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Bjorn Berge (Acoustic / Blues Rock)

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kermit__

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King of the Nenuphar


http://www.myspace.com/bjornberge
www.bjorn-berge.com

Bjorn Berge, c’est une montagne de muscles haute de deux mètres, des bras tatoués et une boucle à chaque oreille. Le croisement étrange entre un footballeur américain et un docker allemand. Bjorn Berge, c’est aussi un artiste venu du nord de l’Europe, de Norvège pour être précis.

Mais Bjorn Berge, c’est surtout un bluesman capable, seul en scène avec sa douze cordes, d’enflammer un public quelque peu dubitatif à la vue du personnage. C’est une voix éraillée comme on n’en fait qu’à force de généreuses rasades de bourbon et de fortes doses de tabac. On le surnomme "The Stringmachine", Berge joue une version moderne du blues à guitares, n'hésitant pas à mettre sa culture à profit pour dévoyer amoureusement ce genre fondateur. La grande surprise de St. Slide, sixième album du Norvégien mais le premier à bénéficier d'une distribution française, c'est l'incroyable dextérité dont fait preuve notre homme dans le maniement de sa douze-cordes. Car s'il n'a pas des doigts de fillette, ceux-ci n'en sont pas moins agiles et capables de délicatesse. Ajoutez à cela un coup de poignet à assommer un ours, et vous obtenez ce jeu à la fois gracieux et dévastateur, entre velours et marteau-pilon, suffisamment savant pour s'autoriser des dérapages sans condamner sa rugueuse sobriété. Frappant le rythme d'un pied qui n'a rien d'argile, le colosse voltige ainsi du blues au funk et du folk au rock tout en conservant une identité forte, forgée entre delta et marais. Son goût du décalage, affiché dans le choix des reprises (Frank Zappa, Tom Waits, Motorhead), ainsi que sa sensibilité de géant (le mélancolique et tumultueux Trains) font oublier une production parfois trop monolithique, et achèvent de rendre le personnage attachant.

Ce Norvégien trentenaire n’en est pas à son premier délit. Il ne sait même plus lui-même combien d’albums il a enregistrés exactement. Sept, huit ? Six, peut-être... . Il s'était produit aux Transmusicales de Rennes où il a fait se lever une salle entière à lui tout seul. Puis sur la radio parisienne Fip, pour un concert en diffusé en direct du studio 106, le 2 février 2005.

Adepte du finger picking et du slide stick, son jeu semble avoir directement pioché dans l’héritage des guitares bluesy noires américaines. Ce jeu généreux qui parle des peines, des blessures, des amours mortes, mais pas seulement : Bjorn Berge est, face au public, tout sourire, décontracté et d’une bonne humeur contagieuse. Et cette voix, caverneuse, chaude et cassée, déchirant l’air pour mieux s’envoler dans un espace ressemblant à l’éternité. Et cette puissance ! Bjorn Berge produit à lui seul autant de décibels qu’un groupe entier. Si ce n’est plus...

Quand on aime le blues, on ne peut qu’adhérer au phénomène Bjorn Berge. Parce qu’il a du talent, bien sûr. Et parce qu’il est toujours remarquable de voir émaner d’un physique aussi imposant une sensibilité aussi prononcée. Si on n’apprécie guère la musique dont les pionniers sont Robert Johnson, B.B. King ou Chuck Berry, on est surpris de constater à quel point le blues reste une musique qui dépasse les frontières et les couleurs. La preuve en est avec ce Norvégien pur cru totalement habité par le blues.