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Histoire de la bonne zique !

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26 Re: Histoire de la bonne zique ! le Lun 5 Jan - 23:10

pilou


jamais content
ARF
Parait aussi que Rotten, remarqué par Mc Laren pour son tee shirt "I Hate Pink Floyd", et engagé comme chanteur de ce fait, a déclaré bien plus tard qu'en fait, il aimait plutôt bien les FLoyd....

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27 Re: Histoire de la bonne zique ! le Lun 5 Jan - 23:13

alphie712


Black Sabbath Talent Aiguille



The Velvet Underground and Nico (1967)


album culte s'il en est...
un de mes disques pour une île déserte; pas pris une ride plus de 40 ans après , que dis-je, il est encore avant-gardiste !!!


From albumrock.net (maxime) :

On ne juge pas l’importance d’un groupe de rock à l’aune des profits
qu’il réalise mais des formations qu’il a influencé.
Chaque fois qu’un
gamin plaque ses premiers accords en espérant approcher la grâce de son
combo favori, c’est une marche de plus que le groupe séminal franchit
vers l’immortalité. De ce point de vue, The Velvet Underground est
certainement l’un des groupes les plus importants de l’histoire du
rock. Et ce présent disque un des cinq-six meilleurs albums que le
genre ait pu concevoir. Ni plus ni moins
. Sans le velvet, la scène rock
ne serait pas tout à fait la même. Sans velvet, pas de Sonic Youth ou de My Bloody Valentine, point de Strokes
ou de Dandy Warhols, ou de qui on voudra. Du moins pas dans la forme
qu’on leur connaît. On peut en effet déclarer, sans passer pour autant
pour un réactionnaire ou un rétrograde, que rien de véritablement neuf
ou de différent n’a été fait depuis, tant cet album déploie un patron
que reproduira à la lettre ce que l’on appelle le rock indé :
prédilection pour les larsens, titres alambiqués, production et son
lo-fi, célébration des drogues, inspiration littéraire des textes… Tout
était là, déjà prêt à l’emploi
. Il n’y avait qu’à se servir et on se
demande bien pourquoi on s’en serait privé, tant l’album à la banane conserve, près de quarante ans après sa parution son aura malsaine et follement charmeuse.


Et comme il va de soi qu’il ne faut jamais être trop
avant-gardiste, ce disque eut un succès minable à sa sortie, le velvet
ne devenant culte qu’après sa mort.
Pour l’heure, on est au milieu des
années 60 et le groupe, à contre-courant de tout ce qui se fait à
l’époque, stagne. Il faut attendre la rencontre avec l’artiste Andy
Warhol, désireux de produire sa formation rock, pour que les choses
s’emballent de façon définitive. Warhol introduit assez vite dans le
groupe le mannequin allemand Nico, femme aussi mystérieuse
qu’attirante, qui contribua beaucoup au charme de cet album. Enregistré
en un sprint de huit heures dans un studio délabré, sous l’emprise de
substances diverses et variées, The Velvet Underground & Nico
est l’un des plus purs témoignages de ce que le rock peut apporter de
spontané et venimeux, voire de dangereux
. Ne maudissez pas l’édition de
votre CD ou de votre vinyle si vous trouvez le son désastreux, c’est
tout à fait normal. Avec une volonté à la fois simplificatrice et
provocante, Warhol se contente, au mixage, de mettre les pistes au même
niveau les unes que les autres. Le son semble alors sortir d’un
transistor pourri, bouffant parfois la voix de Nico, comme dans "Femme
Fatale".

On en oublierait presque de parler des titres, aussi dérangés que
leurs géniteurs. La bonne moitié est culte et quasi-inattaquable :
"Sunday Morning", qui évoque si bien son sujet qu’on ne peut la passer
que le dimanche matin, entremêle les voix de Reed et de Nico pour
former une litanie vaporeuse, comme sortie d’un rêve qui s’achève. "I’m
Waiting For The Man", avec son rythme martelé frénétiquement et ses
guitares revêches plante le décor qu’affectionne le velvet : urbain et
sale, couvert de dope, peuplé de prostituées, d'homosexuels, de drag
queens et de paumés de tous bords. Et que dire de la voix de Nico.
Cette voix unique qui nous transperce les tympans de son aura
evanescente : témoin sarcastique dans "Femme Fatale", déesse païenne
dans "All Tomorrow’s Parties" ou double déformant dans "I’ll be Your
Mirror". Que dire également du grand Lou Reed, qui dans ces odes
poisseuses que sont "Venus In Furs" ou l'épique "Heroin" dépasse tout
ce qu’on peut entendre en créant un folk coupé à la blanche, du blues
dézingué par des tessons d'alcool frelaté, de la pop exécutée à grands
coups de fouets.


The Velvet Underground & Nico est le début et la fin de
tout. Le disque qui provoqua et provoquera beaucoup de chocs et de
vocations. Le disque qu'on jettera dans la tombe de nombreux musiciens.

Nombreux sont ceux qui gratouillèrent pour la première fois au son de
ces titres décharnés ou qui prirent leurs premiers acides pour décupler
la transe que produit l’écoute de cet album. On n’absorbe plus de la
musique de la même manière après avoir croisé un tel manifeste. Il va
de soi que vous ne pouvez prétendre écouter sérieusement cet espèce de
truc qu’on appelle le rock si vous n’avez pas, au moins, jeté une
oreille sur ce monument.

From wikipedia :

La production


Produit par Andy Warhol (le groupe jouait fréquemment au sein de la Factory), le Velvet Underground mené par Lou Reed et John Cale se voit adjoindre l'actrice et mannequin d'origine allemande Nico, autre recrue de la Factory (elle ne chante cependant que sur trois chansons de l'album, Femme fatale, I'll Be Your Mirror et All Tomorrow's Parties).
Warhol a également signé la couverture de l'album, représentant une
banane (symbolique phallique encore renforcée par la mention "peel slowly and see"), tandis que Paul Morrissey se chargeait de prendre en photo les membres du groupe pour la pochette. L'album, et en particulier sa chanson d'ouverture (Sunday Morning) seront finalisés par le producteur Tom Wilson.

Les chansons


L'album se caractérise par l'alternance de ballades pop
et de titres évoquant l'univers des drogues dures et des perversions
sexuelles, souvent marqués par des expérimentations sonores
avant-gardistes.
Au mélancolique Sunday Morning (chanté par Lou Reed lui même), qui ouvre l'album, succède ainsi I'm Waiting for the Man, au son nettement plus rêche, qui narre une transaction avec un dealer. De façon encore plus marquée, Femme fatale est immédiatement suivi de Venus in Furs,
dont la thématique est proche mais cette fois traitée ouvertement sous
l'angle d'une relation sadomasochiste (le titre de la chanson est
d'ailleurs une référence directe à un roman de Sacher Masoch), soutenue par une ritournelle obsédante à l'alto électrique. Heroin, inspiré par l'auteur Hubert Selby,
est probablement le sommet de l'album. Une évocation directe d'une
prise de drogue, à la fois crue et poétique dans ses paroles, tandis
que la musique en « recrée » les sensations physiques : l'accélération
progressive de la batterie figure le rythme cardiaque pendant la piqûre
d'héroïne, l'alto l'afflux de sang au cerveau, etc. Toutefois, la
chanson est sans illusion. La consommation d’héroïne se paie au prix
fort, dans l’asservissement du drogué à la substance (« elle est ma
vie, elle est ma femme »). Enfin I'll Be Your Mirror où sur une très belle mélodie, Nico chante la promesse narcissique faite en amour à l’être aimé.

L'échec commercial


En raison notamment de ses thèmes en opposition aussi bien avec la
morale publique qu'avec les thématiques en vogue à l'époque, mais aussi
de ses expérimentations et ses innovations musicales, l'album connaîtra
un échec commercial à sa sortie mais accédera plus tard au statut
d’« œuvre culte », influençant plusieurs générations de groupes
musicaux jusqu'à aujourd'hui. À en croire une formule célèbre (parfois
attribuée à Brian Eno),
il n'y eut peut-être que mille personnes à avoir acheté l'album à sa
sortie, mais elles ont toutes formé un groupe. Aujourd'hui, cet album
est considéré comme l'un des piliers majeurs du rock, et le Velvet
Underground a été élu, notamment pour cet album, le groupe le plus
influent de tous les temps devant les Beatles.



Liste des titres


Tous sont écrits et composés par Lou Reed ( à 22 ans !!! ) sauf indication contraire. L'album est produit par Andy Warhol, sauf Sunday Morning, produite par Tom Wilson.

  1. Sunday Morning - 2'54 (Lou Reed, John Cale)
  2. I'm Waiting for the Man - 4'37
  3. Femme fatale - 2'37
  4. Venus in Furs - 5'10
  5. Run Run Run - 4'20
  6. All Tomorrow's Parties - 5'58
  7. Heroin - 7'10
  8. There She Goes Again - 2'38
  9. I'll Be Your Mirror - 2'12
  10. The Black Angel's Death Song - 3'12 (Lou Reed, John Cale)
  11. European Son - 7'46 (Lou Reed, John Cale, Sterling Morrison et Maureen Tucker)


Musiciens



  • Lou Reed - chant, guitare
  • John Cale - alto électrique, piano, basse
  • Sterling Morrison - guitare, basse
  • Maureen « Moe » Tucker - percussion
  • Nico - chant


Citation de Philippe Manoeuvre :


l'album des voyoux, perturbés, malades mentaux, camés, dingues, décalés,écrivains, créateurs. Un petit juif junkie, un musicien classique gallois, un guitariste texan, une batteuse hommasse qui insistait pour jouer debout et un top model hongrois, le tout produit par un exilé tchèque incompétent mais de grande fortune...

(voilà comment on fait un chef d'oeuvre, à New-York évidemment... ;-) )


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28 Re: Histoire de la bonne zique ! le Lun 5 Jan - 23:21

pilou


jamais content
ARF, c'était mon prochain ;-)

Mais je suis content que ce soit toi qui le fasse, car j'ai honte d'avouer que je connais hyper mal le Velvet...

Allo Oz Music ? lol

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29 Re: Histoire de la bonne zique ! le Lun 5 Jan - 23:33

alphie712


Black Sabbath Talent Aiguille
pilou a écrit:ARF, c'était mon prochain ;-)

Mais je suis content que ce soit toi qui le fasse, car j'ai honte d'avouer que je connais hyper mal le Velvet...

Allo Oz Music ? lol

Oops !
Bon , pour pas s'enmêler les pinceaux, je ferai aussi les Stooges , les Doors et King Crimson , ça te va ? Wink

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30 Re: Histoire de la bonne zique ! le Mar 6 Jan - 9:48

pilou


jamais content
Atta tu fais quoi que tu veux.
Si c'est une rubrique rock, faut que ce soit aussi un peu le bordel, nan ?
ARF

Bon, cela dit, je m'occupe de Led Zep et des Who....LOL !
Pis tu as parfaitement ciblé des trucs que je connais assez mal, donc empare toi donc de ces musts, ô docteur du rock !

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31 Re: Histoire de la bonne zique ! le Mar 6 Jan - 10:25

Vero


Taulière du Taulier, admin
Taulière du Taulier, admin
ah ben moi je suis bien contente d'avoir de la top lecture au bureau Mr Green

et pis je susi bien contente aussi que ce forum retrouve son but premier, à savoir parler de Zik à mort !
nan mais c'est vrai quoi, pkoi on ferait pas un classement des meilleurs albums aussi un jour, après tout c'est à la mode !


_________________
Moi, Invité , promets de ne jamais faire de bétises sur le forum.

Véritable jungle urbaine qui fabrique les rêves
Là où rien n'est impossible,
Les rues vous réveilleront à la vie
Les lumières vous inspireront à New York.
Voir le profil de l'utilisateur http://www.culture-et-confiture.com/

32 Re: Histoire de la bonne zique ! le Mar 6 Jan - 23:02

pilou


jamais content
1971......
Encore une année de dingue pour le rock ! Pensez donc à cette avalanche d'albums d'anthologie:
"Hunky Dory" de Bowie,
"Aqualung" de Jethro Tull,
"Nursery crime" de Genesis,
"Imagine" de Lennon,
Who'snext" des Who,
"Meddle" du Floyd,
"LA Woman" des Doors,
"Sticky Fingers" des Stones,
"Killer" d'Alice Cooper,
"Master of reality" de Black Sabbath.... et je suis obligé d'en oublier....
Non mais vous vous rendez compte ?
Rien que cette année là, on a de quoi se faire une discothèque de folie!
'Tain c'était le bon temps.... depuis les 70's, quand a-ton eu, ma pauv' Lucette, une dizaine d'opus de ce calibre sur un seul millésime ????
Trève de discours de papy du rock.... mais bon, quand même.... nan mais....

Et puis, 1971, c'est aussi:
LED ZEPPELIN "4"




From Destination Rock:
L’escalier vers le paradis.
On avait laissé Led Zep en pleine ascension. Le groupe sortait alors en 1971, Led Zeppelin IV, véritable pierre angulaire de l’histoire du rock. Le Zeppelin se devait de relever le défi de faire mieux que sur ses précédents opus. Le groupe avait déjà enregistré trois albums en moins de trois ans. Sur chacun de ces albums figurent des tubes, mais c’est sur ce quatrième effort que figure l’une des chansons rock les plus connues de tous les temps : « Staiway To Heaven ». Pourtant, même si aujourd’hui encore ni Page ni Plant ne tiennent cette chanson pour le grand moment du disque, il apparaît clairement qu’elle est la pièce maîtresse de ce chef d’œuvre. Cette sublime ballade marque la symbiose du mysticisme hippie, des inspirations du moyen-âge et mythologiques qui passionnent alors le groupe. Difficile d’imaginer ce qu’auraient été les années 70 sans ce titre, véritable complainte quasi médiévale, inspirée notamment par les explorations acoustiques du guitariste Bert Janch.

Laissons parler la musique.
Le groupe surprenait cependant dans son obstination à ne pas vouloir sortir de single. De plus le groupe exigeait une pochette sans nom, sans titre, sans numéro de catalogue ni référence. Tout était fait pour que le groupe soit jugé pour sa musique et sa musique seule. Depuis le temps que les journalistes accablaient le groupe d’accusations sans fondements avançant parmi les raisons du succès, la publicité. Désormais, le dirigeable tenait sa revanche. Le groupe avait son hit planétaire sans autre support que son album. La pochette en elle-même changeait radicalement de style par rapport aux précédentes. Il s’agissait d’une pauvre photo représentant le portrait d’un vieil homme portant un fagot de bois, pendue sur le mur d’un immeuble décrépi. Le tout était couronné par l’ajout des logos des quatre musiciens.

Entre ville et campagne.
La musique est à l’image du groupe qui vit alors entre deux mondes. Les séances d’enregistrement se déroulèrent en grande partie dans un vieux manoir posé dans la campagne anglaise. En sort une acoustique unique. Le groupe se sent en famille. Une atmosphère à l’opposé du faste urbain d’Hollywood où attendent fans et groupies : « Going To California ». Cette dualité s’exprime musicalement dans le choix de morceaux acoustiques, semi-acoustiques folk et d’autres au contraire bluesy, rock n’roll. Elle illustre aussi la diversité du quatuor anglais qui touche à tout. Page est sur cet album à l’apogée de son art, montrant une maîtrise absolue de la distorsion et du feed-back sur « Black Dog » entre autres sur lequel il superpose trois riffs différents. Il innove avec ses techniques de l’archet et l’introduction de guitare à deux manches, oscillant entre démonstration et finesse. « Rock And Roll », comme son titre l’indique fait hommage à ce style en puisant aussi bien chez Little Richard que chez Elvis, le tout porté par la formidable voix de Plant délimitée par la batterie de Bonham. Aux débordements électriques succèdent les très épiques « Battle Of Evermore » et « Stairway Of Heaven ». Plant montre un autre face de on talent immense. Sur le second, Page branche sa Telecaster psychédélique, achevant le solo sur sa Les Paul 1959, Jones s’occupe des arrangements : un grand moment d’anthologie. La « grande parenthèse » bouclée, retour sur terre avec « Misty Moutains Hop », menée par l’orgue de Jones. Plant fait encore l’attraction principale du morceau avec sa voix haut perchée. Le très boogie « Four Sticks » donne l’occasion à Bonham de s’adonner à sa passion favorite : le matraquage de fûts. Il utilise pour cela quatre baguettes, deux à chaque mains !!. Les deux morceaux de fin ne sont pas en reste. L’acoustique plaisant « Going To California » qui repose sur le seul talent de Plant, et le final homérique « When The Levee Breaks », morceau de bravoure, morceau désigné par Page comme le grand moment de l’album. Boham introduit le morceau de fort belle manière : les amplis et microphones répartis dans le manoir y sont pour beaucoup, on ressent la profondeur du son, l’écho des instruments se répercutant.

Page en choisissant ce morceau donnait tout le sens de l’album : Stairway, « cette foutue chanson de mariage » comme disait Plant, n’est que l’arbre qui cache la forêt brumeuse, intimiste qu’est le reste de l’album. Le groupe avait fait un bon calcul en ne sortant pas de single, forçant les fans à se procurer l’album qui représente un tout surpuissant, et qui devint rapidement le disque de chevet de toute une génération.



From Wikipedia:
Led Zeppelin IV. Sortie 8 novembre 1971
Enregistrement décembre 1970 - janvier 1971
Headley Grange (avec le studio mobile des Rolling Stones) et Londres (Island Studios)


Led Zeppelin IV est le nom généralement utilisé et non-officiel pour nommer le quatrième album du groupe Led Zeppelin sorti le 8 novembre 1971. Il s'agit d'un des albums les plus vendus de l'histoire, avec plus de 23 millions de copies écoulées aux seuls États-Unis (RIAA) ; les estimations des ventes mondiales tournent généralement autour de 37 millions. L'album fut enregistré et mixé aux Basing Street Studios d'Island Records, à Londres, à Headley Grange, une demeure victorienne isolée dans l'East Hampshire, et à Sunset Sound (Los Angeles).

Réception
Après l'accueil tiède qu'avait réservé la critique à Led Zeppelin III à l'automne 1970, Jimmy Page décida que l'album suivant du groupe n'aurait pas de titre, hormis quatre symboles à l'intérieur de la pochette et sur le disque, chacun choisi par un membre du groupe. « Nous avons décidé de délibérément minimiser le nom du groupe sur le quatrième album, et qu'il n'y aurait aucune information, quelle qu'elle soit, sur la jaquette extérieure, a expliqué Page. Les noms, les titres et tout ça, ça ne veut rien dire». Du fait de l'absence d'un titre officiel, Atlantic Records distribua des reproductions des symboles de diverses tailles à la presse pour leurs articles. L'album fut l'un des premiers à être produit sans identification conventionnelle, et cette attitude anti-commerciale était à l'époque controversée, en particulier pour certains cadres d'Atlantic.

Deux singles en ont été tirés : Black Dog/Misty Mountain Hop le 2 décembre 1971, qui se classa 15e aux États-Unis (Billboard Pop Singles), et Rock and Roll/Four Sticks le 21 février 1972, qui atteignit la 47e place.

En 1998, les lecteurs de Q élirent Led Zeppelin IV 26e meilleur album de tous les temps ; en 2000, le même magazine le plaça au 26e rang dans sa liste des 100 meilleurs albums britanniques de tous les temps.
En 2003, Rolling Stone Magazine en fit le 66e de sa liste des 500 meilleurs albums de tous les temps.
Il est septième sur la liste des 100 meilleurs albums des années 1970 dressée par Pitchfork Media.
En 2006, l'album se classa en tête des 100 plus grands albums britanniques établie par le magazine Classic Rock ; la même année, il atteignit la même place dans le sondage des 100 plus grands albums des lecteurs de Guitar World.
En 2007, la rédaction de DigitalDreamDoor l'élue 33e meilleur album de rock de tous les temps.

Les quatre symboles
Chaque membre du groupe a choisi un symbole personnel pour la pochette de l'album.


Celui de Jimmy Page est généralement appelé ZoSo, bien qu'il ne représente pas de lettres. Conçu par Page lui-même, sa signification reste mystérieuse. Il est issu de l'Ars Magica Arteficii (1557 de Gerolamo Cardano, un ancien grimoire d'alchimie, où il s'agit d'un sceau composé de signes du zodiaque). Le symbole en forme de Z symboliserait la planète Saturne, ou le signe du Capricorne, gouverné par Saturne, qui est celui de Page. La forme oSo est semblable au symbole alchimique du mercure, également associé à Saturne. Ce qu'il signifiait exactement pour Page est incertain, mais il est possible qu'il soit lié à l'intérêt qu'il portait à l'occultisme, et notamment aux œuvres d'Aleister Crowley.

Le symbole de John Paul Jones est un simple cercle recoupant trois vesica pisces. Pris dans un livre de runes, il symbolise une personne confiante et compétente.

Celui de John Bonham, les trois cercles entrelacés, représente la trinité père-mère-enfant, mais on peut aussi le voir comme une batterie vue de dessus. Il représente également le logo d'une marque de bière particulièrement prisée de Bonham.

Le symbole de Robert Plant est la plume de Maât, déesse égyptienne, qui représente la vérité, la justice, l'équité et l'écriture, à l'intérieur d'un cercle continu représentant la vie.

Il existe un cinquième symbole, choisi par la chanteuse invitée Sandy Denny représentant sa contribution à The Battle of Evermore : il est composé de trois triangles équilatéraux se rejoignant par leurs pointes. Il apparaît dans le livret de l'album.

Titre de l'album
Sa pochette ne comportant aucune indication de titre, l'album est généralement appelé Led Zeppelin IV, dans la continuité des trois albums précédents du groupe. Les catalogues d'Atlantic Records ont employé les noms Four Symbols (« quatre symboles ») et The Fourth Album (« le quatrième album »), et il est parfois appelé Untitled (« sans titre »), Sticks, Man with Sticks (en référence à sa pochette, un vieil homme transportant des fagots de bois), Runes, Four ou ZoSo (d'après le premier des quatre symboles qui apparaissent sur la pochette). Le guitariste du groupe, Jimmy Page, l'appelle fréquemment Led Zeppelin IV dans ses interviews, tandis que le chanteur Robert Plant se contente de l'appeler « le quatrième album ».

Liste des pistes
Black Dog (Page/Plant/Jones) – 4:57
Rock and Roll (Page/Plant/Jones/Bonham) – 3:40
The Battle of Evermore (Page/Plant) – 5:52
Stairway to Heaven (Page/Plant) – 8:03
Misty Mountain Hop (Page/Plant/Jones) – 4:38
Four Sticks (Page/Plant) – 4:45
Going to California (Page/Plant) – 3:31
When the Levee Breaks (Page/Plant/Jones/Bonham/Memphis Minnie) – 7:08

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33 Re: Histoire de la bonne zique ! le Mar 6 Jan - 23:31

pilou


jamais content
Quelques déclarations du groupe autour de ce 4° album du dirigeable:

Jimmy Page à propos de Stairway to heaven
"J'étais chez moi lorsque j'ai composé la base de ce titre et je sentais que je tenais quelque chose d'exceptionnel. Quelques mois plus tard, nous sommes allés à Headley Grange, là où on enregistrait, dans le Hampshire. Il y a d'abord John Paul à qui j'ai fait entendre le morceau. Je lui ai montré et il en est resté médusé. Nous avons passé la nuit à peaufiner le morceau. Au matin, Robert est arrivé avec John. On leur a fait entendre. Robert était sidéré. Il s'est isolé, seul, avec la bande. Deux heures après, il avait terminé le texte et la mélodie."

Robert Plant, toujours sur "Stairway"
"Cela a été extrèmement vite, c'était fluide, presque l'inspiration divine. C'était magique, comme si nous étions tout à coup hors du temps. On savait qu'on écrivait quelque chose qui ne se reproduirait plus jamais."

Jimmy Page répondant à une question sur le titre exact du disque
"Le Quatrième album" (rires). A l'époque, nous étions constamment descendus par la presse. Du genre "Led Zeppelin est un coup monté, un grand battage publicitaire..." Alors nous nous sommes dit: faisons un disque, LE disque de Led Zeppelin, celui que l'histoire retiendra. Et pour répondre à ces plumitifs, pas de titre, pas de nom de groupe, rien ! Les mauvaises critiques n'ont pas cessé pour autant... C'est l'histoire du groupe. "

Robert Plant, sur le même sujet:
"Nous avions décidé que le disque ne s'appelerait pas "Led Zeppelin IV" et nous étions amusés à l'idée de voir ce qu'allait être le titre. Alors nous avons décidé que chacun de nous choisisse un symbole de type métaphysique qui d'une manière ou d'une autre nous représenterait individuellement - que ce soit un état d'esprit, une opinion ou quelque chose auquel nous croyons très fort."

John Paul Jones:
"On n'a plus jamais osé nous comparer à Black Sabbath après cet album."

Stairway to heaven en live



Dernière édition par pilou le Sam 24 Jan - 14:49, édité 2 fois

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34 Re: Histoire de la bonne zique ! le Mer 7 Jan - 11:52

bro'Zach


OncleZ'fan
OncleZ'fan
alphie712 a écrit:
pilou a écrit:.....

Allo Oz Music ? lol

Oops !
Bon , pour pas s'enmêler les pinceaux, je ferai aussi les Stooges , les Doors et King Crimson , ça te va ? Wink
King Crimson yahoo In The Court Of The... ??? :zsq: J'attends ça avec impatience.
Que de souvenirs ! D'époque et puis de plus près aussi, quand c'est bon c'est pour la vie.

Voir le profil de l'utilisateur

35 Re: Histoire de la bonne zique ! le Mer 7 Jan - 17:06

berny


Taulier de la Taulière, admin
Taulier de la Taulière, admin
pilou a écrit:ARF, c'était mon prochain ;-)

Mais je suis content que ce soit toi qui le fasse, car j'ai honte d'avouer que je connais hyper mal le Velvet...

Allo Oz Music ? lol
Oui, présent ! Zooouuuu direction OZ Music qui propose ZE compil définitive du groupe en 5 CD. Rien que ça. Arf, une fois !


_________________
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36 Re: Histoire de la bonne zique ! le Mer 7 Jan - 19:27

pilou


jamais content
Allez on reste en 1971.
Berny devait se demander quand j'aborderais ce p..... de groupe, j'ai nommé The WHO, puisque c'est pour moi le summum du rock et qu'ils ont bercé mon teenage wasteland !



Y'a plein de débats sans fin pour savoir quel est leur meilleur album, entre disques novateurs, aboutis, les opéras rock, ou le fameux Live at leeds, souvent désigné "meilleur album live de tous les temps"....
Clair que c'est un bon live. Une tuerie !
La quintescence des performances scéniques d'un groupe très souvent qualifié aussi de "plus grand groupe de rock sur scène all over the world", et pas seulement parce qu'ils destroyaient complètement leur matos à chaque concert, durant longtemps....

The Who "on stage"





Sûr que ça déménageait: 4 personnalités hors du commun, souvent à la limite (franchie tout de même en maintes occasions) de se foutre sur la gueule:
- Roger Daltrey, un chanteur au registre vocal étonnant, et un côté petite brutasse frappe de banlieue anglaise, qui faisait du lasso avec son micro,
- Pete Townshend (quel putain de nom bien rock, trouvez pas ?), un guitariste virtuose du riff et de la rythmique, songwriter inspiré et torturé à souhait, inventeur du windmill, les grands moulinets de bras qui finissent sur les cordes en faisant saigner les doigts à force,
- Keith Moon, un batteur complètement frappadingue et ultimement déjanté, au jeu unique, quasi inreproductible et inégalable dans son style,
- John Entwistle, alias "The Ox", un bassiste faux-discret faux-calme et sans doute faux-gentil, véritable institution de son noble instrument, surnommé Thunderfingers tant il son immobilité sur scène, antithèse des gesticulations des autres, compensait une effarante agilité de ses doigts très impressionnante à observer, puisqu'il passait autant de temps en solo que Townshend en rythmique.
Une tuerie j'vous dis.
C'est qu'il y avait un petit jeu entre eux: à qui se ferait le plus remarquer sur scène. Et chacun a vite trouvé "son ou ses trucs", devenus autant de signes de reconnaissance et de marques de fabrique...
Pour la légende, deux sont déjà morts: Keith Moon en 78, à 31 ans et à quelques semaines d'une autre référence, John Bonham, et ce bon vieux Entwistle, qui s'est offert en 2002, à plus de 60 balais une fin de vraie rock star, le nez dans la chnouffe et les mains sur le cul des putes, le tout à Las Vegas la veille d'une tournée mondiale!
Une tuerie !

Je m'en vais donc vous parler de Who'snext, que beaucoup considèrent comme leur contribution majeure au rock.

THE WHO - Who's next - 1971



From Destination rock:
Seulement deux ans après 'Tommy' ( le premier Opera Rock écrit par Pete Townshend, le guitariste de génie des Who ), l'année suivant 'Who Sell Out', les Who sortèrent ce Who's Next, un des monuments du Rock des 70's.
Cet album est tiré du deuxième Opera Rock de Pete Townshend, 'Lifehouse', mais celui-ci ne sortira pas à cette époque (mais plutôt sous forme de Démo en 1991).
Considéré comme l'oeuvre majeure des Who, cet album fut le moment d'expériences pour Pete Townshend, notamment l'utilisation de synthétiseurs tout au long de l'album, pour amplifier la force et la personnalité de leur son; il est également l'album le plus connu du groupe.

Album de tubes notamment les Baba O'Riley (avec son intro au synthétiseur, connue de tous, la voix de Roger Daltrey qui est d'une classe folle sachant autant monter dans les aigus que descendre dans les graves; son riff du génial Pete Townshend, si entêtant, si accrocheur, le jeu de batterie de Keith Moon puissant et énergique; nul doute que les Who ont eu une influence majeure sur les décennies qui suivèrent), The Song Is Over (une magnifique ballade jouée au piano, bien plus énervée par la suite, Daltrey y monte dans les aigus, Moon frappe comme jamais et Townshend est égal à lui-même: guitariste de génie, machine à riff et soliste talentueux, le tout sur de belles paroles, un des sommets de l'album), Behind Blue Eyes (magnifique ballade accoustique connue de tous -massacrée par la suite en 2003 par Limp Bizkit-, la voix de Daltrey y est envoûtante, la musique belle, magnifique même, la partie Rock intervenant vers la fin est puissante, rageuse et énergique, un gros contraste avec le reste de la chanson, cette partie se finissant sur un riff proche de celui de Won't Get Fooled Again -notons que cette partie Rock n'a pas été reprise par les Limp Bizkit, un comble pour un groupe de Neo Metal-) et Won't Get Fooled Again(tout simplement un des riffs les plus efficaces de l'histoire du Rock; huit minutes de génie, plein de puissance de rage, un Keith Moon talentueux plein d'énergie, qui contrairement à beaucoup de batteurs de l'époque, ne fait pas office de simple boîte à rythme, c'est un batteur qui sait frapper quand il faut, à l'instar de John Bonham de Led Zeppelin; sans oublier un solo majestueux diablement beau et technique).

Mais cela n'est que la part la plus populaire de l'album, Who's Next c'est une claque monumentale par chanson, des riffs géniaux, de l'énergie à revendre, un batteur monumental, une voix unique, une puissance incommensurable, mais également une éternelle douceur à en faire palir d'envie Hello Kitty.
Un morceau comme Bargain est tout à la fois, démarrant bien doucement, en acoustique, mais la cavalerie vous rattrape de plein fouet, un riff d'une grande efficacité, dans la veine de celui de Won't Get Fooled Again; Roger Daltrey quand à lui se fait rageur en couplet, et monte plutôt haut dans les aigus en refrains, mais lors de la partie plus calme, il sait la faire plus envoûtante, plus chaude; tout se calme pour repartir de plus belle et finir en apothéose. Une My Wife ou une Going Mobile sont très Rock'N'Roll et accrocheuse, alors qu'une Love Ain't For Keeping se fait plus douce et bien moins Rock.
Getting in Tune est elle aussi très connue, vous avez sûrement dû l'entendre quelque part (son refrain en particulier), une chanson plutôt douce qui se fait de plus en plus puissante et rageuse au fur et à mesure pour arriver à un point de rupture au milieu de la chanson, comme si on repartait du début, on repart d'une extrème douceur, pour arriver sur quelque chose de bien plus rageur et colérique.

Que retenir de cet album?
Who's Next est un album marquant de l'histoire du Rock, un album tournant, innovant et accessible qui plus est.
De plus, il est toujours d'actualité (en plus d'avoir été pendant quelques temps l'album le plus vendu sur le site Amazon), le meilleur exemple est certainement celui de la série CSI (Crime Scene Investigation) et ses dérivées (Les Experts en France), série policière battant tous les records d'audiences; chaque spin-off est caractérisée par une chanson des Who, remmettant au goût du jour des chansons des Who en les intégrant comme génériques: Les Experts, les originaux se déroulent à Las Vegas et ont pour générique "Who Are You" de l'album du même nom des Who; Les Experts Miami quant à eux ont pour générique "Won't Get Fooled Again" de ce fameux Who's Next et Les Experts Manhattan (se déroulant à New York) ont pour générique "Baba O'Riley, toujours de l'album chroniqué (le petit plus inutile, j'avoue).
Enfin bref, courez l'acheter si vous ne l'avez pas déjà!



Dernière édition par pilou le Mer 7 Jan - 22:31, édité 6 fois

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37 Re: Histoire de la bonne zique ! le Mer 7 Jan - 19:34

Vero


Taulière du Taulier, admin
Taulière du Taulier, admin
Demande spéciale : Pourriez vous arrêter de mettre des choses intéressantes sur le forum car bibi la flopche (aka myself) se tape les cartons à faire tout seule parce que MOOOÔOOOSieur Bernoeuvre n'arrive puuuu à décoller du forum.
Merci bien Mr Green


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38 Re: Histoire de la bonne zique ! le Mer 7 Jan - 19:37

berny


Taulier de la Taulière, admin
Taulier de la Taulière, admin
Sur le Live at Leeds il a été dit que les Who avaient ré-arrangés les titres en studio. Vrai ? Faux ? Allez savoir ...
Sans devoir se payer la version Deluxe 2CD, la version remasterisée avec quelques bonus est au petit prix de +/- 8 €. Même pas deux paquet de clopes ... celui qui hésite n'a rien compris !


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39 Re: Histoire de la bonne zique ! le Mer 7 Jan - 21:00

pilou


jamais content
Cette critique de Destination rock étant très moyenne à mon goût, je vous incite à aller voir celle du site Inside Rock:
http://www.inside-rock.fr/Who-s-Next,2316.html

From Wikipedia:

Who’s Next est un album du groupe de rock britannique The Who paru en 1971. L’album a été classé à la 4e place du Billboard, atteignant même le n°1 en Grande-Bretagne ; il comprend plusieurs titres qui ont connu un bon succès dans les hit-parades, comme Won't Get Fooled Again et Baba O'Riley. Il est classé 28e au classement Rolling Stone des 500 meilleurs albums de tous les temps.



Genèse et enregistrement
La genèse de Who's Next commence avec un projet vaste et compliqué qui fut abandonné.

Cet album prend ses sources dans le projet Lifehouse, abandonné. Pour ce projet, Townshend enregistrera d'ailleurs des bandes "démo" dans son studio personnel, jouant de tous les instruments. Curieusement, les démos s'avèreront extrêmement proches du résultat final : l'interprétation par tout le groupe. Pete Townshend, leader des Who, avait décrit ce projet comme un opéra-rock futuriste, enregistré en direct, mais constituant également la musique d'un film. Ceci se montra particulièrement impraticable à plusieurs niveaux. S'ensuivit une perte de confiance du groupe, ainsi qu'une querelle entre Pete Townshend et le manager Kit Lambert. Des années plus tard, Townshend avoua que l'échec du projet le mena au bord du suicide (lors d'une fête donnée par les Who dans un immeuble à dix étages, Townshend s'approcha de la fenêtre avec la ferme intention de sauter dehors avant d'être arrêté par un des fêtards) et de la dépression nerveuse.

Pete Townshend


Plusieurs pistes furent enregistrées à New York, mais le groupe revint en studio avec le producteur Glyn Johns avant de repartir à zéro. Bien que le projet Lifehouse ait été abandonné, des bribes de cette œuvre réapparurent sur ce qui allait être Who's Next. Un passage de Pure and Easy — chanson décrite par Townshend comme le pivot central de Lifehouse - réapparaît dans les lignes finales de The Song Is Over. Le concept initial de Lifehouse, programmer un sythétiseur avec les données personnelles de membres du public pour créer de la musique, fut réutilisé par Townshend sur Baba O'Riley. Le guitariste utilisa des informations concernant son gourou, Meher Baba, pour générer la piste de synthétiseur. Cependant, l'abandon du projet permit aux membres du groupe d'acquérir une certaine liberté, puisqu'ils purent se concentrer sur les morceaux individuels.

Bien que le projet initial de Townshend ait échoué, il continua de développer le concept, le revisitant dans plusieurs albums. De surcroît, les compositions de Pete Townshend destinées à Lifehouse et abandonnées pour Who's Next serviront à alimenter la discographie des Who jusqu'au décès de Keith Moon en 1978.



Réception
Who's Next est l'un des plus grands succès critiques et populaires du groupe. D'autre part, c'est le seul album du groupe à avoir atteint la première place des ventes dans la patrie des Who, la Grande-Bretagne. Également, il atteint la quatrième place aux États-Unis, renouvelant la performance de Tommy deux ans plus tôt. Le critique réputé Robert Christgau donna un "A", soit l'une des plus hautes notes de son système de notation. L'album fut également très bien reçu par Rolling Stone et d'autres ouvrages spécialisés .

Certaines chansons, dont Baba O'Riley, devinrent des classiques pour les radios FM américaines, et furent diffusées de nombreuses fois. Cet album a un ancrage très particulier dans la culture populaire ; certains titres servent de bande originale à des films ou à des séries télévisées. Les exemples les plus typiques en sont les séries américaines Les Experts : Miami et Les Experts : Manhattan, dont les génériques sont accompagnés respectivement de Won't Get Fooled Again et Baba O'Riley.

Les opinions des membres du groupe divergent à son sujet :
Roger Daltrey estime que Who's Next est, et de loin, le meilleur album jamais enregistré par le groupe. Le chanteur pense que seul Who's Next a su cristalliser la puissance du groupe en concert avec le raffinement du studio.
Pete Townshend exprime quant à lui son amertume face à l'échec du projet Lifehouse, qu'il estimait être le pinacle de sa carrière. Ce qui ne peut être discuté, c'est que ce disque représente un des chef-d'œuvre des Who et un album qui marqua durablement son époque ainsi que la sphère de la musique populaire. Par exemple, les synthétiseurs allaient rapidement devenir une composante essentielle de la musique rock ; il convient de se rappeler que les Who furent parmi les premiers promoteurs de ce nouvel instrument. L'année 1971 fut marquée par la parution de nombreux albums de grande qualité : on peut citer Sticky Fingers ou Led Zeppelin IV. Le rock avait atteint une maturité et une envergure stupéfiantes au début des années 1970, et ce fut en partie grâce aux Who et à Who's Next.

Caractéristiques artistiques
L'album a été immédiatement reconnu pour le son dynamique et unique. Il est tombé fortuitement à un moment où de grands progrès avaient été faits en ingénierie sonore depuis la décennie précédente, et juste après la démocratisation des synthétiseurs. Le résultat était proprement stupéfiant à l'époque, sans précédent dans la musique rock (bien que mal apprécié par certains fans des Who de l'époque). Cependant, le son agressif de cet album tranche avec des moments de picking à la guitare acoustique ; et le chant arrogant de Roger Daltrey alterne avec des moments plus calmes et introspectifs.

Townshend utilisa les synthétiseurs de différentes manières : comme un effet de bourdon sur plusieurs chansons, comme Baba O'Riley et Won't Get Fooled Again, et, d'autre part, dans un rôle plus délicat, comme dans l'introduction de Bargain ; enfin comme imitateur de sons, comme dans The Song Is Over, où le son ressemble à celui d'une bouilloire en ébullition. Townshend utilisa également un effet appelé Envelope Follower dans la chanson Going Mobile pour moduler le spectre de sa guitare, donnant ainsi un son couinant qui dégénère en gargouillement à la fin du morceau.

L'album débute avec l'innovant Baba O'Riley, avec Townshend au piano et Dave Arbus (d'East Of Eden) au violon. Nommé ainsi en référence à Meher Baba (gourou de Townshend) et Terry Riley (figure incontournable de la musique avant-gardiste), la piste réunit les expérimentations de Townshend sur le synthétiseur et des textures exotiques avec le son hard-rock traditionnel. Autres chansons caractéristiques : la ballade Behind Blue Eyes et la piste finale de l'album, l'épique poids-lourd rock Won't Get Fooled Again.


Pochette
La pochette de l'album montre une photographie, prise à Easington Colliery, avec le groupe venant juste d'uriner sur un grand monolithe situé sur un terril. D'après le photographe Ethan A. Russell (qui réalisa par ailleurs le livret de photos de Quadrophenia), la plupart des membres étaient incapables d'uriner, alors de l'eau de pluie fut prise d'une boîte métallique pour réussir l'effet désiré. La photo est souvent prise comme une référence au monolithe découvert sur la Lune dans 2001 : l'odyssée de l'espace, qui parut trois ans plus tôt.

Le groupe était en route, rentrant d'un concert à Sunderland, le 8 mai 1971. John Entwistle et Keith Moon discutaient de 2001 : l'odyssée de l'espace, lorsqu'ils aperçurent des blocs servant à maintenir des terrils, avant de remarquer leur ressemblance avec le monolithe extraterrestre décrit dans 2001. Pete Townshend a dit que c'était une pique lancée contre Stanley Kubrick qui avait refusé de diriger le film Tommy, mais cette information est sujette à caution, le guitariste ayant peut-être plaisanté. D'aucuns prétendent que Lifehouse était une version dystopique de 2001 : l'odyssée de l'espace, mais cette interprétation semble hasardeuse.

Une précédente maquette de couverture montrait des femmes nues grotesquement obèses ; elle a été publiée autre part mais n'a pas servi pour cet album. Un autre projet de pochette montrait le batteur Keith Moon (jamais lassé de ce genre de facéties), habillé de lingerie noire, avec un fouet de corde, et une perruque brune ; elle figure au centre de l'édition en CD. La photo présente au dos de la pochette, représentant les membres du groupe dans une arrière-salle remplie de chaises, a été prise en coulisses à Leicester le 4 mai 1971.

Keith Moon


John Entwistle


Liste des pistes
Toutes les chansons sont écrites par Pete Townshend, sauf où mentionné.

Album original
"Baba O'Riley" – 4:59
"Bargain" – 5:34
"Love Ain't for Keeping" – 2:11
"My Wife" (John Entwistle) – 3:41
"The Song Is Over" – 6:16
"Getting In Tune" – 4:50
"Going Mobile" – 3:43
"Behind Blue Eyes" – 3:39
"Won't Get Fooled Again" – 8:38

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40 Re: Histoire de la bonne zique ! le Mer 7 Jan - 22:19

berny


Taulier de la Taulière, admin
Taulier de la Taulière, admin
C'est vrai que la critique Wikipédia est mieux mais celle de Destination Rock est pas mal du tout, je trouve.
Anyway : Grand album. Incontournable même !.
Et puis la pochette : La pochette parce que rien qu’en la regardant on savait qu’à l’intérieur ça ne plaisanterait pas. Ca se sent dans leurs attitudes. Ils viennent de pisser sur ce bloc de béton et maintenant ils vont s’occuper des pauvres mortels qui ont achetés cet album et on peut commencer à trembler. En même temps on les sent décontractés, pas stressé par l’évènement. Cool quoi.
Une des pochettes alternatives de cet album montrait Keith Moon grimé en vieille pute SM, fouet à la main, clamant "Who's Next" LooooL


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41 Re: Histoire de la bonne zique ! le Mer 7 Jan - 22:36

pilou


jamais content
Yep, ce doit être cette photo....



Evidemment, c'est du moon tout craché.
Je reste convaincu que la pochette finalement retenue, le pipi sur monolithe de béton, était le bon choix pour passer à la postérité et comme tu le dis fort bien, annoncer la couleur du contenu de l'album.
Décontractés les gars, cool en effet. En fait, je trouve que cette pochette montre 4 mecs sûrs de leur force, donc sans doute au sommet de leur art.

Quant à l'article de destiantion rock, je le trouve moyen parce que:
- il n'explique pas assez la recherche de Townshend sur les synthés. Pourtant je ne suis pas très fan de synthés dans le rock, mais l'emploi qui en est fait là est quand même assez incroyable.
- Il effleure aussi le sujet Lifehouse, qui a failli rendre Townshend fou...
- Il insiste un peu trop sur la description des titres, ce qui séqeunce un peu trop à mon goût un album qui tire sa force de son unité d'ensemble.
- il parle de chansons ! On ne cause pas d'Annie Cordy bordel, mais des Who, donc de titres, de morceaux !!! Lol
- Les longues explications sur les génériques des Experts me gonflent un peu. Tain les Who ont pas ecrit ça pour faire des génériques de polars ! ;-)

Allez, on revient à Who's next, avec cette chtite vidéo de Won't get fooled again avec un Townshend très en jambes et en bras (quel jeu de scène !) et un Entwistle dont le jeu de basse file vraiment le tournis...



Dernière édition par pilou le Sam 24 Jan - 18:01, édité 3 fois

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42 Re: Histoire de la bonne zique ! le Jeu 8 Jan - 12:53

kermit__


King of the Nenuphar
Bon, la voici enfin cette oeuvre collective à faire éditer dare dare...

J'ai déjà trouvé le nom :
"Le Dard de l'abeille rockeuse", c'est bien non ?

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43 Re: Histoire de la bonne zique ! le Jeu 8 Jan - 13:01

Vero


Taulière du Taulier, admin
Taulière du Taulier, admin
Bon allez j'vous ponds un truc sur Harvest de Neil Young


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44 Re: Histoire de la bonne zique ! le Jeu 8 Jan - 13:11

Vero


Taulière du Taulier, admin
Taulière du Taulier, admin
Harvest - Neil Young - 1972




Harvest est le 4e album solo de Neil Young. Il fut la meilleure vente d'albums en 1972 et jugé par les critiques comme l’un des albums majeurs de l'histoire du rock et le plus emblématique de Neil Young. Il a été classé premier au Billboard.

En 2003, l'album est classé au 78e rang par Rolling Stone magazine parmi les 500 meilleurs albums de tous les temps.


Neil Young s'est entouré de musiciens de studios de Nashville recrutés pour l'occasion, les Stray Gators, et il est accompagné aux choeurs par Linda Ronstadt, Stephen Stills, Graham Nash, David Crosby et James Taylor.

Cet album country-rock paraît très commercial pour beaucoup de fans qui préfèrent Everybody Knows This Is Nowhere (avec Crazy Horse) et After the Gold Rush. Il donne au public une image définitivement réductrice du talent éclectique de Neil Young et figure depuis dans toute "discothèque idéale" : les chansons sont calibrées grand public et Young n'hésite pas à verser dans la grandiloquence de l'orchestre symphonique.

Parmi les meilleurs titres, "Heart of Gold", eut un grand succès en Amérique mais aussi en Europe où il s'agit de son seul véritable hit, la chanson raconte un voyage country à la recherche d'un « cœur d'or » en forme de quête spirituelle pour purifier son existence tant il est vrai qu'on a qu'une vie et qu'on ne fait jamais que vieillir. Mais si Young dit cela à 26 ans, que dit-il en abordant la soixantaine ? Dans le domaine musical, très souvent les artistes ont eu maille à partir avec le "star-system", induisant la déchéance, la tentation de l'alcool, la drogue, vieillissement et décès prématurés. D'où ce morceau fournissant un moyen de s'en sortir notamment grâce à la tendresse apportée par l'amour.

Neil Young rend hommage avec "A Man Needs A Maid" à sa deuxième compagne, l'actrice Carrie Snodgress avec qui il vient d'avoir son premier enfant.
"Are You Ready for the Country ?" et "The Needle and the Damage Done" racontent la descente aux enfers de Danny Whitten de son groupe Crazy Horse - il mourut en novembre 1972 - .
Avec "Alabama" Neil Young dénonce le racisme dans le sud des États-Unis, ce qui provoque une vive polémique parmi les sudistes et incite le groupe Lynyrd Skynyrd à composer en réaction le fameux "Sweet Home Alabama".

"A Man Needs A Maid" et "Theres a World" ont été enregistrés en Angleterre avec le London Symphony Orchestra ; "The Needle and the Damage Done" est un enregistrement public à Royce Hall, UCLA ; tous les autres titres ont été joués à Nashville : comme souvent, les albums de Neil Young forment un patchwork de chansons, d'enregistrements sans trop de liens les uns avec les autres. Neil Young souffrait d'une hernie discale qui l'empêchait de jouer avec une guitare électrique, c'est pourquoi les morceaux ont une tonalité particulièrement paisible.

À noter le très original design de la pochette du 33 tours vinyl de Tom Wilkes. Elle est cartonnée, très sobre et rustique, de couleur beige orangée.

Titres de l’album

1. "Out on the Weekend" – 4:35
2. "Harvest" – 3:03
3. "A Man Needs a Maid" – 4:00
4. "Heart of Gold" – 3:05
5. "Are You Ready for the Country?" – 3:21
6. "Old Man" – 3:22
7. "There's a World" – 3:00
8. "Alabama" – 4:02
9. "The Needle and the Damage Done" – 2:00
10. "Words (Between the Lines of Age)" – 6:42

Paroles et musique : Neil Young.

Musiciens

* Neil Young – Chant, guitare, harmonica

* Le London Symphony Orchestra (dirigé par David Meecham) (#3 & 7)
* The Stray Gators (#1, 2, 4, 5, 6, 8 & 10) :
o Ben Keith – Guitare Steel
o Kenneth Buttrey – Batterie
o Tim Drummond – Basse
o Jack Nitzsche – Piano, guitare slide et arrangements (#3 & 7)
o John Harris – Piano (#2)
* Crosby, Stills and Nash
o David Crosby – Chant (#5 & 8)
o Graham Nash – Chant (#5 & 10)
o Stephen Stills – Chant (#8 & 10)
* Linda Ronstadt – Chant (#4 & 6)
* James Taylor – Chant (#4 & 6)

Production

* Neil Young – Producteur (sur tous les morceaux sauf A Man Needs a Maid)
* Jack Nitzsche – Producteur (A Man Needs a Maid et There's a World)
* Joel Bernstein – Photographie
* Henry Lewy – Producteur (The Needle and the Damage Done)
* Elliot Mazer – Producteur (sur tous les morceaux sauf A Man Needs a Maid et The Needle and the Damage Done)
* Tom Wilkes – Design

Citations

" Ma colonne vertébrale était littéralement en train de se désintégrer. Si bien que j'ai passé des mois au lit avant d'enregistrer ce disque. Je venais de rencontrer une actrice, Carrie Snodgress, avec qui j'ai habité assez vite. Nous avons eu mon premier enfant, un magnifique petit gars que nous avons nommé Zeke. Tout cela comptait énormément dans ma vie. On trouve toutes ces choses dans Harvest, même si l'esprit musical du disque n'est pas exactement en rapport. Sur cet album je voulais jouer très relaxé, facile. Harvest, c'était ma façon de dire "Tout le monde se calme. OK, je peux jouer dur, je peux faire le singe sur Ohio et Southern Man. Mais pour l'instant, j'ai autre chose en tête... "

Neil Young. Pleine Lune. Inrockuptibles 12/1992. Interview de Nick Kent.

" A chaque fois que j'entendais "Heart Of Gold", je me sentais contrarié. Je me disais : merde, c'est moi. Puisqu'il sonne comme moi, c'est moi qui aurait dû chanter ça. " BOB DYLAN



source: wiki


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45 Re: Histoire de la bonne zique ! le Jeu 8 Jan - 20:22

alphie712


Black Sabbath Talent Aiguille
Pour Led Zep IV , y a pas à dire, c'est l'album parfait, pas tellement pour Stairway to Heaven ( qui est magnifique, je le concède...) mais surtout pour Black Dog , Rock'n Roll et When the Levee breaks qui sont pour moi le summum du Hard Rock...
Who's Next est le meilleur album des Who, de loin. J'ai perso toujours trouvé le live de Leeds surestimé mais il y a My Generation qui n'est pas sur Who's Next...
Quant à Neil Young, inexplicablement, je suis passé à côté et, encore maintenant, j'accroche pas trop...

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46 Re: Histoire de la bonne zique ! le Ven 9 Jan - 10:49

pilou


jamais content
Pourtant, il est excellent, cet Harvest.... ;-)

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47 Re: Histoire de la bonne zique ! le Ven 9 Jan - 17:07

bro'Zach


OncleZ'fan
OncleZ'fan
Va falloir que je m'y mette à Harvest alors. J'aime tellement les voix de CSN que ça peut se faire !

Finalement, à cause d'un pote qui te fait découvrir CSN, sa frangine In the Court of the Crimson King et Who's Next et un autre Blow By Blow, j'aurais goûté des tueries et passé à côté d'autres.
Mais il n'est jamais trop tard !

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48 Re: Histoire de la bonne zique ! le Ven 9 Jan - 20:37

pilou


jamais content
DAVID BOWIE - 1972
"THE RISE AND FALL OF ZIGGY STARDUST AND THE SPIDERS FROM MARS"



From destination rock:
Dans les textes relatifs au mythe d’Aristophane, trois catégories d’êtres humains, et non pas les deux que nous connaissons aujourd’hui, cohabitaient en bonne intelligence. En ce temps là, synthèse du mâle et de la femelle, tant pour le nom que pour la forme, l’androgyne était un genre à part entière.

Ecrite par Bowie, directement inspiré de cette légende, la fable du Ziggy Stardust égaré dans un monde corrompu s’érige en référence à cette singulière vision de la genèse. Cependant, pour que son histoire dépasse l’idée d’une simple fantaisie, c’est à un héros victime de sa propre décadence auquel va s’identifier notre ex Major Tom. Un rocker extra terrestre qui vivra, jusqu’au paroxysme, une histoire qui empruntera autant au vécu de son auteur, qu’à la schizophrénie d’un certain Dorian Gray. Album concept doué d’une force indéniable, The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars nous permet également de découvrir que lorsque la contre culture s'en mêle, le rock en ressort grandi.

Faisant suite à un Hunky Dory cultivant tous les talents, Ziggy Stardust est l’exemple type de l’album qui embrasse la perfection au travers d’une histoire mettant en scène la plupart des fantômes d’une adolescence en quête de nouveau messie. Servi par des textes au cynisme décapant, un chant défiant le sacré et des guitares cultivant l’essence même du glam rock par une fécondité sans borne, The Rise and Fall dépasse tous les attendus en matière de mélange de climats, comme d’immoralité propre à toute fiction musicale qui se respecte. Sombre messager nous entraînant jusqu’aux marches du suicide d’une superstar éphémère, ce disque brûle encore, même lorsque le verbe s’éteint.

Habité par une outrance d’émotions, Ziggy Stardust est en fait un oiseau de mauvais augure qui n’a de cesse de nous faire basculer dans l’irrationnel. Levant le rideau de ses obsessions sous le crescendo d’un Five Years alarmiste, Bowie jette le trouble, s’y complait, quitte à se mettre en danger lorsque le jeu en vaut l’extase. Les titres s’enchaînent, nous consument par leur capacité naturelle à fabriquer l’étrange, à se jouer des ombres qui s’agitent devant nos yeux pour, en final, nous abandonner sur la corde raide d’un Rock’n’Roll Suicide saisissant. Rebelle à toute entrave, Ziggy est à prendre comme une sorte d’Icare fantasque, dont les ailes démesurées vont accélérer la chute.

Hasard du temps, d’une époque, en sacrifiant son personnage lors du mémorable concert donné le 3 juillet 1973 à l’Hammersmith Odeon de Londres, Bowie fera de celui-ci une icône définitive, tout en conférant à ce disque le statut d’album culte.

Ziggy played guitar...


From Wiki:
The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars, souvent abrégé en Ziggy Stardust, est un album de David Bowie sorti en 1972. Il atteignit la cinquième place des charts au Royaume-Uni et la 75e au Billboard. En 2006, le magazine Time l'inclut dans sa sélection des 100 plus grands albums de tous les temps[1].
Il s'agit d'un concept album à la trame assez vague. Bowie y incarne Ziggy Stardust, star androgyne du futur, accompagné par les Spiders from Mars, groupe composé du guitariste Mick Ronson, du bassiste Trevor Bolder et du batteur Mick Woodmansey.
Ziggy Stardust a marqué l'entrée de David Bowie dans les années 70 : son personnage, ses costumes hérités du folklore japonais et ses mises en scène (David Bowie est mime tout comme Marcel Marceau), ont fait de lui une légende plus qu'un chanteur.



A lire, l'excellente chronique d'inside rock, qui n'hésite pas à faire de Ziggy Stardust "le Sergent Pepper des années 70, tout simplement"....
C'est ici: http://www.inside-rock.fr/The-Rise-and-Fall-of-Ziggy.html

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49 Re: Histoire de la bonne zique ! le Sam 10 Jan - 17:24

pilou


jamais content
AC/DC - Back in black - 1980



From destination rock
Introduire le groupe.

AC/DC est entré depuis un moment au panthéon des plus grands groupes de hard ou de rock tout court. La recette est simple : riffs de guitares frénétiques, chant au timbre aigu, le tout secouant les racines blues. Malgré l’extinction progressive d’un genre, le groupe ne s’en trouve que peu affecté. Malgré les changements de mode, AC/DC continue comme si de rien était, à croire que le hard boogie est décidément increvable. Aujourd’hui AC/DC, c’est une machine dont la fan-base s’étend sur plusieurs générations et qui continue à attirer les plus jeunes. C’est aussi une discographie riche dans laquelle le choix peut s’avérer difficile. Pourtant nombreux sont ceux qui retiennent Highway To Hell pour la première période et Back In Black pour la seconde, deux albums excellents à moins d’un an d’intervalle. C’est à ce dernier que j’ai décidé de m’atteler.

Increvables.
La mort du chanteur menaçait un instant l’avenir du groupe. L’histoire d’AC/DC aurait pu s’arrêter là. L’arrivée providentielle du chanteur Brian Johnson, qui selon l’histoire aurait été révélé au groupe par des fans, sauvait la mise et permettait au groupe de repartir de plus belle. Une fois n’est pas coutume, parlons Histoire et chiffres. Back In Black c’est d’abord 1980, soit pour beaucoup la fin de l’époque glorieuse du Hard Rock et pourtant à l’écoute de ce dernier, on se croirait revenu dix ans plus tôt. En 1980, le hard fait pâle figure. La vague punk avait fait l’effet d’un coup de pied dans la fourmilière des mastodontes hard et autres brontosaures du FM. Cependant le mouvement était éphémère et le business rock avait de nouveau droit de cité et le hard allait mal. Dans un ultime sursaut, le moribond donna dans son dernier râle tout ce qu’il avait. 1979 : Overkill de Motörhead. 1980 : Back In Black (et à la rigueur le End Of The Century des Ramones). Vendu à plus de 25 millions d’exemplaires dans le monde (20 selon d’autres sources, ne chipotons pas), il reste un disque incontournable. L’album sort le 31 juillet 1980, soit six mois après la mort de Bon Scott (mort le 20 février de la même année). Je vous épargne les détails biographiques. Toujours est-il que les frères Young décident alors d’enregistrer un album hommage à leur grand ami décédé.

Phénomène exceptionnel.
A la première écoute de cet album, on sent le groupe à son sommet. Brian s’approprie le rôle de chanteur frontman dès le début en marchant dans les pas du mort ; les frères, conscients de l’effort à accomplir tressent des riffs acérés mêlant solo et rythmique à ne plus savoir qui joue quoi. L’exploit est en passe d’être exécuté quand Robert John Mutt Lange pousse le groupe aux portes de l’enfer et donne à l’ensemble un son insurpassable. Le producteur annihile quasiment toute velléité de la basse laissant libre cours à l’altercation guitaristique, au chant et à la foudre du batteur. En sortent des grands classiques tels « les cloches de l’enfer » ("Hell’s Bells"), où la guitare se fait annonciatrice des tourments apocalyptiques à venir, ainsi que le bluesy « You Shook Me All Night Long », l’hymne au rock’n roll « Rock And Roll Ain’t No Pollution » toujours aussi fédérateur. Les frères Young jonglent d’émulation et lèvent leurs guitares sacrées en l’honneur du rock’n roll, dressant un totem aux sons multiples: blues, rock, hard, boogie. Au milieu de tout cela, le larynx immaculé de ce cher Brian véhicule à la fois puissance et douceur, empreint de ce feeling bluesy si caractéristique du chanteur tandis que Phil Rudd, en bon ordonnateur du chaos sonique, « gifle » ses fûts, « fouette » son attelage, poursuivi par les riffs de ces bandits, ces pirates du blues que sont Angus et Malcolm. Tout n’est pas du même acabit et alors ? Le rock’n roll ne s’est jamais éhonté de se vautrer dans une stupidité revendiquée afin de mieux faire enrager les snobs (« What Do You Do For Money Honey », « Le Me Put My Love Into You »). Le mot de la fin (de la chronique, pas de l’album) : Buvez un coup à ma santé (« Have A Drink On Me »), véritable chanson d’enterrement qui fait office d’adieu à ce cher Bon. Désormais AC/DC ne jouera plus qu’en courant continu...

So long BON !


Welcome Brian !


From Wiki:
Back in Black est un album du groupe de hard rock australien AC/DC sorti en 1980.

Bon Scott, chanteur compositeur et leader du groupe, est mort étouffé par ses vomissements (dus à un excès d'alcool) durant l'écriture et la composition de l'album. L'écriture de celui-ci a pu être finalisée lorsque Brian Johnson fut trouvé pour remplacer Bon Scott.

Back in Black est ainsi très marqué par la mort de Bon, notamment avec des chansons comme Have a Drink on me ou Hell's Bells, sans oublier Back in Black.

La pochette de l'album est entièrement noire, y figurent simplement le nom du groupe et le titre de l'album en caractères blanc (pour le CD - en vinyle, c'est indiqué en noir, mais en caractères gaufrés, en léger relief).

Il reste à ce jour l'album de rock le plus vendu de tous les temps avec un total de 42 millions d'albums vendus[1][2] et le deuxième album le plus vendu de l'histoire derrière l'album Thriller du chanteur Michael Jackson, vendu à environ 106 millions d'exemplaires.



Liste des titres
Hell's Bells (5:12)
Shoot To Thrill (5:17)
What Do You Do For Money Honey (3:35)
Givin The Dog A Bone (3:32)
Let Me Put My Love Into You (4:15)
Back in Black (4:15)
You Shook Me All Night Long (3:30)
Have A Drink On Me (3:59)
Shake A Leg (4:06)
Rock And Roll Ain't Noise Pollution (4:15)
Toutes les chansons ont été écrites et composées par Malcolm Young, Angus Young et Brian Johnson

Encore une excellente chronique sur Inside rock
http://www.inside-rock.fr/Back-In-Black.html

Et pour finir, une bonne tranche de rock en images: You shock me all night long



Dernière édition par pilou le Sam 24 Jan - 15:13, édité 1 fois

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50 Re: Histoire de la bonne zique ! le Sam 10 Jan - 18:55

alphie712


Black Sabbath Talent Aiguille



King Crimson - In The Court of The Crimson King (1969 )

Véritable OVNI dans le paysage musical de l'époque, enregistré en une semaine par quatre illustres inconnus, ce disque connut un succès aussi improbable que mystérieux...
Quarante après, son charme très particulier envoûte encore et l'album est devenu cultissime !
Je me souviens avoir entendu pour la première fois "21st Century Schizoid Man" à la radio dans ma petite chambre d'étudiant ; choc instantané :"C'est quoi, ce truc ???". Le disquaire du quartier universitaire n'ayant pas pu m'aider, c'est dans le centre ville que j'ai déniché l'album, à la pochette aussi monstrueuse que géniale. Pendant une semaine ( peut-être plus...) , je n'ai écouté que ça , en boucle...Complètement addict, fasciné par ce mélange détonnant de hard rock, de free jazz, de musique contemporaine classique...
Encore maintenant, dès les premières mesures du titre éponyme, les mêmes frissons, impossible de ne pas fredonner la musique...
Cet album génère indubitablement une alchimie mystérieuse...


From Wikipedia:


In the Court of the Crimson King est le premier album du groupe britannique King Crimson, sorti en 1969. Cet album est généralement considéré comme l'acte fondateur du rock progressif.
Si l'album contient un morceau de 12 minutes, Moonchild, dont
plus des trois-quart consistent en vagues sons et sonorités, les quatre
autres morceaux de l'album exploitent des mélodies, des sonorités et
des textes très diversifiés. De l'agressivité joyeuse du morceau
d'ouverture (21st Century Schizoid Man) jusqu'au dernier morceau éponyme, véritable mini-opéra, en passant par l'hymne Epitaph,
chaque morceau est une fine miniature à la personnalité musicale bien
marquée, dont la plupart des mélodies marient accessibilité,
originalité et grâce.
Plusieurs des morceaux sont construits comme des programmes avec
leurs ruptures et des séquences intermédiaires marquées, ce qui,
conjugué à un usage novateur des possibilités techniques du mellotron, embarque l'auditeur dans de longues plages de rêveries, typiques des recherches musicales de l'époque.
Pour compléter le tout, les 1000 cm² de la couverture de l'album
vinyl sont tout emplis d'un tableau en gros plan d'un visage aux yeux
écarquillés, apeuré et criant, dont on voit nettement la luette, le
tout dans des tons rouge tirant vers le bleu. L'image est sensée
représenter le Schizoid Man de la chanson. Dans les rayons lors de sa
sortie, la pochette attire l'attention, intrigue et incite à l'achat.
La qualité de l'album et son visuel propulse à la cinquième place des
Charts, ce qui pour un premier album est remarquable.

Titres



  1. 21st Century Schizoid Man, incluant Mirrors (Fripp, McDonald, Lake, Giles, Sinfield) – 7:20
  2. I Talk to the Wind (McDonald, Sinfield) – 6:05
  3. Epitaph, incluant March For No Reason et Tomorrow and Tomorrow (Fripp, McDonald, Lake, Giles, Sinfield) – 8:47
  4. Moonchild, incluant The Dream et The Illusion (Fripp, McDonald, Lake, Giles, Sinfield) – 12:11
  5. The Court of the Crimson King, incluant The Return of the Fire Witch et The Dance of the Puppets (McDonald, Sinfield) – 9:22


Personnel



  • Robert Fripp : guitare
  • Ian McDonald : reeds, instruments à vent, vibes, claviers, mellotron, voix
  • Greg Lake : basse, chant
  • Michael Giles : batterie, percussion, voix
  • Peter Sinfield : textes et enluminures
  • Barry Godber : auteur de la couverture


  • Robin Thompson : ingénieur du son
  • Tony Page : assistant

From DestinationRock :

Rien ni personne (pas même le groupe) n'était préparé pour l'arrivée
d'un album qui reste encore aujourd'hui le plus surprenant de toute
l'histoire du rock. In the Court of the Crimson King est
totalement intemporel et dissocié de tout ce qui se faisait à l'époque
ou de ce qui peut se faire encore aujourd'hui.
L'exploit de Robert Fripp
y réside surtout dans le fait d'avoir réussi à canaliser et à rendre
une musique aussi intrigante plutôt accessible et séduisante. Ce
dernier est alors entouré de Ian McDonald (guitare), Michael Giles (batterie), Peter Sinfield (textes) et Greg Lake (basse, chant) au sein de la première formation de King Crimson.



"21st Century Schizoid Man" débute l'album par un déchainement
totalement apocalyptique où la distorsion se mêle à la perfection aux
cuivres de façon totalement inédite. Ce titre est une des rares
associations entre jazz et hard rock, il fallait l'oser et le résultat
est explosif avec des cavalcades instrumentales divines
. Mais comment
est-ce donc possible de passer d'une telle violence ("21st Century
Schizoid Man") à la douceur la plus extrême ("I Talk to the Wind") en
l'espace d'une demi-seconde sans la moindre impression de grotesquerie?
Cette question reste sans réponse depuis maintenant bientôt 40 ans et
personne ne semble en mesure de lever ce mystère sur cette fameuse
maitrise des contrastes.
"I Talk to the Wind" est en effet d'une beauté
à tomber par terre, associant alors de légères mélodies de flute au
chant magnifique de Greg Lake, par ailleurs superbement doublé.



On reste dans les mêmes contrées musicales avec "Epitaph", quoique plus
symphonique, où le son compressé de batterie est toujours aussi
particulier et séduisant. Le refrain, totalement déchirant, ne peut que
donner la larme à l'œil rappelant alors volontiers les adieux les plus
déchirants. Chaque instrument y est à sa place, ni plus ni moins,
personne n'en fait trop, pour un résultat des plus magnifiques.


"Moonchild" est quant à lui plus romantique et mélodiquement toujours
exceptionnel. Les avis divergent quant à la longue improvisation qui
suit, annonciatrice de certaines divagation futures mais ici tout
simplement reposante émotionnellement... Le réveil est enfin grandiose
avec "In the Court of the Crimson King" qui pour la première fois
pourrait faire évoquer de loin un groupe connu auquel se raccrocher :
les Moody Blues, en toutefois plus jazzy.




Cette première formation de King Crimson
ne survivra pas à ce véritable traumatisme musical difficilement
descriptible et se dispersera. Chacun des musiciens en gardera la trace
indélébile et les reviviscences comme pour celui qui croisera un jour
le cri d'un extra-terrestre.

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51 Re: Histoire de la bonne zique ! Aujourd'hui à 19:19

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