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Histoire de la bonne zique !

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161 Re: Histoire de la bonne zique ! le Lun 2 Fév - 21:55

pilou


jamais content
The POLICE - Synchronicity - 1983



From WIKI

The Police est un groupe de rock britannique issu de la génération new wave et post-punk, formé en 1977 par Stewart Copeland à la batterie, Sting au chant et à la basse et Henry Padovani à la guitare. La même année, Andy Summers remplace Padovani. Le groupe a été très populaire vers la fin des années 1970 et au début des années 1980 grâce à leur musique rock, mélangeant jazz, punk et reggae. Il connut son apogée en 1983 avec l'album Synchronicity.

Synchronicity est le 5e album du groupe britannique The Police sorti le 1er juin 1983. Cet album sera leur plus populaire mais aussi leur dernier, Sting se lançant dans une carrière solo avec l'album The Dream of the Blue Turtles. Le groupe se sépare après la fin du Sychronicity Tour. L'album contient la très célèbre chanson "Every Breath You Take".

Histoire
Son titre se réfère à l'essai d'Arthur Koestler The Roots of Coincidence (1972 Les Racines du hasard en français) lequel fait mention du concept jungien de synchronicité.

L'album marque une importante diminution des influences reggae qui étaient une partie importante des 4 premiers albums du groupe, remplacées par une forte production des textures et une libre utilisation de synthétiseurs qui parfois dirige des chansons entières ("Synchronicity", "Wrapped Around Your Finger"). Le matériel de Sting domine sur l'album, avec les deux courtes chansons de Andy Summers ("Mother") et de Stewart Copeland ("Miss Gradenko"). Lors de l'enregistrement, la relation des membres étaient si tendues, qu'ils ont enregistrés chacun leur partie dans des pièces séparées, ne se parlant que par un lien vidéo.

Liste des titres
Toutes les chansons sont écrites par Sting sauf celles indiquées.
Synchronicity I - 3:23
Walking in Your Footsteps - 3:36
O My God - 4:02
Mother (Summers) - 3:05
Miss Gradenko (Copeland) - 2:00
Synchronicity II - 5:02
Every Breath You Take - 4:13
King of Pain - 4:59
Wrapped Around Your Finger - 5:13
Tea in the Sahara - 4:19
Murder by Numbers (Sting, Summers) - 4:36 (uniquement pour le CD, pas sur le vinyle)



From Destination rock
1983 SYNCHRONICITY …ACCORDS PARFAITS…

Bien avant que Sting ne rêve de tortues bleues, ni ne s’engage dans la défense des indiens Kayapo, et avant même que Stewart Copeland, tout comme Andy Summers ne s’égarent dans l’expérimentation musicale, The Police était un groupe. Plus précisément, un trio. Le genre d’association dont l’idée originale, entre autres effervescences créatrices, aura été de fusionner l’âpreté du punk à la fausse nonchalance du reggae, pour faire de chaque occasion, en l’occurrence de chaque album, un événement unique. En cinq actes aux couleurs aussi variées que pigmentées, allant de la provocante Roxanne à la jalouse Every Breath You Take, Police, puisqu’on les appellera définitivement ainsi, va faire de sa musique un lieu de rencontre, de convergence et de passage, unique en son genre. Sans doute le meilleur disque des anglais, tout en étant le témoin pertinent de la prise de pouvoir de Gordon Matthew Sumner au sein de la formation, Synchronicity est également le dernier volet d’une collaboration, d’une amitié qui ne survivra pas aux éternels effets de la comédie humaine.

Si effectivement, derrière l’image sophistiquée, la crise fait rage : du côté de l’album il en est tout autre. Du moins, en façade, pourrait-on dire. Car s’il s’avère, ça et là, qu’une à deux concessions aient pu être faites aux velléités exploratrices de certains, il est indiscutable que c’est définitivement Sting qui monopolise l’espace créatif et qui, d’une certaine manière, s’approprie également l’avenir en se permettant d’imposer les fondations d’un univers jazzy rock que l’on retrouvera sur ses futures productions.
Naturellement, l’album s’en ressent. Avec pour répercussion directe de cette crise d’ego, deux séquences. Plutôt deux approches bien distinctes, au service d’un concept album tirant son essence des théories de Jung sur la synchronicité des événements et son influence sur l’homme. Ainsi flanqué de telles bases, le résultat est sans appel. D’un côté, si c’est bien la musique des Policemen qui fait loi sur la première partie du disque,sur la seconde, le voyage s’apparente à un récit d’aventure à la poésie débordante.

Traversées d’espaces, voire de silences, qui en font une matière immédiatement reconnaissable, pratiquement toutes les compositions de cet album n’ont qu’un mot à dire pour nous transporter en territoire préservé. Ici le son est clair, net et possédé par une poésie toute en métaphores. Et si, au bout du compte, Synchronicity se révèle d’un équilibre quasi parfait, malgré quelques effusions « frippiennes » ou instrumentales, c’est parce que quelque chose d’inaltérable, un souffle d’élégance racée le parcoure de bout en bout. Bien sur, certains ne relèveront que le côté commercial de ce disque. Cette volonté de plaire au plus grand nombre sur des accords choisis. Toutefois, ce serait ne faire qu’une lecture réductrice de celui-ci, tant les fièvres et textes sombres qui le rythment prouvent à chaque instant qu’il en est autrement. Qu’elle soit parfum d’Afrique sous influence électronique, saturée d’atmosphère dépressive sur King Of Pain, la création est ici portée à un tel comble émotionnel, qu’il devient pratiquement impossible de se soustraire à sa grâce animale.

D’aucuns vous le diront. S’il est, certes, possible d'embrasser ce disque dès la première écoute, ce ne sera seulement qu’après plusieurs rendez-vous, nombre d’heures passées à s’abandonner à l’ombre d’une dune dans le Sahara, que l’on en devient intime.

Synchronicity (le titre) en live.
Je vous laisse admirer le jeu de batterie de Stewart Copeland....

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162 Re: Histoire de la bonne zique ! le Mar 3 Fév - 21:42

alphie712


Black Sabbath Talent Aiguille


METALLICA - MASTER OF PUPPETS 1985

Evidemment, on peut hésiter entre ce disque et le Black Album, un poil plus sage et plus connu du grand public mais Master of Puppets est le véritable chef d'oeuvre des maitres du thrash metal. Des riffs monstrueux, un son géant, une vitesse supersonique...

WIKI

Master Of Puppets, sorti en février 1986 aux États-Unis, est le 3e album du groupe de thrash metal Metallica. Ce fut un succès considérable : il resta parmi les meilleures ventes de disque durant 72 semaines, est certifié platine (1 million d'albums vendus) aux États-Unis avant la fin de l'année 1986 et reçut au Royaume-Uni la distinction « gold » (disque d'or) le 4 novembre de la même année, et ce malgré le refus du groupe de diffuser leur musique à la radio ou à la télévision. Il est aujourd'hui encore considéré comme l'un des meilleurs albums de l'histoire du metal. C'est également le dernier album sorti du vivant du bassiste Cliff Burton.

Liste des titres

1. Battery (5:12)
(Hetfield / Ulrich)
2. Master Of Puppets (8:35)
(Hetfield / Ulrich / Burton / Hammett)
3. The Thing That Should Not Be (6:36)
(Hetfield / Ulrich / Hammett)
4. Welcome Home (Sanitarium) (6:27)
(Hetfield / Ulrich / Hammett)
5. Disposable Heroes (8:16)
(Hetfield / Ulrich / Hammett)
6. Leper messiah (5:40)
(Hetfield / Ulrich)
7. Orion (Instrumental) (8:27)
(Hetfield / Ulrich / Burton)
8. Damage, Inc. (5:32)
(Hetfield / Ulrich / Burton / Hammett)

Analyse des titres

Battery : C’est l’histoire d'un homme normal qui craque du jour au lendemain, et se met à tuer sans raison. L'intro acoustique du morceau, puis son interruption par les guitares saturées et le rythme effrené illustre bien cette folie soudaine.

Master Of Puppets : Ce morceau est la pièce maîtresse de l’album. C'est le premier morceau du groupe où l'on parle de la drogue. Elle parle elle-même à la première personne. Le consommateur est manipulé, sa vie est dirigée par la drogue. Au milieu du morceau, lors du break, la victime supplie son maître : « master, master, master… ».

The Thing That Should Not Be : Cliff Burton était un grand fan de H.P. Lovecraft. Mais très vite, il a passé le virus de la lecture des livres de ce maître de l’horreur aux autres membres du groupe. Ainsi, c’est James qui a écrit ce morceau inspiré du livre Dagon. L’histoire raconte le départ en bateau de quatre personnes d’une île de la Méditerranée et qui sont prises au piège par une tempête. Deux personnes sont tuées et les deux autres échouent sur l’île. Ils s’aperçoivent que ses occupants sont des « hybrides d’humains et de poissons ».

Welcome Home (Sanitarium) : Inspiré du film « Vol au-dessus d’un nid de coucou », on retrouve ici un homme enfermé dans un asile. Il se demande pour quelle raison il est là. Plus le morceau avance et plus le narrateur devient violent. Cette impression est renforcée par l’accélération du tempo au fil du morceau. L’homme trouve son salut, à la fin, en tuant : « kill, it’s such a friendly word, seems the only way, for reaching out again » (tuer, quel mot doux, on dirait que c’est la seule façon, pour retrouver le monde).

Disposable Heroes : Ce titre parle de la guerre, ses horreurs et ses conséquences, la manipulation, l’État qui envoie ses jeunes se faire tuer.

Leper Messiah : Chanson qui critique la religion et la télévision Évangéliste, et toutes les dérives sectaires en général. La mère de James, membre de la « Christian Science », est morte d’un cancer lorsqu’il avait 16 ans alors qu'elle refusait de se faire soigner, en préférant mourir pour satisfaire le choix d’un certain « dieu ». Ce thème sera repris dans plusieurs futurs morceaux. Dave Mustaine affirme avoir composé le riff, bien qu'il ne fût jamais crédité.

Orion (Instrumental) : Instrumental composé par Cliff Burton. On ressent une influence de la musique classique que le bassiste écoutait beaucoup. En effet, il y a une véritable orchestration dans les différentes parties de ce morceau. Le solo de basse et de guitare qui apparait vers la milieu de la chanson était à la base la conclusion de Welcome Home.

Damage, Inc. : Un morceau violent, à l'image du thème de la chanson : la violence. L’intro du morceau est composée par Burton, avant qu’un violent riff arrive à la face de l’auditeur. Les paroles « fuck it all and fucking no regrets » seront réutilisées dans St anger.

Presque toutes les chansons de l'album semblent évoquer le thème d'hommes réduits à l'état de marionnettes (« puppets »), rendus esclaves par leur propre violence (Battery), la drogue (chanson-titre Master of Puppets), la folie et les asiles (Welcome Home), l'armée (Disposable Heroes) ou encore les prédicateurs religieux corrompus ou les sectes (Leper Messiah). La dernière chanson de l'album, particulièrement violente, est une incitation à rompre les chaînes qui réduisent l'humanité à esclavage.

Master of Puppets reste dans la lignée de Ride The Lightning car il possède la même structure musicale (tout comme leur prochain album ...And Justice for All.

Les premières secondes sont calmes, des guitares acoustiques jouent un air assez mélodieux et le reste de la première chanson est très rythmé (même agressif). La seconde chanson, assez longue, donne son titre à l'album. La troisième est lourde, au tempo lent et de structure simple. La quatrième chanson est calme, presque une ballade. L'avant-dernière chanson est instrumentale et longue. La dernière chanson commence par briser une mélodie douce et est à nouveau très agressive.

Le groupe se permet de faire des chansons assez longues, Master of Puppets et Orion qui dépassent les 8 minutes.


Line-up

* Kirk Hammett - Guitare solo, Chœur
* James Hetfield - Guitare rythmique, Chant
* Cliff Burton - Basse, Chœur
* Lars Ulrich - Batterie




GUTSOFDARKNESS


L’entrée en matière est énorme, grandiose, assassine : une guitare espagnole aux accents tristes… puis c’est le gros son et la speed à vous en scalper un chauve : BATTERY ! ! ! ! Avec «Master of puppets», Metallica a porté au public une flopée de bombes inoubliables qui ont défoncé bon nombres de murs de piaules ; des bombes plus ou moins directes, plus ou moins lourdes, rapides, sophistiquées… mais toujours redoutables. Le riff du morceau titre n’est rien d’autre que le plus grand riff de speed metal jamais pondu, «Welcome home» la meilleure pièce du genre du quatuor, «Disposable heroes» est si longue, si pleine de son et de fureur qu’elle rend fou… «Orion» est entrée au firmament de la lourdeur et de l’ambiance metal. Une voix plus précise, des guitares de guerre, un batteur qui avait à l’époque la réputation d’être le plus grand… le temps aidant, les Four Horsemen multiplièrent les mesures impaires et les breaks incomplets sur des compositions d’une longueur quasi antinomique, le tout afin de cogner avant que l’auditeur ai pu se mettre en garde. «The thing that should not be» ou «Leper messiah», derrière leur apparente discrétion, ont inventé l’inconfort doom, la lourdeur pénible et désagréable ; à l’époque, Metallica prenait encore plaisir à ourdir des mélodies moches, patibulaires, des cassures abruptes, des structures à n’en plus finir basées sur le contre pied, le retour en arrière… le brusque. Le son est gros, la voix retenue mais très énervée, Lars Ulrich frappe comme un sourd… et ces gars-là avait un sens du riff thrash et coup de poing comme aucun avant eux. Les poignets de Hetfield ont explosé la notion de rythmique pour l’élever au rang d’attaque militaire : «You will do, what I say, when I say… You will die, when I say : you must die». Hammett était limpide, rapide, étoilé, violent, d’une précision chirurgicale à lacération d’oreilles garantie, et d’un toucher subtil avec lequel il savait faire pleurer lors de breaks adoucis aux soli magnifiques. Encore jeunes et plein de furie, les quatre américains ont tout de même déjà pris avec «Master of puppets» le virage exigeant qui mènera à «…justice… ». Le résultat est un recueil de bombes immédiates et surpuissantes comme «Battery», de headbanging imposé par l’incoercible marche du rythme (Leper Messiah), de pièces sophistiquées à l’efficacité pourtant directe et redoutable, des pièces à part et magistrales… un chef-d’œuvre en somme

ALBUMROCK


Attention, chef d'oeuvre. Pierre angulaire de la discographie des Four Horsemen, maître étalon du thrash, référence définitive du heavy metal, point de ralliement incontournable de tout bon headbanger qui se respecte, Master Of Puppets est le disque qui ne souffre d'aucune critique pour peu que l'on soit un tant soit peu sensible aux guitares saturées et aux arrosages de kalachnikov en règle. Si vous n'appartenez pas à cette catégorie d'individus, passez votre chemin, pauvres fous que vous êtes.

Cet album mythique peut se targuer d'avoir introduit de nombreux éléments progressifs dans la disco de Metallica, tout en ayant laissé apparaître une parfaite cohérence dans le propos du disque. Véritable plaidoyer contre les dominations exercées à l'encontre de l'humanité (drogue, guerre, intégrisme religieux) et parfaitement symbolisé par une pochette d'album devenue culte avec son champ de crucifix immaculés, manipulés par les fils d'un marionnettiste aux mains écarlates, le contenu idéologique de l'album, quoique fortement imagé (et pas toujours de la façon la plus limpide qui soit), contribue encore à accroître l'intérêt que l'on peut porter à cette galette adulée par tous les adeptes du dieu métal. Par ailleurs, ce troisième opus est aussi le dernier à avoir été réalisé par le combo originel, puisque Cliff Burton sera l'injuste victime d'un terrible accident de car sur les routes de Suède quelques mois après la sortie de l'album. Tragédie épouvantable qui rend cette galette encore plus emblématique, d'autant que jamais plus les Four Horsemen ne retrouveront une telle cohésion dans les compositions et le jeu scénique.

La charge s'ouvre avec "Battery", morceau qu'on ne présente plus et qui conclue encore aujourd'hui la plupart des concerts de Metallica. Après une magnifique introduction interprétée doucement à la guitare classique, donnant d'emblée une touche médiévale et irréelle au disque, les cavales électriques déferlent au triple galop et nous piétinent sans aucun ménagement. Tout n'est ici que rage et dévastation, les grattes sauvages d'Hetfield n'ayant d'égal dans la brutalité que les pilonnages de corde de Burton, auxquels viennent s'ajouter le solo rugissant d'Hammet et les frappes d'artillerie lourde d'Ullrich. Une fois l'attaque terminée, le groupe nous sort sa composition la plus fantastique à ce jour, "Master Of Puppets". Intro gargantuesque faite de trois séries de riffs monumentaux, couplets tendus déséquilibrés par des ellipses rythmiques qui relancent l'énergie en permanence, refrain héroïque imparable en mid-tempo, c'est du très grand art. Et le morceau continue de plus belle : splendide interlude en break, suivi d'une partie speed dopée par un solo prodigieux de Kirk Hammet, dont la longueur n'a d'égale que la vélocité. Un vrai morceau de bravoure qui précède le retour vers la structure initiale du morceau, lequel se conclue sous un déluge de rires démoniaques propre à glacer le sang des plus endurcis. Terrible.

On passe à une ambiance encore plus horrifique avec l'oppressant "The Thing That Should Not Be". Sur un rythme heavy implacable, les quatre musiciens développent un climat lugubre et angoissant grâce à des rythmiques macabres et à des paroles inspirées par Lovecraft, auxquelles on peut ajouter la courte mais grisante contribution d'Hammet qui reconvertit sa pédale Wah-Wah en artifice d'épouvante. S'ensuit la power-balade de l'album, "Sanitarium", encore une brillante réussite marquée par l'une des meilleures mélodies comises par le groupe. A peine avons-nous le temps de reprendre notre souffle que "Disposable Heroes", le deuxième gros morceau du set, reprend les hostilités sur un passage à tabac en règle de nos pavillons auditifs. Ici, les riffs, véritables rafales de mitrailleuses lourdes au milieu d'un champ de bataille, sont si rapides qu'on se demande comment il est Dieu possible de maintenir une telle cadence. Retour ensuite au heavy metal avec "Lepper Messiah" et son riff ultra-rythmé alternant au poil phrasés glissés et piqués, avant de laisser sa place à un nouveau pont thrash supersonique propre à décoiffer le plus permanenté des métalleux.

Et puis, et puis, voilà que survient un nouveau sommet, l'énormissime instrumental de cette galette. "Orion" est un véritable prodige de musicalité, qui doit énormément à la verve mélodique de feu Cliff Burton. Ici, la vitesse est mise de côté au profit de la force émotionnelle, notamment dans la deuxième partie du titre qui emprunte beaucoup au blues et qui devient presque jazzy par moments. Un petit bijou de progressivité, à mettre absolument entre toutes les oreilles. Enfin l'heure de sonner la retraite arrive, mais ne vous fiez pas à l'intro psychédélique de Burton car "Damage, Inc" porte bien son nom. Véritable entreprise de démolition en règle, le rouleau compresseur des guitares détruit tout sur son passage. Profitez bien de cette dernière tuerie thrash de l'album, il n'y en aura plus d'autres de cette trempe dans les réalisations qui suivront.

J'oubliais de le préciser, mais peut-être pouvait-on le deviner à la lumière de tout ce qui précède. Master Of Puppets est considéré comme le meilleur album de Metallica. Avec le Black Album, il représente la quintessence du jeu musical des Four Horsemen. Quant on pense que ces deux albums représentent à eux seuls une bonne moitié du contenu de chacun de leurs concerts - même encore à l'heure actuelle ! Si les allergiques à l'agression sonore préfèreront certainement l'éponyme du groupe, nul doute que le consensus penche clairement en faveur du marionnettiste dans le milieu inoxydable des headbangers chevelus. Vous n'avez plus qu'à choisir votre camp. Pour ma part, entre les deux, mon coeur balance...

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163 Re: Histoire de la bonne zique ! le Ven 6 Fév - 21:19

pilou


jamais content
Alain BASHUNG - Fantaisie militaire - 1998



Allez, surprenons un peu.....
BASHUNG ici ?
Certes, il n'est dans aucun classement. Mais en dehors du Melody Nelson de Gainsbourg, parfois évoqué, nulle trace d'artiste français dans aucun classement anglo saxon....
BASHUNG rock ? Ben vi mais c'est très vaste le rock. Dylan c'est du rock. Joan Baez aussi. Tokio Hotel non....
Si certains peuvent plutôt ranger sa musique dans le style "variété de qualité à textes", une chose est sûre: le personnage BASHUNG est éminemment rock. Tout est rock dans son attitude, ses postures, son attitude dans le paysage musical. Très souvent à contre temps, voire carrément à contrecourant de toutes les modes, le bonhomme s'est imposé dans la durée, pour devenir une sorte de monstre sacré, avec une belle série d'albums intemporels dans sa besace.
Total respect, monsieur BASHUNG !


From WIKI
Alain Bashung, de son vrai nom Alain Baschung, est un auteur compositeur interprète et comédien français, né le 1er décembre 1947 à Paris. Il est devenu une figure importante de la chanson et du rock français à partir du début des années 1980 et a influencé un grand nombre de chanteurs de la nouvelle scène française.

Après avoir enregistré en duo City avec Brigitte Fontaine sur son album Les Palaces, il revient à la musique en 1998 avec Fantaisie militaire, pour lequel il collabore avec Jean Fauque, Rodolphe Burger, Les Valentins et Jean-Marc Lederman. Adrian Utley, guitariste du groupe anglais Portishead, est également présent sur l'album. Les arrangements de cordes, qui apportent beaucoup à l'esprit du disque, sont l'œuvre de Joseph Racaille. Le premier single issu de cet opus est "La nuit je mens". Il reçoit pour cet album trois victoires de la musique en 1999. En 2005, à l'occasion de la vingtième édition des Victoires de la Musique, Fantaisie Militaire est consacré meilleur album de ces vingt dernières années. Cet album est un succès critique et commercial pour Bashung.

Titres
Malaxe (Alain Bashung - Jean Fauque / Alain Bashung - Les Valentins)
La nuit je mens (Alain Bashung - Jean Fauque / Alain Bashung - Les Valentins)
Fantaisie militaire (Alain Bashung - Jean Fauque / Alain Bashung)
2043 (Alain Bashung - Jean Fauque / Alain Bashung)
Mes prisons (Alain Bashung - Jean Fauque / Alain Bashung)
Ode à la vie (Alain Bashung - Jean Fauque / Alain Bashung - Jean-Marc Lederman)
Dehors (Alain Bashung - Jean Fauque / Alain Bashung - Les Valentins)
Samuel Hall (Olivier Cadiot / Rodolphe Burger)
Aucun express (Alain Bashung - Jean Fauque / Alain Bashung)
Au pavillon des lauriers (Alain Bashung - Jean Fauque / Alain Bashung)
Sommes-nous (Alain Bashung - Jean Fauque / Alain Bashung)
Angora (Alain Bashung - Jean Fauque / Alain Bashung)



From Music Story
Fantaisie Militaire fait partie des albums de Bashung qui réinventent ses formes musicales et son langage. Quatre ans après Chatterton et une longue tournée rétrospective, il revient avec le parolier Jean Fauque et renouvelle ses textures musicales par des associations avec Rodolphe Burger (Kat Onoma, autre franc-tireur du rock d’ici), Edith Fambuena (Les Valentins) et Jean-Marc Lederman (Front 242) qui opèrent une mise en sons ample et cohérente.

L’album est une réinvention de son univers qui tend vers une dimension plus classique avec les cordes de « Fantaisie militaire » et s’approprie les dernières révolutions de la pop comme en témoigne le trip-hop de « 2043 », « Ode à la vie » et « Samuel Hall » sillonnés par les interventions du guitariste/arrangeur de Portishead, Adrian Utley.
La poésie est toujours au rendez-vous avec quelques sommets (« La Nuit je mens », « Sommes-nous ») d’un récit de multiples vies empruntées par le tandem d’auteurs.

Bashung fait figure de tête chercheuse en s’aventurant dans des contrées où nul ne s’approche, sans trop s’éloigner de ses racines pour qu’on le voie évoluer à l’horizon et nous toucher autant.

From "Vos critiques de disques"
Morceaux envoûtants, univers très personnel, textes captivants, pochette superbe, Fantaisie militaire répond à tous les critères du chef d’œuvre… Du premier titre, Malaxe, au dernier, Angora, en passant par le tube mémorable La nuit je mens, mais aussi Samuel Hall, Mes prisons ou Fantaisie militaire, l’auditeur se retrouve pris dans une fantastique tempête d’images, d’idées et de sons. Il peut rester troublé par la beauté des textes ou se laisser bercer par les musiques, très originales.
Cet album d’une incroyable richesse peut être écouté à l’infini sans provoquer de lassitude, Alain Bashung dévoilant ici une fascinante personnalité.



From Evene:
Dans l'intimité du studio
De l'avis de tous, l'enregistrement s'est déroulé dans une atmosphère des plus agréables malgré l'abondance de morceaux sombres. C'est cette antinomie que rend le titre 'Fantaisie militaire'. "Les images d'actualité durent longtemps en moi, c'est vrai, et peuvent provoquer un sentiment général qui coule sur tout un album. 'Fantaisie militaire' a été déclenché par un flash d'info à propos d'un militaire qui déchiquetait son béret au Rwanda", affirme Bashung. Le chanteur qui signe la quasi-totalité des morceaux du disque dirige les séances avec discrétion. Chaque chanson ne nécessite que trois ou quatre prises pour arriver à maturation. Le seul changement de dernière minute a lieu au sujet d'un morceau particulièrement marquant, 'Samuel Hall' composé par l'ancien Kat Onoma, Rodolphe Burger. Alors que celui-ci propose ses services depuis longtemps, Bashung accepte au dernier moment d'intégrer ce morceau, presque sur un coup de tête. Dans le cadre très "militaire" du studio, le chanteur insère ainsi une certaine "fantaisie", celle qui lui a fait défaut, selon ses propres dires, toute son enfance : "Les paroles disent "Allez au diable... Je vous déteste tous". D'un seul coup, je me suis souvenu de l'époque où j'étais enfant de choeur en Alsace, c'était impensable alors de m'imaginer prononcer de telles phrases."

Un modèle
Des boîtes à rythmes trip-hop ou des réminiscences de new wave ('Aucun express'), des violons orientaux ('Au pavillon des lauriers'), une énergie rock ('Fantaisie militaire'), de flambants arrangements ('Angora'), une diction entre chant et récitation marquée par des mots qui restent en gorge pour s'échapper au dernier instant ('Sommes-nous') : les douze titres qui forment 'Fantaisie militaire' offrent chacun leurs secrets, leurs dérobades, leurs chemins de traverse. Et s'écoutent autant comme des macrocosmes que des microcosmes – d'où l'appel de 'Ode à la vie' : "ode à la poésie / ode à la presbytie". Mais comme tout chef-d'oeuvre qui se mérite, 'Fantaisie militaire' se devait d'avoir sa porte d'entrée : le tube 'La Nuit je mens', ode à la double vie, trouve le chemin des radios et de l'inconscient collectif. L'élève hexagonal dépasse les maîtres anglo-saxons au point que des artistes d'outre-Manche s'approprieront la chanson de l'Alsacien, tel l'Anglais Tom McRae. Malgré ses textes obscurs dans tous les sens du terme et friands de détournements d'expressions ("J'ai fait la saison dans cette boîte crânienne"), malgré sa musique intransigeante et sophistiquée, 'Fantaisie militaire' est un succès populaire et critique récompensé par trois victoires de la musique, fait assez rare dans la chanson française pour le remarquer – tant critique et public se confrontent d'habitude. Bashung lui-même a du mal à se l'expliquer : "Sur 'Chatterton', qui était un disque assez difficile d'accès, c'était souhaitable qu'un tube permette aux gens d'y entrer. C'est ce qui s'est produit avec 'Ma petite entreprise' (…) Cette fois, l'album était sans doute plus évident dès le départ et c'est pour ça que ça a fonctionné. C'est le genre de mystères qu'on aura toujours du mal à expliquer. Ça provient peut-être du rapport entre les mots et les sons qu'il y a derrière, de la façon de présenter les choses... Peut-être que c'était limpide et cohérent au bon moment. Je crois plutôt à ça, à une certaine cohérence." Dans la foulée, Dominique A s'empressera d'arranger ses morceaux "à la Bashung" avec une partie de l'équipe de 'Fantaisie militaire' sur 'Tout sera comme avant', tandis que Bashung ira encore plus loin en 2002 avec 'L'Imprudence', mais ceci est encore une autre histoire…



La nuit je mens. Magnifique chanson, chantée sur la scène des victoires de la zique en 2005. J'étais en backstage, je l'ai vu descendre de scène, incroyable mélange de timidité et d'assurance d'un vrai seigneur...

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164 Re: Histoire de la bonne zique ! le Ven 6 Fév - 23:11

alphie712


Black Sabbath Talent Aiguille
Décidément... c'était le prochain sur ma liste...
J'hésitais entre Play Blessures et Fantaisie Militaire...
Eh oui , aussi bizarre que ça puisse paraître pour certains, Bashung est le plus grand rocker français. Un géant...le dernier peut-être...
Il jouit dans le métier d'un prestige et d'un respect énormes et mérités...

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165 Re: Histoire de la bonne zique ! le Sam 7 Fév - 10:16

pilou


jamais content
Désolé de te couper l'herbe sous le pied, cher doc.
Que cela ne t'empêche pas d'ajouter ce que tu veux sur ce magnifique album et cet immense artiste ;-)

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166 Re: Histoire de la bonne zique ! le Sam 7 Fév - 13:10

alphie712


Black Sabbath Talent Aiguille
Pour les non initiés, outre Fantaisie Militaire, il faut écouter absolument Play Blessures (complètement déjanté, écrit avec Gainsbourg), L'Imprudence (sombre, difficile mais sublime) et le dernier, Bleu Pétrole (un des meilleurs disques de ces dernières années)...
Et puis, toute sa discographie, quoi...

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167 Re: Histoire de la bonne zique ! le Sam 7 Fév - 13:12

alphie712


Black Sabbath Talent Aiguille
En préparation : les Pixies,Marianne Faithfull, Guns'nRoses, PJ Harvey Wink

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168 Re: Histoire de la bonne zique ! le Sam 7 Fév - 15:38

pilou


jamais content
AEROSMITH - Toys in the Attic - 1975



Aerosmith: Célèbre dans les années 70, bien qu'un peu resté dans l'ombre des plus grands du genre à l'époque (Led Zep, Deep purple, et autres Black Sabbath), ce groupe US a su rester sur le devant de la scène, effectuant de vrais come back dans les 80's, puis les 90's, avec des albums à succès à la clé.
Pour ma part, j'en reste à leurs premiers opus, dont celui ci, qui a permis au groupe de réellement exploser.
La personnalité du binôme de pointe de ce quatuor n'est pas pour rien dans le succès d'Aérosmith: Steven Tyler, le chanteur sexy et déhanché à la bouche et à la gestuelle "Jaggerienne", et le gratteux Steve Perry, un des meilleurs lead guitar de hard rock.
En fait de hard rock, Aerosmith s'est autant distingué dans les ballades que dans les titres plus ravageurs....


From WIKI
Un mot sur le groupe:
Aerosmith est un groupe de hard rock américain, créé à Boston à la fin des années 1960, et qui a connu un regain de popularité à partir de la fin des années 1980 et au début des années 1990. Leur musique est un hard rock typique des années 1970, mais qui reste tout de même proche de ses racines blues.

Aerosmith est un des groupes de hard rock le plus vendeur de tous les temps, ayant vendu 150 millions d'albums dans le monde, incluant 65 millions d'albums rien qu'aux États-Unis. Ils détiennent également le record du plus grand nombre de disques d'or et multi-platine pour un groupe américain. Le groupe a marqué 21 hits au Top 40 dans le Billboard Hot 100, neuf hits n°1 au Mainstream Rock, remporté quatre Grammy Awards, et dix MTV Video Music Awards. Ils ont été intronisés au Rock and Roll Hall of Fame en 2001, et en 2005 ils furent rangés 57e dans le classement des 100 plus grands artistes de tous les temps du magazine Rolling Stone.

Toys in the Attic
Toys in the Attic est le 3ème album d'Aerosmith, sorti en 1975 chez Columbia.
Pour le titre de l'album le groupe s'est inspiré de la phrase "bats in the belfry" prononcée par Lillian Hellman en 1959.
En 2003 l'album était classé 228 sur la liste des 500 plus grands albums de tous les temps proposé par le magazine Rolling Stone. L'album a obtenu la 11ème place du Billboard et a été huit fois disque de platine.

Liste des morceaux
Toys in the Attic (3.02)
Uncle Salty (4.07)
Adam's Apple (4.34)
Walk This Way (3.30)
Big Ten-Inch Record (2.12)
Sweet Emotion (5.06)
No More No More (4.34)
Round and Round (5.03)
You See Me Crying (5.11)

The Toxic Twins (Tyler et Perry en 1975)



From Destination Rock
1975 TOYS INTHE ATTIC ... ECLECTIC TOYS ...

Sans doute fatigué de n’être considéré que pour son improbable ressemblance avec les Stones, c’est en 1975 qu’Aerosmith décide d’alimenter la chronique rock avec un album dont les arguments font encore références aujourd’hui : Toys in the Attic. Synthétisant tout ce que l’Aero produira dans les années à venir, Toys transpire un hard rock inventif imprégné de blues de la plus belle facture. Après deux albums ayant reçu un accueil mitigé du public, celui-ci démontre une fois pour toute que les Duponts Volants ne sont pas de vulgaires clones, mais bien un groupe à l’identité affirmée.

Si pour certains, le hard rock se limite à une exécution plutôt formatée des poncifs du genre, Aerosmith signe et confirme en se démarquant une fois de plus des clichés habituels. Avec un seul titre, l’intemporel Walk This Way, le groupe de Boston s’installe immédiatement en tête d’affiche du paysage rock. L’effet de surprise est total pour les fans de la première heure, le cadeau inespéré. Car non content de nous livrer un hit magistral, la bande à Steven Tyler impose au travers de 9 titres, un style, une griffe, qui aujourd’hui encore ne souffle aucune faiblesse.

Sans oublier de souligner l’excellent travail de production de Jack Douglas, rappelons que le succès de cet album ne s’arrête pas à un seul titre, mais repose sur la richesse de compositions toutes plus accrocheuses les unes que les autres. Saupoudré de fragrances orientales, de section cuivre et autres jazz influences, Toys in The Attic explore tous les horizons du rock. Jouant habilement des coudes, la basse de Tom Hamilton riff de toute sa classe là où les cordes de Joe Perry donne la leçon. Là où d’autres auraient joué de prudence, l’Aero multiplie les contrastes, se joue des différentes couleurs musicales et soigne son rock d’orchestrations subtiles. Aerosmith a du talent.

Malheureusement, le talent ne protège pas des excès. Alors que, l’année suivante, l’album Rocks confirme puissance 10 un succès mérité, le groupe a déjà mis la musique au second plan et se préoccupe plus particulièrement de paradis artificiels. Fin 1979, le divorce est consommé et Joe Perry quitte le groupe pour créer sa propre formation, le Joe Perry Project… Une décennie plus tard, grâce à l’initiative du groupe de rap Run Dmc, c’est pourtant le groupe original qui renouera avec le succès. Mais cela, c’est une autre histoire…

Jagger/Tyler: Deux voix, deux présences, deux frontmen..... deux frères ?


From Music Story
Avec ce troisième album, les Bostoniens se détachent pour de bon de leurs copains et rivaux les New York Dolls (trop bordéliques) et Kiss (plus vendeurs, mais beaucoup moins doués) et laissent éclater toute leur fantaisie et leur joie de jouer.

Il y a du Led Zeppelin de « Communication Breakdown » dans « Toys In The Attic », la chanson-titre, où Joe Perry a encore progressé d’un cran en tant que compositeur, même le bassiste Tom Hamilton livrant une chanson, véritable écrin pour sa basse et avec un délire total de Joe Perry à la talk-box, « Sweet Emotion », un de leurs classiques, toujours très attendu en concert (et dont Guns N’Roses piquera un passage à la batterie pour son « Paradise City »). Sur le mémorable « Walk This Way » (avec le drumming funky de Joey Kramer et le riff de guitare imparable, trouvé par Joe Perry un jour de soundcheck), Steven Tyler, aussi doué comme parolier que comme frontman, montre son goût pour les jeux de mots, les doubles sens et les histoires salaces et adopte une scansion qu’on assimilera quelques années plus tard à celle du rap, d’où, en toute logique, la reprise du morceau par Run D.M.C. dans les années 80.

En conclusion de la première face, on a droit à une blague de bon goût avec « Big Ten-Inch Record », reprise d’une vieille chanson coquine qui aura même droit aux honneurs du live. Ceux qui veulent du hard à l’état pur en trouveront aussi, et du costaud, avec « Adam’s Apple » et « No More No More ». Final incroyable avec « You See Me Crying », LA ballade majeure d’Aerosmith, sans doute plus encore que « Dream On », avec des orchestrations de toute beauté. L’auditeur aura beau chercher, il ne trouvera pas un titre faible ici. Un des très grands disques de rock américain des années 70.


Le célébrissime Walk this way (repris depuis en version rap/hip hop...), avec un des riffs les plus efficaces de tous les temps !


Puisque je parlais de ballades, voili le célèbre "Dream on" (sorti sur leur premier album en 1973)

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169 Re: Histoire de la bonne zique ! le Sam 7 Fév - 17:09

pilou


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The RAMONES - Ramones - 1976



The Ramones: un groupe mythique et précurseur, les inventeurs du Punk Rock ? En tous cas de grands instigateurs de ce genre, c'est clair.
Ici, pas de grands musiciens: on plaque quelques accords, on tape.... mais c'est de l'énergie pure, de la rage chantée par un grand épileptique (au sens médical du terme).
14 titres d'environ 2 minutes chacun pour une galette d'une petite demie heure, restée très célèbre et vénérée de beaucoup.
The Ramones, c'est un peu les Beach boys sous speed...



From WIKI
Un mot sur le groupe
Les Ramones étaient un groupe de punk rock originaire de New York et qui fait partie des premières formations du mouvement punk. Fondé en janvier 1974, le groupe enregistra 14 albums en studio et effectua de nombreuses tournées avant de se séparer en 1996. Leur look se détachait par son minimalisme et son aspect négligé : cheveux longs, blousons de cuir des années 1950, jeans déchirés aux genoux. Ce style sera repris plus tard par le mouvement grunge. Ils n'hésitaient pas à jouer avec l'humour noir accompagné d'une musique entrecoupée de slogans, comme par exemple « Beat on the brat with the baseball bat » - qui signifie en français : « Tape sur le môme avec une batte de base-ball » - ou le titre provocateur de Blitzkrieg Bop, une allusion à la guerre menée par l'Allemagne nazie, « blitzkrieg », le deuxième sens de cette chanson étant un hommage aux kids fans des Ramones qui se déchainent dans leurs concerts, ainsi que « Today your love, tomorrow the world » en référence au fameux « Aujourd'hui l'Allemagne, demain le monde » de Hitler. Naturellement, ces titres ne sont que de la provocation punk.

Les quatre Ramones ont influencé avec quelques mois d'avance les kids urbains de la première vague punk anglo-américaine, en particulier The Clash et les Sex Pistols. En 1976, ils enregistrèrent un album avant de tourner en Angleterre. Les Ramones furent produits par Phil Spector en 1979 pour l'album End of the Century qui sortit dans les bacs en 1980.

A l'origine, le groupe, c'est:
Joey Ramone (Né Jeffrey Hyman, 19 mai 1951 - † 15 avril 2001, cancer de la lymphe): chant de 1974 à 1996.
Johnny Ramone (Né John Cummings, 8 octobre 1948 - † 15 septembre 2004, cancer de la prostate): guitare de 1974 à 1996.
Dee Dee Ramone (Né Douglas Glenn Colvin, 18 septembre 1952 - † 5 juin 2002, overdose): basse de 1974 à 1989.
Tommy Ramone (Né Thomas Erdelyi, 29 janvier 1952 - ): batterie de 1974 à 1978.
Le 5° membre durable et important est Marky Ramone (Né Marc Bell, 15 juillet 1956) : batterie de 1978 à 1983 et de 1987 à 1996.
Comme on peut le remarquer, chacun s'est donné le nom de Ramone.
Et puis 3 sont morts, sur les 4 de la formation initiale....


Ramones, l'album
Ramones est le premier album du groupe de punk-rock américain The Ramones, sorti en 1976 et produit par Craig Leon. Il fut classé 33è meilleur album de tous les temps par le magazine Rolling Stone

Liste des pistes
Tous les titres sont écrits et composés par le groupe, sauf indications contraires.
Blitzkrieg Bop – 2:14
Beat on the Brat – 2:32
Judy Is a Punk - 1:31
I Wanna Be Your Boyfriend – 2:24
Chain Saw – 1:55
Now I Wanna Sniff Some Glue – 1:34
I Don't Wanna Go Down to the Basement – 2:35
Loudmouth – 2:14
Havana Affair – 2:00
Listen to My Heart – 1:56
53rd & 3rd – 2:19
Let's Dance (Jim Lee) – 1:51
I Don't Wanna Walk Around with You – 1:43
Today Your Love, Tomorrow the World – 2:09

Les Ramones en 1977


Avis d'internaute
LA MATRICE DU PUNK
Cet album est essentiel dans l'évolution de la musique. Que des hits en éjaculation ininterrompue, un son cradingue, 4 musiciens sortis tout droit d'une bande dessinée. Sachez qu'à l'époque les Pistols et les Clash balbutiaient encore dans leurs caves et ne juraient que par les RAMONES !!! Mythique...


Le tonitruant et rafraischissant "Blitzkrieg Bop", une vraie lame de fond qui vous trempe la tronche en 2 minutes chrono, par un groupe en pleine forme.
Vous verrez, vous allez en redemander !!!

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170 Re: Histoire de la bonne zique ! le Sam 7 Fév - 19:17

pilou


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Michael JACKSON - Thriller - 1982



Bon, pas besoin de présenter ce disque ni son auteur. Si l'homme me révulse, l'artiste est bien le "King of pop", titre vraiment mérité. Et cet album (20° au classement des 500 meilleurs albums der tous les temps selon Rolling Stone, excusez du peu..) est une mine d'influences, de rythmes qui ne peuvent laisser indifférent.

From WIKI
Thriller est un album du chanteur Michael Jackson, produit par Quincy Jones et sorti en 1982. C'est aussi le titre d'une piste de l'album, « Thriller, » signée par Rod Temperton qui a donné lieu à un très long clip vidéo, réalisé par John Landis.

Thriller reste toujours l'album le plus vendu de tous les temps d'après le Livre Guinness des records avec 55 millions de copies . Pour la première fois dans l'histoire de la musique, 7 chansons sur 9 sortent en 45 tours (simple). L'album Thriller demeurera 37 semaines (non-consécutives) au sommet du Top 200 album des États-Unis. Aucun album n'a à ce jour battu ce record. Véritable phénomène, Thriller a marqué bien au delà des années 1980 et reste une source d'inspiration et d'admiration pour de nombreux artistes.

Composition
L'album, dont les styles musicaux sont principalement le funk, la soul et la pop, bénéficie néanmoins du renfort de musiciens rock renommés sur plusieurs titres.

Wanna Be Starting Something
Chanson écrite par Michael Jackson. Même si aucun clip n'accompagne cette chanson, elle réussit à se classer à la 5ème position du Billboard Hot 100. La chanson utilise des choeurs de Soul Makossa de Manu Dibango. D'une durée totale de 6 minutes, c'est la chanson la plus longue de l'album. La chanson est de genre funk.

Baby Be Mine
Chanson écrite par Rod Temperton, baignée dans une atmosphère soul/funk sentimentale typique des années 80. Bien qu'elle ne soit pas sortie en single, Baby Be Mine est appréciée autant que les autres chansons de l'album pour sa mélodie prenante, supportée par les membres du groupe Toto, et ses paroles simples. Aucun clip n'accompagne la chanson.

The Girl Is Mine
Duo entre Michael Jackson et Paul McCartney qui se disputent une fille, tous les deux annonçant qu'elle l'aime le plus. The Girl Is Mine est le premier single extrait de Thriller, non pas pour sa qualité en tant que chanson, mais pour mettre en avant le mélange ethnique de deux chanteurs, l'un noir, l'autre blanc, classé n°2 au Billboard. Aucun clip ne supporte la chanson.

Thriller
Chanson écrite par Rod Temperton, racontant les pires situations que peut ressentir une personne en regardant un thriller (un film d'horreur). La chanson est sortie en single en 1984, suite au succès phénoménal du clip vidéo, soit deux ans après la sortie de l'album et il en fut le dernier extrait. La chanson est surtout connue pour son clip révolutionnaire, d'une durée inhabituelle (14 minutes alors que la chanson dure 5:58). Ses effets spéciaux et la présence d'un scénario mais aussi la chorégraphie finale réalisée par Michael Peters et par l'artiste lui-même ont fait rentrer Thriller dans la littérature (sa danse est appelée Thriller Dance). Pour financer le clip le plus cher de l'époque, une cassette produite par MTV fut lancée appelée The Making of Thriller, devenue rapidement la cassette vidéo musicale la plus vendue, battue en 1988 par Moonwalker, un film de Michael Jackson également.

Beat It
La chanson, écrite par l'artiste, raconte la vie dans les gangs, classée n°1 au Billboard, célèbre également par le solo de guitare de Eddie Van Halen et surtout par son clip à gros budget (plus gros budget attribué à l'époque, battue ensuite par Thriller, puis par Scream) où l'artiste interprète une chorégraphie réalisée par Michael Peters et par l'artiste lui-même ont rendu Beat it une chanson rock d'exception. La chanson remportera un Grammy en 1983.

Billie Jean
Chanson écrite par Michael Jackson, devenu très rapidement la chanson emblématique de l'artiste, classée n°1 au Billboard, très célèbre depuis son interprétation en direct sur NBC le 26 mai 1983. Michael Jackson interprète Billie Jean pour la première fois et y inclue le moonwalk, devenu dès lors son pas de danse caractéristique. La chanson parle d'une groupie appelée Billie Jean qui aurait affirmé que son fils est de lui (The child is not my son, l'enfant n'est pas de moi). La chanson remportera un Grammy en 1984.

Human Nature
Célèbre ballade de l'album, écrite par Steve Porcaro et John Bettis, classé n°7 au Billboard, Human Nature reste une des chansons préférées de l'artiste, caractérisée par son célèbre why, why ?.

P.Y.T. (Pretty Young Thing)
Chanson écrite par James Ingram et Quincy Jones. P.Y.T. est le sixième single extrait de l'album, ce qui est un record à l'époque (record battu en 1987 avec Bad qui extrait 9 singles). La chanson est de genre funk, réussissant à se classer à la 10e place du Billboard Hot 100. Une première version avait été écrite par Michael Jackson mais Quincy Jones ne la trouvant pas assez bonne, écrit cette version. La première version a été remixée par Will.I.Am dans le cadre de Thriller 25. Aucun clip ne supporte la chanson.

The Lady In My Life
Chanson qui marque la fin de l'album, The lady in my life est une ballade où les membres du groupe Toto interviennent. La chanson n'est pas sortie en single et aucun clip ne supporte la chanson.

L'enregistrement et le mixage ont été réalisé par Bruce Swedien, déjà responsable du son de Off the Wall et Give Me The Night, à l'exception du solo de Eddie Van Halen enregistré par Donn landee.


Impact culturel
Considéré comme l'album le plus abouti de Michael Jackson, Thriller est aujourd'hui encore source d'inspiration pour des artistes du monde entier. Outre la qualité des chansons présentes sur l'album, Thriller est reconnu mondialement pour ses clips à gros budget, révolutionnaires à l'époque. Le clip de Billie Jean a notamment permis aux artistes afro-américains de voir leurs clips diffusés sur la chaîne MTV. Le clip vidéo montre l'artiste poursuivi sans cesse par un photographe qui finira par se faire arrêter. Le clip de Beat it, d'un budget encore plus élevé, montre des gangs de rue qui s'affrontent, se terminant par une chorégraphie interprétée par l'artiste. Mais c'est surtout par le clip de Thriller, la chanson titre, que l'impact sera le plus important. D'une durée inhabituelle de 14 minutes, il change radicalement la façon de créer un clip. En effet, celui-ci ne se présente plus comme une chanson filmée mais comme un film ayant pour bande originale la chanson en question. Pour la première fois, un clip servira de promotion pour l'album. Sa chorégraphie reste célèbre dans le monde entier où chacun tente de reproduire ses fameux pas de danse.


Anecdotes
- Les chœurs à la fin du titre « Wanna be startin' something » ont été repris de la chanson Soul Makossa (1973) de Manu Dibango, qui semble avoir à l'époque accepté un règlement amiable pour le plagiat.
- Le titre original prévu pour l'album était Starlight. Starlight était une chanson que Michael Jackson avait écrite mais dont il n'était pas satisfait. Il a alors contacté Rod Temperton pour lui écrire une chanson qu'il voulait sur l'album : une chanson dansante avec pour thème une ambiance d'horreur.
- Michael Jackson avait écrit P.Y.T. (Pretty Young Thing) avec Greg Phillinganes. Cette version originale est présente dans le coffret The Ultimate Collection. La chanson a été réécrite par Quincy Jones et James Ingram pour lui donner un style beaucoup plus funk que la première (qui était plutôt d'inspiration R&B).
- Thriller garde le record du plus long classement à la 1re position du magazine américain Billboard avec 37 semaines non-consécutives.
- Le Clip de Thriller a bénéficié de l'arsenal complet d'un véritable film: un budget record à l'époque pour un clip (800 000 $) des dizaines d'heures de maquillage, l'acteur spécialiste de l'épouvante Vincent Price y prêtait sa voix, et le réalisateur chevronné John Landis était aux commandes. Ce même John Landis en 1981 réalisait Le Loup-garou de Londres (film qui a fortement influencé Michael Jackson pour thriller, même jusqu'à sa fameuse veste en cuir rouge qu'il porte dans le clip).
- Le Making of du clip Thriller est devenu la video musicale la plus vendue de l'histoire, record qui n'a duré que quelques temps, vu qu'en 1988, Michael Jackson a rehaussé la barre avec son film Moonwalker.
- Lorsqu'il a atteint le sommet, l'album Thriller se vendait à près d'un million d'exemplaires par semaine.
- Thriller est considéré par beaucoup comme le premier album de ce que l'on pourrait appeler « la génération MTV ». En effet, pour la première fois, un clip vidéo sert à la promotion d'un album. Lire à ce sujet l'analyse d'Yves Gautier dans le livre Michael Jackson de l'Autre coté du Miroir qui par ailleurs analyse en détail le scénario du clip.
- Thriller détient le record du plus grand nombre de singles ayant atteint le Top 10 (7 singles au total). Les albums Born in the U.S.A. de Bruce Springsteen et Rhythm Nation de Janet Jackson ont égalé ce record, mais ils sont sortis après Thriller.

Michael en 82, débarassé du père et de la fratrie, et pas encore mutant....


From Destination Rock
1982 THRILLER … PASSE SIMPLE…

Limiter Thriller au seul fait qu’il s’agit de l’album le plus vendu de tout les temps serait réducteur, tant l’objet culte qu’il représente encore aujourd’hui dépasse le cadre du simple effort musical. En effet, lorsque l’on écoute celui-ci, non seulement c’est au carrefour des genres que l’on se retrouve. A l’instant même de ce brassage qui permit de fixer les nouvelles orientations d’une musique noire qui se cherchait de nouvelles connivences. Mais également, à ce moment si particulier qui détermina l’association définitive de l’image au produit artistique. D’hier à aujourd’hui, de demain au futur, Thriller est un disque qui témoigne de son temps, tout en étant un visionnaire. A la fois, reflet parfait d’un moment aussi intense, qu’universel, multi générationnel et passionnant, s’étant inscrit naturellement dans la mémoire collective par nombre de ses titres, cette formidable entreprise pop est avant tout le succès d’un homme : Michael Jackson.

Lorsque l’on parle de pop, si c’est avant tout de diversité dont il s’agit, pour ce disque on aurait tendance à ajouter, enrichissement. Car si, principalement, Thriller est un objet prenant qui a pleinement réussit à matérialiser le mélange de genres aussi éloignés que le rhythm'n'blues et l’électronique. En un second temps, en favorisant ce métissage, il a également contribué à l’évolution des mœurs. Liberté d’espace, mais également libération définitive du carcan Jackson 5 pour son principal acteur, celui qui passe, aujourd’hui encore, pour un véritable phénomène sociétal, ce disque vers lequel se tournent tous les regards, passés et à venir, reste pour la postérité un mutant d’une rare ouverture d’esprit.

Lieu de partage, tant dans son expression qu’au niveau de ceux qui en furent les promoteurs, l’album du moonwalk, des clips MTV et de la surenchère commerciale est une formidable machine, dont la réussite ne dépend ni du hasard, ni de la chance. Machine à danser, mais surtout pari gagné d’une véritable association de compétences, si Beat it, Billy Jean, Thriller et Wanna Be Startin’ Somethin, entre autres, doivent leur célébrité à un Michael Jackson au fait de son art, d’autres grands noms sont tout autant attachés à leur succès. Tandis que l’on avancera le plus naturellement du monde, Quincy Jones, Rod Temperton, Dean Parks, Eddie Van Halen ou Toto pour les plus évidents, c’est toutefois vers les références premières de l’homme au gant blanc que se tourneront nos pensées. A savoir, James Brown, Fred Astaire, Jackie Wilson, Anthony Newly, voire même Marta & The Marvelaves.

Hard rock sur Beat It, break Soul Makossa emprunté à Manu Dibango pour l’Afrique, duo noir et blanc sur The Girl Is Mine, en quelques hymnes à l’écrasant pouvoir rassembleur, c’est le monde qui semble s’être sur l’instant réuni sur ce disque pour célébrer l’avènement d’un nouveau messie pop. Car au-delà du cas Thriller, de son exceptionnel rayonnement sur le début des années 80, on retiendra aussi, si l’on en fait l’effort, la victoire d’un homme sur son passé. Sur une enfance dominée par un père autoritaire, violent, insultant jusqu’à faire de ce fils un homme différent sous le scalpel de la chirurgie. Double victoire, donc. De celles qui permettent de créer le mythe, d’inscrire un nom au fronton de l’imaginaire du public, comme de la postérité, Thriller est un étonnant parc d’attractions dans lequel chacun y trouvera, selon l’angle d’écoute choisit, soit le miel qu’il a toujours cherché, soit les mésaventures d’un jeune homme à la poursuite de ses rêves.


Beat it en live au Japon en 1987: Démesure totale !

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171 Re: Histoire de la bonne zique ! le Sam 7 Fév - 21:19

pilou


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LYNYRD SKYNYRD - Pronounced 'lĕh-'nérd 'skin-'nérd - 1973



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Un mot sur le groupe:
Lynyrd Skynyrd est l'un des fondateurs du rock sudiste, un style de rock influencé par le country provenant du sud des États-Unis. Il fut fondé en 1964 par Robert Burns, Allen Collins, Gary Rossington et Ronnie Van Zant, quoique le nom actuel du groupe ne fut adopté qu'en 1970, à partir du nom de leur professeur de gymnastique au lycée Robert E. Lee High School de Jacksonville : Leonard Skinner.
Le groupe a été interrompu de manière définitive en 1977 par un accident d'avion, qui a coûté la vie à plusieurs membres du groupe, dont le chanteur Ronnie Van Zant. Reformé avec les survivants en 1987 (avec Johnny Van Zant, le frère de Ronnie comme chanteur, et Randall Hall comme remplaçant d'Allen Collins, paralysé par un accident de voiture, Ed King reprenant sa place occupée en 1976-77 par Steve Gaines, décédé), Lynyrd Skynyrd poursuit encore aujourd'hui une carrière estimable, enchaînant tournées et albums malgré de nombreux changements de personnel (instabilité des batteurs jusqu'à l'arrivée de M. Cartellone, décès de Leon Wilkeson, brouille avec Ed King, etc...). En 2006, Lynyrd Skynyrd connaît la consécration en faisant son entrée officielle au Rock'n roll Hall of Fame.

Chansons célèbres
Sweet Home Alabama est la plus célèbre de ce groupe en particulier pour son côté polémique par rapport à deux chansons de Neil Young : Southern Man (dans l'album After the Gold Rush) et Alabama (dans l'album Harvest). On peut aussi l'entendre dans les films Forrest Gump et Les Ailes de l'enfer, ainsi qu'au début du remake de Massacre à la tronçonneuse de Marcus Nispel.
Free Bird est la seconde chanson la plus connue, notamment grâce à son solo, considéré comme un des plus beaux jamais composé (on peut d'ailleurs l'entendre dans la dernière séquence du film "The Devil's Rejects" de Rob Zombie ou dans une scène de Forrest Gump de Robert Zemeckis),dans un épisode de la série télé My name is Earl et récemment dans l'épisode 4 de la saison 2 de Californication. On peut aussi l'entendre dans "Rencontres à Elizabethtown", jouée par un groupe rock lors des funérailles de Mitch. Elle est aussi l'ultime et plus difficile chanson du jeu vidéo Guitar Hero II.
Simple man est la troisième chanson la plus connue. Elle a eu les honneurs de la publicité en étant utilisé pour la marque Décathlon Créations au début du XXIe siècle. Elle a aussi été reprise par les groupes Deftones et Shinedown


L'album
(pronounced 'lĕh-'nérd 'skin-'nérd), souvent abrégé Pronounced, est le premier album du groupe américain Lynyrd Skynyrd, sorti en 1973.

Liste des pistes
I Ain't The One (Rossington, Van Zant) – 3:52
Tuesday's Gone (Rossington, Collins, Van Zant) – 7:30
Gimme Three Steps (Collins, Van Zant) – 4:27
Simple Man (Rossington, Van Zant) – 5:56
Things Goin' On (Rossington, Van Zant) – 4:57
Mississippi Kid (Kooper, Van Zant, Bob Burns) – 3:54
Poison Whiskey (King, Van Zant) – 3:13
Free Bird (Collins, Van Zant) – 9:07

From Destination Rock
L'honorable producteur new-yorkais Al Kooper, dont je vous épargnerai le CV, ressent face au rock sudiste bouillonnant du début des années 70 le même enthousiasme que face à la scène psychédélique de San Francisco de la décennie précédente. Après avoir convaincu MCA de sa motivation et de sa capacité à trouver la perle ultime du sud des Etats-Unis, il entame une gigantesque tournée de cette région musicalement fertile. Son attention se porte rapidement sur une formation originaire de Jacksonville dont les musiciens affichent fièrement leur matériel décadent (guitares japonaises et amplis douteux) en jouant les pieds nus sans aucun complexe. Le troisième de leur concert auquel Kooper assiste est l'occasion pour lui de monter sur scène et de participer au show. Après un dernier boogie bien balancé et arrosé à la bière, il fait une proposition que nos chevelus ne peuvent refuser…
La prime à la signature du contrat permet à nos sympathiques bouseux, alors en plein conte de fées, d'investir dans un matériel plus décent pour le studio. L'album qui en sort quelques mois plus tard sublime littéralement le rock sudiste incarné jusque là par l'Allman Brothers Band. Lynyrd Skynyrd est non seulement proclamé meilleur groupe sudiste, mais d'ores et déjà considéré par certains comme le prochain "plus grand groupe du monde".

Cet album au nom imprononçable est effectivement grandiose dans tous ses aspects. Aucune musique rock n'a jamais aussi bien combiné l'accroche mélodique, le groove et la puissance globale (lourdeur et énergie). Les amateurs de l'Allman Brothers Band en déplorent la restriction nette des multiples influences sudistes (notamment jazz et soul) mais on leur rétorque que Lynyrd Skynyrd en a gardé l'essentiel : le groove, pour mieux le décupler.
Ce sont pourtant les trois longues ballades hymniques qui traversent le mieux les décennies, à commencer par le mythique "Free Bird" dont les neuf grandioses minutes rendent toujours incroyable ce fameux record de passages radio. Ce dernier titre est pourtant bien inférieur à son compagnon, l'épique "Tuesday's Gone", ainsi qu'au fameux "Simple Man" dont les célèbres arpèges seront pompés et recyclés sans retenue.
Au stade de ce premier album, les compositions de Ronnie VanZant brillent davantage par le groove que par le riff. C'est certainement la raison pour laquelle les titres plus rapides demeurent moins populaires que ceux de l'album suivant. Etant donné que cette tendance s'inversera, il convient de profiter au mieux du caractère incroyablement jouissif des "Gimme Three Steps" et "Poison Whiskey" qui figurent parmi les plus belles réussites de nos méchants bouseux. Cette combinaison de virilité et de sensualité n'a pas son équivalent dans l'histoire du rock.
La touche finale (et pas des moindres) réside dans la production impeccable du génial Al Kooper qui agit à tous les processus de conception, de la composition aux arrangements en passant par sa participation d'instrumentiste (mellotron, mandoline). Ceci donne une couleur unique au son de cet album et lui procure un attrait imparable.
Ce premier effort de Lynyrd Skynyrd n'est peut-être pas le meilleur (le débat n'est pas près de cesser) mais demeure incontestablement le plus authentique.

Free Bird sur scène en 1977 (l'année du crash...)
Allez jusqu'au bout, ça vaut le coup: de la gratte à tous les étages et un solo d'anthologie: Libre, l'oiseau !


Allez cadeau, bien que n'étant pas sur cet album là, l'hymne des hymnes sudistes: Sweet home Alabama

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172 Re: Histoire de la bonne zique ! le Dim 8 Fév - 2:46

alphie712


Black Sabbath Talent Aiguille


THE PIXIES -SURFER ROSA 1988

Un des groupes qui ont sauvé le rock dans les années 80. Le génie à l'état pur...
Groupe phare ( avec Sonic Youth ) du rock indé (ou mieux, alternatif) , les Pixies ont fortement influencé de prestigieux suivants, notamment Nirvana (Surfer Rosa était l'album de chevet de Kurt Cobain ), PJ Harvey, The Smashing Pumpkins, Dinosaur Jr etc...
J'aurais pu choisir Doolittle (l'album de la consécration) ou même Trompe le Monde ( l'album de la séparation) mais ce premier album, plus brut, moins léché, a ma préférence...
Régulièrement cité parmi les plus grands disques de rock. Un de mes favoris aussi. Un son inimitable, reconnaissable entre mille...


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Surfer Rosa est le premier album du groupe américain Pixies, sorti en mars 1988 sur le label indépendant 4AD.Parmi les caractéristiques importantes de cet album on peut citer le son unique, garage, expérimental et lo-fi, en particulier sa batterie très présente et lourde, qui doit énormément au travail de production de l'ingénieur du son Steve Albini. L'album inclut de nombreuses références à des comportements déviants tels la mutilation et le voyeurisme. D'autres thèmes qui seront présents dans les futurs travaux des Pixies et les caractériseront dans une certaine mesure sont, par exemple, les paroles en espagnol et les références à Porto Rico.

Surfer Rosa est souvent cité comme un favori par les critiques musicaux et est fréquemment classé dans les listes de meilleurs albums rock de tous les temps,[/b] parmi lesquels : les 500 plus grands albums de tous les temps du magazine Rolling Stone ou des 400 disques indispensables du magazine Rock & Folk. De nombreux musiciens de rock alternatif, notamment Billy Corgan et PJ Harvey, ont mentionné l'album comme faisant partie de leurs inspirations majeures; Kurt Cobain de Nirvana a affirmé à de nombreuses reprises que Surfer Rosa avait eu une forte influence sur Nevermind. Il a d'ailleurs choisi Albini pour la production de l'album In Utero de son groupe .

Sur le plan musical, Surfer Rosa ressemble beaucoup à son prédécesseur, Come on Pilgrim : aux côtés de chansons pop aux guitares imposantes comme Broken Face, Break My Body, et Brick is Red, on trouve des morceaux plus doux et mélodieux, dont le plus connu est Where Is My Mind?. On trouve également des morceaux très agressifs (Something Against You) et aussi la caractéristique emblématique du groupe, le fameux schéma ralenti/explosion, présent sur Gigantic par exemple. Black Francis est l’auteur de tous les titres, à l’exception de Gigantic, co-écrit avec Kim Deal et, fait unique pour une chanson tirée d’un album des Pixies, chantée par la bassiste.

Les thèmes abordés sur Surfer Rosa sont divers et certains pourraient être qualifiés de déviants : la mutilation (Broken Face, Break My Body), le voyeurisme (Gigantic). On trouve également des références aux Superhéros (Tony’s Theme), et des teintes surréalistes (Where Is My Mind?, Bone Machine). Le mélange des idiomes (anglais et espagnol) et l’évocation du voyage de Francis à Porto Rico apparaissent également dans l’album (Oh My Golly!, Vamos, ici dans une version légèrement différente de celle présente sur Come On Pilgrim).

D’autres sujets abscons sont abordés sur l’album : Cactus est l’histoire d’un prisonnier qui demande à sa femme de lui envoyer une robe couverte de sang, Gigantic est inspirée d’un film de 1986, Crimes of the Heart, dans lequel une femme mariée tombe amoureuse d’un adolescent, et Where Is My Mind? aurait été inspiré à Francis lors d’une partie de pêche au tuba dans la mer des Caraïbes : le comportement des petits poissons qui tentaient de chasser le chanteur des Pixies aurait intrigué ce dernier.

Liste des titres

1. Bone Machine - 3:03
2. Break My Body - 2:06
3. Something Against You - 1:48
4. Broken Face - 1:30
5. Gigantic - 3:55
6. River Euphrates - 2:32
7. Where Is My Mind? - 3:53
8. Cactus - 2:17
9. Tony's Theme - 1:52
10. Oh My Golly! - 1:47
11. Vamos - 5:06
12. I'm Amazed - 1:42
13. Brick Is Red - 2:01

Crédits

D’après le livret de Surfer Rosa

* Black Francis : Chant, Guitare
* Joey Santiago : Guitare principale
* David Lovering : Batterie
* Kim Deal : Basse, Chant (créditée en tant que Mrs. John Murphy)

* Produit et enregistré par Steve Albini




POP-ROCK.BE


C’est avec cette véritable double bombe festive (les deux premiers EP sont réunis en un CD) que j’ai découvert les Pixies, bien avant leur consécration de Doolittle. Un pack de bières largement entamé, nous écoutions le rock furieux de ces quatre lascars, sans nous douter que ce groupe délirant allait devenir une légende, cité à profusion, pompé de façon éhontée, magnifié, glorifié...et aujourd’hui tant honoré que leur reformation annoncée risque bien de décevoir ceux qui adulent les trois premiers albums du groupe, de peur que le réchauffé n’ait plus la même saveur que le frais.

C’est l’histoire d’un type, Charles Thompson IV, étudiant en anthropologie, rebaptisé Black Francis, qui forme un groupe pour le fun de jouer de la musique avec son mate de chambre Joey Santiago (qui le suit encore dans ses projets solo). Elevé aux sons de Husker Dü et Pere Ubu, à savoir la mouvance hardcore et punk américaine, le groupe se fait très vite remarquer pour des prestations désordonnées, sa bassiste féminine, et, bien entendu, son chanteur, un petit gros à la voix aiguë. Le label 4AD les hébergera et sortira leur premier EP, Come on Pilgrim, succédané de titres courts, incisifs, à la batterie lourde de Dave Lovering, aux riffs incisifs et très mélodieux, et aux voix plus qu’enthousiastes de Black Francis et de Kim Deal (citée à l’arrière de l’album sous le nom de Mrs John Murphy). Les refrains, sur des rythmes invitant à des pogos endiablés, mettent en avant des paroles plutôt drôles, pleines de cynisme. (Broken Face)

Ce qui frappera, chez les Pixies, c’est cette rage mariée à un sens de la mélodie très poussé. Produit par le fameux Steve Albini, Surfer Rosa comporte lui aussi des titres du même acabit, et lorsque Black Francis s’amuse à chanter dans un espagnol plus qu’approximatif (Oh My Golly !,Vamos -« on va jouer avec la plage » ! ! ! ? ? ?- et Isla de Encanta), nous sommes dans un surréalisme rock de très bon aloi. Et de très bonne facture. Le solo de guitare dans Vamos, puis les cris de Black sont de véritables hymnes à la grandeur du rock, à son essence, une leçon de savoir vivre. De même pour Caribou. Surfer Rosa sera tout de même reconnu par quelques revues

Cette fraîcheur, qui deviendra la marque de fabrique si originale des Pixies, en inspirera plus d’un, et non des moindres, à commencer par Nirvana et en passant par les Smashing Pumpkins, qui, musicalement, en portent les empruntes.

Des chansons comme Where is my mind sont des joyaux irremplaçables. Placebo le chante à l’envi en tournée. Et il est toujours ironique de voir des titres des Pixies repris par tous et par tout le monde alors qu’à l’époque le groupe ramait pour passer ne serait-ce qu’à la radio, jugé -à tort- comme de la musique de -pour- sauvageons immatures. Gigantic pourrait très bien figurer dans un des albums des Breeders, groupe que Kim Deal formera avec sa sœur jumelle Kelley. Enfin, que du bon rock.

Et que penser du « You are the son of a motherfucker » sur Nimrod’s son ? Que les Datsuns et leur Motherfucker from hell n’ont rien inventé...

Les Pixies voient souvent accolés à leur nom l’étiquette « meilleur groupe de rock’n’roll du monde ». C’est plus qu’un simple slogan, c’est une évidence. Et ce n’est guère étonnant, oh que non !

DESTINATION-ROCK

(Comme il est plus facile de trouver "Come on Pilgrim" et "Surfer Rosa" sur la même réédition, la chronique portera sur l'album mix des 2)

Comment peut-on écrire des chroniques rock sans citer les Pixies ??? Eux qui ont influencé autant d’artistes que le Velvet Underground…Certes, ils ne sont pas aussi connus que Lou Reed (et encore, le Velvet reste ignoré de trop de gens), mais on a la preuve, surtout ces temps-ci, que la popularité ne fait pas la qualité, ce serait même plutôt l’inverse…

En ce qui concerne les Pixies, dirigés par Franck Black (chant, guitare rythmique) et secondés pas Kim Deal (basse et cœurs, également leader des Breeders, voir chroniques les concernant), David Lovering (batterie) et Joey Santiago (lead guitare), c’est leur originalité et leur son si particulier qui sont la source de cet admiration.
En effet, dès qu’on introduit la galette dans notre lecteur, (ceci est une compilation des deux albums Surfer Rosa et Come on Pilgrim, plus facile à trouver dans le commerce que les deux albums séparés), on se retrouve propulsé dans une autre galaxie peuplée de sons inédits et surprenants (autant la voix que la musique). En gros, soit on aime, soit on n'aime pas, dans tous les cas, on en sort pas indemne. L’art est fait pour provoquer, la musique doit être unique, irremplaçable, d’où les réactions contradictoires qu’elle provoque.
L’œuvre des Pixies est un modèle, comme le fut plus tard celle de Nirvana, provoquant admiration inconditionnelle jusqu’au rejet outré en passant pas l’incompréhension totale. Les membres du groupe nous balancent sans aucune retenue tout ce qu’ils ont dans leurs tripes et boyaux : des chansonnettes pop rock aux origines underground (tels que « Break my body », « Gigantic », « Caribou », « Cactus », « River Euphrates », « Ed is dead » et bien sûr l’incontournable « Where is my Mind », on va s’arrêter là sinon il faudrait citer la moitié de l’album), ainsi que de véritables missiles sortis de nulle part, véritables bombes traduisant l’urgence et l’atmosphère oppressée, rapide, envahie de sons absurdes, bruits d’amplis secoués dans tous les sens, larsens savamment placés, hurlements de lutin hystérique…(citons « Something against you », « Broken Face », « Oh my Golly », « I’m amazed », « Nimrod’s Son », ainsi que le grand « Vamos »).

Tout cela nous laisse bien perplexe…décrire chaque chanson une à une serait superflu étant donné que les Pixies véhiculent une atmosphère, leur propre vision des choses à travers leurs chansons, aussi surprenantes qu’inouïes. C’est pour les mêmes raisons qu’une personne va adorer et l’autre pas ; concernant ce groupe, le débat est impossible. Je vous laisse maintenant tout le loisir de résister ou de vous laisser emporter par la machine Pixies.

ROCK-INSIDE

http://www.inside-rock.fr/Surfer-Rosa.html

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173 Re: Histoire de la bonne zique ! le Dim 8 Fév - 3:03

alphie712


Black Sabbath Talent Aiguille


Where is my mind ? Live 2007 (tournée après leur reformation )

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174 Re: Histoire de la bonne zique ! le Dim 8 Fév - 3:06

alphie712


Black Sabbath Talent Aiguille


Gigantic live 1988

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175 Re: Histoire de la bonne zique ! le Dim 8 Fév - 10:48

pilou


jamais content
PINK FLOYD - The Wall - 1979



Arghhh un chef d'oeuvre....
Ici, Roger waters, le très taciturne songwriter du groupe, atteint ses sommets. On dépasse l'idée d'un simple concept-album. Raison pour laquelle il ne sera pas difficile de traduire ce double album en un film devenu aussi culte que le disque...
Une histoire d'une noirceur sans nom, une descente aux enfers magnifiée par une musique unique, alliant légèreté des guitares aériennes de Gilmour et la lourdeur de la basse de Waters et des fûts de Mason, les claviers faisant le pont entre les deux....
Petite anecdote perso, restée comme mon regret majeur en matière de musique et de concerts: j'étais à Berlin à l'été 1990, pour deux semaines. La veille de mon départ, je vois un peu partout des affichettes, collées un peu partout: "The Wall - Roger Waters...guest star....Scorpions...Cindy Lauper...". A Postdamer Platz, juste à côté de la porte de Brandebourg, je vois se monter une immense scène. Je n'ai pas compris à quel évènement se préparait la ville. Je n'étais pas spécialement pressé, j'aurais pu rester. Je suis rentré chez moi (en Allemagne du sud).... Quelques jours plus tard, j'ai vu à la télé allemande ce méga concert gratuit, ayant rassemblé des centaines de milliers de personnes, à quelques mètres du mur le plus célèbre du monde, tombé quelques mois plus tôt. Quel con ! Je ne m'en suis jamais vraiment remis... ARF


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The Wall est le onzième album studio du groupe de rock progressif britannique Pink Floyd, sorti le 30 novembre 1979. Il est considéré comme l'un de ses albums les plus importants, et marque l'apogée du groupe, qui ne rencontrera plus de succès équivalent par la suite. C'est aussi la première collaboration avec le compositeur Michael Kamen, pour les arrangements orchestraux de l'album, et la dernière véritable entente entre les deux auteurs-compositeurs du groupe, Roger Waters et David Gilmour. Les tensions sont alors croissantes au sein du groupe, avec Waters devenu sa seule force motrice — il signe seul la quasi-totalité des titres de l'album —, et finissent par mener à l'exclusion du claviériste Richard Wright, qui ne réintègre le groupe officiellement qu'en 1994, après le départ de Waters. Celui-ci quitte le groupe après l'album suivant, The Final Cut (1983), pour entamer une carrière solo.

Genèse et enregistrement
En 1977, Pink Floyd était en tournée pour promouvoir son dernier album, Animals. Le groupe avait alors atteint un statut de superstar, et la tournée In the Flesh a confirmé que le groupe pouvait désormais remplir des stades de 60 à 70 000 spectateurs à chaque concert. Mais le bassiste et leader Roger Waters avait de plus en plus de mal à supporter le comportement des spectateurs : ceux-ci sifflaient et hurlaient tout au long des représentations, même pendant les moments calmes des chansons, ce qui l'énervait. « Ça m'a pris dix ans pour ne plus être attristé que les gens sifflent pendant les moments calmes. Je m'arrêtais et je disais : "Bon ! Qui siffle ? Allez, silence !" », raconta Waters.
À la fin de la tournée, lors d'un concert au Stade Olympique à Montréal, le 6 juillet 1977, Waters cracha à la figure d'un fan qui, sous l'emprise de stupéfiant ou de l'alcool, essayait de passer par-dessus la barrière séparant le public de la scène. L'incident a inspiré Waters pour le concept de The Wall : bâtir un mur entre lui et le public, ce qui le protégerait d'un nouvel incident semblable. « La base de tout est cette histoire », raconte-t-il. « Montréal, 1977, au Stade Olympique devant 80 000 personnes, le dernier concert de notre tournée. J'étais si peiné pendant le show que j'ai craché sur un mec devant qui faisait ce qu'il voulait, mais ce qu'il voulait n'était pas ce que je voulais. Il criait, il hurlait et semblait s'amuser comme un fou en poussant la barrière. Il voulait se battre, en fait. Et moi, je voulais faire un concert de rock. J'étais tellement exaspéré que j'ai fini par lui cracher dessus pour qu'il se calme, ce qui est quelque chose qu'on ne doit faire à personne. Je l'ai eu, il s'est pris mon crachat en pleine figure ». Lors du dernier rappel — où le groupe jouait habituellement un blues pendant que les techniciens emportaient peu à peu le matériel jusqu'à ce que le dernier musicien présent sur scène ne s'éclipse —, David Gilmour fut contrarié par l'attitude du public au point de ne pas y participer.
Frustré par cet évènement, Waters eut l'idée d'un spectacle où le public serait littéralement séparé du groupe par un mur. Voulant exploiter toutes les possibilités du multimédia, il décida également de faire de son idée un concept en trois parties : un album, une tournée avec des effets spéciaux imaginatifs et le mur, et un film.

Au cours de l'année 1978 où les membres du groupe prirent chacun des vacances de leur côté, il se mit au travail dans son studio personnel, pour en ressortir avec le concept de The Wall, et un autre projet appelé The Pros and Cons of Hitch Hiking, qui fut laissé de côté par les autres membres du groupe pour The Wall et qui devint un album solo de Waters six ans plus tard. Lorsqu'il montra au groupe sa démo pour l'album, le son était quasi-inaudible et de très mauvaise qualité. Il ne comportait pas à ce stade les chansons de Gilmour tels que Run Like Hell et Comfortably Numb, qui furent ajoutés par la suite du développement de l'album.

L'enregistrement de l'album a duré huit mois et a été enregistré dans quatre studios différents à l'extérieur de la Grande-Bretagne, en raison d'un détournement de fonds lié aux investissements du groupe et de ses conséquences fiscales qui les forcèrent à s'exiler pendant un an. Au cours des sessions, Waters renvoya Richard Wright du groupe, prétextant que celui-ci n'avait plus rien à offrir au groupe — ce qui a été par la suite confirmé par Wright lui-même, en partie en raison de son addiction à la cocaïne à l'époque. Waters a affirmé que David Gilmour et Nick Mason ont approuvé sa décision, mais en 2000, Gilmour prétendit que lui et Mason s'étaient opposés au renvoi de Wright. Toutefois, Mason affirme que Wright fut renvoyé parce que la maison de disques Columbia avait offert une avance importante à Waters s'il parvenait à finir l'album à temps pour qu'il sorte en 1979. Wright ayant refusé de rentrer plus tôt de vacances, Waters voulut le renvoyer. Wright fut renvoyé du groupe, mais participa à l'achèvement de l'album ainsi qu'à la tournée qui suivit.

Concept de l'album
On peut employer des termes aussi divers que variés pour essayer de définir The Wall : on le décrit comme un opéra rock, une comédie musicale, un album-concept ou même un oratorio. Aucun de ces mots n'est complètement approprié, mais il y a une part de vérité dans chacun d'eux. Ce n'est pas un opéra rock, mais des chansons comme The Trial ont incontestablement quelque chose d'opéra. La vérité est que The Wall prend une forme différente à chaque étape de son développement. Dans le lexique standard de la musique rock, il peut être défini comme un « album-concept ».
L'histoire de l'album raconte la vie d'un anti-héros nommé Pink, qui est oppressé dès les premiers instants de sa vie : il perd son père, tué à Anzio durant la Seconde Guerre mondiale — comme le propre père de Waters, Eric Fletcher Waters — (In the Flesh?), est surprotégé par sa mère (Mother), tyrannisé par des professeurs désireux de le modeler ainsi que les autres élèves dans la forme que réclame la société, d'où l'image récurrente du hachoir à viande (Another Brick in the Wall, Part 2). Pink se retire dans un univers imaginaire en bâtissant un mur imaginaire, allégorie représentant sa distanciation émotionnelle, pour le protéger du reste du monde : chaque expérience négative qu'il subit est une brique de son mur. Parallèlement à ce processus, il devient une rock star (Young Lust) et se marie, mais il s'éloigne de plus en plus de sa femme, qui finit par le tromper. Pink achève alors la construction de son mur (Goodbye Cruel World).
Il sombre alors peu à peu dans la folie. Perdu en lui-même, il doit cependant refaire surface en raison de son mode de vie : son entourage lui injecte des médicaments par intraveineuse pour qu'il puisse assurer ses concerts (Comfortably Numb, The Show Must Go On). Pink hallucine et se prend pour un dictateur fasciste : ses concerts deviennent des prestations néonazies durant lesquelles il envoie ses hommes contre les fans qu'il considère indignes (In the Flesh, Run Like Hell, Waiting for the Worms), mais sa conscience finit par se révolter et le soumet à un procès dans lequel il est à la fois accusé et plaignant (The Trial). À l'issue de ce procès, le juge ordonne que le mur soit détruit et que Pink s'ouvre au monde (Outside the Wall).
L'album se conclut sur les paroles « Isn't this where... » ; il avait débuté sur les mots « ...we came in? », formant ensemble la phrase « Isn't this where we came in? » (« C'est pas par là qu'on est entrés ? »), montrant la nature cyclique de l'idée de Waters.
Le producteur Bob Ezrin a joué un rôle majeur dans l'album en éclaircissant le récit présent dans les démos originaux de Roger Waters via l'écriture d'un script, qui réclama l'écriture de chansons supplémentaires pour boucler l'intrigue. Toutes les paroles et la majeure partie de la musique furent écrites par Waters, avec des contributions minimes de David Gilmour et Bob Ezrin.

Waters dans ses concerts "The Wall", séparé du groupe.


Liste des chansons
Toutes les chansons sont écrites par Roger Waters, sauf si mentionné.
Face 1
In the Flesh? – 3:19
The Thin Ice – 2:27
Another Brick in the Wall (Part 1) – 3:09
The Happiest Days of Our Lives – 1:50
Another Brick in the Wall (Part 2) – 3:59
Mother – 5:36

Face 2
Goodbye Blue Sky – 2:47
Empty Spaces – 2:07
Young Lust (Roger Waters, David Gilmour) – 3:30
One of My Turns – 3:37
Don't Leave Me Now – 4:16
Another Brick in the Wall (Part 3) – 1:14
Goodbye Cruel World – 1:16

Face 3
Hey You – 4:41
Is There Anybody Out There? – 2:40
Nobody Home – 3:24
Vera – 1:33
Bring the Boys Back Home – 1:26
Comfortably Numb (Roger Waters, David Gilmour) – 6:23

Face 4
The Show Must Go On – 1:35
In the Flesh – 4:17
Run Like Hell (Roger Waters, David Gilmour) – 4:24
Waiting for the Worms – 3:57
Stop – 0:30
The Trial (Roger Waters, Bob Ezrin) – 5:19
Outside the Wall – 1:43



Adaptation cinématographique
Une adaptation cinématographique de The Wall est sortie en salles en 1982. S'appelant tout simplement Pink Floyd The Wall, elle fut réalisée par Alan Parker avec le chanteur Bob Geldof dans le rôle de Pink. Le scénario a été écrit par Roger Waters. Le film utilise la musique de l'album comme bande sonore, mais la plupart des chansons ont été ré-enregistrées par le groupe avec quelques changements musicaux ou lyriques.

Le film devait initialement être un film « pour les fans » de Pink Floyd. Entre les scènes, il devait y avoir des séquences prises lors des concerts de la tournée The Wall. Plusieurs de ces concerts ont été filmés, mais une dispute entre Alan Parker et Roger Waters a abouti à leur exclusion du film. Ces séquences ont été publiées par des amateurs sur différents sites Web, dont YouTube. Ce sont des publications illégales, ces séquences n'étant pas du domaine public et ne pouvant être diffusées qu'avec le documentaire Behind the Wall sous licence de l'éditeur.

Run Like Hell (live London - 1980)



Dernière édition par pilou le Dim 8 Fév - 12:04, édité 4 fois

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176 Re: Histoire de la bonne zique ! le Dim 8 Fév - 10:58

pilou


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From Destination rock
THE WALL, OU LA VOIE SACREE

Difficile de s’avouer amateur des seventies, voire même de rock en général, sans avoir entendu parler de The Wall. Ce disque est à lui seul un pan de la culture rock, un monument de la musique populaire en général, une référence musicale que chacun peut reconnaître. Il est de surcroît l’un des disques les plus vendus au monde, malgré son statut de double album conceptuel, tout en constituant l’un des sommets de l’œuvre de Pink Floyd. A vrai dire, la liste de superlatifs dont on pourrait parer ce disque est quasiment infinie. Néanmoins, il peut être bénéfique de revenir sur la genèse de cet enregistrement, une histoire que les connaisseurs ne connaissent que trop bien. Lors de la tournée Animals de 1977, Roger Waters fut tellement ulcéré par le comportement d’un spectateur montréalais qu’il lui cracha au visage. Gêné par sa propre réaction, le seigneur et maître de Pink Floyd imagina de construire un mur entre le groupe et le public, pour ainsi séparer la musique du spectacle. C’est ce qui fut le point de départ du concept de The Wall. Waters, prenant comme socle cette étrange idée de mur, bâtit peu à peu une histoire plus ou moins cohérente, écrivant un nombre important de chansons pour rendre le projet viable. Le tout dans un contexte particulièrement difficile, le groupe étant l’objet de lourdes pressions commerciales, avec les autres membres renâclant sous la dictature du bassiste.

Le résultat de ces séances tourmentées est marquant à plus d’un titre. Pas moins de vingt-six morceaux se pressent dans ces sillons, bien évidemment composés en écrasante majorité par Roger Waters. L’amateur éclairé de Pink Floyd se rend immédiatement compte de la différence de cet album par rapport aux œuvres précédentes du groupe ; en effet, ce dernier était considéré comme l’un des parangons du rock progressif, plus précisément du space-rock ou rock planant. La formation était réputée pour ses morceaux complexes, aériens, très longs, archétypes d’une exigence musicale rigoureuse tout en étant marqués par un sens de la mélodie et du rythme particulièrement sûr. Mais ici, on se retrouve face à une horde de titres courts, dont bon nombre dépassent à peine les deux minutes. C’est précisément une conséquence de la nature conceptuelle de l’album : chaque morceau marque une progression diégétique, faisant avancer l’histoire contée par le groupe. On peut regretter la perte des formes progressives de Pink Floyd, tant cet album semble éloigné des aventureux Meddle et Wish You Were Here. Il faut croire que l’ère n’était plus aux longs assauts instrumentaux, mais plutôt aux chansons pop courtes, immédiatement assimilables.

Malgré tout, il reste un certain esprit progressif dans l’album, de par la complexité de certaines structures, mais cela reste passager. L’album s’écoute plus comme un tout, comme une histoire complète, avec une narration longue, tortueuse. Le concept est tiré des élucubrations de Roger Waters, qui se place en antihéros à peine déguisé de cette éprouvante chronique de la misère affective. Il s’agit d’un personnage nommé Pink, dont le père est mort avant la naissance durant la seconde guerre mondiale, surprotégé par sa mère, qui devient rock star, se heurtant à de graves difficultés amoureuses et sociales le laissant meurtri. L’homme décide ainsi de construire un mur pour se soustraire au monde qui l’entoure, mur qui s’écroule finalement, laissant le héros anéanti. Le danger qui guette ce genre d’œuvres est que le concept prenne le pas sur la musique. Or, en l’occurrence, on ne peut pas dire que ce soit le cas, tant les chansons sont indépendantes. Mais on ne peut pas non plus dire que la musique domine la narration, tant l’œuvre semble cohérente. L’équilibre atteint entre les deux factions est assez subtil. Ceci est dû sans doute au travail d’arrangement du célèbre producteur Bob Ezrin, qui a aidé Waters dans la détermination conceptuelle ainsi que dans l’enchaînement des titres.

La musique, quant à elle, semble marquée par l’avènement du hard-rock commercial. Le son de guitare est souvent distordu, accompagné par une batterie proéminente. Cependant, l’album dégage une dimension quasi orchestrale, de par le travail d’Ezrin, qui a souvent montré son aptitude à mêler rock et sections symphoniques, comme par exemple sur le Berlin de Lou Reed. Les musiciens jouent admirablement. Waters chante ses parties avec une conviction désarmante, tout en interprétant d’imparables lignes de basse. Wright livre d’intéressantes nappes d’orgue, tandis que Nick Mason soutient le tout de sa frappe sèche et mate. Mais celui qui marque l’album entier de sa présence éthérée est bien sûr David Gilmour. L’homme maîtrise parfaitement sa guitare, et sa voix est d’une beauté, d’une pureté rarement égalées. On ne peut que saluer son travail sur Comfortably Numb, dont les solos restent encore aujourd’hui comme des chefs-d’œuvre absolus de guitare rock, mêlant à la fois technique et sensibilité, subjuguant l’auditeur des années après leur enregistrement. Les compositions ambitieuses, mêlées aux arrangements symphoniques et aux performances instrumentales, font de The Wall un des parangons du rock conceptuel. L’un de ses seuls défauts est malheureusement son statut de double album, qui dilue d’une certaine manière son impact.

Au même titre que Dark Side Of The Moon, The Wall est l’un des incontournables de l’œuvre floydienne. Nombre de ses chansons sont marquantes à plus d’un titre. Cependant, il apparaît avec le recul que l’âge d’or du groupe était déjà passé lors de la parution de l’album, du strict point de vue musical. Néanmoins, le public ne fut pas de cet avis, réservant au disque un accueil phénoménal, le portant au sommet de tous les classements occidentaux. C’est pourquoi The Wall restera à jamais l’un des jalons essentiels du rock. L’écouter aujourd’hui est toujours source de divertissement, voire d’admiration.

Hey you, version film. Magnifique !



Dernière édition par pilou le Dim 8 Fév - 11:51, édité 1 fois

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177 Re: Histoire de la bonne zique ! le Dim 8 Fév - 11:07

pilou


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From KRINEIN Magazine

1979, une époque s'achève, dont les Pink Floyd ont fait par­tie. La culture hip­pie est mo­ri­bonde, l'un­der­ground au som­met de la vague (et ne tar­de­ra pas à en re­des­cendre), l'élec­tro vient de naître, et le punk a déjà lâché ses plus belles oeuvres. C'est dans cette pé­riode de chan­ge­ments et d'in­sta­bi­li­té aussi bien mu­si­cale que so­ciale (chocs pé­tro­liers etc...) que sort The Wall, mo­nu­ment du monde de la mu­sique s'il en est, chef-d'oeuvre du groupe au co­chon rose, si­gni­fiant le som­met de leur gloire.

Certes, The Wall sera sup­plan­té en terme de ventes par The Dark Side of The Moon, mais il s'agit bien là de leur album le plus mar­quant, ac­com­pa­gné par une tour­née my­thique à tra­vers le monde. Si The Dark Side of The Moon est leur plus grand suc­cès com­mer­cial, il ne fait aucun doute que The Wall est l'album que l'on re­tien­dra des Pink Floyd, plus abou­ti dans tout les do­maine, et bien plus mar­quant.

Pour les moins in­for­més, The Wall, c'est avant tout une chan­son, un re­frain connu de tous : we-don't-need-no-edu­ca­tion... Cette mé­lo­die aux ac­cents quelque peu ni­hi­liste ne sau­rait tra­duire, loin s'en faut, la réelle por­tée de ce double CD. Avant d'être l'oeuvre d'un groupe, The Wall est l'oeuvre d'un homme, Roger Wa­ters, dont l'hé­gé­mo­nie sur les trois autres membres de la for­ma­tion s'est peu à peu af­fir­mée de­puis que Syd Bar­ret les a quit­té pour une car­rière solo. Au­teur des 26 chan­sons du CD à quelques ex­cep­tions près, c'est son génie créa­teur qui pré­do­mine ici. On (les autres membres) lui re­pro­che­ra plus tard d'avoir im­po­sé son jeu pen­dant des an­nées, ce que l'on constate en effet de­puis Animals, leur der­nier album. Ce­pen­dant, force est de consta­ter que le gui­ta­riste David Gil­mour trou­ve­ra son mot à dire et ap­por­te­ra de ma­nière no­table sa patte à l'édi­fice.
La ge­nèse de ce CD n'est pas très claire. De nom­breuses anec­dotes sont ra­con­tées à cet effet, mais dans les grandes lignes, ce se­rait suite à un ma­laise gran­dis­sant au sein du groupe miné par le suc­cès que l'idée de The Wall a com­men­cé à s'im­po­ser. Roger Wa­ters di­rige le groupe d'une main de fer, et les conflits avec Ri­chard Wright, cla­viè­riste du groupe de­viennent en­va­his­sants. Ce der­nier pré­fère alors se mettre à l'écart et lais­ser à Wa­ters l'en­tière res­pon­sa­bi­li­té de la di­rec­tion ar­tis­tique de leur pro­chain CD. Aidé par David Gil­mour, les textes et l'ins­tru­men­ta­tion sont ré­di­gés assez vite, pour pas­ser à un en­re­gis­tre­ment semble t'il très tendu, ne se­rait-ce que par la peur du flop com­mer­cial qui me­nace le groupe de­puis qu'ils ont at­teint la re­con­nais­sance mon­diale.
Grâce à l'ex­ploi­ta­tion de Ano­ther Brick in the Wall Part 2 comme single, le suc­cès est au ren­dez vous. The Wall se vend très bien, et ainsi com­mence l'une des plus lé­gen­daire tour­née de concerts au monde, at­tei­gnant un sta­tut my­thique no­tam­ment grâce à la puis­sance des textes de Wa­ters et Gil­mour et d'une mise en scène dan­tesque.

The Wall ra­conte la jeu­nesse, la gran­deur et la dé­ca­dence de Pink, chan­teur à suc­cès, se lais­sant pour­rir peu à peu par l'ar­gent et la drogue (cet as­pect sera bien plus dé­ve­lop­pé dans le film d'Alan Par­ker). Di­vi­sé en 2 CDs, l'un ra­con­tant la chute du chan­teur dans son propre ego, et le deuxième illus­trant la stag­na­tion, puis la dé­li­vrance, dans un final où le fan­tas­tique joue une part cer­taine. Pour sym­bo­li­ser les souf­frances, les es­poirs, les rêves du per­son­nage, une al­lé­go­rie puis­sante et simple : le mur. C'est ce mur qui le pro­tège étant en­fant, re­pré­sen­té par les bras de sa mère (Mo­ther). C'est tou­jours ce mur qui l'em­pêche de com­mu­ni­quer avec tous ceux der­rière ses briques, et qui, ul­ti­me­ment, l'em­pri­sonne dans la so­li­tude (Good­bye Cruel World). Mais c'est aussi ce mur qui lui per­met de ne pas être trans­per­cé du re­gard des autres (In The Flesh ?), pro­tec­tion et sen­sa­tion de puis­sance com­pa­rable à celle que Pink res­sent sur scène (In The Flesh), mais qui n'est qu'un bien maigre sub­sti­tut à la com­pa­gnie re­cher­chée (Wai­ting For The Worms).
Ce thème ré­cur­rent du mur, im­po­sant et in­fran­chis­sable, à tra­vers la vie de Pink donne cette im­pres­sion de pré­des­ti­na­tion, que c'est la vie même qui condamne le chan­teur, une sen­sa­tion pro­fon­dé­ment hu­maine que le simple fait d'exis­ter le sou­met à sa condi­tion, soit la so­li­tude la plus ab­so­lue et l'ap­pren­tis­sage per­pé­tuel pour être condam­né à ou­blier. Quoi­qu'il ar­rive, le mur est pré­sent du début à la fin, et se re­ferme peu à peu sur lui-même, Pink au mi­lieu (Ano­ther Brick in the Wall). Coin­cé dans le jeu de son égo, Pink ne per­çoit pas la sor­tie pour­tant clai­re­ment pré­sente, l'al­ter­na­tive qui lui est constam­ment of­ferte, mais qu'il ne pour­ra sai­sir qu'un fois trop tard ("There must have been a door there in the wall When I came in", ap­prend-on dans The Trial, où la ré­fé­rence Kafkaïenne est presque trop fa­cile).

Dé­bu­tant sur une mé­lo­die si­byl­line qui ne tarde pas à être sub­mer­gée par un océan de gui­tares agres­sives, In The Flesh ? in­tro­duit l'his­toire de Pink, tant par ses pro­pos que par son final en­va­his­sant et presque violent. The Thin Ice conti­nue dans la li­gnée avec des cordes in­fer­nales et trans­per­çantes, la voix aigue de Roger pré­di­sant la chute à venir de l'en­fant qui tente de s'aven­tu­rer sur la fra­gile plaque de glace qu'est la vie. Ré­sonnent en­suite les pre­mières notes de Ano­ther Brick in the Wall, mor­ceaux trois fois ré­cur­rent dans le CD, à chaque fois pour si­gni­fier une nou­velle étape dans la construc­tion du mur, jusqu'à la fin du pre­mier CD, où l'édi­fice est ache­vé. Good­bye Blue Sky est une com­plainte fai­sant écho à The Thin Ice en re­pre­nant des phrases mu­si­cales de cette der­nière, et où une gui­tare mé­lan­co­lique ac­com­pagne le mur re­cou­vrant le ciel, et sym­bo­li­sant la fin de l'in­no­cence. Ici com­mence à pro­pre­ment par­ler la des­cente aux en­fers de Pink, qui, une fois tou­ché par le suc­cès, perd tout re­paire viable, et les six der­nières pistes de ce pre­mier CD sont un cres­cen­do dans le déses­poir, alors que le chan­teur se re­trouve seul au monde. Le CD s'achève sur un Good­bye Cruel World à peine mur­mu­ré pour som­brer en­suite dans le si­lence.
Ce pre­mier CD touche énor­mé­ment par les ré­so­nances qui s'opèrent entre les chan­sons, l'une ra­me­nant à l'autre, l'autre an­non­çant l'une avec un génie assez frap­pant. Des textes pro­fonds dou­blés de com­po­si­tions fortes et en­va­his­santes font que l'au­di­teur se re­trouve pé­né­tré par la chute pro­gres­sive et iné­luc­table du chan­teur. Pour­tant, le plus beau reste en­core à venir.

Le si­lence pré­cé­dant Good­bye Cruel World se voit pro­lon­gé sur ce deuxième CD. Une pre­mière gui­tare émerge du vide so­nore, jouant un rythme de cinq notes, très vite re­joint par une basse. Puis la voix de Roger Wa­ters, aigue et pres­sante, in­ter­pelle et ap­pelle à l'aide l'in­con­nu qui pour­rait se trou­ver der­rière le mur. Hey You est un cres­cen­do de quatre mi­nutes, où Wa­ters, lit­té­ra­le­ment tou­ché par la grâce, ré­cite ses plus beaux textes, et où Gil­mour re­prend le thème de Ano­ther Brick in the Wall pour le trans­for­mer en un solo en­ra­gé. Cres­cen­do in­ou­bliable, se concluant sur six vers ré­ci­tés avec une poigne et une in­ten­si­té que l'on ne re­trou­ve­ra que ra­re­ment. Après cette di­vine pre­mière piste, le si­lence se fait avec Is There Any­bo­dy Out There, solo gui­tare calme et triste à sou­hait. Une apa­thie mu­si­cale dont nous ne sor­ti­rons qu'avec Com­for­ta­bly Numb, en par­faite rup­ture avec le CD. Un lien im­pli­cite, par ailleurs ex­pli­ci­té en tout bien tout hon­neur dans le film, avec la drogue peut être tracé dans cette chan­son (au titre sug­gé­rant déjà pas mal de choses), mais c'est sur­tout un texte sur la nos­tal­gie de l'en­fance que Wa­ters a écrit là, à nou­veau en dé­ca­lage com­plet avec les com­po­si­tions tour à tour pla­nantes puis com­plè­te­ment folles et dé­ran­geantes dans les deux solos de Gil­mour. Ces deux solos à la gui­tare font par­tie des plus beaux qu'il vous sera donné d'en­tendre dans votre vie, por­tant cette chan­son aux som­mets wal­hal­lesques de la com­po­si­tion mu­si­cale, trans­cen­dant des textes d'une qua­li­té déjà in­croyable. Par ailleurs, il est clair que l'axe Hey You/Com­for­ta­bly Numb consti­tue le coeur de l'oeuvre, où c'est le déses­poir le plus sombre, les té­nèbres de la so­li­tude hu­maine qui est re­pré­sen­té. Néan­moins, si vous vous at­ten­diez à un at­ter­ris­sage en dou­ceur après cette ex­tra­or­di­naire sixième piste, dé­trom­pez-vous. The Show Must Go On, In The Flesh, Run Like Hell, Wai­ting For The Worms sont au­tant de pistes mar­quantes, an­non­çant une re­mon­tée en puis­sance que l'on au­rait cru im­pos­sible après l'ex­pé­rience mu­si­cale que consti­tue la pre­mière par­tie de ce deuxième CD. Stop, comme son nom l'in­dique met un terme net à l'es­ca­lade in­con­trô­lable, pour céder la place à The Trial, où Pink se fait juger afin de connaître enfin la rai­son de son mal­heur. Une chan­son qui re­lève de la co­mé­die mu­si­cale, où le ra­tion­nel cède sa place aux émo­tions et à l'hu­mour gro­tesque et boucle l'oeuvre de ma­nière gran­diose. Out­side The Wall conclue ce CD en re­pre­nant la mé­lo­die de In The Flesh et des pa­roles très tou­chantes.

Un mo­nu­ment ar­tis­tique sans pré­cé­dent, voilà ce qu'est The Wall. Com­pa­rable au White Album des Beatles dans la tex­ture qui s'en dé­gage, ce CD a l'étoffe des plus grandes oeuvres.

Comfortably numb en concert:ce morceau renferme un des meilleurs solo de guitare que je connaisse...

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178 Re: Histoire de la bonne zique ! le Dim 8 Fév - 13:23

alphie712


Black Sabbath Talent Aiguille
ARF The Wall...
Que de souvenirs...
Ibiza été 80, The Wall tous les jours...
Il ne m'a plus quitté depuis...

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179 Re: Histoire de la bonne zique ! le Dim 8 Fév - 14:44

pilou


jamais content
Yep, une oeuvre géniale, démesurée, monstrueuse... un pur chef d'oeuvre...

Prochaines galettes "étudiées".... mes choix et idées se bousculent...:
Eagles, Weezer, Queen (ah ben oui, quand même;-), Radiohead, B 52's, Peter Gabriel, REM, The Cars, Eminem, Jethro Tull, Rage against the machine, Red Hot, Van Halen, Wings, Pogues, Paul Simon, Dire Straits.......... sans parler d'immanquables retours à certains déjà cités, tant leur oeuvre est immense.

C'est cool, doc, je trouve qu'on se complète fort bien sur ce coup là: bien que vibrant globalement pour le même rock, nous avons, en plus de celles qui nous rassemblent, des galettes bien à nous il me semble ;-)

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180 Re: Histoire de la bonne zique ! le Dim 8 Fév - 14:48

alphie712


Black Sabbath Talent Aiguille


GUNS'N'ROSES - APPETITE FOR DESTRUCTION 1987

Un autre album qui sauve le rock des années 80. Un premier album de légende, d'une violence sauvage , foulant aux pieds toutes les conventions. Une bombe !
Pour l'anecdote, "Sweet Child O'Mine", a été composé en 5 minutes et le bassiste Duff a dit "OK ça fera au moins une ballade à la con pour l'album" On connait la suite (seul n°1 du groupe, 30 millions de ventes !!! )



WIKI


Appetite for Destruction est le premier album du groupe de hard rock américain Guns N' Roses. Il combine des éléments de hard rock, de heavy metal, de blues rock, de punk-rock et de sleaze rock.



L'enregistrement

Au mois d'août 1986, les Guns N' Roses entrent au Rumbo Studios de Canoga Park en Californie pour enregistrer leur premier LP officiel. Ils enregistrèrent aussi aux Take One studios, à Burbank, Californie, ainsi qu'au Can Am Studios, Tarzana, lui aussi en Californie. Durant un peu plus de 5 mois, ils enregistrèrent les divers morceaux présents sur le disque. Le groupe avait la particularité d'enregistrer en prise unique. Tous les musiciens jouaient en même temps au lieu d'enregistrer piste par piste. Axl Rose disait que la musique perdait de la vie et que ça ne ressemblait plus à du Guns lorsqu'ils étaient séparés. Slash, reconnu pour son son hors de l'ordinaire, passait des nuits entières en compagnie de l'ingénieur du son à retravailler ses parties et à rajouter des effets aux pistes de guitare.

La sortie

L'album sortit le 21 juillet 1987. Durant la première année, l'album ne fut pas le succès colossal que tout le monde connaît aujourd'hui. Il faut savoir que MTV refusa de diffuser le vidéo-clip de Welcome To The Jungle en raison de ses images jugées trop violentes, ainsi que de la pochette controversée de l'album (voir pochette). Le groupe accepta de faire un compromis et de changer cette dernière. Le producteur David Geffen appela ensuite en personne MTV et les supplia de diffuser la vidéo au moins une fois, ce qui fut fait, à une heure tardive. Dès le lendemain, la vidéo était la plus demandée de la chaîne musicale. À ce jours, le groupe aurait vendu près de 30 millions de copies du disque à travers le monde. Il est par ailleurs 18 fois disque de platine aux Etats-Unis, et aujourd'hui encore, 20 ans après sa sortie, il demeure encore régulièrement classé dans les Charts dans de nombreux pays

Les titres

1 Welcome to the Jungle 4:31
2 It's So Easy 3:21
3 Nightrain 4:26
4 Out ta Get Me 4:20
5 Mr. Brownstone 3:46
6 Paradise City 6:46
7 My Michelle 3:39
8 Think About You 3:50
9 Sweet Child O' Mine 5:55
10 You're Crazy 3:25
11 Anything Goes 3:25
12 Rocket Queen 6:13

La pochette

La pochette originale d'Appetite for Destruction était une œuvre de Robert Williams. C'était une toile que l'artiste avait peinte en 1977, et qu'il avait appelé Appetite For Destruction. C'est donc de là qu'est tiré le nom de l'album. Axl Rose était allé voir en personne Robert Williams pour lui demander la permission d'utiliser la toile. Ce dernier accepta, mais les avertit qu'ils auraient des ennuis en faisant ce choix. Un an après la sortie de l'album, les ventes n'avançaient pas. C'était dû entre autres à un manque de publicité de la part de MTV, qui refusait de diffuser le vidéo-clip notamment en raison de la pochette jugée de mauvais goût. Le groupe fit le compromis de changer la couverture mais il laissa l'image controversée à l'intérieur de l'album. La pochette actuelle est en fait une reproduction du tatouage qu'Axl Rose a sur son bras droit. Geffen avait bien aimé ce tatouage et décida donc de l'utiliser pour la pochette de l'album





Les musiciens

Lors de l'enregistrement de cet album, le groupe ne comptait que 5 membres :

* Axl Rose : Chant et synthétiseurs
* Slash : Guitares solo & rythmiques
* Izzy Stradlin : Guitares solo & rythmiques
* Duff McKagan : Basse
* Steven Adler : Batterie et percussions



DESTINATION-ROCK

1987, les fans du hard originel sont en plein désarroi : Le devant de la scène est occupé par les groupes de thrash/speed trop violents pour leurs oreilles et par les groupes de hard FM qui leur semblent trop polissés ; et pour couvrir le tout, sous leurs pieds, l'underground américain se prépare à lancer la vague death-métal... Les nostalgiques des seventies se souviennent avec tristesse de leurs bons vieux groupes au feeling si rock 'n' roll, mais Led Zeppelin a disparu, Deep Purple c'est tout comme, Black Sabbath a disparu de leur coeurs 9 ans plus tôt lorsque Ozzy Osbourne a quitté le groupe, Aerosmith sont devenus trop énormes, AC/DC n'est plus bien intéressant depuis For Those About To Rock, Alice Cooper s'est reconverti au FM... Au final il ne reste plus que ces bons vieux Motorhead pour tenir bien haut le flambeau hard rock 'n' roll... C'est alors que des Etats Unis vint l'espoir sous le doux nom de Guns 'n' Roses.
Les Guns, c'était pas des lavettes, blouson de cuir, casier judiciaire souvent deja entammé (Axl Rose, le chanteur est même recherché dans certains états des USA), un bon CV scénique avec son lot de concerts dans des bars, fumeurs invétérés (Slash, l'un des guitaristes ne fait jamais un concert sans sa clope au coin de la bouche), grands amoureux des drogues diverses, éternels croyants en la rock 'n' roll way of life... Oui, des gars comme les Guns on en avait pas vu depuis Motorhead (Slash sera d'ailleurs invité par Lemmy à jouer la guitare sur une chanson de March or Die) et pour couvrir le tout, malgré leur attitude totallement nihiliste, les cinq gars ont des gueules d'anges... Leur musique était à la croisée du punk (pour l'énergie) de l'Aerosmith originel (pour les guitares) et de Judas Priest (bon, pas trop quand même mais il faut bien trouver un comparatif pour la voix d'Axl Rose qui n'a jamais cessé de clamer comment le timbre de voix de Rob Halford a pu l'inspirer). En bref, du bon gros hard rock un tantinet plus bourrin que celui des seventies (ben oui, en 17 ans le thrash, le punk et le heavy sont passés par là...).
Mais ce n'est pas tout et les Américains auraient pu nous livrer un quelconque album de hard brisant ainsi l'espoir de nos amis hardeux, sauf que Appetite For Destruction est un pur chef d'oeuvre du métal et du rock en général ; du musclé "Welcome to the jungle" et son intro frémissante (mon petit frère devient tout fou lorsque le riff énormissime arrive) au magnifique "Rocket Queen" (divisé en deux parties bien distinctes), en passant par "It's so easy" et son chorus grungesque, "my Michelle" et son riff d'intro génial, "Paradise city" et sa fin chaotique sans oublier l'innénarable "Sweet child O mine" ballade puissante magnifique... Bon on arrête sinon on va les faire toutes...
Musicalement, le jeu de guitares est ultra devellopé et basé sur un enchevêtrement entre la guitare de Slash et celle guitare de Izzy Stradin, la basse de Duff est discrète mais présente et bien souvent ronronnante dans un registre assez eloigné du métal, la batterie de Steven Adler est claquante et enfin le chant de Axl est... particulier, beaucoup de personnes ont du mal à accrocher au grain ultra aigu de la voix de mister Rose mais moi, pour ma part, je le trouve excellent et l'ami Axl n'oublie pas de changer parfois pour retomber dans les graves ("It's so easy").
Un album que tout fan de hard ET de rock (ne croyez pas vous en tirer comme ca !) se doit de posséder, le renouveau rock 'n' roll de la fin des eighties, et puis n'oubliez pas, au début des années 90, seuls deux groupes pouvaient tenir tête à Nirvana : Metallica et nos chers Guns, alors, si cela ne vous a pas encore convaincu, je ne sais pas ce qu'il faut faire d'autre...
Un IN-DIS-PEN-SABLE (à emmener partout avec soi).

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181 Re: Histoire de la bonne zique ! le Dim 8 Fév - 14:49

alphie712


Black Sabbath Talent Aiguille

ALBUMROCK.NET



Peu de groupes sont capables de prétendre à l'excellence dès leur premier essai. Mais les Guns N' Roses, eux, le peuvent, et avec quel brio. D’ailleurs, les chiffres parlent d'eux-mêmes : Appetite For Destruction s'est écoulé à plus de 28 millions de copies, ce qui en fait la plus grosse vente de tous les temps pour un premier album (ou la deuxième, selon des sources divergentes). Il a également été certifié 18 fois disque de platine aux Etats-Unis. Un succès impressionnant et amplement mérité, tant cette galette figure parmi les incontournables du hard rock. A l'heure de la sortie de Chinese Democracy (le disque que plus personne n'espérait), retour obligatoire sur les débuts tonitruants d'Axl, Slash et les autres...

A l'époque de l'enregistrement de cet album, les Guns n'étaient déjà plus de parfaits inconnus. Cela faisait belle lurette qu'Axl Rose et ses potes menaient une vie dans le plus pur style rock n' roll, entre concerts dantesques, dope, sexe, alcool et nuits interminables d'excès en tous genres. Reclus dans un immeuble désaffecté, les cinq pieds nickelés du hard vivaient au jour le jour dans une totale précarité, prenant au pied de la lettre le style de vie vanté dans leurs chansons. Constamment fauchés, ils passaient la plupart de leurs journées à inventer des combines pour se dégotter un peu d'oseille, et la plupart de leurs nuits à tout claquer dans des orgies interminables. Il leur arrivait même fréquemment de coucher avec des grouppies uniquement pour pouvoir leur emprunter de l'argent. Mais n'oublions pas qu'avant d'être des épicuriens nihilistes, les Guns étaient des rockeurs. De purs fauves abreuvés de rock heavy et de blues, imprégnées par les Aerosmith, New York Dolls, AC/DC et autres Led Zeppelin, mais avec en plus un petit côté fuck 'em all qui n'allait pas sans rappeler les Ramones et autres Pistols. Rien d'étonnant donc à ce que Geffen se soit jeté sur la bête en balançant 75.000 $ d’avance, bille en tête, à Rose. Mais le plus dur restait encore à accomplir : parvenir à restituer en studio toute l'énergie dégagée par ces véritables bêtes de scène en live.

Pour faire patienter les fans jusqu'à la sortie du disque, Geffen leur livre en pâture un court EP live de 4 titres intitulé Live ?!*@ Like A Suicide (aujourd'hui absolument introuvable). Une fois la plèbe calmée, l'enregistrement parvient à débuter dans une relative sérénité. Relative, évidemment, quand on connaît le mode de vie et les travers des Guns. C'est à Mike Klink qu'incombe la lourde tâche de produire le disque et donc de canaliser les cinq joyeux chevelus, et sa première décision est sans appel : pas de dope pendant l'enregistrement. Qu'à cela ne tienne : les seringues sont illico remplacées par des bouteilles... et l'enregistrement patauge bien vite dans la médiocrité, malgré le relatif sérieux de la bande. Le producteur, soucieux de ce piètre résultat mais conscient des capacités phénoménales de ses nouveaux poulains, se laisse entraîner dans leurs jams alcoolisés nocturnes et est immédiatement saisi par l'alchimie qui se dégage de leur jeu d'ensemble. Il prend alors une décision assez unique : enregistrer chaque chanson en une seule prise globale, sans segmenter les séances musicien par musicien. Ainsi, chaque journée de travail se répète sur le même modèle : le groupe joue ensemble l'intégralité de l'album à deux reprises, et Klink enregistre le deuxième passage. C’est ce qui donne à Appetite For Destruction cet aspect de gigantesque set improvisé, joué totalement à l’instinct et doté d’une énergie constamment maximale.

A sa sortie en 1987, le disque est pourtant loin de connaître le succès escompté. La faute, en grande partie, au dessin original de la pochette. Une peinture de Robert Williams intitulée “Appetite For Destruction” (qui est bien sûr à l’origine du nom de l’album), imposée par Axl Rose, représentant l’attaque d’un monstre denté de couteaux sur un robot fornicateur s’apprêtant à violer une jeune vendeuse blonde étendue lascivement sur la chaussée, jambes écartées et culotte roulée, visiblement dans un état de défonce avancée. Geffen se prend de plein fouet les foudres des associations religieuses américaines, et a toutes les peines du monde à exposer l’album sur les présentoirs à disque habituels. Finalement, après de nombreuses supplications de sa maison de disque, Axl Rose accepte de retirer l’artwork tendancieux et de le remplacer par un dessin reproduisant l’un de ses tatouages, une croix bardées de 5 têtes de mort pour autant de membres du groupe. La peinture horrifico-lubrique reste néanmoins visible dans le livret de l’actuelle version de l’album. Peine perdue, les ventes ne décollent toujours pas. Cette fois-ci, ce sont les médias qui refusent de relayer le premier single, “Welcome To The Jungle”. La réputation du groupe, ses addictions, ses textes sulfureux et son goût pour la provocation continuent à choquer la puritaine Amérique, au point que les Guns se retrouvent interdits d’antenne durant presque un an. Comme souvent, le déclic tient quasiment de la légende. David Geffen en personne se décide à appeler MTV pour les conjurer de passer le clip au moins une fois. La chaîne finit par s’exécuter, et le single des Guns se voit diffuser… un Dimanche à 4 heures du matin. Mais contre toute attente, le standard de MTV se retrouve assailli de demandes pour rediffuser le clip. En quelques semaines, les Guns N’ Roses se retrouvent à la fois en rotation lourde sur MTV et en tête des ventes du Billboard. On connaît la suite de l’histoire.

“You know where you are ? You’re in the jungle, baby ! You’re gonna diiiiiiie !”. Dès que les premières notes de “Welcome To The Jungle” sont lâchées, la messe est dite. Le single qui ouvre désormais tous les concerts des Guns est un parfait condensé de leur essence. Une voix énorme, d’une tessiture peu commune (Axl est facilement capable de chanter sur 4 octaves différents, et “It’s So Easy” est tellement grave qu’elle semble être entonnée par quelqu’un d’autre), d’un timbre éraillé et gouailleur proprement inimitable, d’une verve et d’une expressivité rarement vues auparavant. Un entremêlement de guitares fait de riffs à la fois hilares et saignants, au sein desquels les solos imprévisibles de Slash s’échappent pour onduler autour de l’ossature rythmique, répondant à un Izzy Stradlin dopé au blues. Une basse volumineuse qui claque et rebondit en cadence au rythme d’une batterie lourde survitaminée, emmenées par la paire d'éthylo-addicts Duff Mc Kagan et Steven Adler. Avec une telle base, enchaîner les tubes devient un jeu d’enfant et les Guns ne se font pas prier. Tous les titres débordent d’une énergie semblant inépuisable, possèdent un refrain aussi remarquable que facile à entonner, et pourtant sont suffisamment dissemblables pour éviter la redondance. Sans compter des moments purement anthologiques : le riff sautillant de “Welcome To The Jungle”, les giclées électriques ultra-rapides sur les couplets de “It’s So Easy”, les martèlements d’enclume pesants de “Out To Get Me” avec un Steven Adler en roue libre, le jam débridé qui conclue le terrible hymne de stade qu’est “Paradise City”, le riff anthologique de “Sweet Child O’ Mine”, les envolées zeppeliniennes de “You’re Crazy”, comment ne pas en oublier ? Plus généralement, l’impressionnante collection de riffs présente dans Appetite For Destruction est un véritable modèle pour tout amateur de hard rock qui se respecte. Chacun d’eux marque au fer rouge sa chanson et se place d’emblée comme un classique, que chacun s’efforcera de reproduire du mieux qu’il peut au fond de sa cave. Quant à Slash, il se place avec ce disque comme l’un des meilleurs guitaristes qui soit. Sa technique parfaitement en place, son côté à la fois chaotique et bluesy, ses accélérations frénétiques qui retombent toujours sur leurs pattes, ses envolées tantôt très courtes, tantôt interminables, en font l’un des guitaristes les plus doués et les plus appréciables de sa génération et de toutes celles à venir.

Le ton de l’album est volontairement provocateur, abordant sans vergogne des thèmes comme la drogue, le sexe, la violence, la vie au jour le jour, mais aussi l’amour déçu. Le tout se pare souvent d’un humour assez jouissif, comme lorsque Axl hurle “I wanna hear you scream !” puis qu’il mime lui-même un orgasme spasmodique dans “Welcome To The Jungle”. Plus loin, c’est la tranche de vie d’une de ses ex, accro au sexe et à l’héroïne, qui est décrite avec une férocité jubilatoire dans “My Michelle”. L’héroïne est évoquée comme un ami désiré et irremplaçable dans “Mr Brownstone”. Puis plus loin, Rose étonne par sa sensibilité presque fleur bleue dans les paroles nostalgiques et tendres de “Sweet Child O’Mine”, avant de rebondir sur une ode à la luxure et à la débauche avec le monstrueux et complexe “Rocket Queen” qui se charge de clore les hostilités. La légende (encore) veut que les bruits de jouissance féminine entendus au milieu de la chanson ne soient pas simulés, mais bel et bien réels : il s’agirait d’un enregistrement sauvage d’Axl en train de copuler avec une roadie, que Mike Klink aurait effectué en cachette.

Appetite For Destruction est un immense album de hard rock, à ranger aux côtés des II et IV de Led Zeppelin, du Paranoid de Black Sabbath ou encore du Rocks d’ Aerosmith. Si après un tel album, vous ne sombrez pas dans le rock heavy, on ne pourra plus rien faire pour vous.



Dernière édition par alphie712 le Lun 9 Fév - 3:21, édité 1 fois

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182 Re: Histoire de la bonne zique ! le Dim 8 Fév - 15:06

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183 Re: Histoire de la bonne zique ! le Dim 8 Fév - 15:14

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184 Re: Histoire de la bonne zique ! le Dim 8 Fév - 15:31

alphie712


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Pas sur l'album, évidemment mais un grand live de Slash et Axl sur cette reprise de Dylan à un hommage à Freddie Mercury. Enormissime !

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185 Re: Histoire de la bonne zique ! le Dim 8 Fév - 15:44

pilou


jamais content
QUEEN - A night at the Opera - 1975



Ahhh l'éternel débat pour savoir si Queen est un groupe de rock, ou une machine à aligner les tubes de variet avec grattes énervées....
Pour ma part, je crois que comme beaucoup de groupes, il y a des eux, selon la période. Queen a débuté comme un groupe de rock, certes fantasque, grandiloquent, théâtral, puis a versé (sombré diront certains) dans la musique facile et commerciale à partir du début des 80's.
Quoiqu'il en soit, Freddy Mercury demeure un incroyable frontman et une voix inégalée dans son style, et Brian May est un très grand guitariste. Pis bon, cet album est un vrai incontournable, et contient cette pépite (trop passée à la radio) qu'est Bohemian Rhapsodie, étourdissant morceau à la structure d'une oeuvre classique, mini opéra rock qui conte une histoire qui tranche avec les textes par trop simplets dont le rock et la pop nous gratifient depuis 50 ans ;-)


From WIKI
L'album A Night At The Opera est un album du groupe Queen, sorti en 1975. Cet album fut leur disque le plus populaire. Plus de 9,5 millions de copies furent vendues à travers le monde dont 3,6 millions en Amérique (l'album gagna le rang de triple disque de platine le 14 novembre 2002). L'album fut le fruit du travail commun de production de Roy Thomas Baker et du groupe. Le 21 novembre 2005 en hommage au 30e anniversaire du disque l'album fut relancé, accompagné d'un disque DVD. Tout comme A Day at the Races, Le nom de cet album est inspiré de celui d'un film des Marx Brothers.
Il contient le titre-tube Bohemian Rhapsody, écrit par Freddie Mercury.

Liste des pistes
Death On Two Legs (dedicaced to...) (3.43)
Lazing On A Sunday Afternoon (1.07)
I'm In Love With My Car (3.05)
You're My Best Friend (2.52)
'39 (3.31)
Sweet Lady (4.04)
Seaside Rendezvous (2.16)
The Prophet's Song (8.21)
Love Of My Life (3.38)
Good Company (3.23)
Bohemian Rhapsody (5.53)
God Save The Queen (1.15)

Personnel
Freddie Mercury (chant et piano)
Brian May (guitares et chant)
Roger Taylor (batterie, percussions et chant)
John Deacon (basse)



From Destination rock
Pour une fois, une chronique qui, si son fond est bon comme à l'accoutumée, est assez mal écrite, qui plus est par un fan transi ;-)

L'Album de la consécration pour Queen. Ce quatrième album du groupe anglais est celui où il laisse exploser l'incandescence et la grandiloquence de sa musique.
On retrouve beaucoup de style, dans cet album, mélangé pour donner une alchimie unique et extraordinaire.
Toute la créativité du duo Freddie Mercury/Brian May est libérée dans ce disque, John Deacon et Roger Taylor qui sont de très bon musiciens ne sont pas en reste et apportent leur pierre à l'édifice en composant chacun une chanson.
Pour l'époque, ils arrivent à des effets vraiment incroyables, le travail de studio est tout bonnement merveilleux: le son, les arrangements, tout est parfait et rien n'est superflu. C'est d'autant plus épatant qu'à cette époque les effets en studio étaient quasi inexistants et les musiciens devaient alors déployer des trèsors d'imagination pour arriver au résultat escompté.
Les parties de chants à plusieurs voix sont ici utilisées à leur parosixme, tout comme les parties de guitares harmonisées (marque de fabrique May, qui peut aller jusqu'à 10 parties superposées pour former un solo magistral!).

Voici un petit passage en revue titre par titre de l'album qui mérite amplement que l'on s'attarde quelques instants dessus :
Death On Two Legs (Dedicated To...) débute l'album avec une intro lyrique au piano stoppée par des guitares énervées, ce premier titre est une entrée en matiére tout simplement géniale. C'est une habitude chez Queen de débuter un album avec un titre fort (comment oublier le riff explosif de Keep yourself Alive sur Queen I ou encore le monumental Brighton Rock de sheer Heart Attack). Cette chanson dédiée à leur ancien producteur qui a profité d'eux, permet de voir ce que ressent Mercury à ce sujet et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il ne mache pas ses mots ("But now you can kiss my ass goodbye/Feel good are you satisfied?/Do you feel like suicide?/(I think you should)"). La qualité musicale de cette chanson est impressionante, chanson très rock qui mélange piano et gros riffs de guitares; pour l'anecdote le riff de guitare a été trouvé par Mercury au piano et ensuite repris et distordus par May. C'est une des chansons les plus dures du répertoire du groupe et les autres membres n'étaient pas vraiment chauds pour la composer, vu les paroles hautes en couleurs et surtout véhémentes du chanteur...

Lazing On A Sunday Afternoon est un petit bijou décalé, qui tranche totalement avec la précédente par son ton insouciant et léger, avec sa voix enregistré façon phonographe typé années 20/30 et l'utilisation du trio piano/basse/batterie sans guitare qui ne fait son apparition qu'à la fin avec un solo qui enchaine avec...

I'm In Love With My Car, titre hard rock écrit et chanté par Taylor (d'ailleurs en live il assure les parties de chants et de batteries) est une ode bien rock et macho à sa voiture. C'est l'occasion d'apprécier la voix rocailleuse de Taylor qui assure et nous offre un titre gonflé à la testostérone.

You're My Best Friend: c'est au tour du timide John Deacon de composer et c'est non pas sur sa basse qu'il l'a trouvé mais sur un piano (il joue d'ailleurs du piano dans le clip). Ce titre change encore la donne, avec sa mélodie pop imparable et son texte à la gloire de sa meilleure amie qui devint sa femme par la suite.

'39 est une excellente chanson accoustique écrite et chantée par May où il laisse sa plume errer dans un texte Science fiction racontant l'histoire d'un astronaute qui part en exploration pendant 1 an et qui se rend compte une fois revenu sur terre qu'une cenatine d'année se sont écoulées pendant son absence. Brian nous démontre ici ses talents de songwriter et son aisance à composer sur une guitare acoustique des titres folk.

Sweet Lady revient au rock pur et brut. Une compo bien péchue et bien fichue où ils s'en donnent à coeur joie surtout dans le final. Ce morceau de bravoure met une fois de plus en avant le talent de chaque musiciens.

Seaside Rendezvous tout comme Lazing On A Sunday Afternoon a ce côté désuet et décalé que maitrise si bien Queen. C'est là une des grandes forces du groupe : cette faculté à ne pas se prendre au sérieux sur des titres tels que celui-ci et on prend un réel plaisir à rentrer dans leur délire. A noter aussi le travail exceptionnel du guitariste qui retranscrit un ensemble jazz à l'aide de sa fameuse red special, magistral!

The Prophet's Song: cette chanson épique née d'un travail acharné de Brian suite à un rêve, est un titre excellent autant au niveau de l'ambiance, des différentes parties que de la durée (8'21 quand même). Elle commence tout doucemment à la guitare sur laquelle se greffe la voix jusqu'au moment où se durcit et l'ambiance se fait plus lourde. La voix de Mercury s'y fait énervé e et les pré refrains me donnent des frissons à chaque fois! L'utilisation de choeurs est très présente ici pour les refrains et avant le break qui est monumental, Uniquement composé de chant emmélés les uns aux autres et utilisant à merveille la stéréo en alternant les voix de droite à gauche ou en faisant des effets de pan excellents. Ce titre qui mériterai d'être plus connu, les composants "Queeniens" sont ici présent cette grandiloquence, ce mélange de style et surtout la densité globale du morceau.

Aprés l'avalanche de décibels, viens ensuite le tour d'un Love Of My Life qui rapelle que Freddie était un grand romantique et qu'il pouvait à l'aide de son piano et de sa voix créer des chansons mémorables qui touchent l'auditeur en plein coeur. Après une intro guitare accoustique/harpe, la chanson débute et May et Mercury nous démontrent, s'il en était besoin, qu'ils savent utiliser au mieux leur talent pour faire resortir toute l'émotion dont a besoin une chanson telle que celle-ci. Un vrai bijou et je ne parle même pas du solo...

Goof Company: tiens, revoici le banjo de Bring Back That Leroy Brown de sheer Heart Attack un morceau délirant où May nous montre ses talents au banjo et nous rapelle qu'il faut toujours bien être accompagnés.

Nous y voilà : LE titre phare de l'album, de la carrière de Queen l'opéra rock Bohemian Raphsody une chanson à tiroirs avec trois parties distinctes rock, opéra et hard rock. Mais tout le monde la connait en plus elle apparait dans le "party on" Wayne's World. Je pourrais écrire des pages sur cette chanson que vous connaissez déjà, mais je me contenterais juste de dire que c'est un pur chef d'oeuvre de 5'55 où le groupe met en avant tout les ingrédients de Queen : une composition poussée, une voix unique, une grandiloquence exacerbée, une puissance alliée à une maîtrise des parties plus douces et surtout un talent monstre! Ce titre épique restera le classique du groupe la chanson a connaître et surtout celle qui représente le plus la personalité du groupe.

L'album se termine sur un très électrique God Save The Queen qui cloturera par la suite leur concert.

En prenant le risque de pousser au maximum les explorations musicales et en offrant un album hétéroclite le groupe, qui était sur la paille à ce moment là, a tenté le tout pour le tout et a réalisé son chef d'oeuvre. A Night At The Opera est un fourre tout de génie où malgrè les différences des morceaux il existe une cohésion incroyable.
Cet album est à posséder absolument c'est une page de l'histoire du rock qui est offerte à nos oreilles. Un grand album pour un grand groupe.

Très bonne chronique sur Inside rock:
"Production la plus importante depuis le Sgt Pepper des Beatles, d'un coût scandaleux à l'époque, l'album est pourtant un chef d'oeuvre qui échappe à toute catégorisation et un record de ventes pour Queen...comme quoi, une nuit à l'opéra...."
http://www.inside-rock.fr/A-Night-At-The-Opera.html

Bohemian Rhapsodie en concert au Japon, 1982

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186 Re: Histoire de la bonne zique ! Aujourd'hui à 21:45

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