfois inédite, puisqu'il mêle rock, punk, rockabilly, funk, reggae, pop, rythm and blues et jazz. Chaque chanson représente une sorte d'appel aux armes. Même les chansons plus mineures complètent de façon utile l'album.

À l'instar des deux premiers albums du groupe, London Calling pousse encore plus loin son éclectisme musical et s'éloigne du son punk pur. Pour cet opus, chaque membre apporte sa touche personnelle. Il y a une volonté de jouer plusieurs styles musicaux.

Face A
Plusieurs thèmes sont abordés dès la première chanson, London Calling. Tout d'abord, le texte de la chanson phare de l'album reflète l'inquiétude et le scepticisme de Joe Strummer face à la situation mondiale. Survenu au printemps 1979, l'accident de de la centrale de Three Mile Island est cité comme une « nuclear error ». Cet incident lié à la fusion d'un réacteur nucléaire et d'autres catastrophes sont référencées. Ainsi, les menaces d'innondations de Londres qui ont débouché sur la construction du barrage Thames Barrier sont également abordées.
Les paroles se moquent également ouvertement de la starification qui a suivi l'explosion du punk, un mouvement qui semble déjà toucher à sa fin : « London calling, don't look to us / Phoney Beatlemania has bitten the dust » (« Londres appelle, n'attendez pas de nous qu'on vous conduise / La fausse Beatlemania a mordu la poussière »).
Le titre éponyme, London Calling possède un chant ravagé, une basse lourde. Le groupe est porteur d'une cause, il oppose un idéal et des convictions politiques. Les Clash sont en effet connus pour leur mobilisation politique forte, leur profonde implication dans le mouvement punk, qui se traduisent par des paroles parfois violentes, mais une musicalité moins agressive que les Sex Pistols.

Le second morceau, intitulé Brand New Cadillac, est une reprise de Vince Taylor. Ce chanteur de rock britannique, populaire jusqu'au milieu des années 1960, connaît alors une longue traversée du désert due à ses problèmes d'alcool et de drogues. Le groupe qualifie ce morceau d'« un des premiers enregistrements du rock'n'roll » et Mick Jones pense même que cette reprise pourrait aider Taylor. Dans ce morceau, comme le titre l'indique, il est question d'un homme racontant que sa fille conduit une « cadillac flambant neuve » et que celle-ci ne veut plus retourner vers lui, car elle est en possession de cette voiture. Le père ne veut pas non plus la rejoindre dans la voiture. Les paroles précisent que la fille n'est jamais revenue vers lui. D'après les paroles, cette chanson, bien que reprise, n'est donc pas une exception de l'album, mais bien une remise en cause de la responsabilité des adultes.

Dans Jimmy Jazz, seul morceau dévoilant les influences jazz du groupe notamment présentes dans le swing des instruments, il est question d'un personnage recherché activement par la police. Sur un rythme presque parfois plus ska et reggae que jazz, le message de la troisième chanson de l'album est la dénonciation de l'attitude et des méthodes barbares des forces de l'ordre.

Rudie Can't Fail est la cinquième et dernière chanson de la première face. Promotion de l'hédonisme, elle met en scène un jeune homme critiqué pour son incapacité à devenir un adulte responsable. Plusieurs genres musicaux y sont fusionnés : des éléments de musique pop sont mélangés à la soul et au reggae. Comme dans plusieurs de leurs chansons, une référence est faite à un chanteur reggae dans les paroles « But I tell you that I can't live in service / Like the doctor who was born for a purpose ». En effet, à l'époque, Doctor Alimantado et son titre Born For a Purpose sont populaires dans le mouvement punk par l'intermédiaire de Johnny Rotten.

Face B
Le texte de Spanish Bombs rend hommage aux révolutionnaires et républicains qui combattirent avec le « Frente Popular » pendant la guerre civile espagnole. Il s'agit de la première chanson des Clash à traiter de questions sociales sans relation avec la réalité locale du Royaume Uni.
L'idée de l'écrire est influencée par le terrorisme en Irlande et en Espagne, suite aux longues conversations entre Strummer et , un militant séparatiste basque.
Le groupe, bien que d'origine britannique, n'a pas uniquement composé en anglais. Le morceau est également chanté en espagnol. En effet, intercalés entre des couplets chantés en anglais, le refrain contient les termes Spanish Bombs suivis par des chœurs en espagnol répliquant « Yo te quiero infinito. Yo te quiero, oh mi corazón. ». Celui-ci a donné lieu à diverses interprétations puisqu'il a été directement traduit de l'anglais en une phrase qui semble manquer du sens (« Spanish bombs je te veux un infini, je te veux oh mon cœur »). La chanson loue l'héroïsme des républicains et des anarchistes en particulier, durant cette période.
La chanson finit par mentionner la localité de Grenade, où habitait Federico García Lorca et qui est devenu la scène de certaines des luttes les plus violentes.

Le huitième titre de l'album, Lost in the Supermarket, a été écrit par Joe Strummer, qui a imaginé l'enfance de Mick Jones grandissant dans un sous-sol, en compagnie de sa mère et sa grand-mère. Le dernier titre, Train in Vain, est ajouté au dernier moment sur London Calling. Il devait être offert au départ au profit d'une promotion avec New Musical Express. La pochette déjà été éditée, cela devient finalement un morceau caché de l'album.
Clampdown commence comme un titre instrumental, intitulé Working and Waiting, mais ses paroles décrivent un homme abandonnant l'idéalisme de la jeunesse et poussant les jeunes à se battre contre le statu quo.
Première chanson écrite et composée par Paul Simonon, The Guns Of Brixton continue son exploration du monde du dub. Pour ce morceau, Simonon a d'abord eu des doutes sur les paroles de cette chanson, qui traitent des visions paranoïaques d'un individu, mais a été encouragé à y travailler dessus. L'argent, la violence, la répression, la déchéance et la mort sont les thèmes abordés dans ce morceau. Concernant la musicalité, la basse et la batterie sont mises en avant, tout comme la voix grave et sobre de Paul Simonon ainsi qu'une série de bruitages et de chœurs.

Face C
Le mythe de Stagger Lee est ressuscité dans Wrong 'Em Boyo, une chanson inspirée du classique Stack-O-Lee Blues de Mississippi John Hurt. Même si elle est bizarrement créditée C. Alphanso (l'un des pseudonymes de Clive Alphonso), il s'agit en fait d'une variante de la version ska intitulée Wrong Emboyo et chantée par le groupe jamaïquain The Rulers. Stagger Lee est l'archétype du noir issu des bas quartiers, la personnification du mauvais garçon rusé, dégourdi, décontracté, anarchique, amoral, potentiellement violent et qui défie souvent l'autorité blanche. Pourtant, dans cette chanson, les rôles sont plus ou moins inversés. Le héros est Stagger tandis que Billy Lyons est le vilain : « So Billy said, hey Stagger! I'm gonna make my big attack / I'm gonna have to leave my knife in your back » (« Donc Billy dit, hey Stagger ! Je vais faire ma grosse attaque / Je vais devoir laisser mon couteau dans ton dos »).

Death or Glory est un pamphlet expliquant le gâchis orchestré par l'industrie musicale. Fidèle à leurs racines punk, ce morceau est plus dynamique et possède un son plus électrique et saturé. Les mots « Death or Glory » (« La Mort ou la Gloire ») sont chantés à chaque début de refrain et répondent aux riffs de guitare. Le texte encourage à persévérer. Il pousse à ne pas succomber aux majors, qui savent uniquement reproduire ce qui a déjà été entendu auparavant, sans aucune innovation.

Koka Kola dénonce la société de consommation dans laquelle s'enferme le monde à cause des manoeuvres insidieuses de la publicité. Le parallèle avec les dealers de drogue y est pointé directement du doigt dans des paroles telles que : « Koka kola advertising and kokaine / Strolling down the broadway in the rain ». IL s'agit du seul morceau dont la durée n'exéde pas deux minutes, et dont les seuls instruments sont typiques du punk rock (section rapide chant, guitare, batterie, basse).

Titre secondaire de l'album, The Card Cheat se démarque par l'omniprésence du piano et le jeu ponctuel des cuivres dès le début du morceau, la mélodie dominante et l'utilisation du concept de mur de son. Ce sont tous ces effets qui lui donnent une touche rappelant les productions musicales de Phil Spector. Ce morceau dénonce une certaine violence de la société, à travers la déchéance d'une personne qui se doit de tricher, d'enfreindre les règles pour s'en sortir.

Face D
Revolution Rock est un morceau reggae qui a reçu diverses critiques. Ainsi, Joe Strummer et Mick Jones sont jugés incapables d'écrire des chansons d'amour crédibles par le magazine musical britannique New Musical Express.

Four Horsemen est un des morceaux de l'album mineures de London Calling bien qu'énergique, et typique des morceaux de rock. Une partition de piano accompagne la section guitare, basse, batterie et le chant engagé et ravagé de Joe Strummer. De même, le morceau I'm not Down se caractérise par un rythme rapide et électrique, typique du punk rock, laissant tout de même place à la mélodie du chant qui n'est que peu crié et à des lignes de basse rapides.
Train in Vain, le dernier morceau de l'album, dégage les influences et sonorités funk et soul des Clash. Mick Jones a déclaré que le rythme du morceau était similaire à celui d'un bruit de train, d'où le titre, mais aucun train n'est mentionné dans le morceau. Mick Jones déclare « The track was like a train rhythm, and there was, once again, that feeling of being lost » (traduit « Le morceau était comme le rythme d'un train, et il y avait, une fois encore, ce sentiment d'être perdu »). Les mots Stand by Me sont chantés pendant les refrains, d'où également l'ajout dans le titre de ces mots aux États-Unis, donnant Train in Vain (Stand by Me).



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64 Re: Histoire de la bonne zique ! le Sam 17 Jan - 9:28

pilou


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Titres
Face Une
London Calling 3:20
Brand New Cadillac 2:08
Jimmy Jazz 3:54
Hateful 2:44
Rudie Can't Fail 3:29
Face 2
Spanish Bombs 3:18
The Right Profile 3:54
Lost in the Supermarket 3:47
Clampdown 3:49
The Guns Of Brixton 3:09
Face 3
Wrong 'Em Boyo 3:10
Death or Glory 3:55
Koka Kola 1:47
The Card Cheat 3:49
Face 4
Lover's Rock 4:03
Four Horsemen 2:55
I'm Not Down 3:06
Revolution Rock 5:33
Train in Vain (Stand by Me) 3:09

Pochette et titre de l'album
Pour la pochette de l'album, Ray Lowry utilise une photographie de Paul Simonon fracassant sa guitare basse sur la scène du Palladium, une salle de concert de New York.
Prise par Pennie Smith juste après un concert, le 21 septembre 1979, cette image est devenue l'un des clichés les plus célèbres du rock. Pourtant, au départ, elle juge l'image trop floue pour en faire une pochette. C'est sur l'insistance du dessinateur du NME et de Joe Strummer, le guitariste chanteur des Clash, qu'elle est finalement choisie. En 2006 et 2007, la basse est même exposée au Rock and Roll Hall of Fame lors de l'exposition Revolution Rock : The Story of the Clash.
Pour la calligraphie des mots du titre, l'artiste, que le groupe connait depuis l'Anarchy Tour des Sex Pistols, reprend la même police et les mêmes couleurs que celles du premier album d'Elvis Presley. « London » est écrit verticalement en rose alors que « Calling » est écrit horizontalement en vert, un lettrage dont Lowry loue « l'étrange force ».
L'idée de ce clin d'oeil au disque Elvis Presley part du principe que la musique des Clash montre la même insouciance qu'avait celle du King auparavant. Selon les termes de Lowry, il s'agit d'un « vrai hommage au génie original, inconnu et inspiré qui a créé le premier enregistrement d'Elvis Presley de rock 'n' roll ».
Tout l'esprit de l'album est symbolisé par cette image, qui est devenue depuis le succès mondial de l'album une des icônes des disques de punk rock.
En 2001, la pochette de London Calling est désignée neuvième meilleure pochette d'album de tous les temps par le magazine Q.
Lors des sessions d'enregistrement, le titre provisoire de l'album est The Last Testament (« Le dernier testament »). Finalement, le choix se porte sur London Calling, qui est également celui de la première chanson. L'origine de cette expression provient de la Seconde Guerre mondiale lorsque sur BBC, une voix lançait à l'intention des territoires occupés : « This is London calling ».

Réception
London Calling est réalisé en double album, mais se vend au prix d'un album standard, à la demande du groupe. Le label des Clash, CBS Records refuse d'abord de commercialiser l’album ainsi, puis accepte finalement, afin que les Clash y incluent un Maxi 45 tours gratuit. London Calling sort le 14 décembre 1979 au Royaume-Uni, puis un mois plus tard, en janvier 1980, aux États-Unis.
L'album donne deux des singles les plus connus du groupe anglais, London Calling, sorti une semaine avant le disque, le 7 décembre 1979 et Train in Vain. Le premier single, avec la reprise inédite Armagideon Time de Willi Williams en face B, est fortement apprécié du public et des médias. Il se classe onzième dans les charts britanniques. Son clip vidéo, réalisé par Don Letts présente The Clash jouant sur la Tamise, la rivière traversant Londres, alors que la pluie tombe.
Train in Vain sort en single aux États-Unis en février 1980, atteint la vingt-troisième place des charts au Billboard dans la catégorie Pop singles et la trentième dans la catégorie Club Play Singles.
Vendu à près de deux millions d'exemplaires dans le monde, l'album se place à la neuvième place des charts britanniques, et y a été certifié disque d'or en décembre 1979. Cependant, London Calling s'est mieux vendu à l'étranger. En effet, il s'est classé deuxième des charts en Suède et quatrième en Norvège. Aux États-Unis, l'album atteint la vingt-septième place au Billboard 200 dans la catégorie Pop albums et fini certifié disque de platine en février 1996.
En 2000, l'album est remasterisé, comme l'ensemble des albums du groupe aux États-Unis par le label Epic Records.
Quatre ans plus tard, en 2004, Legacy Recordings réédite London Calling en coffret. Cette édition spéciale du vingt-cinquième anniversaire de sa parution contient un CD et un DVD bonus. Le CD s'intitule The Vanilla Tapes. Il s'agit de démos enregistrées lors de la composition de London Calling, lors de l'été 1979. Le nom est hérité des studios Vanilla sur Causton Street à Pimlico où le groupe commence à préparer son nouvel album.
En 1979, après s'être endormi dans le train le menant au studio, Johnny Green se réveille en sursaut à la station où il doit descendre. Dans la précipitation, il oublie les bandes derrière lui. Celles sont considérées perdues jusqu'à ce que Mick Jones en retrouve un exemplaire en mars 2004.

Héritage
Après les deux premiers albums du groupe et grâce à la sortie de London Calling, le succès des Clash est international. L'album est jugé violent dans ses paroles et son engagement, mais inspire de nombreux groupes. À la fin des années 1970 et au début des années 1980, de nombreux groupes de punk rock se forment, suivant l'idéologie et le combat des Sex Pistols et des Clash. Cependant, le groupe de rock U2, formé en 1976 à Dublin, en Irlande émerge de la scène punk et devient rapidement militant à la manière des Clash.
Stupid Girl, une chanson du groupe Garbage sortie en 1996, est construite autour du rythme de batterie de Train in Vain. D'ailleurs, Joe Strummer et Mick Jones sont crédités pour ce titre. En 2007, quand la chanson est remastérisée pour Absolute Garbage, le best of du groupe américain, les noms de Paul Simonon et Topper Headon sont ajoutés.



Critiques
À l'image du New York Times qui le décrit comme l'un des meilleurs albums de tous les temps, la plupart des critiques reconnaissent unanimement la qualité de London Calling. Pat Blashill, journaliste musical de Rolling Stone, déclare ainsi qu' « il [l'album] célèbre la romance de la rébellion du rock'n'roll, dans une période épique. ». Dès sa sortie, le magazine lui attribue la note maximale de cinq étoiles sur cinq. En novembre 1989, le magazine musical lui décerne le titre de meilleur album des années 1980 (« 100 Best Albums Of The Eighties »). Par la suite, Rolling Stone le classe huitième des 500 plus grands albums de tous les temps.
Tout aussi dithyrambique, Stephen Erlewine, de Allmusic, écrit que « London Calling est stimulant, le rock y est puissant, hard ; l'album a plus de résolution que beaucoup d'autres disques, sans parler des doubles albums. » (« London Calling is invigorating, rocking harder and with more purpose than most albums, let alone double albums. ») et qualifie l'album d'« un des meilleurs albums de rock'n'roll qui n'ait jamais été enregistré ».
Par ailleurs, le magazine musical Pitchfork Media nomme le morceau éponyme London Calling meilleur titre de l'album et en 2004, le site web classe l'album 2e dans sa liste des 100 meilleurs albums des années 1970 (Top 100 albums of the 70's).
Si la critique actuelle est généralement élogieuse, celle de l'époque de l'album l'est tout autant. En 1979-1980, voir un groupe punk réaliser un véritable album rock perturbe. Néanmoins, en France, Bruno Blum affirme dans le numéro de janvier 1980 de BEST « Que ce soit clair pourtant : cet album est leur meilleur. ». De même, s'il ajoute un bémol sur l'orginalité, Lester Bangs explique, lors d'une interview radio donnée à 3RRR en 1980, qu'il aime le principe du retour aux sources de l'album.
En 1979, The Village Voice, par l'intermédiaire de son journaliste Robert Christgau qui donne une évaluation de A+, le met en tête des albums de l'année. Le journaliste décrit London Calling comme « chaud, furieux, pensif, sûr, mélodique, et profondément hard rock » Il l'annonce d'ailleurs meilleur Long Playing Album depuis Exile on Main Street des Rolling Stones.
De son côté, NME décerne ce titre à l'album Fear of Music des Talking Heads dans son classement de l'année. Celui des Clash se retrouve en 10e position. Et plus de 25 ans plus tard, dans les 100 albums de tous les temps, il pointe à la 12e place, à la différence des Talking Heads qui en sont absents.



Dernière édition par pilou le Sam 17 Jan - 9:42, édité 1 fois

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65 Re: Histoire de la bonne zique ! le Sam 17 Jan - 9:38

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Chronique "UP"
London Calling fait parti de ces albums incontournables que le grand public connait même sans avoir jamais écouté une de ces chansons ... C'est aussi surtout le 3ème album de The Clash. Alors, The Clash, comment pourrait-on définir le groupe ... le mot précurseur est, je crois, ce qu'il convient de mieux. Pas seulement précurseur du Punk mais aussi de la Pop, du Reggae, du Ska ... Comme nous le montre cet album. Le groupe est composé de Joe Strummer (guitare et chant), Mick Jones (guitare et choeur), Paul Simmonon(basse et choeurs) et Topper Headon (batterie et percussion). La pochette de l'album représente Paul Simmonon fracassant sa basse sur scène et est en fait une imitation de celle du premier album d'Elvis.

Cette galette est pour le moins fourre-tout. C'est un joyeux pèle-mêle de tout ce que le groupe se plaisait à jouer. Bien entendu, cela semble un peu décousu, mais cela n'a aucun effet sur la qualité de cet opus. On commence bien sûr avec le cultissime "London Calling". Il est le premier morceau de cet album, éponyme et certainement un des morceaux les plus connus des Clash. Véritable tuerie, ce morceau fait également partie d'un bon nombre de bande-originale de film, certainement parce qu'il est représentatif de l'effervescence de cette époque.Un peu plus, loin l'auditeur sur la piste 5. Étrangement, à l'écoute de celle-ci, on croit reconnaitre les premières notes de "I Fought The Law And The Law Won", et non, il n'en ait rien, c'est "Rudie Can't Fail". C'est un morceau aux influences Ska. Petite explication des paroles, le texte parle d'un bus 19 et d'un certain Rudie ... Le bus 19 est un numéro de bus ammenant les prolos travailler et Rudie fait référence au Rude Boy, l'ancêtre du skinhead, qui est en général amateur de ska. Je vous l'ai dit, cet album comporte de nombreuses perles dont ma chanson préférée des Clash : "The Guns Of Brixton". Celle-ci est facilement reconaissable grâce à sa piste basse. Il évoque les conflits entre la police et les habitants d'une zone sud de Londres, Brixton. En avril 1981, d'importantes émeutes raciales y eurent lieu. A noter que un des seuls morceaux écrit par le bassiste, Simmonon. Et à l'écoute de celui-ci, on se demande pourquoi ce dernier n'en a pas écrit plus !
Plus d'une heure de mélodies, d'accords et de rythmes géniaux, London Calling est vraiment un album exceptionnel ! Bref, un condensé de toutes les passions du groupe. Tout le monde devrait l'écouter, pas seulement les punks mais tous les amateurs de musique, pour se rendre compte de l'influence et du potentiel des Clash. Que du bonheur ...

The Clash on stage. 1982


Chronique "DOWN"
London Calling... Le fameux album souvent placé dans les premières places des classements des plus grands albums de tous les temps... Certains le considèrent même comme le plus grand album de rock de tous les temps...!
London Calling est avant tout pour moi l'album le plus surestimé de tous les temps d'un groupe parmi les plus surestimés de tous les temps... Une vaste supercherie reprenant une pochette d'Elvis et faisant croire à une réconciliation entre les générations : rock 'n roll, reggae, punk, R&B, pop, hard rock, jazz... Sur le papier ça a vraiment de la gueule, mais sur le disque c'est une autre histoire : un beau bordel.

Nous avons donc 19 titres, ce qui sent déjà l'overdose avant même de se les injecter, et même s'ils semblent plutôt courts (3 minutes en moyenne). Quelque soit le genre musical revisité, il est revisité de façon punk bien entendu, c'est à dire de façon rapide, entrainante voire sauvage mais aussi de façon monotone, entêtante voire barbante.
Pourtant, le premier titre "London Calling" laisse espérer de belles choses avec ses arrangements vocaux plutôt simples mais efficaces, mais il est suivi par une ribambelle de titres insipides dans lesquels Joe Strummer et Mick Jones donnent l'impression de pédaler sur un tricycle alors que d'autres sont passés à la Harley Davidson. "Rudie Can't Fail" fait peut être parmi des titres à sauver sachant qu'elle tourne rond et qu'on peut volontiers accrocher à cette mélodie malgré tout très ska (trop).
L'esprit de ralliement autour du punk est un des rares facteurs de cohérence entre certains titres, diminuant ainsi très légèrement l'effet bouillon insipide ou paëlla du pauvre. "London Calling", "Spanish Bombs" et "The Guns of Brixton" émergent tout de même de la masse des titres ridicules comme le pitoyable "Lost in the Supermarket"... Mieux vaut que je ne m'attarde pas sur la virtuosité ou la technique des musiciens de toute manière quasi-inexistante.
Arriver à la fin de cet album sans zapper tient pour moi de l'exploit sportif et je reste scotché de constater à quel point cet album est glorifié, notamment par rapport à l'excellent Look Sharp! de Joe Jackson sorti la même année.
Si il fallait toutefois garder un album des Clash, et bien ce ne serait pas celui là, mais plutôt le premier sobrement intitulé The Clash et tout de même plus accrocheur.

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66 Re: Histoire de la bonne zique ! le Sam 17 Jan - 17:21

pilou


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Bon, ce prochain "incontournable" a été un cas de conscience pour moi....
Perso j'aime vraiment beaucoup Genesis.
Et le plus drôle c'est qu'un de mes albums préférés, c'est "And then there were three", que d'aucuns trouvent nuls, puisque marquant le début d'une ère sans Gabriel (parti bien avant) et sans le talentueux guitariste Steve Hackett. Ben oui, parait que cet album inaugure la période "commerciale" du groupe. Berk berk berk !!!!
Ben pardon, mais commercial ou pas, c'est globalement resté de la très bonne zique...
Pour autant j'adore la première période, celle avec Peter Gabriel, chanteur fantasque aux déguisements et aux paroles un rien ésotériques, ayant donné ses lettres de noblesse au groupe.
J'aime aussi la suivante, sans Gabriel, et qui a tout de même donné des albums aussi classes que "A trick of the tail" ou "Wind and wuthering".

En plus, pas un classement des best albums de tous les temps ne cite Genesis. Sacré oubli selon moi.... bien sûr, on leur fait payer la fameuse "période commerciale"...

Pourtant, quand je regarde leur disco, y'a du très très lourd....
J'ai toujours eu un faible pour els titres des albums de Genesis... pensez donc: "Trespass", "Nursery crime", "Foxtrott", "Selling Engalnd by the pound"....
C'est joli, non?

Bref, belle prise de tête pour choisir un véritable "incontournable" de Genesis.
J'ai un peu repotassé l'affaire....
Et j'ai décidé de vous proposer le dernier opus avec Peter Gabriel, un double album, album concept ou qui du moins raconte l'histoire du jeune Rael. Un album qui amorce un vrai virage: Les songs sont sur un format plus court (auparavant, pas rare de voir un morceau prendre une face de disque, comme l'excellentissime "Supper's ready" (22 minutes !), pis on sent bien que c'est le chant dy cygne de Gabriel.

Voici donc:
GENESIS - The lamb lies down on Broadway - 1974



Dernière édition par pilou le Sam 17 Jan - 17:42, édité 1 fois

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67 Re: Histoire de la bonne zique ! le Sam 17 Jan - 17:40

pilou


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From Wiki

The Lamb Lies Down on Broadway est un concept-album du groupe Genesis, sorti en novembre 1974.

Peter Gabriel en a écrit la quasi-totalité des textes. Il est parfois considéré comme l'album le plus abouti de toute la carrière de Genesis. En France, l'album est disque d'or (cent mille exemplaires vendus).
L'ensemble de l'œuvre raconte l'histoire de Rael, jeune New-Yorkais d'origine portoricaine, et de son voyage dans des mondes fantastiques imaginés par Peter Gabriel.
Lors de la tournée mondiale qui suivit la sortie de l'album (1974 et 1975), le groupe le jouait dans son intégralité et dans l'ordre, de manière à ce que le spectateur entre dans le récit. Entre les chansons, Gabriel racontait l'histoire de Rael.
Durant cette tournée, le groupe utilisa plus d'effets spéciaux que lors des précédentes. De nombreux éclairages créaient des ambiances surréalistes, à l'arrière-scène, des diapositives (1 124 sur tout le concert) étaient projetées sur trois écrans et illustraient l'histoire. Malheureusement, le groupe jugea que le spectacle n'était pas stable visuellement, par conséquent, The Lamb Lies Down on Broadway ne fut jamais filmé, ce qui en fait aujourd'hui l'œuvre la plus fascinante et la plus mystérieuse du groupe.
Le double album, d'abord édité en vinyle en 1974, a bénéficié d'une réédition remasterisée en 1994 en double Compact Disc. Il est également à noter que le coffret Archive I (quatre CD) permet sur deux CD d'entendre la seule version live jamais enregistrée en public, même si le groupe ne s'en était jamais servi jusque là. Il s'agit d'un concert donné au tout début de la tournée, à Los Angeles au Shrine Auditorium en janvier 1975.
Les concerts de cette tournée furent admirablement reproduits par le groupe The Musical Box entre 2000 et 2006.

Genesis en 1974

Premier rang, de G à D: Phil Collins (Drums), Tony banks (Keyboards, piano), Peter Gabriel (Voices).
Second rang: Mike Rutherford (Bass), Steve Hackett (Guitars)

L'histoire de Rael
(Liste des titres et récit de l'histoire)

The Lamb Lies Down on Broadway
Cette chanson pose le décor et présente le personnage de Rael : portoricain qui a un peu mal tourné et qui a passé plusieurs années de sa vie dans un gang... La chanson décrit Broadway et Rael qui se balade dans les rues de Broadway...

Fly on a Windshield
Rael voit se former dans la rue un immense mur que personne d'autre n'a remarqué. De la poussière s'agglutine sur sa peau, formant une croûte qui l'empêche de bouger... Il essaye d'échapper au mur, qui descend toujours vers lui, engloutissant tout Manhattan sur son passage... Finalement, Rael n'arrive pas à y échapper et le mur le percute de plein fouet.

Broadway Melody of 1974
Cette chanson là est la perception que Rael a de Broadway pendant la milliseconde ou il est touché par le mur... Elle n'a rien à voir avec l'histoire en elle-même, elle décrit juste Broadway et son folklore.

Cuckoo Cocoon
Rael se réveille après avoir été frappé par le mur. Il ne sait pas où il est, il ne sait pas s'il est vivant ou non. Il se pose des questions sur sa condition, et c'est ce qui est dit dans la chanson.

In the Cage
Rael vient donc juste de se réveiller. Il est dans une sorte de grotte. Il a envie de vomir. Il ne sait toujours pas où il est et ce qu'il fait là. Les stalactites et les stalagmites de la grotte se resserrent autour de lui formant une prison de laquelle il ne peut sortir. En dehors de la cage de pierre, il voit son frère John. Il l'appelle au secours, mais John ne vient pas l'aider. La cage se resserre toujours plus. Au moment où il ne va plus pouvoir respirer tellement il est opprimé, la cage disparaît.

The Grand Parade of Lifeless Packaging
Rael se retrouve alors devant l'entrée d'un supermarché spécial. Ce supermarché vend des personnes. Ces personnes sont inanimées, comme sans vie. Rael retrouve dans les rayons certains membres de son gang dont son frère John qui a le numéro 9. Comprenant qu'il est potentiellement en danger dans cet endroit et qu'il pourrait lui aussi finir comme son frère, il s'enfuit...

Back in N.Y.C.
Avoir revu ses anciens compagnons ravive en lui de vieux souvenirs. La chanson parle de l'époque où Rael était dans le gang et où il fracassait un peu tout ce qu'il trouvait... Rael parle aussi de ses états d'âmes et de son manque d'« amour » dans le refrain.

Hairless Heart
Bien qu'il n'y ait pas de paroles, on image le désarroi de Rael face à un manque d'« amour » qui l'a conduit là où il en est.

Counting Out Time
C'est première expérience charnelle de Rael. Il a acheté un livre expliquant que faire face à une jeune fille dévêtue et consentante et l'a étudié pendant des mois. Le jour fatidique il se vautre complètement, laissant sa partenaire complètement frustrée et irritée... (Dans la présentation de la chanson en concert, Peter Gabriel raconte que Rael n'a tenu que 78 secondes !)

The Carpet Crawlers
Rael reprend ses esprits. Il a certainement erré pendant un bon moment. Il se retrouve dans un long couloir avec un tapis rouge. Au bout du couloir, une immense porte en bois et, sur le tapis, des centaines de personnes agenouillées, avançant au ralenti vers la porte. Ils n'ont qu'une seule idée en tête, passer la porte. Rael peut bouger comme il veut et sans se poser la question de savoir pourquoi il est libre de ses mouvements, il fonce donc vers la porte et la franchit. Derrière la porte se trouve un immense escalier en colimaçon. Rael le grimpe.

The Chamber of 32 Doors
En haut de l'escalier se trouve une grande pièce avec trente-deux portes. La pièce est remplie de personnes. Rael comprend très vite qu'une seule des portes peut le conduire vers l'extérieur. Mais personne ne sait laquelle. Il retrouve plein de figures familières dans cette pièce, comme son père et sa mère. Plein de personnes élaborent des théories sur la façon de quitter la pièce, mais personne n'y arrive.

Lilywhite Lilith
Au milieu de la foule, Rael rencontre une personne aveugle qui lui demande de l'aider à trouver son chemin à travers la foule. Rael accepte et, en échange, elle le guide hors de la chambre des trente-deux portes. Elle conduit dans une grotte et lui dit d'attendre patiemment, qu'« ils » ne vont pas tarder à arriver...

The Waiting Room
Rael attend donc, et perd patience. Deux globes de verre tournent autour de lui, il les brise. La grotte s'écroule sur lui.

Anyway
Rael est donc en train de suffoquer sous les décombres et se pose des questions sur sa vie, sa mort. Tout à coup, une sonnerie retentit...

Here Comes The Supernatural Anaesthetist
The Supernatural Anaesthetist, c'est, en fait, la mort d'un point de vue mythologique : le personnage de la mort, la faucheuse. Rael avait rendez-vous avec elle, mais lorsqu'elle arrive, elle se détourne et s'en va.

The Lamia
Rael, toujours vivant donc, décide donc que la mort était une illusion et sent une odeur dans l'air. Il la suit et arrive à sortir des décombres de la grotte. Il se retrouve dans une pièce majestueuse avec une piscine. Des créatures, mi-femme, mi-serpent, sont là et font l'amour à Rael. En même temps, elles commencent à le dévorer. Lorsque la première goutte de sang arrive sur les lèvres des Lamia, celles-ci meurent instantanément... Rael se retrouve seul et mange les restes des Lamia.

Silent Sorrow in Empty Boats
On imagine dans cette chanson Rael, seul, errant après l'épisode des Lamia.

The Colony of Slippermen
Rael arrive dans un lieu dans lequel il retrouve plein de personnes complètement difformes. Elles lui apprennent que, comme lui, ils ont goutté à l'amour des Lamia, qui renaissent en fait après chaque conquête. Rael est donc difforme lui aussi, même s'il ne veut pas y croire. Son frère John l'est aussi. Il n'y a qu'une seule solution pour retrouver une apparence normale : une visite chez le docteur Dyper, qui est spécialiste de la castration. Rael et John décident d'y aller. Le docteur fait son travail et rend les organes en question à chacun des frères dans un tube que les autres ex-Slippermen ont l'habitude de porter autour du cou. À ce moment-là, un immense corbeau plonge sur Rael et se saisit du tube. Rael poursuit l'oiseau jusque sur une falaise, un ravin... L'oiseau laisse tomber le tube. John a une fois de plus abandonné Rael et n'a pas voulu le suivre pour l'aider a récupérer son tube. Rael n'a plus qu'à contempler du haut de sa falaise son tube qui flotte dans le torrent qui passe au fond du ravin.

Ravine
On imagine Rael contemplant son tube du haut de la falaise...

The Light Dies Down On Broadway
Alors que Rael est sur sa falaise, il voit une fenêtre ouverte dans le ciel. Dans cette fenêtre, il voit son Broadway et la vie qu'il menait avant. Au moment où il va traverser la fenêtre, il entend son frère John qui se noie dans le torrent plus bas. Rael est donc confronté à un dilemme : sauver son frère qui l'a si souvent laissé tomber ou sortir de ce cauchemar en traversant la fenêtre. Il n'a pas beaucoup de temps pour décider vu que la fenêtre commence à disparaître. Mais son choix est fait : il sauvera son frère.

Riding the Scree
Rael déboule sur un éboulis pour descendre de la falaise et rejoindre la rivière pour sauver son frère.

In the Rapids
Rael a sauté à l'eau et nage pour sauver son frère. Il arrive à l'attraper et à le ramener sur la berge. Au moment où il le retourne pour le mettre sur le dos, Rael se rend compte que le visage de John a changé et que c'est en fait son propre visage que Rael est en train de regarder ! (Le visage de John est donc devenu celui de Rael.)

It
La conscience de Rael passe très rapidement d'un visage à l'autre jusqu'à ce qu'elle n'appartienne plus à aucun des deux corps et qu'elle contemple la scène « à la troisième personne » au-dessus des deux corps. Soudain, les deux corps partent en fumée. L'histoire s'arrête là et la chanson It n'a pas grand-chose à voir avec l'histoire en elle-même. Peter Gabriel conclut par it's over to you, c'est-à-dire : à chacun la liberté d'interpréter comme il le souhaite.



Dernière édition par pilou le Sam 17 Jan - 18:00, édité 2 fois

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68 Re: Histoire de la bonne zique ! le Sam 17 Jan - 17:47

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THE LAMB LIES DOWN ON BROADWAY, OU LA BRILLANCE ETERNELLE

Le succès amené par l’excellence artistique de Selling England By The Pound place Genesis dans une situation pour le moins délicate. En effet, tout ne va pas pour le mieux dans le groupe. Peter Gabriel, charismatique leader, superbe vocaliste, brillant acteur, se sent à l’étroit dans le cadre routinier de son groupe. Les autres membres, surtout l’ombrageux claviériste Tony Banks, voient d’un assez mauvais œil les velléités d’indépendance de leur chanteur. Le quintette commence à travailler sur son nouvel album. A l’exaspération de ses camarades, Gabriel exige d’écrire toutes les paroles seules. C’est alors que Jill Gabriel, épouse du flamboyant Peter, tombe malade à cause de complications résultant de sa grossesse. Le chanteur se précipite au chevet de sa femme souffrante, laissant les instrumentistes seuls. Ces derniers décident de continuer l’écriture et complètent rapidement un nombre impressionnant de chansons. Lorsque Gabriel revient, la formation termine ainsi les titres, écrivant les paroles et les mélodies finales. Mais les querelles ne s’arrêtent pas là : juste avant l’enregistrement de l’album, le chanteur rejoint le réalisateur William Friedkin pour travailler sur un projet de bande originale, au désarroi du reste du groupe.

Peter Gabriel sur scène en 1974


Après l’avortement de ce dessein, Gabriel revient, cette fois prêt pour l’enregistrement. Epaulé par le producteur John Burns et l’inénarrable Brian Eno, Genesis complète rapidement son œuvre. Celle-ci paraît en novembre 1974, sous la forme d’un double album, totalisant vingt-trois chansons. Que le lecteur soit prévenu : The Lamb Lies Down On Broadway n’est pas un disque qui se laisse facilement dompter. Symbolisant l’apogée mais aussi le déclin d’un groupe, d’un courant musical, d’une époque, cet album est à la fois le plus imposant et le plus difficile d’accès de la première période de Genesis. A l’instar d’autres doubles disques, à la pochette dominée par les nuances d’albâtre, comme The Wall, The Beatles ou Exile On Main Street, l’Agneau de Broadway peut être comparé à un véritable monument rock, une cathédrale à la fois populaire et avant-gardiste, d’où émane un souffle épique ébahissant. L’impression monumentale qui se dégage de cette œuvre provient notamment du fait qu’elle constitue l’apogée de la vision conceptuelle de Peter Gabriel, qui avait pris de plus en plus d’ampleur sur les albums précédents, partant des contes surréalistes de Nursery Cryme jusqu’à la célébration de l’Angleterre bucolique de Selling England by the Pound en passant par les visions futuristes de Foxtrot.

The Lamb Lies Down On Broadway est donc un album-concept, avec un scenario aussi singulier, voire plus, que le déjà très étrange Tommy des Who. Il s’agit des aventures poignantes, symboliques, métaphoriques d’un jeune immigré portoricain, Rael, piégé dans une série de souterrains cachés au sein même de New York. Les rencontres du héros au sein de cet univers onirique sont sujettes à de multiples interprétations, aussi bien littéraires que philosophiques ou psychologiques. Peter Gabriel assume seul l’écrasante tâche de donner vie à cet ambitieux synopsis, sans pour autant faiblir le moins du monde devant l’effort. Les multiples intonations qu’il parvient à donner à sa voix sont parfois stupéfiantes, allant d’un murmure désemparé à des grognements gutturaux d’une furie délicieusement grotesque. Mais si Gabriel demeure l’un des principaux atouts de l’album, on ne peut décemment résumer ce dernier à sa voix polymorphe ou à sa plume versatile. Non, The Lamb Lies Down On Broadway est une véritable œuvre collective, où se retrouve l’inimitable signature de Genesis. La première remarque qui vient à l’esprit est évidemment le raccourcissement des morceaux. Aucun titre ici ne dépasse les dix minutes, loin de l’interminable Supper’s Ready ou des formidables Firth of Fifth et Cinema Show, mais cela ne veut pas signifier que le groupe a cédé à la facilité, bien au contraire.

L’album regorge de ruptures rythmiques complexes, de mesures impaires, d’orchestrations inhabituelles, de soli apprêtés, à tel point que l’auditeur peut être écrasé devant une telle profusion de thèmes et de mélodies. Malgré le statut conceptuel, on ne retrouve que peu de leitmotivs communs à tout l’album : l’un des seuls exemples est la reprise du fantastique rythme majestueux de Fly on a Windshield au sein de Lilywhite Lilith. L’extrême diversité de l’œuvre fait que certains titres peinent à se hisser au niveau de l’ensemble, tel le cocasse Counting Out Time dont les paroles hilarantes peinent à faire oublier la facilité mélodique. Ce phénomène, commun à presque tous les doubles albums, reste néanmoins assez marginal ici. Les instrumentistes, soudés, présentent leur facette la plus inventive, la plus enthousiaste, en se livrant à des élans expérimentaux d’une audace réjouissante. Ainsi, des morceaux de toute beauté, comme le court Hairless Heart ou le sentimental The chamber of 32 Doors, côtoient des titres franchement bruitistes, où se dessine bien évidemment l’influence de Brian Eno, par exemple The Waiting Room. Genesis, mû par une inspiration hors du commun et soutenu par une cohésion nouvelle, dépasse même les sommets atteints par Selling England By The Pound.

Ce double album, grandiose sur de nombreux points, représente le testament de l’incarnation la plus révérée de Genesis mais aussi celui de la grande période du rock progressif. Dès le début de l’immense tournée suivant la parution de l’œuvre, Peter Gabriel fait part à ses camarades de sa décision de quitter le groupe. La tournée qui suit est considérée comme l’apogée de la formation, tandis que l’album pénètre dans le top 50 américain. D’assimilation difficile, intelligent, alambiqué, The Lamb Lies Down On Broadway est probablement le meilleur album de Genesis, toutes ères confondues, en même temps qu’un disque fondamental, indispensable au mélomane éclairé. Tour de force inhumain, symbole générationnel, succulente pièce musicale, The Lamb Lies Down On Broadway est tout cela, et plus encore.


And the light dies down on broadway…

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69 Re: Histoire de la bonne zique ! le Sam 17 Jan - 19:45

alphie712


Black Sabbath Talent Aiguille
Je suis toujours passé à côté de Genesis, allez savoir pourquoi...

C'est l'occasion de m'y remettre ( dès que Berny aura vidé ses cartons... Mr Green )

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70 Re: Histoire de la bonne zique ! le Sam 17 Jan - 19:52

pilou


jamais content
Alors commence par un live qui reprend beaucoup de choses de la première époque (mais avec Collins au micro), façon best of sur scène: Second's out, sorti en 77

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71 Re: Histoire de la bonne zique ! le Sam 17 Jan - 20:11

berny


Taulier de la Taulière, admin
Taulier de la Taulière, admin
Comme je commence à y voir plus clair, OZ Music repart doucement. Second's Out dispo.


_________________
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72 Re: Histoire de la bonne zique ! le Sam 17 Jan - 20:24

pilou


jamais content
LOL !
Rhooo 'tain, j'espère qu'il est great ce live , je joue ma réput sur ce coup ;-)
Je l'ai en vynile, mais je ne l'ai pas écouté depuis des lustres.
Mais j'en ai un bon souvenir, il a je crois pas mal usé mon diamant de l'époque (une bonne tite cellule Shure, arf !)
Pis quand on voit la set list, que des titres importants du Genesis d'avant le départ de Steve Hacket . Donc allons y, gavons nous de Genesis !

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73 Re: Histoire de la bonne zique ! le Sam 17 Jan - 21:20

Vero


Taulière du Taulier, admin
Taulière du Taulier, admin
berny a écrit:Comme je commence à y voir plus clair, OZ Music repart doucement. Second's Out dispo.

Oz music, temporairement sponsorisé par le wifi du voisin Mr Green


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Moi, Invité , promets de ne jamais faire de bétises sur le forum.

Véritable jungle urbaine qui fabrique les rêves
Là où rien n'est impossible,
Les rues vous réveilleront à la vie
Les lumières vous inspireront à New York.
Voir le profil de l'utilisateur http://www.culture-et-confiture.com/

74 Re: Histoire de la bonne zique ! le Sam 17 Jan - 23:02

pilou


jamais content
Merci le zinvoi ! Suis en train de m'envoyer Second's out, ARF ;-)
J'avais un peu oublié combien la zique de Genesis était ce mélange paradoxal de fluidité et de syncopes rythmiques assez hallucinantes, ces compos fouillées, ces airs tantôt volcaniques, tantôt sweet comme le milieu d'un Pyrénéen.
Evidemment faut aimer les claviers planants et ces morceaux à rebondissements, véritables petites symphonies...
Chester Thomson à la batterie est une ouferie, Collins reprend toutes les facéties vocales de Gabriel avec brio, la basse de Rutherford est impériale, et Banks et Hackett jouent à qui prendra le dessus entre gratte et synthés.
C'est cool de fouiller dans ces vieux disques !!!!

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75 Re: Histoire de la bonne zique ! le Dim 18 Jan - 10:33

berny


Taulier de la Taulière, admin
Taulier de la Taulière, admin
C'est ça qu'il y a de bien dans la zique progressive (admettons que Genesis en fait partie) : les morceaux sont construit, à tiroirs, plein de rupture rythmique. S'il est bien structuré, le morceaux peut durer 10 minutes sans être lassant. Et puis, tous ces groupes avaient des musicos de premier choix. D'ailleurs, puisque Hackett est évoqué, voilà bien un guitariste sous-estimé. Pourtant, l'écoute d'un morceaux comme "Firth of Fith" sur le somptueux "Selling England by the Pound" ainsi que le disque solo "Voyage Of The Acolyte" devrait convaincre les plus sceptiques.

La preuve : Version Live de Firth of Fifth http://www.youtube.com/watch?v=5ksoDr3Ip_w

Voyage Of The Acolyte : faire un tour chez OZ Music Wink


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76 Re: Histoire de la bonne zique ! Aujourd'hui à 8:48

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