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Histoire de la bonne zique !

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Re: Histoire de la bonne zique !

Message par pilou le Lun 2 Fév - 22:55

The POLICE - Synchronicity - 1983



From WIKI

The Police est un groupe de rock britannique issu de la génération new wave et post-punk, formé en 1977 par Stewart Copeland à la batterie, Sting au chant et à la basse et Henry Padovani à la guitare. La même année, Andy Summers remplace Padovani. Le groupe a été très populaire vers la fin des années 1970 et au début des années 1980 grâce à leur musique rock, mélangeant jazz, punk et reggae. Il connut son apogée en 1983 avec l'album Synchronicity.

Synchronicity est le 5e album du groupe britannique The Police sorti le 1er juin 1983. Cet album sera leur plus populaire mais aussi leur dernier, Sting se lançant dans une carrière solo avec l'album The Dream of the Blue Turtles. Le groupe se sépare après la fin du Sychronicity Tour. L'album contient la très célèbre chanson "Every Breath You Take".

Histoire
Son titre se réfère à l'essai d'Arthur Koestler The Roots of Coincidence (1972 Les Racines du hasard en français) lequel fait mention du concept jungien de synchronicité.

L'album marque une importante diminution des influences reggae qui étaient une partie importante des 4 premiers albums du groupe, remplacées par une forte production des textures et une libre utilisation de synthétiseurs qui parfois dirige des chansons entières ("Synchronicity", "Wrapped Around Your Finger"). Le matériel de Sting domine sur l'album, avec les deux courtes chansons de Andy Summers ("Mother") et de Stewart Copeland ("Miss Gradenko"). Lors de l'enregistrement, la relation des membres étaient si tendues, qu'ils ont enregistrés chacun leur partie dans des pièces séparées, ne se parlant que par un lien vidéo.

Liste des titres
Toutes les chansons sont écrites par Sting sauf celles indiquées.
Synchronicity I - 3:23
Walking in Your Footsteps - 3:36
O My God - 4:02
Mother (Summers) - 3:05
Miss Gradenko (Copeland) - 2:00
Synchronicity II - 5:02
Every Breath You Take - 4:13
King of Pain - 4:59
Wrapped Around Your Finger - 5:13
Tea in the Sahara - 4:19
Murder by Numbers (Sting, Summers) - 4:36 (uniquement pour le CD, pas sur le vinyle)



From Destination rock
1983 SYNCHRONICITY …ACCORDS PARFAITS…

Bien avant que Sting ne rêve de tortues bleues, ni ne s’engage dans la défense des indiens Kayapo, et avant même que Stewart Copeland, tout comme Andy Summers ne s’égarent dans l’expérimentation musicale, The Police était un groupe. Plus précisément, un trio. Le genre d’association dont l’idée originale, entre autres effervescences créatrices, aura été de fusionner l’âpreté du punk à la fausse nonchalance du reggae, pour faire de chaque occasion, en l’occurrence de chaque album, un événement unique. En cinq actes aux couleurs aussi variées que pigmentées, allant de la provocante Roxanne à la jalouse Every Breath You Take, Police, puisqu’on les appellera définitivement ainsi, va faire de sa musique un lieu de rencontre, de convergence et de passage, unique en son genre. Sans doute le meilleur disque des anglais, tout en étant le témoin pertinent de la prise de pouvoir de Gordon Matthew Sumner au sein de la formation, Synchronicity est également le dernier volet d’une collaboration, d’une amitié qui ne survivra pas aux éternels effets de la comédie humaine.

Si effectivement, derrière l’image sophistiquée, la crise fait rage : du côté de l’album il en est tout autre. Du moins, en façade, pourrait-on dire. Car s’il s’avère, ça et là, qu’une à deux concessions aient pu être faites aux velléités exploratrices de certains, il est indiscutable que c’est définitivement Sting qui monopolise l’espace créatif et qui, d’une certaine manière, s’approprie également l’avenir en se permettant d’imposer les fondations d’un univers jazzy rock que l’on retrouvera sur ses futures productions.
Naturellement, l’album s’en ressent. Avec pour répercussion directe de cette crise d’ego, deux séquences. Plutôt deux approches bien distinctes, au service d’un concept album tirant son essence des théories de Jung sur la synchronicité des événements et son influence sur l’homme. Ainsi flanqué de telles bases, le résultat est sans appel. D’un côté, si c’est bien la musique des Policemen qui fait loi sur la première partie du disque,sur la seconde, le voyage s’apparente à un récit d’aventure à la poésie débordante.

Traversées d’espaces, voire de silences, qui en font une matière immédiatement reconnaissable, pratiquement toutes les compositions de cet album n’ont qu’un mot à dire pour nous transporter en territoire préservé. Ici le son est clair, net et possédé par une poésie toute en métaphores. Et si, au bout du compte, Synchronicity se révèle d’un équilibre quasi parfait, malgré quelques effusions « frippiennes » ou instrumentales, c’est parce que quelque chose d’inaltérable, un souffle d’élégance racée le parcoure de bout en bout. Bien sur, certains ne relèveront que le côté commercial de ce disque. Cette volonté de plaire au plus grand nombre sur des accords choisis. Toutefois, ce serait ne faire qu’une lecture réductrice de celui-ci, tant les fièvres et textes sombres qui le rythment prouvent à chaque instant qu’il en est autrement. Qu’elle soit parfum d’Afrique sous influence électronique, saturée d’atmosphère dépressive sur King Of Pain, la création est ici portée à un tel comble émotionnel, qu’il devient pratiquement impossible de se soustraire à sa grâce animale.

D’aucuns vous le diront. S’il est, certes, possible d'embrasser ce disque dès la première écoute, ce ne sera seulement qu’après plusieurs rendez-vous, nombre d’heures passées à s’abandonner à l’ombre d’une dune dans le Sahara, que l’on en devient intime.

Synchronicity (le titre) en live.
Je vous laisse admirer le jeu de batterie de Stewart Copeland....

pilou
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Re: Histoire de la bonne zique !

Message par alphie712 le Mar 3 Fév - 22:42



METALLICA - MASTER OF PUPPETS 1985

Evidemment, on peut hésiter entre ce disque et le Black Album, un poil plus sage et plus connu du grand public mais Master of Puppets est le véritable chef d'oeuvre des maitres du thrash metal. Des riffs monstrueux, un son géant, une vitesse supersonique...

WIKI

Master Of Puppets, sorti en février 1986 aux États-Unis, est le 3e album du groupe de thrash metal Metallica. Ce fut un succès considérable : il resta parmi les meilleures ventes de disque durant 72 semaines, est certifié platine (1 million d'albums vendus) aux États-Unis avant la fin de l'année 1986 et reçut au Royaume-Uni la distinction « gold » (disque d'or) le 4 novembre de la même année, et ce malgré le refus du groupe de diffuser leur musique à la radio ou à la télévision. Il est aujourd'hui encore considéré comme l'un des meilleurs albums de l'histoire du metal. C'est également le dernier album sorti du vivant du bassiste Cliff Burton.

Liste des titres

1. Battery (5:12)
(Hetfield / Ulrich)
2. Master Of Puppets (8:35)
(Hetfield / Ulrich / Burton / Hammett)
3. The Thing That Should Not Be (6:36)
(Hetfield / Ulrich / Hammett)
4. Welcome Home (Sanitarium) (6:27)
(Hetfield / Ulrich / Hammett)
5. Disposable Heroes (8:16)
(Hetfield / Ulrich / Hammett)
6. Leper messiah (5:40)
(Hetfield / Ulrich)
7. Orion (Instrumental) (8:27)
(Hetfield / Ulrich / Burton)
8. Damage, Inc. (5:32)
(Hetfield / Ulrich / Burton / Hammett)

Analyse des titres

Battery : C’est l’histoire d'un homme normal qui craque du jour au lendemain, et se met à tuer sans raison. L'intro acoustique du morceau, puis son interruption par les guitares saturées et le rythme effrené illustre bien cette folie soudaine.

Master Of Puppets : Ce morceau est la pièce maîtresse de l’album. C'est le premier morceau du groupe où l'on parle de la drogue. Elle parle elle-même à la première personne. Le consommateur est manipulé, sa vie est dirigée par la drogue. Au milieu du morceau, lors du break, la victime supplie son maître : « master, master, master… ».

The Thing That Should Not Be : Cliff Burton était un grand fan de H.P. Lovecraft. Mais très vite, il a passé le virus de la lecture des livres de ce maître de l’horreur aux autres membres du groupe. Ainsi, c’est James qui a écrit ce morceau inspiré du livre Dagon. L’histoire raconte le départ en bateau de quatre personnes d’une île de la Méditerranée et qui sont prises au piège par une tempête. Deux personnes sont tuées et les deux autres échouent sur l’île. Ils s’aperçoivent que ses occupants sont des « hybrides d’humains et de poissons ».

Welcome Home (Sanitarium) : Inspiré du film « Vol au-dessus d’un nid de coucou », on retrouve ici un homme enfermé dans un asile. Il se demande pour quelle raison il est là. Plus le morceau avance et plus le narrateur devient violent. Cette impression est renforcée par l’accélération du tempo au fil du morceau. L’homme trouve son salut, à la fin, en tuant : « kill, it’s such a friendly word, seems the only way, for reaching out again » (tuer, quel mot doux, on dirait que c’est la seule façon, pour retrouver le monde).

Disposable Heroes : Ce titre parle de la guerre, ses horreurs et ses conséquences, la manipulation, l’État qui envoie ses jeunes se faire tuer.

Leper Messiah : Chanson qui critique la religion et la télévision Évangéliste, et toutes les dérives sectaires en général. La mère de James, membre de la « Christian Science », est morte d’un cancer lorsqu’il avait 16 ans alors qu'elle refusait de se faire soigner, en préférant mourir pour satisfaire le choix d’un certain « dieu ». Ce thème sera repris dans plusieurs futurs morceaux. Dave Mustaine affirme avoir composé le riff, bien qu'il ne fût jamais crédité.

Orion (Instrumental) : Instrumental composé par Cliff Burton. On ressent une influence de la musique classique que le bassiste écoutait beaucoup. En effet, il y a une véritable orchestration dans les différentes parties de ce morceau. Le solo de basse et de guitare qui apparait vers la milieu de la chanson était à la base la conclusion de Welcome Home.

Damage, Inc. : Un morceau violent, à l'image du thème de la chanson : la violence. L’intro du morceau est composée par Burton, avant qu’un violent riff arrive à la face de l’auditeur. Les paroles « fuck it all and fucking no regrets » seront réutilisées dans St anger.

Presque toutes les chansons de l'album semblent évoquer le thème d'hommes réduits à l'état de marionnettes (« puppets »), rendus esclaves par leur propre violence (Battery), la drogue (chanson-titre Master of Puppets), la folie et les asiles (Welcome Home), l'armée (Disposable Heroes) ou encore les prédicateurs religieux corrompus ou les sectes (Leper Messiah). La dernière chanson de l'album, particulièrement violente, est une incitation à rompre les chaînes qui réduisent l'humanité à esclavage.

Master of Puppets reste dans la lignée de Ride The Lightning car il possède la même structure musicale (tout comme leur prochain album ...And Justice for All.

Les premières secondes sont calmes, des guitares acoustiques jouent un air assez mélodieux et le reste de la première chanson est très rythmé (même agressif). La seconde chanson, assez longue, donne son titre à l'album. La troisième est lourde, au tempo lent et de structure simple. La quatrième chanson est calme, presque une ballade. L'avant-dernière chanson est instrumentale et longue. La dernière chanson commence par briser une mélodie douce et est à nouveau très agressive.

Le groupe se permet de faire des chansons assez longues, Master of Puppets et Orion qui dépassent les 8 minutes.


Line-up

* Kirk Hammett - Guitare solo, Chœur
* James Hetfield - Guitare rythmique, Chant
* Cliff Burton - Basse, Chœur
* Lars Ulrich - Batterie




GUTSOFDARKNESS


L’entrée en matière est énorme, grandiose, assassine : une guitare espagnole aux accents tristes… puis c’est le gros son et la speed à vous en scalper un chauve : BATTERY ! ! ! ! Avec «Master of puppets», Metallica a porté au public une flopée de bombes inoubliables qui ont défoncé bon nombres de murs de piaules ; des bombes plus ou moins directes, plus ou moins lourdes, rapides, sophistiquées… mais toujours redoutables. Le riff du morceau titre n’est rien d’autre que le plus grand riff de speed metal jamais pondu, «Welcome home» la meilleure pièce du genre du quatuor, «Disposable heroes» est si longue, si pleine de son et de fureur qu’elle rend fou… «Orion» est entrée au firmament de la lourdeur et de l’ambiance metal. Une voix plus précise, des guitares de guerre, un batteur qui avait à l’époque la réputation d’être le plus grand… le temps aidant, les Four Horsemen multiplièrent les mesures impaires et les breaks incomplets sur des compositions d’une longueur quasi antinomique, le tout afin de cogner avant que l’auditeur ai pu se mettre en garde. «The thing that should not be» ou «Leper messiah», derrière leur apparente discrétion, ont inventé l’inconfort doom, la lourdeur pénible et désagréable ; à l’époque, Metallica prenait encore plaisir à ourdir des mélodies moches, patibulaires, des cassures abruptes, des structures à n’en plus finir basées sur le contre pied, le retour en arrière… le brusque. Le son est gros, la voix retenue mais très énervée, Lars Ulrich frappe comme un sourd… et ces gars-là avait un sens du riff thrash et coup de poing comme aucun avant eux. Les poignets de Hetfield ont explosé la notion de rythmique pour l’élever au rang d’attaque militaire : «You will do, what I say, when I say… You will die, when I say : you must die». Hammett était limpide, rapide, étoilé, violent, d’une précision chirurgicale à lacération d’oreilles garantie, et d’un toucher subtil avec lequel il savait faire pleurer lors de breaks adoucis aux soli magnifiques. Encore jeunes et plein de furie, les quatre américains ont tout de même déjà pris avec «Master of puppets» le virage exigeant qui mènera à «…justice… ». Le résultat est un recueil de bombes immédiates et surpuissantes comme «Battery», de headbanging imposé par l’incoercible marche du rythme (Leper Messiah), de pièces sophistiquées à l’efficacité pourtant directe et redoutable, des pièces à part et magistrales… un chef-d’œuvre en somme

ALBUMROCK


Attention, chef d'oeuvre. Pierre angulaire de la discographie des Four Horsemen, maître étalon du thrash, référence définitive du heavy metal, point de ralliement incontournable de tout bon headbanger qui se respecte, Master Of Puppets est le disque qui ne souffre d'aucune critique pour peu que l'on soit un tant soit peu sensible aux guitares saturées et aux arrosages de kalachnikov en règle. Si vous n'appartenez pas à cette catégorie d'individus, passez votre chemin, pauvres fous que vous êtes.

Cet album mythique peut se targuer d'avoir introduit de nombreux éléments progressifs dans la disco de Metallica, tout en ayant laissé apparaître une parfaite cohérence dans le propos du disque. Véritable plaidoyer contre les dominations exercées à l'encontre de l'humanité (drogue, guerre, intégrisme religieux) et parfaitement symbolisé par une pochette d'album devenue culte avec son champ de crucifix immaculés, manipulés par les fils d'un marionnettiste aux mains écarlates, le contenu idéologique de l'album, quoique fortement imagé (et pas toujours de la façon la plus limpide qui soit), contribue encore à accroître l'intérêt que l'on peut porter à cette galette adulée par tous les adeptes du dieu métal. Par ailleurs, ce troisième opus est aussi le dernier à avoir été réalisé par le combo originel, puisque Cliff Burton sera l'injuste victime d'un terrible accident de car sur les routes de Suède quelques mois après la sortie de l'album. Tragédie épouvantable qui rend cette galette encore plus emblématique, d'autant que jamais plus les Four Horsemen ne retrouveront une telle cohésion dans les compositions et le jeu scénique.

La charge s'ouvre avec "Battery", morceau qu'on ne présente plus et qui conclue encore aujourd'hui la plupart des concerts de Metallica. Après une magnifique introduction interprétée doucement à la guitare classique, donnant d'emblée une touche médiévale et irréelle au disque, les cavales électriques déferlent au triple galop et nous piétinent sans aucun ménagement. Tout n'est ici que rage et dévastation, les grattes sauvages d'Hetfield n'ayant d'égal dans la brutalité que les pilonnages de corde de Burton, auxquels viennent s'ajouter le solo rugissant d'Hammet et les frappes d'artillerie lourde d'Ullrich. Une fois l'attaque terminée, le groupe nous sort sa composition la plus fantastique à ce jour, "Master Of Puppets". Intro gargantuesque faite de trois séries de riffs monumentaux, couplets tendus déséquilibrés par des ellipses rythmiques qui relancent l'énergie en permanence, refrain héroïque imparable en mid-tempo, c'est du très grand art. Et le morceau continue de plus belle : splendide interlude en break, suivi d'une partie speed dopée par un solo prodigieux de Kirk Hammet, dont la longueur n'a d'égale que la vélocité. Un vrai morceau de bravoure qui précède le retour vers la structure initiale du morceau, lequel se conclue sous un déluge de rires démoniaques propre à glacer le sang des plus endurcis. Terrible.

On passe à une ambiance encore plus horrifique avec l'oppressant "The Thing That Should Not Be". Sur un rythme heavy implacable, les quatre musiciens développent un climat lugubre et angoissant grâce à des rythmiques macabres et à des paroles inspirées par Lovecraft, auxquelles on peut ajouter la courte mais grisante contribution d'Hammet qui reconvertit sa pédale Wah-Wah en artifice d'épouvante. S'ensuit la power-balade de l'album, "Sanitarium", encore une brillante réussite marquée par l'une des meilleures mélodies comises par le groupe. A peine avons-nous le temps de reprendre notre souffle que "Disposable Heroes", le deuxième gros morceau du set, reprend les hostilités sur un passage à tabac en règle de nos pavillons auditifs. Ici, les riffs, véritables rafales de mitrailleuses lourdes au milieu d'un champ de bataille, sont si rapides qu'on se demande comment il est Dieu possible de maintenir une telle cadence. Retour ensuite au heavy metal avec "Lepper Messiah" et son riff ultra-rythmé alternant au poil phrasés glissés et piqués, avant de laisser sa place à un nouveau pont thrash supersonique propre à décoiffer le plus permanenté des métalleux.

Et puis, et puis, voilà que survient un nouveau sommet, l'énormissime instrumental de cette galette. "Orion" est un véritable prodige de musicalité, qui doit énormément à la verve mélodique de feu Cliff Burton. Ici, la vitesse est mise de côté au profit de la force émotionnelle, notamment dans la deuxième partie du titre qui emprunte beaucoup au blues et qui devient presque jazzy par moments. Un petit bijou de progressivité, à mettre absolument entre toutes les oreilles. Enfin l'heure de sonner la retraite arrive, mais ne vous fiez pas à l'intro psychédélique de Burton car "Damage, Inc" porte bien son nom. Véritable entreprise de démolition en règle, le rouleau compresseur des guitares détruit tout sur son passage. Profitez bien de cette dernière tuerie thrash de l'album, il n'y en aura plus d'autres de cette trempe dans les réalisations qui suivront.

J'oubliais de le préciser, mais peut-être pouvait-on le deviner à la lumière de tout ce qui précède. Master Of Puppets est considéré comme le meilleur album de Metallica. Avec le Black Album, il représente la quintessence du jeu musical des Four Horsemen. Quant on pense que ces deux albums représentent à eux seuls une bonne moitié du contenu de chacun de leurs concerts - même encore à l'heure actuelle ! Si les allergiques à l'agression sonore préfèreront certainement l'éponyme du groupe, nul doute que le consensus penche clairement en faveur du marionnettiste dans le milieu inoxydable des headbangers chevelus. Vous n'avez plus qu'à choisir votre camp. Pour ma part, entre les deux, mon coeur balance...


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Re: Histoire de la bonne zique !

Message par pilou le Ven 6 Fév - 22:19

Alain BASHUNG - Fantaisie militaire - 1998



Allez, surprenons un peu.....
BASHUNG ici ?
Certes, il n'est dans aucun classement. Mais en dehors du Melody Nelson de Gainsbourg, parfois évoqué, nulle trace d'artiste français dans aucun classement anglo saxon....
BASHUNG rock ? Ben vi mais c'est très vaste le rock. Dylan c'est du rock. Joan Baez aussi. Tokio Hotel non....
Si certains peuvent plutôt ranger sa musique dans le style "variété de qualité à textes", une chose est sûre: le personnage BASHUNG est éminemment rock. Tout est rock dans son attitude, ses postures, son attitude dans le paysage musical. Très souvent à contre temps, voire carrément à contrecourant de toutes les modes, le bonhomme s'est imposé dans la durée, pour devenir une sorte de monstre sacré, avec une belle série d'albums intemporels dans sa besace.
Total respect, monsieur BASHUNG !


From WIKI
Alain Bashung, de son vrai nom Alain Baschung, est un auteur compositeur interprète et comédien français, né le 1er décembre 1947 à Paris. Il est devenu une figure importante de la chanson et du rock français à partir du début des années 1980 et a influencé un grand nombre de chanteurs de la nouvelle scène française.

Après avoir enregistré en duo City avec Brigitte Fontaine sur son album Les Palaces, il revient à la musique en 1998 avec Fantaisie militaire, pour lequel il collabore avec Jean Fauque, Rodolphe Burger, Les Valentins et Jean-Marc Lederman. Adrian Utley, guitariste du groupe anglais Portishead, est également présent sur l'album. Les arrangements de cordes, qui apportent beaucoup à l'esprit du disque, sont l'œuvre de Joseph Racaille. Le premier single issu de cet opus est "La nuit je mens". Il reçoit pour cet album trois victoires de la musique en 1999. En 2005, à l'occasion de la vingtième édition des Victoires de la Musique, Fantaisie Militaire est consacré meilleur album de ces vingt dernières années. Cet album est un succès critique et commercial pour Bashung.

Titres
Malaxe (Alain Bashung - Jean Fauque / Alain Bashung - Les Valentins)
La nuit je mens (Alain Bashung - Jean Fauque / Alain Bashung - Les Valentins)
Fantaisie militaire (Alain Bashung - Jean Fauque / Alain Bashung)
2043 (Alain Bashung - Jean Fauque / Alain Bashung)
Mes prisons (Alain Bashung - Jean Fauque / Alain Bashung)
Ode à la vie (Alain Bashung - Jean Fauque / Alain Bashung - Jean-Marc Lederman)
Dehors (Alain Bashung - Jean Fauque / Alain Bashung - Les Valentins)
Samuel Hall (Olivier Cadiot / Rodolphe Burger)
Aucun express (Alain Bashung - Jean Fauque / Alain Bashung)
Au pavillon des lauriers (Alain Bashung - Jean Fauque / Alain Bashung)
Sommes-nous (Alain Bashung - Jean Fauque / Alain Bashung)
Angora (Alain Bashung - Jean Fauque / Alain Bashung)



From Music Story
Fantaisie Militaire fait partie des albums de Bashung qui réinventent ses formes musicales et son langage. Quatre ans après Chatterton et une longue tournée rétrospective, il revient avec le parolier Jean Fauque et renouvelle ses textures musicales par des associations avec Rodolphe Burger (Kat Onoma, autre franc-tireur du rock d’ici), Edith Fambuena (Les Valentins) et Jean-Marc Lederman (Front 242) qui opèrent une mise en sons ample et cohérente.

L’album est une réinvention de son univers qui tend vers une dimension plus classique avec les cordes de « Fantaisie militaire » et s’approprie les dernières révolutions de la pop comme en témoigne le trip-hop de « 2043 », « Ode à la vie » et « Samuel Hall » sillonnés par les interventions du guitariste/arrangeur de Portishead, Adrian Utley.
La poésie est toujours au rendez-vous avec quelques sommets (« La Nuit je mens », « Sommes-nous ») d’un récit de multiples vies empruntées par le tandem d’auteurs.

Bashung fait figure de tête chercheuse en s’aventurant dans des contrées où nul ne s’approche, sans trop s’éloigner de ses racines pour qu’on le voie évoluer à l’horizon et nous toucher autant.

From "Vos critiques de disques"
Morceaux envoûtants, univers très personnel, textes captivants, pochette superbe, Fantaisie militaire répond à tous les critères du chef d’œuvre… Du premier titre, Malaxe, au dernier, Angora, en passant par le tube mémorable La nuit je mens, mais aussi Samuel Hall, Mes prisons ou Fantaisie militaire, l’auditeur se retrouve pris dans une fantastique tempête d’images, d’idées et de sons. Il peut rester troublé par la beauté des textes ou se laisser bercer par les musiques, très originales.
Cet album d’une incroyable richesse peut être écouté à l’infini sans provoquer de lassitude, Alain Bashung dévoilant ici une fascinante personnalité.



From Evene:
Dans l'intimité du studio
De l'avis de tous, l'enregistrement s'est déroulé dans une atmosphère des plus agréables malgré l'abondance de morceaux sombres. C'est cette antinomie que rend le titre 'Fantaisie militaire'. "Les images d'actualité durent longtemps en moi, c'est vrai, et peuvent provoquer un sentiment général qui coule sur tout un album. 'Fantaisie militaire' a été déclenché par un flash d'info à propos d'un militaire qui déchiquetait son béret au Rwanda", affirme Bashung. Le chanteur qui signe la quasi-totalité des morceaux du disque dirige les séances avec discrétion. Chaque chanson ne nécessite que trois ou quatre prises pour arriver à maturation. Le seul changement de dernière minute a lieu au sujet d'un morceau particulièrement marquant, 'Samuel Hall' composé par l'ancien Kat Onoma, Rodolphe Burger. Alors que celui-ci propose ses services depuis longtemps, Bashung accepte au dernier moment d'intégrer ce morceau, presque sur un coup de tête. Dans le cadre très "militaire" du studio, le chanteur insère ainsi une certaine "fantaisie", celle qui lui a fait défaut, selon ses propres dires, toute son enfance : "Les paroles disent "Allez au diable... Je vous déteste tous". D'un seul coup, je me suis souvenu de l'époque où j'étais enfant de choeur en Alsace, c'était impensable alors de m'imaginer prononcer de telles phrases."

Un modèle
Des boîtes à rythmes trip-hop ou des réminiscences de new wave ('Aucun express'), des violons orientaux ('Au pavillon des lauriers'), une énergie rock ('Fantaisie militaire'), de flambants arrangements ('Angora'), une diction entre chant et récitation marquée par des mots qui restent en gorge pour s'échapper au dernier instant ('Sommes-nous') : les douze titres qui forment 'Fantaisie militaire' offrent chacun leurs secrets, leurs dérobades, leurs chemins de traverse. Et s'écoutent autant comme des macrocosmes que des microcosmes – d'où l'appel de 'Ode à la vie' : "ode à la poésie / ode à la presbytie". Mais comme tout chef-d'oeuvre qui se mérite, 'Fantaisie militaire' se devait d'avoir sa porte d'entrée : le tube 'La Nuit je mens', ode à la double vie, trouve le chemin des radios et de l'inconscient collectif. L'élève hexagonal dépasse les maîtres anglo-saxons au point que des artistes d'outre-Manche s'approprieront la chanson de l'Alsacien, tel l'Anglais Tom McRae. Malgré ses textes obscurs dans tous les sens du terme et friands de détournements d'expressions ("J'ai fait la saison dans cette boîte crânienne"), malgré sa musique intransigeante et sophistiquée, 'Fantaisie militaire' est un succès populaire et critique récompensé par trois victoires de la musique, fait assez rare dans la chanson française pour le remarquer – tant critique et public se confrontent d'habitude. Bashung lui-même a du mal à se l'expliquer : "Sur 'Chatterton', qui était un disque assez difficile d'accès, c'était souhaitable qu'un tube permette aux gens d'y entrer. C'est ce qui s'est produit avec 'Ma petite entreprise' (…) Cette fois, l'album était sans doute plus évident dès le départ et c'est pour ça que ça a fonctionné. C'est le genre de mystères qu'on aura toujours du mal à expliquer. Ça provient peut-être du rapport entre les mots et les sons qu'il y a derrière, de la façon de présenter les choses... Peut-être que c'était limpide et cohérent au bon moment. Je crois plutôt à ça, à une certaine cohérence." Dans la foulée, Dominique A s'empressera d'arranger ses morceaux "à la Bashung" avec une partie de l'équipe de 'Fantaisie militaire' sur 'Tout sera comme avant', tandis que Bashung ira encore plus loin en 2002 avec 'L'Imprudence', mais ceci est encore une autre histoire…



La nuit je mens. Magnifique chanson, chantée sur la scène des victoires de la zique en 2005. J'étais en backstage, je l'ai vu descendre de scène, incroyable mélange de timidité et d'assurance d'un vrai seigneur...

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Re: Histoire de la bonne zique !

Message par alphie712 le Sam 7 Fév - 0:11

Décidément... c'était le prochain sur ma liste...
J'hésitais entre Play Blessures et Fantaisie Militaire...
Eh oui , aussi bizarre que ça puisse paraître pour certains, Bashung est le plus grand rocker français. Un géant...le dernier peut-être...
Il jouit dans le métier d'un prestige et d'un respect énormes et mérités...

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Re: Histoire de la bonne zique !

Message par pilou le Sam 7 Fév - 11:16

Désolé de te couper l'herbe sous le pied, cher doc.
Que cela ne t'empêche pas d'ajouter ce que tu veux sur ce magnifique album et cet immense artiste ;-)

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Re: Histoire de la bonne zique !

Message par alphie712 le Sam 7 Fév - 14:10

Pour les non initiés, outre Fantaisie Militaire, il faut écouter absolument Play Blessures (complètement déjanté, écrit avec Gainsbourg), L'Imprudence (sombre, difficile mais sublime) et le dernier, Bleu Pétrole (un des meilleurs disques de ces dernières années)...
Et puis, toute sa discographie, quoi...

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Re: Histoire de la bonne zique !

Message par alphie712 le Sam 7 Fév - 14:12

En préparation : les Pixies,Marianne Faithfull, Guns'nRoses, PJ Harvey Wink

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Re: Histoire de la bonne zique !

Message par pilou le Sam 7 Fév - 16:38

AEROSMITH - Toys in the Attic - 1975



Aerosmith: Célèbre dans les années 70, bien qu'un peu resté dans l'ombre des plus grands du genre à l'époque (Led Zep, Deep purple, et autres Black Sabbath), ce groupe US a su rester sur le devant de la scène, effectuant de vrais come back dans les 80's, puis les 90's, avec des albums à succès à la clé.
Pour ma part, j'en reste à leurs premiers opus, dont celui ci, qui a permis au groupe de réellement exploser.
La personnalité du binôme de pointe de ce quatuor n'est pas pour rien dans le succès d'Aérosmith: Steven Tyler, le chanteur sexy et déhanché à la bouche et à la gestuelle "Jaggerienne", et le gratteux Steve Perry, un des meilleurs lead guitar de hard rock.
En fait de hard rock, Aerosmith s'est autant distingué dans les ballades que dans les titres plus ravageurs....


From WIKI
Un mot sur le groupe:
Aerosmith est un groupe de hard rock américain, créé à Boston à la fin des années 1960, et qui a connu un regain de popularité à partir de la fin des années 1980 et au début des années 1990. Leur musique est un hard rock typique des années 1970, mais qui reste tout de même proche de ses racines blues.

Aerosmith est un des groupes de hard rock le plus vendeur de tous les temps, ayant vendu 150 millions d'albums dans le monde, incluant 65 millions d'albums rien qu'aux États-Unis. Ils détiennent également le record du plus grand nombre de disques d'or et multi-platine pour un groupe américain. Le groupe a marqué 21 hits au Top 40 dans le Billboard Hot 100, neuf hits n°1 au Mainstream Rock, remporté quatre Grammy Awards, et dix MTV Video Music Awards. Ils ont été intronisés au Rock and Roll Hall of Fame en 2001, et en 2005 ils furent rangés 57e dans le classement des 100 plus grands artistes de tous les temps du magazine Rolling Stone.

Toys in the Attic
Toys in the Attic est le 3ème album d'Aerosmith, sorti en 1975 chez Columbia.
Pour le titre de l'album le groupe s'est inspiré de la phrase "bats in the belfry" prononcée par Lillian Hellman en 1959.
En 2003 l'album était classé 228 sur la liste des 500 plus grands albums de tous les temps proposé par le magazine Rolling Stone. L'album a obtenu la 11ème place du Billboard et a été huit fois disque de platine.

Liste des morceaux
Toys in the Attic (3.02)
Uncle Salty (4.07)
Adam's Apple (4.34)
Walk This Way (3.30)
Big Ten-Inch Record (2.12)
Sweet Emotion (5.06)
No More No More (4.34)
Round and Round (5.03)
You See Me Crying (5.11)

The Toxic Twins (Tyler et Perry en 1975)



From Destination Rock
1975 TOYS INTHE ATTIC ... ECLECTIC TOYS ...

Sans doute fatigué de n’être considéré que pour son improbable ressemblance avec les Stones, c’est en 1975 qu’Aerosmith décide d’alimenter la chronique rock avec un album dont les arguments font encore références aujourd’hui : Toys in the Attic. Synthétisant tout ce que l’Aero produira dans les années à venir, Toys transpire un hard rock inventif imprégné de blues de la plus belle facture. Après deux albums ayant reçu un accueil mitigé du public, celui-ci démontre une fois pour toute que les Duponts Volants ne sont pas de vulgaires clones, mais bien un groupe à l’identité affirmée.

Si pour certains, le hard rock se limite à une exécution plutôt formatée des poncifs du genre, Aerosmith signe et confirme en se démarquant une fois de plus des clichés habituels. Avec un seul titre, l’intemporel Walk This Way, le groupe de Boston s’installe immédiatement en tête d’affiche du paysage rock. L’effet de surprise est total pour les fans de la première heure, le cadeau inespéré. Car non content de nous livrer un hit magistral, la bande à Steven Tyler impose au travers de 9 titres, un style, une griffe, qui aujourd’hui encore ne souffle aucune faiblesse.

Sans oublier de souligner l’excellent travail de production de Jack Douglas, rappelons que le succès de cet album ne s’arrête pas à un seul titre, mais repose sur la richesse de compositions toutes plus accrocheuses les unes que les autres. Saupoudré de fragrances orientales, de section cuivre et autres jazz influences, Toys in The Attic explore tous les horizons du rock. Jouant habilement des coudes, la basse de Tom Hamilton riff de toute sa classe là où les cordes de Joe Perry donne la leçon. Là où d’autres auraient joué de prudence, l’Aero multiplie les contrastes, se joue des différentes couleurs musicales et soigne son rock d’orchestrations subtiles. Aerosmith a du talent.

Malheureusement, le talent ne protège pas des excès. Alors que, l’année suivante, l’album Rocks confirme puissance 10 un succès mérité, le groupe a déjà mis la musique au second plan et se préoccupe plus particulièrement de paradis artificiels. Fin 1979, le divorce est consommé et Joe Perry quitte le groupe pour créer sa propre formation, le Joe Perry Project… Une décennie plus tard, grâce à l’initiative du groupe de rap Run Dmc, c’est pourtant le groupe original qui renouera avec le succès. Mais cela, c’est une autre histoire…

Jagger/Tyler: Deux voix, deux présences, deux frontmen..... deux frères ?


From Music Story
Avec ce troisième album, les Bostoniens se détachent pour de bon de leurs copains et rivaux les New York Dolls (trop bordéliques) et Kiss (plus vendeurs, mais beaucoup moins doués) et laissent éclater toute leur fantaisie et leur joie de jouer.

Il y a du Led Zeppelin de « Communication Breakdown » dans « Toys In The Attic », la chanson-titre, où Joe Perry a encore progressé d’un cran en tant que compositeur, même le bassiste Tom Hamilton livrant une chanson, véritable écrin pour sa basse et avec un délire total de Joe Perry à la talk-box, « Sweet Emotion », un de leurs classiques, toujours très attendu en concert (et dont Guns N’Roses piquera un passage à la batterie pour son « Paradise City »). Sur le mémorable « Walk This Way » (avec le drumming funky de Joey Kramer et le riff de guitare imparable, trouvé par Joe Perry un jour de soundcheck), Steven Tyler, aussi doué comme parolier que comme frontman, montre son goût pour les jeux de mots, les doubles sens et les histoires salaces et adopte une scansion qu’on assimilera quelques années plus tard à celle du rap, d’où, en toute logique, la reprise du morceau par Run D.M.C. dans les années 80.

En conclusion de la première face, on a droit à une blague de bon goût avec « Big Ten-Inch Record », reprise d’une vieille chanson coquine qui aura même droit aux honneurs du live. Ceux qui veulent du hard à l’état pur en trouveront aussi, et du costaud, avec « Adam’s Apple » et « No More No More ». Final incroyable avec « You See Me Crying », LA ballade majeure d’Aerosmith, sans doute plus encore que « Dream On », avec des orchestrations de toute beauté. L’auditeur aura beau chercher, il ne trouvera pas un titre faible ici. Un des très grands disques de rock américain des années 70.


Le célébrissime Walk this way (repris depuis en version rap/hip hop...), avec un des riffs les plus efficaces de tous les temps !


Puisque je parlais de ballades, voili le célèbre "Dream on" (sorti sur leur premier album en 1973)

pilou
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Re: Histoire de la bonne zique !

Message par pilou le Sam 7 Fév - 18:09

The RAMONES - Ramones - 1976



The Ramones: un groupe mythique et précurseur, les inventeurs du Punk Rock ? En tous cas de grands instigateurs de ce genre, c'est clair.
Ici, pas de grands musiciens: on plaque quelques accords, on tape.... mais c'est de l'énergie pure, de la rage chantée par un grand épileptique (au sens médical du terme).
14 titres d'environ 2 minutes chacun pour une galette d'une petite demie heure, restée très célèbre et vénérée de beaucoup.
The Ramones, c'est un peu les Beach boys sous speed...



From WIKI
Un mot sur le groupe
Les Ramones étaient un groupe de punk rock originaire de New York et qui fait partie des premières formations du mouvement punk. Fondé en janvier 1974, le groupe enregistra 14 albums en studio et effectua de nombreuses tournées avant de se séparer en 1996. Leur look se détachait par son minimalisme et son aspect négligé : cheveux longs, blousons de cuir des années 1950, jeans déchirés aux genoux. Ce style sera repris plus tard par le mouvement grunge. Ils n'hésitaient pas à jouer avec l'humour noir accompagné d'une musique entrecoupée de slogans, comme par exemple « Beat on the brat with the baseball bat » - qui signifie en français : « Tape sur le môme avec une batte de base-ball » - ou le titre provocateur de Blitzkrieg Bop, une allusion à la guerre menée par l'Allemagne nazie, « blitzkrieg », le deuxième sens de cette chanson étant un hommage aux kids fans des Ramones qui se déchainent dans leurs concerts, ainsi que « Today your love, tomorrow the world » en référence au fameux « Aujourd'hui l'Allemagne, demain le monde » de Hitler. Naturellement, ces titres ne sont que de la provocation punk.

Les quatre Ramones ont influencé avec quelques mois d'avance les kids urbains de la première vague punk anglo-américaine, en particulier The Clash et les Sex Pistols. En 1976, ils enregistrèrent un album avant de tourner en Angleterre. Les Ramones furent produits par Phil Spector en 1979 pour l'album End of the Century qui sortit dans les bacs en 1980.

A l'origine, le groupe, c'est:
Joey Ramone (Né Jeffrey Hyman, 19 mai 1951 - † 15 avril 2001, cancer de la lymphe): chant de 1974 à 1996.
Johnny Ramone (Né John Cummings, 8 octobre 1948 - † 15 septembre 2004, cancer de la prostate): guitare de 1974 à 1996.
Dee Dee Ramone (Né Douglas Glenn Colvin, 18 septembre 1952 - † 5 juin 2002, overdose): basse de 1974 à 1989.
Tommy Ramone (Né Thomas Erdelyi, 29 janvier 1952 - ): batterie de 1974 à 1978.
Le 5° membre durable et important est Marky Ramone (Né Marc Bell, 15 juillet 1956) : batterie de 1978 à 1983 et de 1987 à 1996.
Comme on peut le remarquer, chacun s'est donné le nom de Ramone.
Et puis 3 sont morts, sur les 4 de la formation initiale....


Ramones, l'album
Ramones est le premier album du groupe de punk-rock américain The Ramones, sorti en 1976 et produit par Craig Leon. Il fut classé 33è meilleur album de tous les temps par le magazine Rolling Stone

Liste des pistes
Tous les titres sont écrits et composés par le groupe, sauf indications contraires.
Blitzkrieg Bop – 2:14
Beat on the Brat – 2:32
Judy Is a Punk - 1:31
I Wanna Be Your Boyfriend – 2:24
Chain Saw – 1:55
Now I Wanna Sniff Some Glue – 1:34
I Don't Wanna Go Down to the Basement – 2:35
Loudmouth – 2:14
Havana Affair – 2:00
Listen to My Heart – 1:56
53rd & 3rd – 2:19
Let's Dance (Jim Lee) – 1:51
I Don't Wanna Walk Around with You – 1:43
Today Your Love, Tomorrow the World – 2:09

Les Ramones en 1977


Avis d'internaute
LA MATRICE DU PUNK
Cet album est essentiel dans l'évolution de la musique. Que des hits en éjaculation ininterrompue, un son cradingue, 4 musiciens sortis tout droit d'une bande dessinée. Sachez qu'à l'époque les Pistols et les Clash balbutiaient encore dans leurs caves et ne juraient que par les RAMONES !!! Mythique...


Le tonitruant et rafraischissant "Blitzkrieg Bop", une vraie lame de fond qui vous trempe la tronche en 2 minutes chrono, par un groupe en pleine forme.
Vous verrez, vous allez en redemander !!!

pilou
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Re: Histoire de la bonne zique !

Message par pilou le Sam 7 Fév - 20:17

Michael JACKSON - Thriller - 1982



Bon, pas besoin de présenter ce disque ni son auteur. Si l'homme me révulse, l'artiste est bien le "King of pop", titre vraiment mérité. Et cet album (20° au classement des 500 meilleurs albums der tous les temps selon Rolling Stone, excusez du peu..) est une mine d'influences, de rythmes qui ne peuvent laisser indifférent.

From WIKI
Thriller est un album du chanteur Michael Jackson, produit par Quincy Jones et sorti en 1982. C'est aussi le titre d'une piste de l'album, « Thriller, » signée par Rod Temperton qui a donné lieu à un très long clip vidéo, réalisé par John Landis.

Thriller reste toujours l'album le plus vendu de tous les temps d'après le Livre Guinness des records avec 55 millions de copies . Pour la première fois dans l'histoire de la musique, 7 chansons sur 9 sortent en 45 tours (simple). L'album Thriller demeurera 37 semaines (non-consécutives) au sommet du Top 200 album des États-Unis. Aucun album n'a à ce jour battu ce record. Véritable phénomène, Thriller a marqué bien au delà des années 1980 et reste une source d'inspiration et d'admiration pour de nombreux artistes.

Composition
L'album, dont les styles musicaux sont principalement le funk, la soul et la pop, bénéficie néanmoins du renfort de musiciens rock renommés sur plusieurs titres.

Wanna Be Starting Something
Chanson écrite par Michael Jackson. Même si aucun clip n'accompagne cette chanson, elle réussit à se classer à la 5ème position du Billboard Hot 100. La chanson utilise des choeurs de Soul Makossa de Manu Dibango. D'une durée totale de 6 minutes, c'est la chanson la plus longue de l'album. La chanson est de genre funk.

Baby Be Mine
Chanson écrite par Rod Temperton, baignée dans une atmosphère soul/funk sentimentale typique des années 80. Bien qu'elle ne soit pas sortie en single, Baby Be Mine est appréciée autant que les autres chansons de l'album pour sa mélodie prenante, supportée par les membres du groupe Toto, et ses paroles simples. Aucun clip n'accompagne la chanson.

The Girl Is Mine
Duo entre Michael Jackson et Paul McCartney qui se disputent une fille, tous les deux annonçant qu'elle l'aime le plus. The Girl Is Mine est le premier single extrait de Thriller, non pas pour sa qualité en tant que chanson, mais pour mettre en avant le mélange ethnique de deux chanteurs, l'un noir, l'autre blanc, classé n°2 au Billboard. Aucun clip ne supporte la chanson.

Thriller
Chanson écrite par Rod Temperton, racontant les pires situations que peut ressentir une personne en regardant un thriller (un film d'horreur). La chanson est sortie en single en 1984, suite au succès phénoménal du clip vidéo, soit deux ans après la sortie de l'album et il en fut le dernier extrait. La chanson est surtout connue pour son clip révolutionnaire, d'une durée inhabituelle (14 minutes alors que la chanson dure 5:58). Ses effets spéciaux et la présence d'un scénario mais aussi la chorégraphie finale réalisée par Michael Peters et par l'artiste lui-même ont fait rentrer Thriller dans la littérature (sa danse est appelée Thriller Dance). Pour financer le clip le plus cher de l'époque, une cassette produite par MTV fut lancée appelée The Making of Thriller, devenue rapidement la cassette vidéo musicale la plus vendue, battue en 1988 par Moonwalker, un film de Michael Jackson également.

Beat It
La chanson, écrite par l'artiste, raconte la vie dans les gangs, classée n°1 au Billboard, célèbre également par le solo de guitare de Eddie Van Halen et surtout par son clip à gros budget (plus gros budget attribué à l'époque, battue ensuite par Thriller, puis par Scream) où l'artiste interprète une chorégraphie réalisée par Michael Peters et par l'artiste lui-même ont rendu Beat it une chanson rock d'exception. La chanson remportera un Grammy en 1983.

Billie Jean
Chanson écrite par Michael Jackson, devenu très rapidement la chanson emblématique de l'artiste, classée n°1 au Billboard, très célèbre depuis son interprétation en direct sur NBC le 26 mai 1983. Michael Jackson interprète Billie Jean pour la première fois et y inclue le moonwalk, devenu dès lors son pas de danse caractéristique. La chanson parle d'une groupie appelée Billie Jean qui aurait affirmé que son fils est de lui (The child is not my son, l'enfant n'est pas de moi). La chanson remportera un Grammy en 1984.

Human Nature
Célèbre ballade de l'album, écrite par Steve Porcaro et John Bettis, classé n°7 au Billboard, Human Nature reste une des chansons préférées de l'artiste, caractérisée par son célèbre why, why ?.

P.Y.T. (Pretty Young Thing)
Chanson écrite par James Ingram et Quincy Jones. P.Y.T. est le sixième single extrait de l'album, ce qui est un record à l'époque (record battu en 1987 avec Bad qui extrait 9 singles). La chanson est de genre funk, réussissant à se classer à la 10e place du Billboard Hot 100. Une première version avait été écrite par Michael Jackson mais Quincy Jones ne la trouvant pas assez bonne, écrit cette version. La première version a été remixée par Will.I.Am dans le cadre de Thriller 25. Aucun clip ne supporte la chanson.

The Lady In My Life
Chanson qui marque la fin de l'album, The lady in my life est une ballade où les membres du groupe Toto interviennent. La chanson n'est pas sortie en single et aucun clip ne supporte la chanson.

L'enregistrement et le mixage ont été réalisé par Bruce Swedien, déjà responsable du son de Off the Wall et Give Me The Night, à l'exception du solo de Eddie Van Halen enregistré par Donn landee.


Impact culturel
Considéré comme l'album le plus abouti de Michael Jackson, Thriller est aujourd'hui encore source d'inspiration pour des artistes du monde entier. Outre la qualité des chansons présentes sur l'album, Thriller est reconnu mondialement pour ses clips à gros budget, révolutionnaires à l'époque. Le clip de Billie Jean a notamment permis aux artistes afro-américains de voir leurs clips diffusés sur la chaîne MTV. Le clip vidéo montre l'artiste poursuivi sans cesse par un photographe qui finira par se faire arrêter. Le clip de Beat it, d'un budget encore plus élevé, montre des gangs de rue qui s'affrontent, se terminant par une chorégraphie interprétée par l'artiste. Mais c'est surtout par le clip de Thriller, la chanson titre, que l'impact sera le plus important. D'une durée inhabituelle de 14 minutes, il change radicalement la façon de créer un clip. En effet, celui-ci ne se présente plus comme une chanson filmée mais comme un film ayant pour bande originale la chanson en question. Pour la première fois, un clip servira de promotion pour l'album. Sa chorégraphie reste célèbre dans le monde entier où chacun tente de reproduire ses fameux pas de danse.


Anecdotes
- Les chœurs à la fin du titre « Wanna be startin' something » ont été repris de la chanson Soul Makossa (1973) de Manu Dibango, qui semble avoir à l'époque accepté un règlement amiable pour le plagiat.
- Le titre original prévu pour l'album était Starlight. Starlight était une chanson que Michael Jackson avait écrite mais dont il n'était pas satisfait. Il a alors contacté Rod Temperton pour lui écrire une chanson qu'il voulait sur l'album : une chanson dansante avec pour thème une ambiance d'horreur.
- Michael Jackson avait écrit P.Y.T. (Pretty Young Thing) avec Greg Phillinganes. Cette version originale est présente dans le coffret The Ultimate Collection. La chanson a été réécrite par Quincy Jones et James Ingram pour lui donner un style beaucoup plus funk que la première (qui était plutôt d'inspiration R&B).
- Thriller garde le record du plus long classement à la 1re position du magazine américain Billboard avec 37 semaines non-consécutives.
- Le Clip de Thriller a bénéficié de l'arsenal complet d'un véritable film: un budget record à l'époque pour un clip (800 000 $) des dizaines d'heures de maquillage, l'acteur spécialiste de l'épouvante Vincent Price y prêtait sa voix, et le réalisateur chevronné John Landis était aux commandes. Ce même John Landis en 1981 réalisait Le Loup-garou de Londres (film qui a fortement influencé Michael Jackson pour thriller, même jusqu'à sa fameuse veste en cuir rouge qu'il porte dans le clip).
- Le Making of du clip Thriller est devenu la video musicale la plus vendue de l'histoire, record qui n'a duré que quelques temps, vu qu'en 1988, Michael Jackson a rehaussé la barre avec son film Moonwalker.
- Lorsqu'il a atteint le sommet, l'album Thriller se vendait à près d'un million d'exemplaires par semaine.
- Thriller est considéré par beaucoup comme le premier album de ce que l'on pourrait appeler « la génération MTV ». En effet, pour la première fois, un clip vidéo sert à la promotion d'un album. Lire à ce sujet l'analyse d'Yves Gautier dans le livre Michael Jackson de l'Autre coté du Miroir qui par ailleurs analyse en détail le scénario du clip.
- Thriller détient le record du plus grand nombre de singles ayant atteint le Top 10 (7 singles au total). Les albums Born in the U.S.A. de Bruce Springsteen et Rhythm Nation de Janet Jackson ont égalé ce record, mais ils sont sortis après Thriller.

Michael en 82, débarassé du père et de la fratrie, et pas encore mutant....


From Destination Rock
1982 THRILLER … PASSE SIMPLE…

Limiter Thriller au seul fait qu’il s’agit de l’album le plus vendu de tout les temps serait réducteur, tant l’objet culte qu’il représente encore aujourd’hui dépasse le cadre du simple effort musical. En effet, lorsque l’on écoute celui-ci, non seulement c’est au carrefour des genres que l’on se retrouve. A l’instant même de ce brassage qui permit de fixer les nouvelles orientations d’une musique noire qui se cherchait de nouvelles connivences. Mais également, à ce moment si particulier qui détermina l’association définitive de l’image au produit artistique. D’hier à aujourd’hui, de demain au futur, Thriller est un disque qui témoigne de son temps, tout en étant un visionnaire. A la fois, reflet parfait d’un moment aussi intense, qu’universel, multi générationnel et passionnant, s’étant inscrit naturellement dans la mémoire collective par nombre de ses titres, cette formidable entreprise pop est avant tout le succès d’un homme : Michael Jackson.

Lorsque l’on parle de pop, si c’est avant tout de diversité dont il s’agit, pour ce disque on aurait tendance à ajouter, enrichissement. Car si, principalement, Thriller est un objet prenant qui a pleinement réussit à matérialiser le mélange de genres aussi éloignés que le rhythm'n'blues et l’électronique. En un second temps, en favorisant ce métissage, il a également contribué à l’évolution des mœurs. Liberté d’espace, mais également libération définitive du carcan Jackson 5 pour son principal acteur, celui qui passe, aujourd’hui encore, pour un véritable phénomène sociétal, ce disque vers lequel se tournent tous les regards, passés et à venir, reste pour la postérité un mutant d’une rare ouverture d’esprit.

Lieu de partage, tant dans son expression qu’au niveau de ceux qui en furent les promoteurs, l’album du moonwalk, des clips MTV et de la surenchère commerciale est une formidable machine, dont la réussite ne dépend ni du hasard, ni de la chance. Machine à danser, mais surtout pari gagné d’une véritable association de compétences, si Beat it, Billy Jean, Thriller et Wanna Be Startin’ Somethin, entre autres, doivent leur célébrité à un Michael Jackson au fait de son art, d’autres grands noms sont tout autant attachés à leur succès. Tandis que l’on avancera le plus naturellement du monde, Quincy Jones, Rod Temperton, Dean Parks, Eddie Van Halen ou Toto pour les plus évidents, c’est toutefois vers les références premières de l’homme au gant blanc que se tourneront nos pensées. A savoir, James Brown, Fred Astaire, Jackie Wilson, Anthony Newly, voire même Marta & The Marvelaves.

Hard rock sur Beat It, break Soul Makossa emprunté à Manu Dibango pour l’Afrique, duo noir et blanc sur The Girl Is Mine, en quelques hymnes à l’écrasant pouvoir rassembleur, c’est le monde qui semble s’être sur l’instant réuni sur ce disque pour célébrer l’avènement d’un nouveau messie pop. Car au-delà du cas Thriller, de son exceptionnel rayonnement sur le début des années 80, on retiendra aussi, si l’on en fait l’effort, la victoire d’un homme sur son passé. Sur une enfance dominée par un père autoritaire, violent, insultant jusqu’à faire de ce fils un homme différent sous le scalpel de la chirurgie. Double victoire, donc. De celles qui permettent de créer le mythe, d’inscrire un nom au fronton de l’imaginaire du public, comme de la postérité, Thriller est un étonnant parc d’attractions dans lequel chacun y trouvera, selon l’angle d’écoute choisit, soit le miel qu’il a toujours cherché, soit les mésaventures d’un jeune homme à la poursuite de ses rêves.


Beat it en live au Japon en 1987: Démesure totale !

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