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les Rita orphelins

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1 les Rita orphelins le Mer 28 Nov - 17:59

brodie


MAry Poppins Frappadingue
MAry Poppins Frappadingue



Décès de Fred Chichin, guitariste dandy des Rita Mitsouko

Il y a 2 heures

PARIS (AFP) — "Marcia baila", "C'est comme ça", "Andy", "Les histoires d'A"... La scène rock française a perdu une de ses figures après la mort du guitariste Fred Chichin, âme des Rita Mitsouko aux côtés de sa compagne Catherine Ringer, emporté mercredi par un cancer fulgurant à l'âge de 53 ans.

Fred Chichin est décédé dans la matinée dans un hôpital parisien des suites de cette maladie qui l'a emporté en deux mois, selon sa maison de disques Because et son tourneur Corida.

Son état de santé avait forcé les Rita Mitsouko à annuler plusieurs concerts ces jours derniers, dont l'un était prévu mercredi soir à L'Olympia.

Pour d'autres spectacles récents, comme celui du 13 novembre, déjà à L'Olympia, Catherine Ringer avait chanté sans Fred Chichin, simplement accompagnée du groupe de musiciens qui suivait le duo.

Le dernier album des Rita Mitsouko, "Variéty", est paru en avril.

Le duo fonctionnait largement sur le contraste entre les personnalités de Chichin, dandy dégingandé au visage barré d'une fine moustache ou d'une barbe de trois jours, et de la diva destroy Catherine Ringer, à la voix puissante, théâtrale et pleine de folie.

Les Rita Mitsouko ont connu leur apogée en 1986 avec leur deuxième album, "The No Comprendo", qui contenait les tubes "Les histoires d'A", "Andy" et "C'est comme ça".

Depuis ses débuts en 1979, le groupe s'est fait le chantre d'une musique métissée et extrêmement inventive, mêlant des influences rock, funk, punk, ska, sud-américaines, ainsi qu'un solide sens de l'humour.

Il avait connu un énorme succès en 1985 avec la sortie du single "Marcia baila", tiré de son premier album, paru l'année précédente. Ce morceau latino-rock écrit en hommage à la danseuse argentine Marcia Moretto, décédée d'un cancer, s'est vendu à plus d'un million d'exemplaires.

Né le 1er mai 1954 à Clichy, d'un père cadre et passionné de cinéma qui avait créé dans les années 60 la revue "Miroir du cinéma", Frédéric Chichin avait rencontré Catherine Ringer en 1979 lors du spectacle "Flash rouge".

Ils avaient d'abord appelé leur duo les Spratz, avant d'opter pour Rita Mitsouko. "Rita" avait été choisi pour ses consonances sud-américaines et "Mitsouko" signifie mystère en japonais.

Tous deux avaient ajouté "Les" devant "Rita Mitsouko" au milieu des années 80, car le public pensait souvent que ce nom était celui de la seule chanteuse.

Leur troisième album, "Marc et Robert", en 1988, avait déçu, malgré la présence du tube "Le petit train". Le suivant, "Système D" (avec "Y a d'la haine"), avait lui aussi reçu un accueil moyen en 1993. Entre les deux, les Rita avaient demandé à des DJ de remixer certaines de leurs chansons pour l'album "Re" en 1990.

Suivront alors l'album "Acoustique" en 1996, "Cool frénésie" en 2000, la compilation "Bestov" en 2001, "La femme trombone" en 2002 puis "En concert avec l'Orchestre Lamoureux" en 2004 (réinterprétation de leur répertoire en concert avec cet orchestre classique).

"Variéty", paru en deux versions, française (avec trois chansons en anglais) et intégralement anglaise, avait marqué une renaissance artistique pour les Rita et avait reçu un bon accueil critique.

Dans une interview au magazine Télérama, Chichin avait alors fustigé le paysage musical français, déplorant n'entendre que "très peu de choses spontanées, qui jaillissent d'une vision personnelle".

Dans plusieurs interviews, il avait également évoqué l'hépatite C dont il avait souffert il y a quelques années mais qui est sans rapport avec son décès, selon son entourage professionnel.

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2 Re: les Rita orphelins le Mer 28 Nov - 20:13

Vero


Taulière du Taulier, admin
Taulière du Taulier, admin
purée....
je viens de voir ça au journal de la Une en Belgique.
Je suis deg... peut pas dire plus

fais chier merde !


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3 Re: les Rita orphelins le Mer 28 Nov - 20:57

berny


Taulier de la Taulière, admin
Taulier de la Taulière, admin
Un excellent compositeur et guitariste s'en va.
L'album "The No Comprendo" est un formidable album. Un des seuls qui à l'époque (1986) pouvait rivaliser avec les productions anglaises qui dominaient le marché.

Quelques clips des Rita :ICI



Dernière édition par le Mer 28 Nov - 21:03, édité 1 fois


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4 Re: les Rita orphelins le Mer 28 Nov - 20:58

alphie712


Black Sabbath Talent Aiguille
Merde !
Fred était un génie...
J'avais eu l'occasion de discuter un peu avec les Rita juste après leur concert sur la Grand Place de BXL il y a 3 ans ( enfin surtout avec Catherine car Fred était plus timide...)
Les Rita resteront un groupe inclassable ( et improbable ) du rock français...
Ciao l'artiste ! Crying or Very sad

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5 Re: les Rita orphelins le Mer 28 Nov - 21:02

pilou


jamais content
Ouais, faich....
Les Rita c'était un mélange détonant d'underground, d'inventivité foisonnante, de décalage, et en même temps, fait rare quand on peut déjà être affublé de ce qui précède, totalement populaire....
Catherine est la diva déjantée, la figure de proue, Fred était cet incroyable bidouilleur de sons, guitariste à la fois super cool et un rien nerveux, celui qui restait en retrait dans ce formidable duo...

Je les avais vu au Rex lors de leur tournée de la "femme trombone", et c'était vraiment great !

Bye Fred...

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6 Re: les Rita orphelins le Mer 28 Nov - 21:17

mayoute


Princess Guimauve
Bye l'artiste Sad

Je me sens toute bizarre

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7 Re: les Rita orphelins le Mer 28 Nov - 21:54

pilou


jamais content
merci pour les clips Berny, je m'en suis fait qq uns.
Leur myspace croule de messages.....

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8 Re: les Rita orphelins le Jeu 29 Nov - 14:28

Vero


Taulière du Taulier, admin
Taulière du Taulier, admin
Mort de FRED CHICHIN DES RITA MITSOUKO

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Fred Chichin n'est plus et laisse orphelin les Rita Mitsouko. L'auteur-compositeur-interprète est décédé ce mercredi matin des suites d'un cancer foudroyant. Il était hospitalisé depuis plusieurs semaines et avait dû renoncer à la tournée des Rita Mitsouko.



Rarement couple ne fut aussi uni, tant à la vie qu'à la scène. Depuis près d'un quart de siècle, Fred Chichin et Catherine Ringer, alias les Rita Mitsouko, promène un son rock déjanté et ludique sur toutes les scènes d'Europe.
Découverts en 1985 grâce au tube Marcia Baïla, les deux complices ont depuis continué à nous faire danser et chanter avec une musique éclectique et un look digne des cartoons les plus loufoques. Colorés, métissés, nouveaux, uniques, hors-la-loi, les qualificatifs sont innombrables pour parler des Rita. Un duo de charme et de choc...
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FRED CHICHIN

Né à Clichy, près de Paris, le 1er juin 1954, Fred Chichin aura une enfance similaire. De ses parents italiens et communistes militants, il apprend le même goût de la liberté et de l'indépendance, qu'il exprime dès son plus jeune âge par le biais de la création artistique.

Cinéma, musique et théâtre le passionnent, et Fred fait son école dans les voyages et les groupes de rock éphémères. L'un d'eux, en pleine mouvance punk, le mènera même sur la scène du Gibus, célèbre boîte parisienne.

Lorsqu'il rencontre Catherine, il en tombe rapidement amoureux. Le couple forme un premier projet professionnel en commun, celui d'accompagner la danseuse Marcia Moretto. Le décès tragique de cette dernière est à l'origine de l'immense succès du duo qui naît en novembre 1980.

Jazz, rap, chanson française, rock, tous les styles cohabitent avec splendeur pour créer une musique unique et de renommée internationale. Rita Mitsouko est désormais un groupe reconnu, qui n'a plus rien à prouver et dont le rythme de production n'obéit plus qu'à deux impératifs: le plaisir et l'éclectisme.

Marcia Baïla, C'est comme ça, Les histoires d'A, Jalousie, Andy, ... sont autant de mini-révolutions dans le monde parfois bien sage de la chanson francophone. Les Rita Mitsouko ont définitivement acquis ce grain de folie et d'intelligence qui les rendent éternellement novateurs.

Sébastien Brumont

http://fr.youtube.com/watch?v=BZ56pOwgR6E


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9 Re: les Rita orphelins le Jeu 29 Nov - 14:28

Vero


Taulière du Taulier, admin
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L'ombre enfuie d'un Rita Mitsouko



Fred Chichin. Photo: Keystone
DISPARITION. Fred Chichin, la moitié du duo éruptif qu'il formait avec Catherine Ringer rencontrée dans une audition en 1979, est décédé d'un cancer fulgurant, hier à l'âge de 53 ans. Retour sur une révolution française du rock.



Arnaud Robert
Jeudi 29 novembre 2007



Les histoires d'amour finissent mal, toujours. Il y a dix nuits, salle des fêtes de Thônex, Catherine Ringer avait murmuré à l'écart du microphone, des mots pour son homme absent. On n'entendait pas. On devinait. Une aventure qui durait depuis près de trente ans. Entre une punkette dépeignée, actrice à l'occasion en des films hors série, et un escogriffe mutique, fils de communiste, adepte des beaux refrains anglo-saxons. Fred Chichin, le garçon long à l'ombre des Rita Mitsouko, est décédé hier d'un cancer vieux de deux mois. Le rock français, dans sa version la moins contestable, s'abîme dans le noir.

Il était mal connu, au fond. Le genre de type, abrité derrière son sourire, qui n'en pense pas moins. Fred Chichin naît à Clichy, en 1954. Grandit à Aubervilliers avec une vue sur les usines. Famille italienne qui lui inculque des lendemains chantants. Il y a Marx dans son panorama. Pas seulement Karl, mais aussi Groucho, Harpo, Chico, Grummo et Zeppo.

Pour terrasser une timidité lancinante, Chichin contourne les gens; il passe sa vie dans les salles de quartier. Son premier groupe de rock s'appelle Fassbinder. Fred lit, Jules Verne beaucoup, fréquente les théâtres et les caves. Les répliques du séisme underground à Londres, le punk grimaçant, l'inspirent. Il aurait aimé être cela. Un animal de scène.

Quand il croise Catherine Ringer, en 1979 à une audition, il se dégotte enfin un mégaphone, un alter ego, plus qu'une marionnette, une chanteuse kamikaze capable de foncer dans le tas. Le duo Rita Mitsouko naît de cet aimant. Une force silencieuse, ouvrière, stratège même. Une autre lumineuse, charismatique et foncièrement décalée. Fred compose des hymnes, peaufine une production. Il apparaît très en retrait dans les clips, «Marcia Baila»notamment, derrière une muse mutine qui outrepasse ses attentes. On le qualifie d'épouvantail, penché sur sa guitare, qui s'endort à demi face aux journalistes. Il est à la tâche. Celle de réconcilier les contraires. Une esthétique de marge et des ventes en paquet.

Les Rita Mitsouko, cette concrétion de Rita Hayworth et d'un terme japonais qui signifie «mystérieux», remplissent un vide en France. Un groupe qui multiplie les tubes (Chichin est un mélodiste unique), sans donner jamais le sentiment de se compromettre. Une machine politique, aussi. De tous les combats antiracistes, des concerts manifestes de la gauche humaniste; dans la bouche de Ringer, sous la gratte de Chichin, c'est une conscience ludique qui se façonne. Récemment, pourtant, la rumeur rôdait d'un retournement de veste. La dernière édition du magazine Marianne, dans un article réquisitoire, dénonçait le sarkozysme rampant du duo, sa haine du machisme rap, l'angoisse paranoïaque de Chichin face à l'intégrisme musulman.

Difficile de savoir, aujourd'hui, si le cloître créatif des Rita Mitsouko s'était mué en bunker. Rien ne le laissait penser dans leur musique. Leur dernier disque, Variéty, ode aux refrains d'outre-Manche, au décloisonnement et à la ferveur funky, révélait surtout la faculté du couple à se questionner. Après avoir révolutionné l'art du clip en France, mis un terme à la fascination béate face au rock américain et bâti une œuvre bardée de classiques, les Rita Mitsouko partaient humblement à la conquête du monde. Fin des quotas. Catherine hurlait en anglais, derrière un vibrato de fin de bal. Fred enfilait ses lunettes noires. Devant de petites salles européennes, ils dévisageaient les Rolling Stones, les blues de papa, tout ce dont Chichin raffolait sans oser le dire.

Ces dernières semaines, les annulations abondaient. Parfois, comme à Thônex, Catherine débarquait seule, la tête ailleurs, moins franche dans ses éclats de voix. L'expérience des Rita Mitsouko, pour qui les avait suivis au moins une fois en tournée, se jaugeait au déferlement des concerts. Catherine Ringer en cantatrice démente, la danse désaxée, qui observait du coin de la voix son guitariste de mari, imperturbable, toujours immergé dans sa rigueur d'instrumentiste et de chef d'orchestre. Ils traversaient volontiers leur épopée. «Andy», «Les Histoires d'A», «Y'a d'la haine», «C'est comme ça», autant de refrains incantatoires, qu'ils avaient déjoués sur vingt ans. Qu'ils rhabillaient de techno, de rap, de jazz, de salsa, avec l'étrange souplesse d'un duo qui cherchait surtout à s'épater l'un l'autre.

Alors qu'on ignore encore quel avenir le groupe iconoclaste pourra s'inventer après le deuil, c'est l'héritage des Rita Mitsouko qui commence à s'évaluer. Fred Chichin, après avoir mis en musique 11 albums, a montré que le rock français ne pourrait plus se satisfaire d'une parodie blafarde de ses concurrents. «Ma base, ce sont les Beatles, Léo Ferré et Prokofiev», affirmait-il à Télérama, le printemps dernier. Multi-instrumentiste poète, anarchiste discret, Chichin n'avait qu'une posture philosophique. Le grand écart.


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10 Re: les Rita orphelins le Jeu 29 Nov - 15:07

berny


Taulier de la Taulière, admin
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Puisqu'on parle beaucoup de l'interview de Chichin à Télérama, vous pouvez la lire ICI

Il n'a pas dû se faire que des amis. Notez l'hommage très appuyé à Daho.


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11 Re: les Rita orphelins le Ven 30 Nov - 15:33

Vero


Taulière du Taulier, admin
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Frédéric Chinchin est né le 29 avril 1954 à Clichy, dans la banlieue parisienne. Ses origines sont multiples, il semblerait que Fred vienne du monde entier. Dans les années 1960, son père créé une revue, "Miroir du Cinéma". Convié à toutes les avant-premières, il y entraîne son fils. La Nouvelle Vague fait alors rage dans les salles obscures de l’époque mais Fred préfère les bons vieux westerns américains. Mais s’il semble passionné par Hollywood, c’est vers la musique que le destin va le conduire : le jeune homme a déjà, comme nombre de ses camardes, attrapé les virus Beatles et Rolling Stones. À l’âge de 14 ans, il décide d’apprendre la batterie et la guitare après avoir découvert Jimi Hendrix et son heavy blues endiablé. Deux ans plus tard, il quitte les bancs de l’école pour partir sur les routes et se consacrer à la musique.

Nous sommes au début des années 1970 et les temps sont durs pour les marginaux : c’est le début du temps des squatts, ceux d’Amsterdam, de Londres, de Paris. Fred voyage beaucoup en Europe, et, pour subvenir à ses besoins, il est tour à tour accompagnateur d’un marionnettiste, machiniste d’opéra, ou bruiteur pour le cinéma. Puis un jour, après un stage de musique éléctro-acoustique et contemporaine avec Nicolas Frize, fort de cette expérience, il fonde avec Jean Neplin son premier groupe de rock : Fassbinder. Cette fin de décennie 1970 est alors marquée par l’apparition d’un mouvement important dans la musique rock’n’roll, né en Angleterre et à l’influence conséquente en France : le mouvement punk. Les Sex Pistols à peine enterrés, voilà que surgissent dans l’Hexagone des formations telles que Métal Urbain ou Asphalt Jungle. Fred a alors les cheveux blonds et un pantalon en skaï rouge. Parallèlement, il participe à la naissance du mythique combo Taxi Girl (l’ancien groupe du célèbre Daniel Darc) avec lequel il compose "Avenue du Crime" pour leur album "Seppuku".

Printemps 1979 : Fred Chichin est engagé comme guitariste sur le spectacle "Flashes rouges" de Marc O. Il y fait la connaissance de Catherine Ringer, danseuse, comédienne, chanteuse et ancienne actrice pornographique. C’est la rencontre de sa vie : Catherine devient sa compagne et ensemble, ils décident de former un groupe décalé, explosif, coloré, aux allures de spectacle total. Ils baptisent le groupe Rita Mitsouko, "Rita" en hommage à l’Amérique du Sud et à sa richesse musicale et festive, et "Mitsouko", nom japonais signifiant mystère, secret. D’emblée, le groupe affiche des goûts pour le mélange des genres, et cela se ressent dans leurs influences : jazz, rock des années 1950, musique d’Amérique du Sud, David Bowie, The Stooges (le groupe d’Iggy Pop), mais également punk, soul, rythm’n’blues, etc ... Après divers concerts dans les salles de concerts alternatives de Paris - le Gibus, le Rose Bonbon, l’Usine Pali Kao, ils signent chez Virgin en 1982 et sortent leur premier 45 tours "Minuit dansant", qui ne rencontrera qu’un succès d’estime. Le groupe continue cependant sur sa lancée et enchaîne les dates. En 1984, ils enregistrent en Allemagne leur premier album studio, "Rita Mitsouko". Le second extrait de cet album, "Marcia baila", est un des tubes de l’été 84 et se vendra à plus d’un million d’exemplaires, consacrant le groupe "révélation de l’année". Cette chanson, leur plus grand succès, est un hommage à leur amie Marcia Moretto, danseuse décédée d’un cancer à l’âge de 32 ans et qui les accompagna sur scène à leurs débuts. Le groupe est désormais véritablement lancé : la chanson "Marcia baila" fait l’objet d’un clip, la formation tourne aux Etats Unis, au Japon, et Jean-Luc Godard réalisera un documentaire ("Soigne ta droite") sur l’enregistrement de leur second album, "The No Comprendo" qui sortira en 1986. Nouveau florilège de tubes : "Andy", "Les Histoires d’A", "C’est comme ça" ... Les concerts s’enchainent, les 45 tours et les tubes aussi. Après un troisième album orienté synth-pop ("Marc et Robert") sorti en 1988, le groupe reçoit le prix du Bus d’Acier en 1990 pour l’ensemble de sa carrière.

Les années 1990 marquent cependant un passage à vide dans la carrière du groupe : l’atmosphère musicale ambiante n’est plus vraiment aux tubes disco, funky et flashy des années 1980, ce début de nouvelle décennie est plutôt marqué par deux tendances musicales résolument radicales, à savoir le grunge dépressif des Californiens de Nirvana et le hip hop réaliste des rappeurs de NTM. Sale époque donc pour la pop française, qui se recycle comme elle peut face à cette déferlante nouveauté : on remixe à tout va et les chanteurs populaires donnent volontiers dans l’expérimentation. Les Rita Mitsouko, pour leur part, après un poussif album de remixes paru en 1990, s’orientent dans diverses collaborations avec le milieu du cinéma. Mais cet éparpillement artistique éloigne le groupe des médias et le grand public les oublie. Le groupe continue cependant de tourner, en France comme à l’étranger, mais il n’a plus la même popularité. Une armée de fans reste fidèle, attendant avec impatience chaque nouvel album, nouveaux albums qui commencent d’ailleurs à devenirs moins fréquents et surtout, moins bons. La décennie se clôt avec la sortie de "Cool Frénésie" en l’an 2000. Les années 2000 vont signer le grand retour sur le devant de la scène des Rita Mitsouko, avec la sortie en 2002 d’un nouvel album, "La Femme Trombone", enregistré en compagnie du guitariste Iso Diop (actuellement guitariste de session pour Trust) : cet album, qui sera fortement épinglé par la critique (il sera jugé trop intellectuel et trop sophistiqué), fait la part belle aux guitares et au talent de compositeur de Fred Chichin, qui retrouve alors toute sa verve créatrice. Malgré l’échec commercial de l’album, le groupe retrouve son inspiration et repart en tournée. Ils prennent même le temps d’enregistrer un album live en 2004, en collaboration avec L’Orchestre Lamoureux, album dans lequel se retrouvent de nombreuses reprises (Léo Ferré, Neil Young, Serge Gainsbourg).

En 2007 sort l’album "Variéty". Cet album, très abouti techniquement (Chichin est au sommet de sa forme), voit le groupe se livrer à un très bel exercice de style, mélangeant toutes leurs influences passées et présentes dans un florilège de morceaux poétiques. Fort de ce nouvel opus qui remporte un grand succès auprès des fans, le groupe repart en tournée et est à l’affiche des grands festivals de rock de l’année 2007. En septembre 2007, on diagnostique un cancer à Fred Chichin. De nombreux concerts sont annulés, l’état de santé de Fred se détériore de semaines en semaines, si bien que lors du dernier concert des Rita Mitsouko le 13 novembre dernier, Fred est absent et Catherine tient seule la scène avec ses musiciens. Frédéric Chichin meurt le 28 novembre 2007, mettant un terme à l’aventure des Rita Mitsouko et à trente années de parcours musical.

Avec la mort de Fred Chichin, c’est toute la scène rock française qui se retrouve orpheline : guitariste brillant, compositeur génial, arrangeur talentueux, il avait redonné des couleurs à la pop française et avait ouvert la voie à toute un génération de musiciens, dandys comme lui et gourmands d’expérimentations : Matthieu Chédid, Dominique A, ... pour ne citer que des artistes connus. Fred Chichin, homme timide et réservé, génie caché dans l’ombre de son explosive compagne Catherine Ringer, dernier grand guitariste de la scène pop rock française à avoir tout connu, tout vu et tout entendu de l’évolution musicale de la seconde moitié du XXème siècle. La vie de Fred Chichin s’arrête, mais ses chansons, elles, dansent encore au fond de nous, comme Marcia Moretto, qui danse dans nos têtes avec ses jambes aiguisées comme des couperets depuis 1984 ...

« Marcia, elle danse » ... Fred aussi, nous l’espérons.


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12 Re: les Rita orphelins le Ven 30 Nov - 20:56

pilou


jamais content
Excellents ces articles. Et l'ITV à Télérama est un bijou...

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13 Re: les Rita orphelins le Ven 30 Nov - 23:07

esmeline


Vit sur le forum
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J'ai été très émue...

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14 Re: les Rita orphelins le Sam 1 Déc - 2:02

alphie712


Black Sabbath Talent Aiguille
Oui merci pour ces articles : on en connait un peu plus sur cet homme discret et on l'aime encore plus...

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15 Re: les Rita orphelins le Sam 1 Déc - 11:58

Vero


Taulière du Taulier, admin
Taulière du Taulier, admin
La mort au matin du 28 novembre dans un hôpital parisien du guitariste et compositeur Fred Chichin a suscité beaucoup d'émotion en France. Toute la soirée, la grande famille des musiciens et des artistes a rendu hommage à celui qui formait avec sa compagne, la chanteuse Catherine Ringer, les Rita Mitsouko, un des groupes rock les plus importants de la scène française de ces vingt-cinq dernières années.



Côté public, sur le Net ou sur les ondes, "Fred", le copain générationnel, a occupé une dernière fois le devant de la scène, lui qui se mettait en général en retrait avec sa guitare, cédant à Catherine, sa compagne, le soin de chauffer à blanc les salles. Que laissera-t-il ? Un grand vide, disent unanimement les amateurs de rock et de chanson.

Fred Chichin, né le 28 avril 1954, à Clichy (Hauts-de-Seine), a été emporté par un cancer foudroyant. Il était âgé de 53 ans. Une ironie du sort, pour le compositeur d'un duo qui avait eu un fulgurant succès avec Marcia Baila, chanson ultra-dansante, inspirée en 1984 par la mort d'une chorégraphe argentine amie du couple, atteinte, elle aussi, d'un cancer.

Depuis le début du mois d'octobre, la maladie avait empêché le guitariste de participer aux concerts de la tournée qui avait suivi la sortie, en avril, de Variéty, le septième album du groupe. Depuis 2002, Fred Chichin était sévèrement affaibli par une hépatite C. Dans un entretien récent au magazine Télérama, le guitariste confiait : "L'hépatite C, c'est une maladie de génération, la mienne. On est nombreux de mon âge, dans mon milieu, à être passés par là."

Il en fallait plus pour décourager Catherine Ringer, mère de leurs trois enfants, et femme de caractère, n'ayant jamais supporté, disait-elle au Monde en 1994, "ces divorces entre gens qui se sont consommés". Mis à part quelques annulations, elle menait seule la barque des concerts depuis deux mois, chez Michel Drucker ou à l'Olympia, comme ce 13 novembre, où l'absence de Fred, le grand zigoto à la fine moustache, avait esquissé les contours du manque. Le 28 novembre, ils auraient dû reremplir un Olympia, mais "c'est fini, c'est la vie".

Le titre de leur cinquième album, Cool Frénésie, sorti en 2000, décrivait bien le contraste des personnalités dont jouait ce couple. D'un côté, la diva à la gouaille cubiste, en retrait, le dandy dégingandé aux airs de marlou, griffant sa guitare avec une fausse flemme. Catherine Ringer a le verbe haut, Fred Chichin adore la musique. Il avait su, il y a vingt-cinq ans, réaliser un mariage magique entre le synthétiseur Moog et le bal à la française. Une qualité qui lui était internationalement reconnue.

Débarqué en 1984 - allure de voyou porteño, pantalons à rayures présentant un vague cousinage avec les pattes d'éf -, Fred Chichin avait un côté banlieue à l'ancienne. Son père, cadre dans une entreprise de travaux publics, avait aussi fondé le magazine Miroir du cinéma. Plus attiré par la vie de bohème que par les études, Fred Chichin prend la route à travers la France, le Maroc, l'Angleterre, où il travaille avec un marionnettiste. De retour à Paris, il tâtera de la musique expérimentale avant de se consacrer au rock au sein de formations comme Fassbinder ou Gasoline.

L'année du grand retour

Sa complicité avec Catherine Ringer naîtra d'un coup de foudre, à Montreuil, en 1979, lors d'une audition passée pour une comédie musicale, Flash rouge. Partageant le même goût pour l'insolence, le décalage et la provocation, ils inaugurent en novembre 1980, au Gibus, leur nom de Rita Mitsouko, mariant consonances latine et asiatique (mitsouko signifie "mystère" en japonais). Au milieu des années 1980, ils ajouteront "les" au nom du groupe, parce que le public avait tendance à le prendre pour celui de la chanteuse.

Malgré l'échec commercial de leur premier disque quatre titres, Don't Forget the Night, en 1981, la puissance fantasque de ce duo de bricoleurs est repérée par la maison de disques Virgin, et son directeur artistique, Philippe Constantin - Tintin pour les intimes, un ex de la LCR, amateur d'avions de la guerre d'Espagne.

En 1984, sort le premier album, Rita Mitsouko, qui ne connaîtra le succès que plusieurs mois après, quand le single Marcia Baila s'impose sur les ondes et révèle, par l'intermédiaire d'un clip réalisé par Philippe Gauthier, l'univers excentrique des Rita Mitsouko. Ode funèbre chatoyante, Marcia Baila se vendra à plus de 1 million d'exemplaires.

La chanson est imagée : "Le premier riff, on l'avait composé pour un ballet. J'avais entendu un petit môme qui chantait : "ta-lon, ta-lon, ta-lon, talon, talon, talon", j'ai gardé le rythme", expliquait Catherine Ringer, l'auteure. Fred Chichin traduisit le tout en accords de guitare aériens, puisés entre un Hawaï velouté et le Berlin de Nina Hagen. "Nous étions, expliquait Fred Chichin, les "bâtards baisants", les fucking bastards."

Par leur soif de métissage, leurs audaces visuelles, leur anticonformisme musical, les Rita Mitsouko incarneront le meilleur de l'effervescence créative dans la France des années Mitterrand.

En 1986, avec l'album The No Comprendo et ses nombreux tubes (Andy, C'est comme ça, Les Histoires d'A) produits par Tony Visconti, les Rita s'émancipent du formatage anglo-saxon, décomplexant ainsi plusieurs vagues de musiciens français en devenir. Accompagné dans sa création par la fine fleur de la mode et de l'image (Jean Paul Gautier, Jean-Baptiste Mondino, Jean-Luc Godard, qui lui consacre le film Soigne ta droite), le duo étend son prestige à l'étranger. Passionné de nouveaux sons, puisant dans le rock traditionnel comme dans le funk, le hip-hop et la dance music, Fred Chichin s'implique autant dans la composition que dans la production et les arrangements.

Plus irréguliers à partir de l'album Marc et Robert, en 1988, les Rita préserveront leur aura grâce à une insatiable curiosité. Malgré le rythme chaotique de leurs sorties de disques (Système D, en 1993 ; Cool Frénésie, en 2000 ; La Femme trombone, en 2002), ils prouveront aussi leur capacité à prendre des risques scéniques comme lors de leur séjour de quatre semaines sur la scène de La Cigale, à Paris, en 1990, ou comme quand ils ont collaboré, en 1997, à la Cité de la musique de La Villette, avec le jazzman Archie Shepp, le compositeur Pierre Henry, les rappeurs d'Assassin ou lors de concerts, en 2002, au Théâtre des Champs-Elysées avec l'Orchestre des concerts Lamoureux.

Malgré la maladie de Fred Chichin, l'année 2007 sonnait comme celle du grand retour, avec l'album Variéty, simultanément publié dans une version anglophone (Variety). Plus sobre et classique, l'album avait reçu un assez bon accueil critique. Le 23 avril 2007, le groupe fêtait les vingt ans de La Cigale, la salle parisienne qu'il avait lui-même inaugurée.


Le Monde - Stéphane Davet et Véronique Mortaigne


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16 Re: les Rita orphelins le Sam 1 Déc - 12:00

Vero


Taulière du Taulier, admin
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Fred chichin, le copain générationel



Le guitariste et compositeur des Rita Mitsouko s’est éteint à Paris la semaine dernière.
Catherine Ringer a pourtant décidé de continuer l’aventure. Par fidélité à son compagnon.

par Benjamin Locoge

C’était un homme discret, à l’ombre d’une femme exubérante. Fred Chichin n’aimait pas les sunlights, parce que Catherine Ringer captait mieux le soleil. Dans sa jeunesse, il avait bourlingué : routard un jour, clochard un autre, musicien avant tout. A 19 ans, il avait vendu son sang en Espagne, « c’était la coutume » disait-il. Il avait participé aux débuts de Taxi Girl, puis joué dans les groupes punk Gazoline ou Fassbinder. Et puis, un jour lors d’une audition, il y a eu Catherine. « Quand je l’ai trouvée, je savais que c’était bon, expliquait-il à “Télérama” en avril dernier. Catherine était ce que je cherchais depuis toujours. En premier, j’avais craqué sur la fille...» Les Rita Mitsouko étaient nés. A la scène comme à la ville, le couple Chichin-Ringer détonne. Elle porte des couettes, des robes déchirées, des chemisiers à peine fermés, il s’habille avec des sacs Félix Potin. Elle aime la vie de bohème, Edith Piaf, Paris et ses titis, il préfère la moiteur des studios, l’élégance so british, les cigarettes finement roulées et les disques de funk. Catherine et Fred sont pourtant inséparables. Ensemble, ils gravissent peu à peu les marches du succès. « Marcia baila » en 1985, « C’est comme ça » en 1987, « Andy », « Le petit train » plus tard les imposent comme le groupe de la génération 80. La tigresse impériale éclôt sur scène, tandis que Fred, tapi dans l’ombre, joue le vieux sage tranquille. Catherine, sa muse, porte la culotte. Lui tient la maison. C’est à domicile d’ailleurs qu’ils travaillent, dans leur studio, sans pression.

CHAQUE SOIR EN CONCERT, CATHERINE FAISAIT APPLAUDIR « L’ABSENT »

Loufoques, militants, intègres, les Rita au fil des ans prennent le temps de faire les choses : des disques, des tournées, des concerts avec l’orchestre Lamoureux, des enfants aussi. Ginger, Raoul et Simone ont toujours été protégés par leurs parents, même si récemment leur fille aînée faisait les chœurs sur scène avec eux. L’âge aidant, les Rita deviennent « classe ». C’est désormais Paul Smith qui les habille. Leurs rares apparitions se transforment en tribunes contre les rappeurs ou les artistes de la nouvelle scène. Réacs les Rita ? Non, provocateurs, comme toujours.
Ces derniers mois, Fred s’était « officiellement » remis de son hépatite C. Mais début septembre, il a compris qu’il ne remettrait plus les pieds sur scène. La maladie l’avait rattrapé. Il avait demandé à Catherine de poursuivre, sans lui. Elle avait accepté, battante, donnant des concerts intenses, comme si de rien n’était. Chaque soir, elle faisait applaudir « l’absent ». Elle ne craquait pas. Pas en public du moins. Le 13 novembre dernier, à l’Olympia, ce qui aurait dû être une fête, leur dernier album, « Variety », leur ayant permis de renouer avec le succès, s’est transformé en messe funèbre. Dans l’après-midi, Catherine avait appris que son compagnon ne devait plus vivre longtemps. Elle avait eu l’idée de filmer le concert pour le lui montrer. Elle n’a pas eu le temps de le faire. C’est juste la mort qui l’a emporté...


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17 Re: les Rita orphelins le Dim 2 Déc - 13:57

Vero


Taulière du Taulier, admin
Taulière du Taulier, admin
SCOOP Tino Rossi chantera "petit papa noel" avec Fred Chichin !

Nos sources bien désinformées au paradis nous indiquent que le guitariste des Rita Mitsouko, à peine installé sur place, s'est d'ores et déjà lancé dans un ambitieux programme de créations musicales. Fred Chichin a ainsi fait la connaissance de Tino Rossi. Les deux artistes cultes de leurs générations ont décidé de travailler ensemble sur une version remasterisée de "Petit papa Noël" qui devrait sortir avant les fêtes.

La version culte de la chanson de Raymond Vincy et Henri Martinet, créée en 1946 par Tino Rossi, single le plus vendu de l'histoire du disque francophone après "La danse des canards", méritait d'être retravaillée pour mieux correspondre au goût des mélomanes du 21ème siècle.

Tino Rossi a déclaré être "tombé sous le charme" des rythmes de Fred Chichin, dont il dit avoir suivi "attentivement" la carrière dès sa propre arrivée au paradis au début des années quatre-vingt.

"J'étais impatient de le rencontrer", nous a confié Tino Rossi, qui n'a donc pas perdu de temps : sitôt ses formalités administratives accomplies pour l'entrée au paradis, le guitariste des Rita Mitsouko a rencontré le chanteur à la voix culte des années 1930, qui l'attendait à la sortie du centre de rétention.

Fred Chichin nous a quant à lui confié son "enthousiasme" de travailler avec Tino Rossi et en particulier d'entamer leur collaboration avec "Petit papa Noël". Leur petit coin de paradis résonne déjà des accords les plus harmonieux accompagnant la voix inoubliable du crooner d'Ajaccio.

Le nouveau Petit papa Noël version 2007 devrait être dans les bacs vers la mi-décembre.

Dans les milieux musicaux bien désinformés du paradis, on parle déjà d'autres collaborations à venir de Fred Chichin : il aurait été approché par Jean Sablon, Lucienne Delyle et aussi Mike Brant.

"J'ai l'éternité devant moi", analyse le musicien regretté sur Terre, "j'étudierai toutes les propositions".
http://www.desinformations.com/article.php?_a_id=1051


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18 Re: les Rita orphelins le Mar 11 Déc - 17:46

berny


Taulier de la Taulière, admin
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Merci Rock & Folk


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19 Re: les Rita orphelins le Mar 11 Déc - 17:48

alphie712


Black Sabbath Talent Aiguille
Oui , merci à eux !

Fred méritait bien la une...

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20 Re: les Rita orphelins le Mar 11 Déc - 17:49

Vero


Taulière du Taulier, admin
Taulière du Taulier, admin
Arf !
enfin !
c'est quand même dommage qu'il faille être mort pour être en couv' de rock and folk quand on fait du rock en France....


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21 Re: les Rita orphelins le Ven 14 Déc - 20:45

pilou


jamais content
bah tsé moi j'ai encore jamais été en couv' d'Armées d'aujourd'hui.....

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22 Re: les Rita orphelins le Ven 14 Déc - 20:48

alphie712


Black Sabbath Talent Aiguille
pilou a écrit:bah tsé moi j'ai encore jamais été en couv' d'Armées d'aujourd'hui.....

bah attends de passer l'arme à gauche (sic) et peut-être y seras-tu... Mr Green

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23 Re: les Rita orphelins le Sam 15 Déc - 16:29

pilou


jamais content
Bah chuis pas sûr de vouloir faire la couv de ce mag là... ARF

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24 Re: les Rita orphelins le Sam 15 Déc - 18:04

Vero


Taulière du Taulier, admin
Taulière du Taulier, admin
pilou a écrit:Bah chuis pas sûr de vouloir faire la couv de ce mag là... ARF
mort de rirrrre


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25 Re: les Rita orphelins le Dim 16 Déc - 11:39

pilou


jamais content
Je viens de m'offrir VARIETY (j'avoue que ma vie trépidante m'avait totalement fait zapper sa sortie...)
Excellent album... Arthur adore Ding Dang Dong;-)

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26 Re: les Rita orphelins Aujourd'hui à 8:51

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