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Histoire de la bonne zique !

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1 Histoire de la bonne zique ! le Mer 31 Déc - 15:42

pilou


jamais content
Pilou inaugure une tite rubrique des INCONTOURNABLES ABSOLUS du rock.

Toudé: Sergent Pepper lonely's hearth club band des Fab Four


From Wikipedia:

Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band (en français : « La Fanfare du Club des Cœurs Solitaires du Sergent Poivre ») est le huitième album du groupe britannique The Beatles. Cet album est souvent cité comme leur plus grande œuvre et l’un des albums les plus influents de tous les temps par les critiques, figurant entre autres à la première place dans la liste des 500 plus grands albums de tous les temps du magazine Rolling Stone. Enregistré par les Beatles sur une période de 129 jours, l’album est sorti le 1er juin 1967 en Grande-Bretagne et le jour suivant aux États-Unis.

Par son retentissement, par la façon dont il a révolutionné l’industrie du disque, par sa durée de vie dans les hit-parades, par la force avec laquelle il a capté l’air de son temps — il fut la « bande sonore » du Summer of Love —, Sgt. Pepper reste encore à ce jour une pierre angulaire de l’histoire de la musique et de la culture populaire de la seconde moitié du XXe siècle.

Genèse et enregistrement
Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band est enregistré alors que les Beatles s’extraient de la pression liée à la Beatlemania. Les quatre musiciens donnent leur dernier concert au Candelstick Park de San Francisco le 29 août 1966. Après cette ultime tournée des États-Unis, où le décalage ne cesse de se creuser entre ce qu’ils veulent proposer à leur public et ce que celui-ci parvient à entendre au milieu des hurlements et dans des conditions de sonorisation encore balbutiantes, entre ce qu’ils produisent désormais en studio et ce qu’ils arrivent à délivrer sur scène, les quatre Beatles — même Paul McCartney, qui est alors celui qui tient le plus à continuer les tournées —décident que c’en est assez.

A la fin de l'automne 1966, lorsqu'ils reviennent en studio à Abbey Road, les Beatles sont clairs avec George Martin « C'est très simple. Nous en avons marre de jouer en public. Mais cela nous offre un nouveau départ, ne vois tu pas? » dit John Lennon au producteur. « Nous ne pouvons plus nous entendre sur scène à cause de tous ces cris » ajoute Paul McCartney. « Alors, où en sommes-nous? Nous avons essayé de jouer sur scène des chansons de notre dernier album (Revolver) mais il ya tellement d'overdubs compliqués dessus que nous n'avons pu leur rendre justice. Maintenant, nous pouvons enregistrer tout ce que nous voulons, cela n'aura plus aucune importance. Ce que nous voulons, c'est placer la barre très haut, faire le meilleur album que nous ayons jamais réalisé » conclut-il. « Ce que nous disons » poursuit Lennon, « c'est que si nous ne tournons plus, nous pouvons enregistrer de la musique que nous n'aurons pas à interpréter live, et cela veut dire que nous pouvons créer quelque chose qui n'a jamais encore été entendu, un nouveau genre de disque avec de nouveaux genres de sons ». C'est ainsi qu'ils ouvrent une nouvelle période dans leur carrière qui sera connue plus tard sous le nom de The Studio Years (les années studio). En commençant par le plus ambitieux des projets.

Le nom de l’album est lié à la tendance américaine de donner des « noms à rallonge » aux groupes, comme Quicksilver Messenger Service ou Big Brother and The Holding Company. Sur une idée de Paul McCartney, les Beatles décident de former un groupe fictif qui lui aussi aurait un nom très long et partirait en tournée à leur place.

Pour la première fois dans leur carrière, ils disposent de tout le temps nécessaire pour préparer leur album. En tant que groupe vedette et plus grand succès de la maison de disques EMI, les Beatles ont un accès presque illimité à la technologie des studios Abbey Road où ils enregistrent tous leurs albums depuis le début de leur carrière. Les quatre membres du groupe ont une préférence pour les longues sessions de nuit et toute l’équipe d’ingénieurs du son dirigée par le producteur George Martin se tient à leur service, prête à soutenir toutes leurs expérimentations. En tout, 129 jours (de décembre 1966 à avril 1967) seront nécessaires pour enregistrer les treize chansons de l’album ainsi que Penny Lane et Strawberry Fields Forever sorties séparément en single.

À partir des enregistrements des deux précédents albums, Rubber Soul (1965) et Revolver (1966), les goûts des Beatles ont évolué du rhythm and blues, de la pop et du rock 'n' roll de leurs débuts à une variété de nouvelles influences qui va de la musique indienne, sous l’impulsion du guitariste George Harrison, à la musique classique et même baroque, dont George Martin est un expert. Les musiciens sont par ailleurs devenus familiers d’un grand nombre d’instruments comme l’orgue Hammond et le piano électrique ; leur palette instrumentale couvre maintenant les instruments à cordes, à cuivres, à vent, à percussion, sans oublier un nombre important d’instruments indiens comme le sitar, la tampura et diverses percussions hindoues, grâce à George Harrison, très intéressé à introduire ces sons dans la « musique occidentale ». L’ensemble de ces évolutions, qui concerne aussi l’écriture des paroles, est arrivé à maturation au moment des sessions de Sgt. Pepper.

La période Sgt. Pepper coïncide aussi avec l’introduction de quelques innovations musicales importantes. Le travail d’autres musiciens tels que Bob Dylan, Frank Zappa, Jimi Hendrix, Phil Spector et Brian Wilson (l’influence de Pet Sounds se fait sentir) redéfinit radicalement ce qui était possible pour les musiciens pop en termes d’écriture et d’enregistrement. Les technologies de studio ont atteint un haut degré de développement et de grandes innovations sont encore à venir. Les vieilles règles de l’écriture sont abandonnées, et des thèmes lyriques complexes sont explorés pour la première fois dans la musique populaire. Les chansons deviennent plus longues, le point culminant étant atteint dans les années 1970 avec, par exemple, les groupes de rock progressif tels que Pink Floyd et ses titres s’étalant sur une face entière de 33 tours, comme le morceau Echoes

Concept de l’album
Dans cet album, la « Fanfare du Club des Cœurs Solitaires du Sergent Poivre » accueille le public à son concert. L’album Sgt Pepper est ce concert, et tout, jusqu’à la pochette innovante — elle s’ouvre, elle contient les paroles des chansons imprimées au dos, elle est munie d’une planche d’accessoires à découper, une première dans le rock — et débordante de couleurs, fait de ce disque un pionnier de l'album-concept, ne serait-ce que par son retentissement. Le biographe Steve Turner écrit : « presque toutes les conventions régissant les 33 tours furent transgressées ».

Pourtant, au-delà du personnage de Billy Shears (interprété par Ringo Starr), qui fait le lien entre la chanson-titre et With a Little Help from My Friends, les chansons n’ont pour la plupart aucun rapport entre elles. Afin d’assurer la cohérence du projet, le groupe, sur une idée de son assistant Neil Aspinall, décide de reprendre la chanson-titre en avant-dernier morceau (« merci, nous espérons que vous avez aimé le show, nous sommes désolés mais il est temps de partir »), plus vite, plus rock et dans une autre tonalité. Et parfois, le hasard fait bien les choses ; le cri du coq que l’on entend à la fin de Good Morning Good Morning est dans la même tonalité que le premier accord de la reprise de Sgt Pepper et permet donc de lancer celle-ci.

L’album se clôture par la longue décroissance d’une note de piano — jouée simultanément sur tous les pianos disponibles dans les studios Abbey Road par plusieurs personnes —, un sifflement à 20 Khz, inaudible par l’homme mais destiné à faire aboyer les chiens, et un « jingle » sans fin sur le sillon intérieur.

Si Sgt. Pepper n’est pas un album-concept au sens strictement musical, il en est un tout simplement parce que ses auteurs l’ont pensé ainsi et l’ont fait savoir.

Écriture des chansons
La réussite de Sgt. Pepper est encore largement le fruit de la collaboration entre John Lennon et Paul McCartney dans l’écriture de la plupart des chansons. Il y a celles entièrement co-écrites, comme With a Little Help from My Friends en partant d’une simple idée de départ de Paul — la phrase « avec un peu d’aide de mes amis » — . Toute la chanson est développée dans l’idée de la confier à Ringo Starr et d’en faire un dialogue entre le personnage de Billy Shears et un chœur qui lui pose une série de questions.

Il y a celles composées par Paul avec un ajout décisif de John. Sur Getting Better, c’est ce dernier qui contrebalance l’optimisme de son partenaire, en ajoutant « it can’t get no worse » (« ça ne peut pas être pire ») derrière les paroles de Paul « It’s getting better all the time », et qui écrit le pont de la chanson. Lorsque Paul part d’un fait divers pour composer She's Leaving Home, John ajoute le chœur grec en réponse des parents, incapables de comprendre la fugue de leur fille.

Il y a celles écrites par John avec le concours de Paul. Lorsque Lennon démarre avec un dessin de son fils Julian pour Lucy in the Sky with Diamonds, McCartney trouve des paroles, comme « cellophane flowers of yellow and green ». L’apport peut aussi être musical, comme par exemple les fameuses notes de mellotron composées par Paul pour l’introduction de Strawberry Fields Forever.

Le résultat le plus remarquable, et inédit, est constitué par A Day in the Life. Dans ce cas très particulier, il y a une chanson de John (« I read the news today oh boy ») et une autre de Paul (« woke up, fell out of bed... »). Les deux compères les assemblent, s’amusent à écrire la phrase de liaison sévèrement connotée « I’d love to turn you on », et les transitions entre les deux parties. Ce sera la seule fois, avec plus tard deux titres du medley d’Abbey Road que deux chansons distinctes des auteurs-compositeurs sont assemblées et enregistrées ensemble d’une seule traite.

L’inspiration, elle, prend des formes multiples : la lecture des journaux pour A Day in the Life ou She’s Leaving Home, la reproduction du texte d’une affiche de cirque du XIXe siècle pour Being for the Benefit of Mr. Kite!, le souvenir du batteur temporaire des Beatles en juin 1964, Jimmy Nicol, pour Getting Better, la sonorité du mot « meter maid » pour Lovely Rita, les travaux de restauration d’une vieille ferme écossaise pour Fixing a Hole, un hommage musical de Paul à son père Jim pour When I'm Sixty Four, le dessin de Julian Lennon et les œuvres de Lewis Carroll pour Lucy in the Sky with Diamonds, une publicité télévisuelle vantant une marque de céréales pour Good Morning Good Morning, la musique de son ami Ravi Shankar pour George Harrison dans Within You Without You, ou encore, la nostalgie de l’enfance à Liverpool pour Paul dans Penny Lane et John dans Strawberry Fields Forever, toutes deux sorties en single séparément de l’album.

Innovations techniques
Les innovations en termes d’enregistrement sont nombreuses pour Sgt. Pepper et marqueront durablement l’industrie du disque et la façon de considérer le travail en studio.

Par exemple, les ingénieurs des studios Abbey Road inventeront pour les Beatles le vari-speed, un nouveau bouton sur le magnétophone qui permet de faire varier la vitesse de défilement de la bande. On enregistre ainsi la voix en faisant tourner le magnétophone plus lentement puis on le remet à vitesse normale. Ce procédé est notamment utilisé pour modifier le timbre de la voix de John Lennon sur Lucy in the Sky with Diamonds. On peut aussi s’en servir pour relier deux prises enregistrées à un tempo différent, comme sur Strawberry Fields Forever.

George Martin et son équipe technique ont également inventé la « synchronisation » de deux magnétophones 4-pistes, à travers une fréquence émise d’une machine vers l’autre, utilisée pour enregistrer l’orchestre symphonique exécutant la fameuse « montée » dans A Day in the Life, tandis que tourne la bande où jouent les Beatles, et le reduction mixdown (également appelé bouncing), qui permet de transférer les quatre pistes — il faut se souvenir qu'en 1967, c'est le maximum dont ils disposent — enregistrées sur un magnétophone pour n’en faire plus qu’une seule sur un autre, libérant ainsi trois nouvelles pistes. On peut multiplier le procédé, mais avec une certaine limite : quatre fois (soit un 16 pistes virtuel) constituera le maximum permis pour ne pas avoir trop de dégradation du son.

Les Beatles utilisent des pédales wah-wah et un fuzzbox, qu’ils transforment avec leurs propres idées expérimentales, comme faire passer des voix et des instruments à travers une cabine Leslie. Une autre innovation sonore importante est la découverte de la technique de la boîte de direct par Paul McCartney, dans laquelle on peut enregistrer la guitare basse en la branchant directement dans un circuit amplifiant de la console d’enregistrement. Paul enregistre désormais toutes ses parties de basse à part, et souvent à la fin.

George Martin demande également à l’ingénieur Geoff Emerick de lancer des bandes musicales en l’air, puis de les recoller au hasard afin de tenter de produire les sonorités de cirque demandées par John Lennon sur son titre Being for the Benefit of Mr. Kite!.

A bientôt pour la suite, y'a tant à dire sur cet album ;-)



Dernière édition par pilou le Ven 2 Jan - 15:47, édité 3 fois

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2 Re: Histoire de la bonne zique ! le Mer 31 Déc - 18:30

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Instrumentation

Les chansons de Sgt. Pepper comportent des arrangements musicaux très élaborés — par exemple, l’ensemble de clarinettes sur When I'm Sixty-Four — et des utilisations excessives d’effets sonores comme l’écho, la réverbération et les bandes passées à l’envers. Beaucoup de ces effets ont été crées par George Martin et son équipe d’ingénieurs des studios Abbey Road.

L’un des quelques moments de discorde survient pendant l’enregistrement de She's Leaving Home. George Martin est indisponible à ce moment et Paul McCartney, impatient, engage le compositeur Mike Leander pour écrire les arrangements de la section des cordes. L’occasion se répétera lors de la composition de la musique du film Magical Mystery Tour, aussi avec Leander.

Un autre exemple sur la production de l’album est la chanson de John Lennon Being for the Benefit of Mr. Kite!, qui clôture la première face du 33 tours original. Les paroles ont été adaptés presque mot pour mot d’une vieille affiche de cirque du XIXe siècle que Lennon a achetée à un magasin d’antiquités dans le Kent le jour où les Beatles y ont filmé le clip promotionnel de Strawberry Fields Forever. Le collage sonore qui donne à la chanson son caractère distinctif est créé par George Martin et Geoff Emerick, qui amassent divers enregistrements d’orgues et de « sons de cirque », ensuite coupés en longueurs variées, jetés en l’air, collectés dans une boîte, mixés ensemble dans un ordre aléatoire, faisant une longue bande qui sera mixée avec la chanson lors de la production finale.

La chanson qui ouvre la deuxième face, Within You Without You, est inhabituellement longue pour une chanson pop à cette époque, et ne figure que George Harrison au chant, au sitar et à la guitare acoustique, tous les autres instruments étant joués par un groupe londonien de musiciens indiens. Ces déviations du rock 'n' roll traditionnel ont été facilités par la décision des Beatles de ne plus faire de concerts, par leur habileté à engager de bons musiciens et par l’intérêt grandissant de Harrison pour la musique indienne et la religion hindoue, qui l’ont mené à prendre des leçons de sitar avec le musicien indien Ravi Shankar. Sa fascination pour la musique et les instruments indiens est mise en évidence sur beaucoup de chansons, comme Lucy in the Sky with Diamonds et Getting Better, où il joue de la tambura.

Cet album utilise aussi beaucoup de claviers. Un piano à queue est utilisé sur beaucoup de chansons, comme A Day in the Life et Lovely Rita, et un orgue Hammond est utilisé dans beaucoup d’autres chansons. Un clavecin peut être entendu sur Fixing a Hole et un harmonium est joué par George Martin sur Being for the Benefit of Mr. Kite!. D’autres instruments, comme le piano électrique, le glockenspiel et le mellotron sont utilisés sur l’album.

Le 10 février 1967 dans le studio n°1 d’Abbey Road, un orchestre classique de 41 musiciens enregistre la montée cacophonique pour A Day in the Life. Il exécute les instructions de Paul McCartney : partir de la note la plus basse, monter à la plus haute, sur 24 mesures et à la vitesse qui sera choisie par chacun...


Pochette

La pochette de l’album est, sans nul doute, une des plus célèbres de l’histoire de la musique. On y voit les Beatles, au centre, chacun vêtu d’un uniforme de parade d’une couleur différente. Ils se tiennent debout, réunis derrière une grosse caisse, sur laquelle figure le titre de l’album, sur un logo conçu par l’artiste Joe Ephgrave. À leurs pieds, un massif de fleurs rouges écrit le nom du groupe.

Cette pochette présente une vraie rupture avec les précédents albums en le fait qu’ici, chaque Beatle a sa propre coiffure, son propre costume, sa propre identité. Le contraste est d’ailleurs accentué par la présence de statues de cire à l’effigie des « anciens Beatles » à leurs côtés, comme assistant à leur propre enterrement ; en effet, cet album a été conçu comme étant un album du groupe du « Sergent Pepper », et non des Beatles. Ce très fort décalage, à la fois avec ce que les Beatles avaient été et entre les membres eux-même, fut d’ailleurs vu par certains fans comme l’annonce d’une rupture proche, qui n’intervint cependant que trois ans plus tard.

C’est aussi la première fois qu’on voit, sur une pochette d’album officielle des Beatles, les désormais célèbres lunettes rondes de John Lennon. On raconte qu’il était myope depuis de nombreuses années, mais qu’il trouvait que les lunettes ne lui allaient pas. Il dût cependant porter des lunettes rondes pour un rôle dans le film How I Won the War tourné à la fin de l’année 1966 ; il en fit dès ce moment sa « marque de fabrique ». Enfin, c’est aussi la première fois que chacun des membres du groupe porte la moustache.

Une autre particularité de la pochette réside dans la quantité et la diversité des personnages célèbres que l’on peut voir aux côtés des Beatles ; en effet, la pochette se présente comme un véritable « portrait de famille », sur lequel apparaissent les personnages « sans qui les Beatles n’auraient pas été les Beatles ». Ainsi, on peut y retrouver Edgar Allan Poe — dont il sera plus tard fait référence dans les paroles de I Am the Walrus —, Bob Dylan — chanteur admiré par le groupe qui leur a fait découvrir la marijuana lors de leur tournée américaine de l’été 1964 —, ou encore Lewis Carroll — dont les écrits inspirèrent la rédaction des paroles de Lucy in the Sky with Diamonds. L’ensemble des personnages fut choisi par le groupe, et seul Ringo Starr ne soumit aucune proposition.

Il ne s’agit pas ici d’un photomontage, mais bien de la photo du groupe devant une assemblée de silhouettes grandeur nature en carton découpé et imprimé — lorsqu’il ne s’agit pas de statues. La réalisation de la pochette nécessita donc un travail important à Peter Blake, un des pères du « pop art », qui conçut en collaboration avec son épouse Jann Haworth la pochette de cet album. La production fut confiée à Robert Fraser, et Michael Cooper fut choisi pour prendre les photos proprement dites. La préparation du décor nécessita deux semaines de travail, et la session de photo dura plusieurs heures, le 30 mars 1967. Le coût final de cette pochette s’éleva à près de 3 000 livres, soit environ 100 fois le coût habituel à l’époque.

La pochette reçut l’année de sa sortie le Grammy Award de la catégorie arts graphiques, à l’instar de celle de leur précédent album, Revolver, l’année précédente. Jann Haworth et Peter Blake ne furent payés que 200 livres, fait qui contrarie toujours ce dernier, presque quarante ans après.

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3 Re: Histoire de la bonne zique ! le Mer 31 Déc - 18:32

pilou


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Célébrités présentées

Lewis Carroll, grande inspiration de John Lennon, apparaît au troisième rang.Plusieurs célébrités apparaissent sur la pochette de l’album. Voici la liste des célébrités présentées, rang par rang et de haut en bas.

Au rang supérieur, on voit Sri Yukteswar Giri (gourou), Aleister Crowley (occultiste), Mae West (actrice), Lenny Bruce (comédien), Karlheinz Stockhausen (compositeur allemand), W. C. Fields (comédien), Carl Gustav Jung (psychologue), Edgar Allan Poe (écrivain), Fred Astaire (acteur et danseur), Richard Merkin (artiste), la Vargas Girl (par Alberto Vargas), Huntz Hall (acteur), Simon Rodia (décorateur et architecte des Watts Towers) et Bob Dylan (chanteur).

Au second rang, on trouve Aubrey Beardsley (illustrateur et dandy du XIXe siècle), Robert Peel (Premier ministre britannique du XIXe siècle), Aldous Huxley (écrivain), Dylan Thomas (poète gallois), Terry Southern (écrivain américain), Dion DiMucci (chanteur américain), Tony Curtis (acteur), Wallace Berman (artiste plasticien américain), Tommy Handley (humoriste), Marilyn Monroe (actrice), William S. Burroughs (écrivain), Sri Mahavatar Babaji (gourou), Stan Laurel (acteur), Richard Lindner (artiste de New-York), Oliver Hardy (acteur), Karl Marx (philosophe politique), Herbert George Wells (écrivain), Sri Paramahansa Yogananda (gourou), Sigmund Freud (psychanalyste), ainsi qu’une personne anonyme.

Au troisième rang, on aperçoit Stuart Sutcliffe (ex-Beatle), une autre personne anonyme, Max Miller (comédien), la Petty Girl (par l’artiste George Petty), Marlon Brando (acteur), Tom Mix (acteur de Western), Oscar Wilde (écrivain), Tyrone Power (acteur), Larry Bell (artiste peintre), Dr. David Livingstone (explorateur), Johnny Weissmuller (nageur et acteur), Stephen Crane (écrivain américain), James Dean (acteur), Issy Bonn (comédien), George Bernard Shaw (écrivain), H.C. Westermann (sculpteur), Albert Stubbins (footballeur de Liverpool), Sri Lahiri Mahasaya (gourou), Lewis Carroll (écrivain) et T.E. Lawrence (ou Lawrence d'Arabie).

Et finalement, au rang principal, Sonny Liston (boxeur américain), une autre Petty Girl (par George Petty), les statues de cire de George Harrison et de John Lennon, Shirley Temple (actrice et diplomate), les statues de cire de Ringo Starr et de Paul McCartney, Albert Einstein (physicien), les vrais Beatles (John Lennon, Ringo Starr, Paul McCartney et George Harrison), Bobby Breen (chanteur), Marlene Dietrich (actrice), un soldat de l'« ordre des buffles » et Diana Dors (actrice).


Célébrités non incluses
D’autres personnages devaient initialement apparaître sur la pochette, mais furent retirées pour diverses raisons. Deux personnages que John Lennon a voulu faire apparaître ont été retirés : les personnages de Jésus-Christ — retiré après la célèbre phrase prononcée par Lennon à propos de Jésus — et de Gandhi — retiré car la maison de disques EMI pensait que sa présence choquerait la communauté indienne — devaient aussi figurer sur la pochette. Elvis Presley, ne figure pas non plus sur la pochette finale, pour des raisons mal connues. Adolf Hitler fut retiré à la demande de Parlophone, et Germán Valdés, dit « Tin Tan », fut retiré car celui-ci demanda à Ringo Starr qu’on le remplace par un arbuste mexicain.


Les costumes

Sur cette pochette, chacun des Beatles est vêtu d’un uniforme de parade d’inspiration militaire, période Edwardienne en satin, d’une couleur extrêmement vive et personnalisée à la peinture fluorescente. John Lennon porte un costume vert et jaune, Paul McCartney est vêtu de bleu, George Harrison de rouge et Ringo Starr de rose. Ces uniformes, créés par Manuel Cuevas, connu pour avoir dessiné des costumes de scène pour de nombreux chanteurs, comportent aussi des insignes particulières à chaque membre : Lennon porte les armes royales du Royaume-Uni sur sa manche droite, Harrison et Starr portent leurs médailles de l’Ordre de l'Empire britannique, qui leur furent donnés par la Reine en 1965, et un écusson de la Police provinciale de l'Ontario portant les initiales « O.P.P. » (pour Ontario Provincial Police), est apposé sur la manche gauche de McCartney. En 1969, lors de la propagation d’une rumeur supposant que ce dernier était mort, on avait prétendu que c’était « O.P.D. » qui était inscrit sur cet écusson, soit « Officially Pronounced Dead » (« officiellement déclaré mort »).


Reste du coffret

La pochette originale du 33 tours de Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band est une des grandes innovations de l'album. Double, elle peut s’ouvrir comme un livre, faisant apparaître une photo plus resserrée du groupe, toujours en uniforme, sur un fond jaune uni, et permet l’insertion de suppléments.

Cette configuration avait été choisie car l’album devait à l’origine être double. Lorsque les Beatles s’aperçurent qu’ils ne disposaient pas d’assez de compositions pour justifier un double album, la pochette avait déjà été envoyée aux imprimeurs ; ils décidèrent alors de conserver le modèle que l’on connaît aujourd’hui.

À l’origine, le groupe avait pour projet d’y inclure toutes sortes de suppléments, comme des crayons de couleurs ou des pin's. Cependant, face au coût potentiel d’une telle opération, la production se résigna à inclure une simple planche d’accessoires à découper, munie d’une description en haut à gauche. Parmi ces accessoires, une moustache prête à l’emploi, une carte postale figurant le portrait du fameux Sergent Pepper, deux badges, une paire d’écussons rayés à appliquer sur ses manches pour ressembler au groupe, et un autre portrait du groupe.


Une autre innovation consiste en l’impression des paroles des chansons sur la pochette. Avant Sgt. Pepper, aucun album n’avait les paroles de ses chansons inscrites sur la pochette.

Le sillon sans fin

Sur les premiers pressages mono de l’album, juste après le dernier morceau, A Day in the Life, un sillon enregistré et revenant sur lui-même pouvait être écouté. Il l’est à nouveau depuis la réédition de l’album en disque compact. Une fausse légende affirmait que les Beatles prononcent « I never know the end » (« je ne connais pas la fin »). Le groupe prononce deux ou trois phrases. Une première phrase en premier plan pouvant être entendue aussi bien à l’endroit qu’à l’envers, disant quelque chose comme « He never kissed me any other way / is he any other way » ou encore « it will be like this again » dans un sens, dans l’autre « very soon ». La deuxième phrase, en arrière-plan, est enregistrée à l’envers et seule sa deuxième partie est compréhensible : Supermen. Ce sillon a alimenté de nombreuses spéculations participant de la légende des Beatles.


Réception

À sa sortie, Sgt. Pepper a reçu un accueil très vaste des critiques et du public. Beaucoup de revues de l’album apparaissant dans les journaux et magazines musicaux en juin 1967, immédiatement après le lancement de l’album, étaient généralement positives. Le critique du Times Kenneth Tynan a décrit Sgt. Pepper comme « un moment décisif dans l’histoire de la civilisation occidentale ».

Un critique notable qui n’a pas aimé l’album est Richard Goldstein, du New York Times, qui a écrit : « Comme un enfant attendu, Sergeant Pepper est gâché. Il présente des cors et des harpes, des quartets d’harmonica, plusieurs bruits d’animaux, et un orchestre de 41 musiciens » et a ajouté que « c’est un album d’effets sonores, superbe mais ultimement frauduleux ». Cette revue provoqua l’envoi de plusieurs lettres furieuses à Goldstein. D’un autre côté, Goldstein a décrit la chanson A Day in the Life comme « une excursion morbide dans la musique émotive avec de bonnes paroles », et qu’elle « reste la plus importante chanson du couple Lennon/McCartney, et qu’elle est un évènement pop historique ».

Le musicien rock qui s’est moqué de l’album est Frank Zappa, qui a accusé les Beatles d’utiliser l’esthétisme du « Flower Power » à des fins monétaires, mentionnant dans un article du magazine Rolling Stone qu’il sentait qu’ils « étaient là juste pour l’argent ». Cette critique est plus tard devenu le titre de l’album des Mothers of Invention We're Only in It for the Money, qui se moquait de Sgt. Pepper avec une pochette similaire. Ironiquement, lorsque l’enregistrement de Sgt. Pepper a été terminé, Paul McCartney a dit : « Cet album sera notre Freak Out! », qui fait référence au premier album de Zappa (1966), considéré par beaucoup de gens comme un des premiers albums-concept.

La durée de vie de l’album dans les charts britanniques et américains est phénoménale. En Grande-Bretagne, il est entré à la position n°8 avant même que l’album ne soit sorti et a atteint la première place la semaine suivante où il est resté pendant 23 semaines consécutives. Il a été ensuite détrôné par la bande sonore du film La mélodie du bonheur. Lors de la réédition en CD de l’album en 1987, il a atteint la troisième place. En juin 1992, le CD a été réédité pour le 25e anniversaire de l'album, et a atteint la sixième position. En 2007, pour commémorer les 40 ans de sa parution, Sgt. Pepper est à nouveau entré dans les charts à la 47e place. En tout, l’album a passé 198 semaines dans les charts britanniques.

Sgt. Pepper est le premier album rock à gagner le Grammy Award de l’album de l’année (en 1968). Les ventes aux États-Unis totalisent 11 millions d’albums vendus, et 30 millions à travers le monde. L’album a figuré sur bon nombre de listes des meilleurs albums rock, comme le magazine Rolling Stone, Bill Shapiro, Alternative Melbourne, Rod Underhill et VH1. En 1997, Sgt. Pepper a été nommé plus grand album de tous les temps dans la liste Music of the Millennium. En 1998, le magazine Q l’a placé à la position n°7.


L’été de l’amour

Les Beatles et leur évolution sur le plan personnel et artistique ont également joué un rôle dans la portée qu'a eu le Summer of Love. L'album Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band sortit le 1er juin 1967 en Europe et deux jours plus tard aux États-Unis. Par ses influences psychédéliques, ses instruments indiens, sa pochette aux couleurs vives, l'album synthétisait l'essence même du Summer of Love, même si seules quatre chansons « font effectivement référence aux bouleversements dus à l'émergence de cette nouvelle culture au sein de la jeunesse » : Lucy in the Sky with Diamonds, She’s Leaving Home, Within You Without You et A Day in the Life.

Les Beatles ont alors dépassé leur image de « bon garçons », et le 25 juin 1967, leur chanson All You Need Is Love, écoutée dans le monde entier, insistait sur les idéaux d'amour, de paix et d'unité véhiculés par la contre-culture.


Allusions à la drogue

L’affiche qui inspira les paroles de Being for the Benefit of Mr Kite!.L’allusion à la drogue qui apparaît évidente pour la plupart des observateurs de l’époque est le texte surréaliste et surtout les initiales (LSD) de la chanson Lucy in the Sky with Diamonds. Mais son auteur, John Lennon, explique qu’il est en fait parti d’un dessin que son fils Julian, alors âgé de quatre ans, a ramené de sa classe de maternelle en lui expliquant qu’il avait dessiné sa copine Lucy O’Donnell « dans le ciel avec des diamants ». Le compositeur, qui cite aussi Lewis Carroll et son œuvre Alice au pays des merveilles comme source d’inspiration, est le premier étonné de l’interprétation qui est faite de son titre.

John Lennon et Paul McCartney écrivent ensemble la dernière phrase avant la montée orchestrale dans A Day in the Life, « I’d love to turn you on » (« j’aimerais te brancher »), qui fait scandale pour sa connotation et provoque son interdiction sur la radio britannique[2].

L’héroïne joue également un rôle dans le bannissement de deux autres chansons de l’album à l’antenne : Fixing a Hole — dont le titre supposerait que le chanteur se fait un « fix », alors que Paul McCartney parle seulement de « boucher un trou » dans le plafond d’une ferme en mauvais état — et Being for the Benefit of Mr. Kite! — à cause du personnage Henry the Horse, puisque « horse » signifie « héroïne » en argot anglais. Ce sont pourtant des interprétations totalement erronées de la part des « autorités compétentes ».



Dernière édition par pilou le Jeu 1 Jan - 21:01, édité 3 fois

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4 Re: Histoire de la bonne zique ! le Mer 31 Déc - 18:35

pilou


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Parodies, reprises et pastiches

En 1968, Frank Zappa parodie la pochette de Sgt. Pepper avec son album We're Only in It for the Money (« nous ne faisons ça que pour l’argent ») fait avec son groupe les Mothers of Invention.

Un autre pastiche est réalisé pour The Rutles, une émission d’Eric Idle des Monty Python qui entreprend de caricaturer la carrière des Beatles à la manière du fameux groupe d’humoristes, avec la bénédiction — et en partie le financement — de son ami George Harrison, plus le concours de Paul Frederic Simon et Mick Jagger, qui y jouent leur propre rôle. Les pastiches des chansons des Beatles créés pour l’émission sont autant de clins d'œil aux « tics » musicaux de leurs modèles — Ouch! imité de Help!, Cheese and Onions qui a les accents de A Day in the Life, Piggy in the Middle évoquant I Am the Walrus, Doubleback Alley qui est le cousin de Penny Lane, et plusieurs autres.

Les Bidochons pastichent aussi cette pochette pour leur album The Beadochons. Elle est également pastichée pour l’album Tropical Tribute to the Beatles. Toutefois, ce n’est pas elle qui est le plus pastichée, mais celle d’Abbey Road (1969). Même Paul McCartney s’y met avec son album Paul Is Live.

Cet album a souvent été imité, voire repris dans sa totalité. Dès 1967, l'album a été entièrement adapté par l'arrangeur et compositeur de musiques de films anglais Peter Knight pour être joué par son orchestre, Peter Knight and His Orchestra, en conservant exactement le même titre. Auparavant, il avait sorti un simple avec la chanson Within You Without You. En 1988, le journal New Musical Express édite un album intitulé Sgt. Pepper Knew My Father où les chansons sont interprétées par différents artistes tels Sonic Youth, The Fall ou Wet Wet Wet. En 1992, c’est Big Daddy qui reprend le disque dans son intégralité sous le titre abrégé de Sgt. Pepper sur le label Rhino Records.


Liste des chansons

Toutes les chansons sont écrites par John Lennon et Paul McCartney, sauf mention contraire.

Éditions britannique et américaine
Face 1
Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band – 2:02
Chant : Paul McCartney
With a Little Help from My Friends – 2:43
Chant : Ringo Starr
Lucy in the Sky with Diamonds – 3:27
Chant : John Lennon
Getting Better – 2:47
Chant : Paul McCartney et John Lennon
Fixing a Hole – 2:36
Chant : Paul McCartney
She's Leaving Home – 3:34
Chant : John Lennon et Paul McCartney
Being for the Benefit of Mr. Kite! – 2:36
Chant : John Lennon

Face 2
Within You Without You (George Harrison) – 5:04
Chant : George Harrison
When I'm Sixty-Four – 2:37
Chant : Paul McCartney
Lovely Rita – 2:41
Chant : Paul McCartney
Good Morning Good Morning – 2:40
Chant : John Lennon
Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band (reprise) – 1:18
Chant : George Harrison, John Lennon et Paul McCartney
A Day in the Life – 5:33
Chant : John Lennon et Paul McCartney

Chansons non incluses

Quatre chansons ont été enregistrées lors des sessions de Sgt. Pepper en vue de leur introduction dans l’album, mais furent éliminées. Les deux premières, Strawberry Fields Forever et Penny Lane, sont sorties en single « double face A » le 13 février 1967 : alors que les Beatles poursuivaient la conception et la réalisation de cet album, George Martin dut en effet livrer ces deux chansons à la demande de Brian Epstein et à contrecœur, puisqu’elles étaient à ce point les plus abouties, afin qu’un nouveau 45 tours du groupe soit disponible dans les bacs durant l’hiver. Compte tenu du principe adopté dès le départ, qui voulait que ce qui sortait en single ne fasse pas ensuite partie des albums, les deux chansons de John Lennon et Paul McCartney évoquant la nostalgie de leur enfance à Liverpool ont donc connu ce destin. George Martin qualifiera plus tard cette décision d’« épouvantable erreur »[4].

La troisième chanson, intitulée Only a Northern Song et écrite par George Harrison, fut composée pour l’album, mais fut remplacée par Within You Without You, une autre de ses compositions qu’il jugeait meilleure. Only a Northern Song est finalement apparue dans la bande originale du film Yellow Submarine (1969).

Le dernier morceau, Carnival of Light, fut enregistré par les Beatles, menés par Paul McCartney le 5 janvier 1967, entre deux prises de Penny Lane[7]. Il s’agit d’un collage sonore avant-gardiste long de 14 minutes créé pour un événement ayant lieu à la Roundhouse de Londres au début de l’année 1967. Dans un interview diffusée sur la BBC le 20 novembre 2008, Paul McCartney a révélé qu'il comptait enfin publier ce titre. Toujours détenteur de la bande « master » de Carnival Of Light, Sir Paul explique : « L'heure est venue pour cette pièce. Je voulais déjà l'inclure dans les compilations Anthology au milieu des années 1990, mais les autres membres du groupe avaient mis leur véto. Je pense que c'est une bonne chose de publier ce titre car cela montrera que nous travaillions vraiment dans l'avant-garde »

Personnel

John Lennon – guitares acoustique et électrique, orgue, piano, percussions, chant, effets sonores
Paul McCartney – guitare basse, guitare électrique, piano, orgue, percussions, chant, effets sonores
George Harrison – guitare acoustique, guitare électrique, sitar, tamboura, percussions, harmonica, chant
Ringo Starr – batterie, percussions, piano, harmonica, chant

Musiciens additionnels

George Martin – clavecin, orgue, piano, harmonium
Mal Evans – piano, harmonica, harmonium, percussions, chant
Neil Aspinall – harmonica, tamboura

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5 Re: Histoire de la bonne zique ! le Jeu 1 Jan - 18:43

Vero


Taulière du Taulier, admin
Taulière du Taulier, admin
af génial !
de la bonne lecture en perspective au bureau Wink

merciiiii


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Moi, Invité , promets de ne jamais faire de bétises sur le forum.

Véritable jungle urbaine qui fabrique les rêves
Là où rien n'est impossible,
Les rues vous réveilleront à la vie
Les lumières vous inspireront à New York.
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6 Re: Histoire de la bonne zique ! le Jeu 1 Jan - 19:06

berny


Taulier de la Taulière, admin
Taulier de la Taulière, admin
Merci Pilou et excellente idée. Pour ceux qui s'intéresse aux making of des grand albums il y a cette superbe émission sur Classique 21 (rien à voir avec la musique classique ...) animé par un fin connaisseur. C'est tous les jours à 15h et c'est ré-écoutable en podcasting sur www.classic21.be.
A noter que chaque mois, le Rolling Stone français (le magazine) fait un article sur le making of d'un grand album : ce mois c'est le double blanc des Fab Four.


_________________
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7 Re: Histoire de la bonne zique ! le Jeu 1 Jan - 20:20

pilou


jamais content
Certains articles de Wikipedia, parfois estampillés "bon article", sont de vraies pépites.
C'est ahurissant de découvrir autant de choses intéressantes ou amusantes sur la vie d'un album. Quand il s'agit des Beatles, c'est encore mieux car ils n'ont quasiment jamais rien laissé au hasard...le moindre son a un sens, une petite histoire, voire est le fruit d'une vraie aventure, innovation technique ou fruit d'une engueulade entre eux...

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8 Re: Histoire de la bonne zique ! le Jeu 1 Jan - 20:43

pilou


jamais content
Allez, pour rester dans cette ambiance, je vous propose toudé:

PET SOUNDS, des BEACH BOYS (1966)



From le site "destination rock":
Pet Sounds est un des meilleurs albums de tous les temps, tout simplement : classé 3e sur les 200 meilleurs albums rock par Rolling Stone, album préféré de Paul Mc Cartney qui considère God Only Knows comme la plus belle chanson de tous les temps (sic!), etc... Composé presque entièrement par Brian Wilson, avec l'aide occasionnel d'un parolier Tony Asher et sur une chanson de Mike Love, cet album reste l'oeuvre majeure des Beach Boys.
La genèse de l'album débute un soir où Brian Wilson, défoncé à la Marijuana, écoute Rubber Soul par un groupe tout juste arrivé d'Angleterre, et de plus sur le même label que lui. Il se sent tout de suite en conccurence avec ce groupe jusqu'à dire à sa femme le soir-même :"je vais sortir le plus grand album de tous les temps !". Il compose alors ses plus belles chansons et réunit des musiciens de studio très côtés (c'est la première fois que les Beach Boys ne participent pas à l'instrumentation de leur album), le tout donnant un OVNI musical, du jamais entendu. Une ambiance douce et mélancolique obtenue par une instrumentation complexe (Les saxophones se mélangent aux violons, aux flutes, etc...), assez difficile d'accès à la première écoute il est vrai, bercé par les voix des Beach Boys au meilleur de leur forme. Une oeuvre tantôt triste ("I Just Wasn't Made For These Times" montrant le génie incompris de Brian), parfois joyeuse ("Wouldn't Be Nice") mais toujours avec cette mélancolie qui laissera une trace inaltérable dans l'histoire du Rock, jusqu'à Franck Black des Pixies reprenant Hang On To Your Ego (la première version de la chanson intitulée I Know There's An Answer, aux paroles réécrites à cause des allusions trop explicite à la drogue), etc...
La fin de l'histoire est un peu plus triste : les Beatles sortiront Sgt Pepper en réponse à Pet Sounds (dixit George Martin) ce qui rendra Brian Wilson définitivement fou (il avait déjà quelques problèmes psychologiques). Il ne nous reste plus que cet album magnifique, suivi de Good Vibrations sortis peu après et considéré comme le plus grand single de tous les temps, pour nous rappeller de ce génie au talent inégalé...

PET SOUNDS, OU LA PASSION INCONTOURNABLE
Il est certains albums dont la renommée traverse les âges, malgré les modes et les courants. Certains, passés inaperçus lors de leur parution, sont repérés par une petite coterie d’aficionados, qui emploient le restant de leur existence à faire connaître leur découverte jusqu’à ce que cette dernière soit acceptée comme une œuvre incontournable de la musique populaire.
C’est l’histoire difficile mais finalement heureuse du premier album du Velvet Underground, des Stooges ou encore de Big Star.
D’autre part, il existe quelques disques, fort rares, qui, dès leur sortie, sont considérés comme des chefs-d’œuvre, sans jamais perdre en notoriété malgré la fuite irrésistible du temps ; il faut que le disque soit d’une portée universelle, pour toucher aussi bien ses contemporains que leurs héritiers. Le fabuleux premier album des Doors, les pièces conceptuelles des Beatles et les fulgurances de Led Zeppelin sont des archétypes d’œuvres ayant rassemblé plusieurs générations autour de leurs chansons. Pet Sounds fait partie de ces disques-là. Pourtant, seulement trois ans avant sa parution, les Beach Boys n’étaient qu’un groupe de pop parmi d’autres, glissant opportunément sur la vague du surf-rock pour mieux se faire connaître. Mais déjà, à l’instar des premiers enregistrements des Beatles, on pouvait déceler le génie au cœur des harmonies vocales fraîches et luxuriantes, le génie d’un seul homme, Brian Wilson.

Brian Wilson en 1966:





Ce jeune homme complexé, phobique et souffreteux, est la force créatrice des Beach Boys, dominé par une obsession musicale dévorante. Mais l’homme en a assez de composer sans relâche des tubes que le public s’empressera d’oublier après quelques nuits sur les pistes de danse. Wilson veut prendre la direction contraire, proposer une œuvre d’art totale, un disque cohérent, qui ne pourra être saisi que dans son intégralité, prenant ainsi le contre-pied de la culture du single qui régnait à l’époque. Le compositeur est également obnubilé par les dernières créations du duo Lennon-McCartney, phares de la pop contemporaine, et cherche sans relâche à atteindre les vertigineuses hauteurs de Rubber Soul. De la même manière, comme tous ses contemporains, il tente de percer le secret des fabuleux enregistrements mono de Phil Spector, ces symphonies populaires savamment orchestrées par l’ermite paranoïaque de Philles Records. A la fin de l'an 1965, Wilson commence un travail harassant de composition, cette fois épaulé par le parolier Tony Asher. Les autres membres du groupe renâclent, surtout devant les nouvelles chansons produites par l’ex-bassiste, qu’ils perçoivent comme trop mélancoliques. Malgré quelques conflits, notamment avec Mike Love, Brian Wilson emmène sa petite troupe en studio. C’est là que sa vision va prendre toute son ampleur.

Au lieu de considérer les ressources du studio comme de simples outils d’enregistrement, l’homme les utilise afin de magnifier les titres. Travaillant avec les meilleurs musiciens de session de Los Angeles, Wilson construit patiemment son grand œuvre. Ces treize chansons résonnent comme l’Eden de la pop sixties, un Olympe que seuls les plus grands ont su atteindre à nouveau. Les arrangements, amples, confortables, complexes, entraînent l’auditeur dans un monde feutré, où se mêlent les frémissements de l’adolescence et les visions oniriques de l’enfance. Les harmonies vocales planent au-dessus des orchestrations aventureuses sans jamais perdre en beauté et en intensité, célébrant à la fois l’esprit insouciant de la pop californienne et un spleen désabusé, presque timide. Peut-être que cet album est trop en avance sur son temps, comme le suggère le titre d’une des chansons. Au grand désespoir de son créateur, le disque ne connaît pas le succès prévu. Piqué au vif, Wilson mettra toute son énergie dans le single Good Vibrations, avant de sombrer dans une longue période de folie. Pet Sounds reste dans l’histoire du rock comme un témoignage éclatant de son génie, acclamé par les meilleurs, y compris ses plus illustres concurrents.

Beach Boys:



Dernière édition par pilou le Lun 2 Fév - 14:17, édité 4 fois

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9 Re: Histoire de la bonne zique ! le Jeu 1 Jan - 20:47

pilou


jamais content
From Wikipedia:

Pet Sounds est un album enregistré en 1966 par le groupe américain The Beach Boys. Longtemps considéré comme le chef d'œuvre du compositeur-producteur Brian Wilson, il est considéré comme l'un des meilleurs et des plus influents albums dans l'histoire de la musique pop, et beaucoup de critiques le citent comme le meilleur album pop de tous les temps.
Par exemple, en 1995, presque trente ans après sa sortie, un panel de musiciens, de compositeurs et de producteurs réunis par le magazine britannique MOJO l'a élu « plus grand album jamais créé ». Le magazine Rolling Stone l'a, en 2003, déclaré « deuxième meilleur album de tous les temps », juste après Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band des Beatles. Ceux-ci ont d'ailleurs reconnu que Pet Sounds eut une grande influence sur Sgt. Pepper's, et Paul McCartney déclara que God Only Knows était la plus belle chanson d'amour jamais écrite.
Pet Sounds est essentiellement un projet solo de Brian Wilson, créé après que Wilson a arrêté les tournées avec le groupe pour se concentrer sur l'écriture et l'enregistrement. L'album est marqué par des harmonies typiquement « Beach Boys » mêlées d'effets sonores et d'instruments peu conventionnels à côté des claviers et guitares conventionnels : sonnettes de bicyclettes, orgues, clavecins, flûtes, et même aboiements de chien.

L'écriture des chansons
La plupart des chansons de cet album ont été écrites entre décembre 1965 et janvier 1966 avec la participation de Tony Asher, jeune parolier pour des publicités et que Brian avait rencontré dans un studio d'enregistrement de Hollywood quelques mois plus tôt.
Mike Love est crédité comme co-auteur de la première piste de l'album, Wouldn't It Be Nice, ainsi que sur I Know There's an Answer, dont les paroles ont été réécrites par Terry Sachen après que Love se fut opposé aux paroles originales du morceau, qui s'appelait initialement Hang on to Your Ego. Cependant, si l'on excepte sa participation à I'm Waiting for the Day, on estime que ses contributions à l'album ont été minimes.
Bien que ses morceaux ne soient pas unis au sens classique du terme, Pet Sounds est incontestablement un concept album, ses chansons racontant l'histoire d'une relation tumultueuse, reflet de la vision de Wilson sur le passage difficile de l'enfance à l'âge adulte dans l'Amérique des années 1960, la nature excitante mais fugace de l'amour, et l'attente d'un futur meilleur.

Liste des pistes :

Face 1

  1. Wouldn't It Be Nice (Wilson, Asher, Love)
  2. You Still Believe in Me (Wilson, Asher)
  3. That's Not Me (Wilson, Asher)
  4. Don't Talk (Put Your Head on My Shoulder) (Wilson, Asher)
  5. I'm Waiting for the Day (Love , Wilson)
  6. Let's Go Away for Awhile (instrumental) (Wilson)
  7. Sloop John B (traditionnel, arrangement : Wilson)


Face 2

  1. God Only Knows (Wilson, Asher)
  2. I Know There's an Answer (Wilson, Sachen, Love)
  3. Here Today (Wilson, Asher)
  4. I Just Wasn't Made for These Times (Wilson, Asher)
  5. Pet Sounds (instrumental) (Wilson)
  6. Caroline, No (Wilson, Asher)



Dernière édition par pilou le Ven 2 Jan - 15:49, édité 1 fois

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10 Re: Histoire de la bonne zique ! le Ven 2 Jan - 15:43

pilou


jamais content
Aujourd'hui, on passe en 1967, même s'il y a encore beaucoup à dire en 1966, année d'une pluie d'albums d'anthologie (outre les deux précédents, on a tout de même aussi le "Blonde on Blonde" de Dylan et " A quick One" des Who...)

Jimi HENDRIX : Are you experienced




Chronique de destination rock:
1967 ARE YOU EXPERIENCED ? ... VISIONNAIRE...


Premier album pour un personnage hors du commun.
Disque fondateur pour toute une génération de guitaristes.
Are You Experienced ? fait partie de ces quelques évènements musicaux qui, tout en ayant marqué leur époque d’un vent de créativité, n’ont de cesse d’avoir une influence significative sur l’évolution du langage musical actuel.
Recordman des ventes lors de sa sortie et premier de cordée d’une série d’enregistrements qui repoussera toutes les lignes d’horizon connues, AYE est avant tout l’œuvre d’un homme.
Un homme qui ne jouait pas de la musique, mais qui l’incarnait : James Marshall Hendrix.

Artiste que l’on pourrait rapprocher d’un héros de roman, tel Novecento, le pianiste d’Alessandro Baricco, Jimi Hendrix est effectivement un être à part. Le genre de rencontre qui s’avère évidente dès les premières secondes et dont on revient subjugué, surpris, voire enrichi. En effet, sur ce disque où le blues s’exprime au-delà de toute référence, si à l’évidence le riff déchirant d’une Foxy Lady se dresse tel un doigt d’honneur face à une Amérique bien-pensante, c’est avant tout le jeu du guitariste qui retient l’attention. Le jeu, mais également son approche spontanée de la musique. Aussi, ne se référant à aucune école en particulier, ni ne se laissant enfermer dans aucun style, Jimi tente, s’essaye à d’autres tonalités, innove jusqu’à envahir le psychédélisme ambiant. C’est prenant, pratiquement exécuté sans effort et carrément séduisant dès la première écoute. Sur le coup, quelle révélation pour toute une jeunesse en quête de messie, lorsque retentirent les premières mesures de Fire, Purple Haze, ainsi que celles du solo lumineux de l’infidèle Red House.

Passé de 11 à 17 titres en fonction du pressage, tout en proposant un ordre des morceaux parfois aléatoire, AYE ressemble à son auteur : il invente l’avenir.
Et ce, pas seulement parce qu’il abuse d’effets spéciaux, ni de la toute sensuelle pédale Wha Wha Cry Baby. Mais surtout parce que chaque plage ne cesse d’associer idéalement, sensation de liberté et énergie primale, pour mieux nous en imprégner tous les pores.
Bien sur, Hendrix n’est pas seul dans sa conquête de l’inconnu. Parfaitement épaulé par l’indispensable Mitch Mitchell, très influencé par Keith Moon, ainsi que par l‘éternel sous estimé bassiste guitariste Noël Redding, c’est aussi grâce à eux que nous reste en mémoire, par exemple, l’irrésistible rythmique parcourant Manic Depression.
Par ailleurs, si nombre de styles présents sur cet album : blues, rock'n’roll, psychédélique, pop, jazz... font parfois fusion. Chaque seconde, chaque audace nous rappelle constamment que nous sommes face à un disque où l’homme et sa guitare ne font qu’un.
Encore une fois, si souligner le bouillonnement créatif qui agite cet enregistrement n’est rien comparé à son écoute.
On notera que rares sont ceux qui n’en sont pas revenus avec le sentiment d’avoir vécu un petit miracle.

From Wikipedia:
Are You Experienced est le premier album du Jimi Hendrix Experience. Sorti le 12 mai 1967 en Angleterre, cet album est un grand classique de la musique rock, car c'est celui qui a fait découvrir Jimi Hendrix au Royaume-Uni et en Europe.
Il fit sensation en devenant le 2e album classé au Royaume-Uni derrière l'inaccessible Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band des Beatles.

L'album est parfois connu sous le titre Are You Experienced ?, bien que le point d'interrogation ne figure pas sur la couverture.
Il a été diffusé tout d'abord sans les trois singles qui avaient fait connaître Jimi Hendrix et son groupe : "Hey Joe"/"Stone Free" (Décembre 1966), "Purple Haze"/"51st Anniversary" (Mars 1967) et "The Wind Cries Mary"/"Highway Chile" (Mai 1967). Ces titres ont été ajoutés par la suite dans la version diffusée aux États-Unis à la place de "Red House", "Can You See Me" et "Remember".
En 2003, le magazine Rolling Stone l'a classé à la 15 e place dans sa liste des meilleurs albums de rock de tous les temps.

La version UK
Toutes les compositions de l'album original sont signées Jimi Hendrix.
Face 1
Foxy Lady
Manic Depression
Red House
Can You See Me
Love Or Confusion
I Don't Live Today
Face 2
May This Be Love
Fire
Third Stone From The Sun
Remember
Are You Experienced?

La version US
La version américaine, diffusée le 23 août 1967 comprenait en plus les faces A des trois premiers singles de l'Experience, mais aussi trois titres en moins (Red House, Can You See Me et Remember). La pochette est elle aussi différente.

Face 1
Purple Haze
Manic Depression
Hey Joe
Love or Confusion
May This Be Love
I Don't Live Today
Face 2
The Wind Cries Mary
Fire
Third Stone From the Sun
Foxy Lady
Are You Experienced?
Les compositions sont de Jimi Hendrix, sauf Hey Joe qui est une reprise de Billy Roberts.

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11 Re: Histoire de la bonne zique ! le Ven 2 Jan - 19:11

berny


Taulier de la Taulière, admin
Taulier de la Taulière, admin
Commençons par Pet Sounds que je posséde uniquement parce qu'il fait partie des 101 de Manoeuvre et que j'essaie d'avoir la collection complète. Sinon ce disque me laisse froid. Je vois pas où sont les arrangements de génie etc ... à part God Only Knows et encore y a 250 titres mieux que celui-là. Non franchement, incompréhension totale mais ça doit être perso puisque il figure dans TOUS les classements genre "discothèque idéale".

Are You Experienced c'est tout autre chose : le site Destination Rock décrit parfaitement ce que c'est : un album qui "invente l'avenir" surtout au niveau du jeu de guitare. Comme déjà dit, il y a un avant et un après cet album au niveau de la façon de tirer un son d'une guitare électrique. Avant, l'usage de la guitare éléctrique est scolaire, mélodique et en un mot : appliqué. Hendrix libère tout ça : il fait passer de la sauvagerie, de la sensualité aussi en explorant toutes sortes de courant musicaux allant du rock pur au free-jazz et bien entendu - puisque c'est l'époque - au psychédélique.
Ce disque c'est aussi une expérience sonique et je conseille de l'écouter au casque à un bon niveau sonore : ca fuse de partout !


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12 Re: Histoire de la bonne zique ! le Sam 3 Jan - 12:32

pilou


jamais content
Je ne porte pas encore de jugement sur Pet Sounds, pour la bonne et simple raison que je ne le connais pas....
Comme tu le dis, qu'on le veuille ou non c'est un album d'anthologie, qu'un musicos comme Macca considère comme un chef d'oeuvre, alors si je n'aime pas, j'aurais tendance à penser qu'il y a des trucs qui me dépassent....

Ce que je note aussi, c'est que dans le bouillonnement du Swinging London du milieu des anénes soixante, pratiquement tous els grands groupes anglais ont été influencés par les Beach Boys.
Un signe, non ?

PS: Pourrais tu coller dans un topic de ce salon la liste des 101 de Phil Man ?

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13 Re: Histoire de la bonne zique ! le Sam 3 Jan - 13:53

pilou


jamais content
Direction 1968 aujourd'hui, avec:
The Rolling Stones - Beggar's Banquet (1968)
From "destination rock":
BEGGARS BANQUET, OU LE FESTIN ROCK’N’ROLL





La décennie touchait à sa fin, en une course inexorable, emportant les courants musicaux, politiques, artistiques sans espoir de retour. 1968, l’année terrible, vit la disparition définitive des oripeaux psychédéliques qui avaient étranglé le rock durant quelques mois. Déconsidérés par le demi-succès de Their Satanic Majesties Request, les Rolling Stones allaient, par un curieux revers de fortune, révéler toute l’étendue de leur génie dans ce contexte troublé. Le remarquable single Jumpin' Jack Flash fut le coup d’envoi de cette nouvelle donne, puis le groupe s’enferma en studio pour livrer l’œuvre-manifeste qui allait marquer d’un sceau incandescent le rock anglais : Beggars Banquet, le banquet des mendiants.

L’introduction de cet album est l’un des meilleurs morceaux jamais écrits par le duo Mick Jagger-Keith Richards : Sympathy For The Devil, samba assurément endiablée, traversée de hurlements méprisants, de solos âpres, de rythmes frénétiques. Ce titre restera dans la postérité comme un coup de maître absolument inimitable, d’une beauté sale que seuls les Beatles pouvaient surpasser à l’époque. Une fois cette introduction magistrale passée, le disque s’enchaîne sans temps mort ni baisse d’intensité.
S’il fallait un mot pour décrire cet enregistrement dans sa totalité : blues. Beggars Banquet est le retour des Rolling Stones au blues, l’épicentre autour duquel le groupe s’était formé. Cependant, il ne s’agit assurément pas du même blues-rock que le groupe jouait au début de sa carrière, accompagné par les Animals ou les Yardbirds.
Il s’agit d’un blues désarticulé, malsain, implacablement mené de bout en bout par Keith Richards. Ce dernier trouve enfin un défi à sa mesure, sans aucun obstacle. En effet, Brian Jones, le génie multi-instrumentiste, enfoncé dans ses problèmes psychiques, personnels et physiologiques, n’a guère voix au chapitre. Richards tient fermement la barre, sûr de son flair.
C’est lui qui introduisit dans la musique des Stones la technique de l’accordage ouvert : cette pirouette guitaristique permet de créer des rythmes et des riffs plus facilement qu’avec une guitare accordée normalement.

C’est ce qui s’entend dès la première écoute. Nous sommes dans le royaume du riff, mais un riff presque intégralement joué en acoustique, avec une qualité de son parfois tremblante ou rugueuse, ajoutant à l’impression d’impureté distillée tout au long de l’album. Dans cette optique, on ne peut que citer le sublime Street Fighting Man. D’autres titres nous renvoient à l’esprit du blues ancestral, celui de Son House et de Robert Johnson, comme par exemple No Expectations ou Prodigal Son, reprise roublarde d’un vieux morceau du révérend Wilkins.
Brian Jones hante de sa présence fantomatique ce disque, son chant du cygne. On peut l’entendre jouer de sublimes parties de guitare slide, trempées dans une émotion froide, blême, désabusée.
Bill Wyman et Charlie Watts soutiennent l’édifice musical avec fermeté, comme ils ont rarement su le faire si parfaitement auparavant.
Mick Jagger n’a plus qu’à livrer ses textes cyniques, misogynes ou universalistes.

Le son cru, presque obscène, de cet album ajoute à sa portée : le psychédélisme, ses arrangements grandioses, ses démonstrations instrumentales, ne sont plus qu’un lointain souvenir. Les temps certes étaient en train de changer : Bob Dylan, le premier, avait donné le coup d’envoi d’un retour aux sources par son John Wesley Harding, bientôt suivi par The Band, Creedence Clearwater Revival, et même les Beatles avec Lady Madonna. Le rock revenait à ses racines acoustiques, au folk, au blues, à une musique plus carrée qu’éthérée.

L’album s’écoute d’une traite, sans perdre aucun intérêt au long des titres. Chaque morceau paraît plus séduisant que son prédécesseur, dans des styles différents abordés avec un égal bonheur. Certains resteront comme des chefs-d’œuvre d’un rock échevelé, empreint avec raison d’arrogance, comme par exemple les électriques Jig-Saw Puzzle et Stray Cat Blues. Mélange de blues de bastringue, de rock anglais, assurés par un groove irrésistible, les chansons de l’album s’écoutent sans ennui. L’auditeur ne peut être que saisi par la beauté fatale, par l’hideuse morgue de Beggars Banquet. Ce disque replaça les Stones sur le piédestal des meilleurs groupes de rock de l’époque. Le groupe enchaînera avec une série d’albums tout aussi fabuleux, ne s’arrêtant qu’à la parution d’Exile On Main Street en 1972.

Beggars Banquet est, pour résumer, un formidable disque de rock, l’un des meilleurs jamais parus. Il contient tout ce qui a fait le succès des Rolling Stones : riffs imparables, rock’n’roll confondant d’efficacité, méchanceté hautaine. L’ambiance est crasseuse, mais le disque est pourtant parfaitement produit, agréable à écouter. Chaque morceau pourrait faire partie d’une discographie idéale du groupe, même si de nombreux chefs-d’œuvre de l’album restent inconnus du plus grand nombre. D’autres titres font d’ores et déjà partie de la légende des Rolling Stones. L’auteur de ces lignes ne peut qu’encourager le néophyte à jeter une oreille sur cet album ; il ne sera sûrement pas déçu.

Les Stones en 1968:



From Wikipedia:
Beggars Banquet est un album des Rolling Stones. Sorti fin 1968, il est considéré par les critiques comme leur premier véritable chef-d'œuvre. Après les premiers albums qui contenaient de nombreuses reprises et les errances psychédéliques (Their Satanic Majesties Request - 1967), les Stones ont trouvé leur voie et vont marquer la décennie à venir.
C'est leur premier album produit par Jimmy Miller, association qui se poursuivra jusqu'en 1972.
Brian Jones, drogué et alcoolique, ne participe pratiquement pas à l'enregistrement. Seules les parties de guitare slide sur No Expectations peuvent lui être attribuées.
Keith Richards assure la quasi totalité des guitares dont beaucoup sont acoustiques afin de donner une épaisseur caractéristique au son.
Parmi les invités qui participent à l'enregistrement, on trouve Nicky Hopkins au piano, Eric Clapton à la guitare et probablement Steve Winwood.
Beggars Banquet marque le retour des Rolling Stones aux sources de leur inspiration musicale. Jamais le blues n'avait été aussi présent, aussi pur que sur cet opus qui donne le ton pour les années à suivre (Let It Bleed, Sticky Fingers, Exile on Main Street).
C'est également l'occasion pour eux de marquer leur opposition aux Beatles, à la fois sur le plan politique (le rageur Street Fighting Man fait écho au pacifiste Revolution des Fab Four) et sur le plan philosophique (Sympathy for the Devil est l'un des plus beaux exemples de provocation des Stones).
Le disque semble curieusement à contre-courant de l'inspiration hippie de l'époque et relance la popularité du groupe.
Jean-Luc Godard filme une partie de l'enregistrement de l'album qui sortira sous le titre Sympathy for the Devil ou One plus one.
Deux pochettes différentes existent pour l'album. Au moment de la sortie du disque, Decca, la maison de disque, insiste pour une pochette blanche genre carton d'invitation alors que les Stones veulent une photo de graffiti sur murs de toilette. Le désaccord retarde la sortie du disque de deux mois et c’est finalement la maison de disque qui l’emporte. Cependant lors de la réédition en CD, la photo de toilettes, refait son apparition.



Titres
Toutes les chansons sont de Mick Jagger et Keith Richards, sauf indication contraire.




  1. Sympathy for the Devil – 6:27
  2. No Expectations – 4:02
  3. Dear Doctor – 3:26
  4. Parachute Woman – 2:23
  5. Jigsaw Puzzle – 6:17
  6. Street Fighting Man – 3:18
  7. Prodigal Son (Robert Wilkins) – 2:55
  8. Stray Cat Blues – 4:40
  9. Factory Girl – 2:12
  10. Salt of the Earth – 4:51

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14 Re: Histoire de la bonne zique ! le Sam 3 Jan - 17:35

berny


Taulier de la Taulière, admin
Taulier de la Taulière, admin
A nouveau, remarquable article du site Destination Rock ! Rien à ajouter. Je ne sais pas si c'est le site qui met les passages en gras ou si c'est Pilou mais en tous cas c'est judicieux car c'est l'essentiel de ce qu'il faut savoir. Exemple : "beauté sale" : on ne saurait mieux décrire ce disque. C'est l'arrivée dans l'univers des Stones de ce remarquable producteur qu'est Jimmy Miller qui produira les meilleurs albums des Stones.


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15 Re: Histoire de la bonne zique ! le Sam 3 Jan - 19:36

pilou


jamais content
Les mises en gras sont ma modeste contribution.... pour ceux qui veulent survoler.
Elle est chouette ma chronique hein?
Si j'ai le temps une fois repris le taf, j'essaierai de tenir un bon rythme pour vous faire découvrir ou redécouvrir ces pépites du rock.

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16 Re: Histoire de la bonne zique ! le Dim 4 Jan - 16:21

pilou


jamais content
Petit saut dans le temps:
Nirvana - Nevermind - 1991



Nevermind est le deuxième album de Nirvana, sorti le 24 septembre 1991 chez Geffen Records. L'album connaît un succès sans précédent sur la scène underground. Sorti en automne 1991, il n'a fallu attendre que janvier 1992 pour voir Nevermind détrôner le roi de la pop Michael Jackson des meilleures ventes de disques aux États-Unis (Billboard charts) ; il va ensuite connaître le même succès en Europe et dans le monde entier.

Nevermind est considéré bien plus qu'un simple disque, il est vu comme un phénomène culturel. En popularisant la scène grunge de Seattle il rend commercialement et culturellement viable le rock alternatif.

Nevermind s'est vendu approximativement à 10 millions d'exemplaires aux États-Unis, et à plus de 22 millions à travers le monde. L'album, qui n'a pas bénéficié au départ d'une promotion particulière, a été plébiscité, de façon totalement inattendue pour un disque de punk-rock, par les collège-radios aux États-Unis. Véritable phénomène des années 1990, il marque donc le retour des guitares saturées dans la musique pour toute la décennie.

Contexte
Nirvana avait enregistré en 1989 Bleach chez le label indépendant de Seattle Sub Pop, avec Chad Channing comme batteur. Cependant Cobain et Novoselic commençaient à trouver le batteur et son style insatisfaisants, et ils en recherchaient un autre. Avant d'enregistrer Nevermind, Nirvana fit des tournées avec des batteurs de substitution (Dale Crover des Melvins puis Dan Peters de Mudhoney). Puis après avoir vu jouer le groupe Scream à un concert de punk hardcore, ils furent impressionnés par le batteur Dave Grohl.

Peu de temps après, suite à une division inattendue de son groupe Scream, Grohl contacta Nirvana qui commençait à se faire un nom sur la scène locale, et rejoignit Novoselic et Cobain à Seattle. Novoselic dit plus tard: « dès que Dave nous a rejoint, tout s'est mis en place, Nirvana avait trouvé son chaînon manquant [...] quelque chose nous a fait nous rencontrer, et l'impact était immédiat. »

Entre temps Cobain écrivait de nouvelles chansons, et était influencé par des groupes comme R.E.M. ou les Pixies; le son du groupe évoluait vers un son plus pop, un moyen plus sûr de toucher un public plus large. Cependant, Cobain ne voulait pas que sa musique soit trop épurée, c'est pour cela qu'il cherchait « une guitare rugissante et une batterie sauvage. »

Déjà, le single Sliver sorti en 1990 était une approche différente du groupe, plus pop et Cobain disait que c'était comme une annonce, « je devais écrire des chansons pop puis les sortir pour préparer les gens pour le prochain album (Nevermind). Je voulais écrire plus de chansons comme ça. »

Puis enfin, le groupe se sépara du label Sub Pop suite à une rumeur selon laquelle des difficultés financières, allait provoquer son rachat par un plus gros label.
Enfin, grâce à la cassette de démos enregistrées au Smart Studio en mai 1990, Nirvana faisait parler de lui et était plébiscité par plusieurs maisons de disque. Ils signèrent finalement chez Geffen Records, avec l'aide et la recommandation de Sonic Youth, un groupe référence pour Nirvana, qui travaillait aussi avec Geffen depuis plusieurs années.

Pendant l'enregistrement de la démo Lithium, Cobain se brisa la voix et Nirvana dut faire une pause, puis suite aux rumeurs de rachat, le groupe quitta le label Sub Pop pour celui de Geffen.


Enregistrements chez Geffen
Le groupe enregistre au Sound City Studios à Los Angeles en Californie en mai et juin 1991.
Le morceau Territorial Pissings fut enregistré en une seule prise, la guitare étant directement branchée sur la console de mixage (sans passer par un amplificateur).
Les morceaux enregistrés sont ceux présents sur l'album sauf Polly dont la version fut enregistrée préalablement en 1990 au Smart Studio. Les morceaux Sappy, Verse Chorus Verse et Old Age sont également enregistrés pendant ces sessions. Une dernière chanson surnommée Song in D, rappelant le son de R.E.M., qui pourrait être une version préalable de All Apologies y est également abordée.

Liste des morceaux
Smells Like Teen Spirit
In Bloom
Come as You Are
Breed
Lithium
Polly
Territorial Pissings
Drain you
Lounge Act
Stay Away
On a Plain
Something In The Way
Morceau caché : Endless Nameless

Autre son de cloche, chez "destination Rock"Ce matin, je me suis réécouté "Nevermind", le soit-disant chef d'oeuvre de Nirvana. Apparemment, le disque est toujours classé comme un des 10 plus grands monuments du rock. Jamais je ne pigerai ça. Jamais je n'ai pu apprécier ce disque à sa juste valeur, expliquez-moi en quoi il est si magistral, please, je me ronge les sangs depuis 1997 (année où j'ai acheté le disque)...

OK, "Smells Like Teen Spirit" et "Come As You Are" sont excellentes, j'adore ces deux chansons. OK, "Polly" et "Something In The Way" véhiculent une atmosphère tragique, sinistre, mélancolique. OK, "Lithium" est une ruade d'une violence et d'une force rarement égalée. Mais quid des autres titres ? Que dire devant "Breed", "Stay Away", "Territorial Pissings", "Drain You", "Lounge Act" ? Il y à mieux, bien mieux ailleurs. Le morceau final caché après des interminables minutes de silence (aah, je hais ces disques contenant des plages cachées ! Le plus souvent, les morceaux cachés ont vraiment raison de l'être, cachés, tant ils sont ineptes), "Endless, Nameless", est à chier. "On A Plane" contient de belles harmonies vocales, "In Bloom" est sympa...Mais, franchement, 4 excellents titres (car "Polly" m'énerve quand même pas mal) sur 12, soit environ 16-17 minutes sur 60 minutes de CD, c'est risible.

Je soupçonne pas mal de monde d'avoir fait une razzia sur les albums du groupe après le suicide de Kurt Cobain (qui ne chante pas si bien que ça, sauf pour "Something In The Way" et "Come As You Are", morceau enregistré en une seul prise de voix). Tout le monde dit que le grunge est mort en 1994, avec Kurt. Mais non, le grunge est mort en 2002 avec Layne Staley, leader/chanteur d'Alice In Chains, dont le disque éponyme de 1995 est bel et bien LE monument grunge, un disque hélas passé plus ou moins à la trappe parce que "Nevermind" est bien plus connu et vendu (et vendeur) qu'un album aussi sombre que celui du three-legged dog.

Un an après la mort de Cobain, alors que le culte autour de lui commençait vraiment à prendre de l'ampleur, le disque définitif du mouvement grunge sortait, et il ne devait strictement rien à Nirvana, mais plutôt à Black Sabbath, Led Zeppelin et aux Stooges. A coté, "Nevermind" (titre en hommage amusé au "Nevermind The Bollocks" des Sex Pistols) fait pitié. Mais vraiment pitié.

Alors, disque surestimé en puissance, ou bien, est-ce que je suis vraiment passé à coté de quelque chose ? Convainquez-moi, ou bien, comme Katerine le dit dans son plus grand tube, faites de moi n'importe quoi, pendez-moi la tête en bas, comme la dernière fois...J'adoooooooooooore...

Non vraiment, vous aimez "Nevermind", vous ? Vous l'écoutez encore, en 2007 ? Il vous fait encore quelque chose ?

Je sais, vous allez me tuer pour ces paroles blasphématoires, je sais.

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17 Re: Histoire de la bonne zique ! le Dim 4 Jan - 16:29

pilou


jamais content
Chronique sur le site de "forces parallèles"

Il aurait été plus facile de rendre copie blanche, de jeter l’éponge devant l’ampleur de la tâche. Que dire de plus qui n’ait déjà été dit sur ce monument du rock des années 90, haï ou adulé mais qui n’a laissé personne indifférent.

24 octobre 1991 – Un disque « Nevermind » (« peu importe » ou dans une version plus directe « rien à foutre ») sort dans un relatif anonymat, le groupe, un trio nommé Nirvana, n’ayant pas souhaité donner d’interview auprès de la presse spécialisée.
Leur seul fait d’armes : un premier album pop-noisy, « Bleach » sorti deux ans plus tôt et gratifié d’un succès modeste (voire d’estime).
Le détonateur, cela va être une chanson , « smell like teen spirit » , qui sera matraqué par MTV , au point de faire de Nirvana le nouveau groupe à sensation auprès de la jeunesse américaine.
On assiste à un renversement de valeurs : Kurt Cobain est un piètre musicien, un piètre chanteur, la musique passe au second plan, ce qui permet à tous de se focaliser sur l’attitude, le message véhiculé par le groupe et sur son charismatique leader. Beaucoup se reconnaissent dans cette apologie du mal de vivre et une nouvelle génération est en passe d’émerger avec un nouveau messie appelé Kurt Cobain .
Une génération « no future », comme au temps des seventies et du mouvement punk (le « never mind the bollocks » des Sex-pistols). La mode vestimentaire qui s’en suit les rend immédiatement identifiables : chemise à carreaux de bûcheron, jeans arrachés, et le cheveu pas très net ( le grunge a fait du mal aux multinationales du shampoing !).
Trêve de clichés (quoique..) et revenons à l’album.
La pochette tout d’abord , ambivalente : d’un coté la face visible ironique mais d’un autre, la face cachée, avec le groupe, flouté , insistant sur un doigt d’honneur politiquement incorrect mais qui symbolise nettement plus le contenu rageur du disque que ce bébé nageur.
L’album est un parfait compromis entre les chansons pop et le coté bruitiste du rock indie et du punk. Bref, un mélange de toutes les influences de Kurt Cobain, de Sonic Youth aux Sex Pistols, des Pixies aux Beatles en passant par les Melvins. Seule la référence au Saint-Père Neil Young reste très discrète, inversement proportionnelle au culte que lui voue l’artiste.
Nevermind est donc un mélange improbable entre mélodie pop et distorsion indie-rock, qu’avait réalisé, avec un moindre succès quelques temps plus tôt, les Pixies, avec « Doolittle ».

« Smell like teen spirit », premier single, reste pour beaucoup l’hymne rock par excellence des années 90. Un riff d’anthologie (et pourtant si simple, si évident !!), rangé au panthéon du rock au coté de « smoke on the water » ou « satisfaction ». Sa puissance et son message (coup de gueule contre l’apathie de sa génération selon Cobain) sont restés intacts encore aujourd’hui je trouve. A noter l’utilisation du solo qui suit la ligne de chant de manière dissonante, technique récurrente chez K.Cobain.
« In Bloom » est un autre titre majeur aux réminiscences heavy-metal (le riff lorgne du coté de Black Sabbath), musique que Kurt Cobain affectionnait beaucoup étant plus jeune (notamment Black Sabbath justement).
« Lithium », troisième single, popularise la direction du rock des années à venir et Dieu sait que cette formule couplet-arpèges en son clair et refrain-guitare saturée sur fond de power-chords sera adoptée par un nombre important de groupes des années 90.
« Come as you are » est la chanson la plus pop de l’album. Une guitare en arpèges, un riff accrocheur, qui tourne en boucle, apportant une petite dimension hypnotique au morceau, soutenue par un duo basse/batterie impeccable et très peu de saturation font de ce titre l’un des plus abordables de l’album.

D’autres ambiances sont abordées : « Breed » très punk, « Territorial pissing » très noisy ou « something in the way » calme et intimiste, soutenu par un violoncelle, racontant les années d’errance du chanteur et ses nuits sous les ponts, ou la ballade acoustique morbide « polly » (sur le thème du viol, thème marquant dans l’œuvre de Kurt Cobain - la version saturée étant présente sur « bleach »).

Enfin, reste à parler de deux titres moins connus mais qui pour moi figurent parmi les meilleurs de l’album « Drain you » et « Lounge act », le premier ayant été souvent cité par Kurt Cobain comme l’une de ses favorites, regrettant au passage la vampirisation de « smell like teen spirit » sur le reste de l’album et sur ces chansons-là en particulier.
Signalons pour être complet le titre caché « endless/nameless » , qui tranche avec le reste de l’album, car très (trop) brut et bruyant.

J’ai beaucoup résumé Nevermind et Nirvana à Kurt Cobain lors de cette chronique. N’oublions pas Chris Novoselic, co-fondateur de Nirvana, ami de lycée de Kurt. Et surtout Dave Grohl, batteur talentueux, puissant, qui n’est pas qu’un simple-faire valoir mais dont le rôle dans l’élaboration du disque fût prédominant. La suite de sa carrière au sein des Foo fighters n’en est qu’une preuve de plus.
Parlons ensuite de la production, bien meilleure que celle du premier album. Le résultat en incombe à Butch Vig (futur Garbage) et Andy Wallace, deux incontournables des manettes. Puissante, nette, celle-ci avait déçu Kurt Cobain qui la trouvait trop propre, trop commerciale alors que lui, attendait un son bien sale. Le choix était néanmoins le bon et qui sait l’impact qu’aurait eu ce disque avec une autre production ?
Enfin, quand on parle de « Nevermind », on pense aussi au label « sub-pop » grand manitou de l’indépendant aux Etats-Unis et de Geffen, la maison de disque qui a réalisé l’une des plus belles opérations financières, en empochant 50 millions de dollars (presque 200 fois sa mise de départ). Ce qui scellera le sort de Nirvana, devenu poule aux œufs d’or et produit commercial juteux, prisonnier dans ses choix artistiques et pour ses réalisations futures du diktat de la maison de disque.

La déferlante Nirvana n’épargnera pas la France, qui réserve un accueil énorme à l’album qui se vend à plus d’un 1 million d’exemplaires (10 millions aux USA). L’après-Nevermind aura les conséquences que l’on sait, et l’avant-coureur « I hate myself and I want to die » se révèlera fatal pour cet anti-héros, propulsé star par accident, parce que si l’on y réfléchit bien , le succès de Nirvana aurait pu être celui de beaucoup d’autres à cette époque. Pourquoi eux et pas d’autres… le mystère restera sans doute sans réponse…
L’aura de Nirvana reste encore aujourd’hui importante. Ce n’est pas Steve Estatoff qui dira le contraire…

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18 Re: Histoire de la bonne zique ! le Lun 5 Jan - 19:12

pilou


jamais content
C'est la rentrée, et ça fait chier !
Alors révoltons nous ! No future kids !

The SEX PISTOLS - Never Mind the Bollocks, Here's the Sex Pistols - 1977




Sur Wikipédia:
Never Mind The Bollocks, Here's the Sex Pistols est l'unique album original publié par les Sex Pistols, sorti le 28 octobre 1977 au Royaume-Uni.

Il a une place privilégiée dans la discographie punk et est reconnu comme un symbole, notamment grace à sa jaquette aux couleurs jaune et rose criardes, immédiatement reconnaissables et souvent réutilisées comme référence. L'album parle de la monarchie en Angleterre (God Save The Queen), d'anarchie (Anarchy In The UK), d'avortement (Bodies) ou encore des américains (New York).

L'album est considéré comme un des disques précurseurs de la musique punk rock dans le monde, remportant un grand succès. Cependant, la tournée qui a suivie sa sortie, considérée comme un échec, a abouti à la séparation des Sex Pistols.

Plus tard, au début des années 1990, l'album Nevermind du groupe Nirvana aurait été nommé en référence à cet album des Sex Pistols. Par ailleurs, le premier album des Bidochons On s'en bat les couilles, Sex Bidochons est une parodie de cet album.

Liste des chansons
Holidays in the Sun - 3:19
Bodies - 3:01
No Feelings - 2:48
Liar - 2:39
God Save The Queen - 3:17
Problems - 4:09
Seventeen - 2:01
Anarchy in the U.K. - 3:31
Submission - 4:10
Pretty Vacant - 3:15
New York - 3:03
EMI - 3:09



Chronique de l'album chopé sur le site SEFRONIA:
Les Sex Pistols furent un court circuit dans le système, un avatar engendré en Angleterre par des années de manipulation hypocrite et moralisatrice. Difficile de trouver un équivalent à la déflagration punk qu'ils provoquèrent en 1976. Une version sonore du "Salo ou les 120 journées de Sodome" de Pasolini, peut-être, ou comment cracher à la face du monde la pourriture et la merde ambiante afin de mieux la dénoncer.

C'est dans le magasin "Let it rock" aussi appelé "Sex" de Londres que fut conçue la bête : quand il ne vend pas des fringues pornos et des godes, le propriétaire des lieux Malcom MacLaren s'occupe de The Strand, petit groupe de lycée dans lequel jouent le guitariste Steve Jones et le batteur Paul Cook. MacLaren leur dégote des tenues adéquates, un nouveau bassiste, Glen Matlock, et le nom tape-à-l'œil "Sex Pistols". Ne reste plus qu'à trouver un chanteur : le rock-critic Nick Kent est auditionné, mais c'est finalement un habitué du magasin qui est retenu, Johnny Lydon, repéré pour son tee-shirt "I hate Pink Floyd".

Les premières performances en 1975 seront aussi pourries que les dents de Johnny (particularité à l'origine du doux surnom Johnny Rotten), mais réuniront un noyau de fans qui ne cessera de grandir, attirés par les manifestations de violence et de provocation dont sont capables les lascars. Crachats sur le public, appels à l'émeute et défonce générale sont encouragés par le bienveillant MacLaren, qui ne recule devant rien pour attirer l'attention des médias.

Et ça marche, très vite. Le groupe est remarqué et entame une tournée de labels comme on se lance dans une tournée de bars. EMI les signe en premier, mais les remercie après un premier single fondateur, "Anarchy in the UK", et une apparition ponctuée de bons mots et autres calembours punks dans l'émission télévisée de Bill Grundy, le Michel Drucker anglais. La compagnie A&M prend la relève : le contrat est signé devant Buckingham Palace et tiendra... une semaine. Le temps pour Sid Vicious, le nouveau bassiste (Glen Matlock ayant été éjecté pour avoir avoué son admiration pour les Beatles... on n'est pas punk à moitié chez les Sex Pistols...), de découvrir et étrenner joyeusement les locaux de son nouvel employeur. C'est enfin chez Virgin que le groupe sort son deuxième single "God save the Queen" au beau milieu des festivités pour le Jubilé de la Reine, suivi de l'album "Never mind the bollocks, here's the Sex Pistols" (en clair, "tant pis pour les couilles, place aux Sex Pistols !") en octobre 1977.

Toute une affaire que ce "Never mind...", une nouvelle définition du rock à une époque où celui-ci commençait à s'enliser dans de stériles démonstrations progressives.
Les Sex Pistols redonnent la parole au peuple: la base du rock est le trois accords ? Ils se contenteront de deux.
Exit les digressions de Pink Floyd, Genesis ou autre Yes, retour aux singles de 3 minutes sans concession. D'abord il y a le son, terrifiant, hérité des Stooges, une ivresse bestiale de larsens, de batterie épileptique, de colère viscérale jusqu'à l'étouffement, un mur de riffs barbelés sur lequel vient s'écorcher la voix de Lydon. Celui-ci grogne, éructe, rote, vomit sa rage crétine, "Fuck this and fuck that and fuck it all and fuck the fucking brat !" (Bodies"), mais n'oublie pas d'inscrire certaines des paroles les plus définitives de l'histoire du rock.

Pamphlet nihiliste, "I am an antechrist, i am an anarchist, don't know what I want but I know how to get it" ("Anarchy in the UK"), litanies décérébrées, "Problem" asséné en boucle par un gamin quasi autiste, cris de bêtes en rut ("Sub-mission"), assauts virulents et vicieux à coups d'épingles à nourrice contre la couronne "fasciste", overdose de slogans ultra efficaces pour galvaniser les troupes, "Don't be told what you want, don't be told what you need, there's no future, no future for you !" ("God save the Queen"), repris en choeur par des hordes de hooligans alcoolisés... le chaos total.
Tout est là : sexe, drogue, violence, jeunesse, anarchie... Une version au négatif du Flower Power, une volonté désespérée de changer le monde, mais par la manière forte cette fois.

Alors bien sûr, on sait maintenant que MacLaren orchestrait savamment les agissements de ses protégés, que tout cela n'était qu'un immense coup monté, mais les jeunes punks, eux, ne faisaient pas semblant.
Sid y laissera sa peau, à 21 ans à peine, soupçonné d'avoir poignardé sa groupie-compagne de déchéance Nancy Spungen. De quoi nourrir les fantasmes adolescents pendant des décennies...

Comme chaque révolution, celle-ci fit bien des émules, ceux qui perçurent à travers l'absence de complexe des quatre Londoniens tout le sel et l'excitation du "do it yourself". Malheureusement, les vautours du show-business apprirent beaucoup des méthodes de MacLaren, et appliquèrent marketing sauvage, provoc facile et production musicale version digest (vite consommée, vite régurgitée).
On a espéré voir quelque rejeton des Sex Pistols reprendre le flambeau : Nirvana, responsable d'un autre "Nevermind"..., Rage Against the Machine... mais la nouvelle révolution se fait attendre.
Alors il est bon de se replonger dans ces 12 pépites punks absolues, histoire de se remémorer le plus beau bordel jamais mis chez les bien pensants. Attention tout de même : pensez aujourd'hui encore à ranger vos couilles en lieu sûr, ça fait toujours mal.

Sid et Nancy


Du côté de destination rock:
Féroce et extrème, cet album restera dans les annales du Rock comme la plus grande tarte dans la gueule des 70's.
Au moment ou les anciens hippies band commencent à sérieusement s'embourgeoiser, les Pistols surgissent comme un Ovni et durant quelques précieux mois, vont déstabiliser une Angleterre pétrie de saintes certitudes en inventant une nouvelle Rock attitude.
Nouvelle façon de chanter, nouvelle manière d'envisager le son, textes véhéments et trés critiques sur la société londonienne, nouvelle façon de s'habiller et de revendiquer sa différence sociale. Le punk était né.
Bien des années plus tard, alors que les groupes punk se sont embourgeoisés à leur tour, "Nevermind The Bollocks" reste la référence ultime pour toute la génération post-flower power.
Témoin essentiel d'une époque révolue ou le star system pouvait s'effondrer sous la pression de la rue, une rue curieuse et friande de contre-culture, pas encore lobotomisée par la pression télévisuelle.
Les Sex Pistols ont inventé le cynisme en musique et la manière de s'en servir.
Grace à eux, toute une génération de garage bands a pu voir le jour et exister sur la scène internationale. Le coup de balai a été magistral, provoquant l'extinction de toute une race de dinosaures bien assis sur leurs disques de platine. Les rares qui ont surnagé n'ont jamais oublié depuis ce tsunami salvateur qui a prouvé pour la dernière fois que le Rock est affaire de jeunesse et qu'en matière d'électricité musicale, une paire de gonades toute neuve vaudra toujours dix fois plus que la plus affutée des techniques.



Dernière édition par pilou le Lun 2 Fév - 14:20, édité 3 fois

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19 Re: Histoire de la bonne zique ! le Lun 5 Jan - 19:27

berny


Taulier de la Taulière, admin
Taulier de la Taulière, admin
Féroce et extrème, cet album restera dans les annales du Rock comme la plus grande tarte dans la gueule des 70's.
Pas d'accord du tout ! Ce disque sort très tard dans l'année 1977 (en octobre) et marque le début de la fin du punk (eh oui, déjà !). Si, comme je le pense, "la grande tarte dans la gueule" signifie "aux chiottes les solos techniques à la Dire Straits, Pink Floyd, Genesis etc" et "faisons le, là, maintenant, tout de suite sans se poser de questions et on s'en tape si on sait pas jouer" alors LA grande tarte dans la gueule c'est le premier Ramones (1976 ...), le premier Clash (avril 1977 - et eux on a vite capté qu'ils étaient musicalement un cran au-dessus), le premier Jam aussi (mai 1977).


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20 Re: Histoire de la bonne zique ! le Lun 5 Jan - 19:39

pilou


jamais content
berny a écrit:
Féroce et extrème, cet album restera dans les annales du Rock comme la plus grande tarte dans la gueule des 70's.
Pas d'accord du tout ! Ce disque sort très tard dans l'année 1977 (en octobre) et marque le début de la fin du punk (eh oui, déjà !). Si, comme je le pense, "la grande tarte dans la gueule" signifie "aux chiottes les solos techniques à la Dire Straits, Pink Floyd, Genesis etc" et "faisons le, là, maintenant, tout de suite sans se poser de questions et on s'en tape si on sait pas jouer" alors LA grande tarte dans la gueule c'est le premier Ramones (1976 ...), le premier Clash (avril 1977 - et eux on a vite capté qu'ils étaient musicalement un cran au-dessus), le premier Jam aussi (mai 1977).

D'acc avec toi.
Mais tout de même, l'histoire retient davantage les Pistols, à mon avis par la légende que crée un unique album, une trajectoire météoritique pour un groupe, la mort de Sid....
Les autres sont meilleurs, mais pour la punk attitude, les Pistols restent les icônes absolues, nan?

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21 Re: Histoire de la bonne zique ! le Lun 5 Jan - 19:52

berny


Taulier de la Taulière, admin
Taulier de la Taulière, admin
C'est très clair : la punk attitude avec son côté "grande escroquerie" aussi c'est les Pistols. Des paroles commes "God Save the Queen, her facist regim" en plein jubilé c'était fort ! Et musicalement, l'album résiste bien à l'usure du temps.


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22 Re: Histoire de la bonne zique ! le Lun 5 Jan - 20:36

pilou


jamais content
Oui, il résiste vraiment bien.... d'ailleurs, je vais bientôt le coller sur ma platine, histoire de.... lol



Dernière édition par pilou le Sam 24 Jan - 14:43, édité 1 fois

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23 Re: Histoire de la bonne zique ! le Lun 5 Jan - 21:20

alphie712


Black Sabbath Talent Aiguille
Je découvre ce topic à mon retour de la neige...

Excellent , Pilou ! 8)

Il y a longtemps que je voulais m'y coller mais jamais eu le temps ! Evil or Very Mad

Bon , rien à dire pour ces premiers joyaux : indispensables !
Pour ce qui est de Pet Sounds, j'ai mis du temps à l'apprécier et l'ai d'ailleurs découvert sur le tard bien que j'aie été un des premiers fans des Beach Boys ( j'ai acheté à leur sortie les premiers 45 tours du groupe et ils ne m'ont plus quitté , "I get around", "Barbara Ann" " California Girls" etc )
Brian Wilson est sans aucun doute un compositeur de génie ( il faut absolument lire les pages qui lui sont consacrées dans le bouquin de Nick Kent "The Dark Stuff" qui sont vraiment très éclairantes sur la "folie" de BW )...
Quant à "Never Mind the Bollocks", c'est clair que c'est un incontournable mais si on s'arrête un instant sur la zique et sur la zique uniquement, c'est quand même très pauvre et sacrément mal joué, mais ça, c'est une autre histoire...

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24 Re: Histoire de la bonne zique ! le Lun 5 Jan - 21:46

pilou


jamais content
Tiens voila le doc ;-)
Tu manquais à ce topic des papys du rock...Lol

Il est toujours temps de t'y coller, y compris pour mettre des trucs trouvés ça et là, ou de ton cru, au sein de mes propres posts, et qui démentent carrément ce que je mets.
Ou tu fais tes posts avec des albums dont t'as envie de parler...
Après tout pour un topic pareil, on ne sera ps trop de deux, ou plus ;-)

Seule obligation: on est bien dans l'incontournable, dans le disque de légende. On est pas là pour découvrir des ptits nouveaux ou rendre justice à des trucs oubliés/mésestimés....

T'as raison pour les Pistols. Mais la zique est assez secondaire à vrai dire, quand il s'agit d'eux.
Perso j'avais 16 ans en 77, et faut reconnaitre qu'ils ont pété tout ce que je croyais savoir du rock à l'époque...
T'imagines un Keith Richards, icône absolue du rocker incarnant à lui seul "sex, drugs and rock n'roll" ?
Le mec tient la route depuis presque 15 ans, gratteux diabolique et crassouilleux à souhait du "plus grand groupe de rock du monde", personne pour le détrôner, et t'as un minot de 20 piges du nom de Sid Vicious qui vient en quelques semaines lui disputer l'attitude la plus rock all over the world, doigt d'honneur à l'appui....
Tain c'est énorme....
Et dans le même temps, t'as une autre icône de la rock attitude dans tous ses excès, Keith Moon, génial autodidacte qui influence encore 9 batteurs sur 10 aujourd'hui, qui n'est plus que l'ombre de lui même.... le gars essaye même de soigner son alcoolisme c'est dire, il devient gras comme une loche, en 78 il ne sait plus jouer et chiale comme un con de désespoir dans les studios de Who are you, avant de crever à 31 ans dans un corps de 70 piges....
Tain le Moon c'était mon idole: le batteur de mon groupe fétiche....
Et le Rotten et le Vicious qui débarquent et qui, en quelques mois, me font confusément comprendre que mon Keith Moon devient une grosse merde, ce qui se vérifie un an plus tard.... LA claque....
Alors zique pauvre c'est clair.... mais quels rockers, nindidiou !

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25 Re: Histoire de la bonne zique ! le Lun 5 Jan - 22:29

berny


Taulier de la Taulière, admin
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Le punk de '77 a été salutaire dans le sens où le rock avait tendance à devenir pompier, grandiloquent, nombriliste et à mille lieux de ce qui dans les années '50 était considéré comme subversif. Avec le punk, retour à l'urgence (un mot essentiel dans le vocabulaire rock) et à la spontanéité sur fond de revendication sociale. Le punk anglais est étroitement lié aux années Tatcher.
Tiens au fait, une petite anecdote : quand Rotten et sa bande enregistre l'album, ils ont comme voisin de studio un groupe qu'ils vomissent littéralement ... c'est Queen


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26 Re: Histoire de la bonne zique ! Aujourd'hui à 17:14

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